Tragique décès à Londres du prince Filippo Corsini âgé de 21 ans. Le prince qui descend d’une des familles les plus anciennes de la noblesse italienne, se rendait à vélo à l’université lorsqu’il fut renversé et pris dans les roues d’un grand camion de livraison du magasin Harvey Nicholas dans le quartier de Knightsbridge. (Source : The Daily Mail)

Auberi
2 novembre 2016 @ 20:50
Terrible épreuve pour les proches de ce jeune prince, mes plus sincères condoléances
CAROLINE VM
2 novembre 2016 @ 20:56
Brrr … c’est un jeune garçon de l’âge de mon fils… Quelle tragédie !
Gérard
3 novembre 2016 @ 02:04
Le comte palatin don Filippo noble des princes Corsini, noble des princes de Sismano, noble romain, patricien de Florence, étudiait le commerce international à la Regent’s University de Londres. Il était également connu comme un grand cavalier sur sa chère jument Claretta Bella avec laquelle il avait participé à de nombreux concours hippiques. Il était excellent dans le saut d’obstacles.
Dès l’enfance il avait pratiqué l’équitation comme une thérapie face à une forme bénigne de dyslexie puis il s’était passionné pour les chevaux.
Il était fier de sa famille mais aucune tâche ne le rebutait. Il avait fait la plonge à New York. Il avait déchargé des caisses en Argentine dans la distillerie de son oncle le comte Niccolo Branca avant de visiter les vignes de son cousin en Patagonie, Piero Incisa della Rocchetta. Mais bien sûr il aimait par-dessus tout les vignes de sa famille les 250 ha de Chianti et d’oliviers de San Casciano Val di Pesa.
Ses amis rappellent son perpétuel sourire et aussi ses rires et sa joie de vivre.
L’historique villa Le Corti ne désemplit pas, les parents et les amis viennent présenter leurs condoléances au duc et à la duchesse de Casigliano ses parents, au prince et à la princesse Corsini, ses grands-parents, à Elena et à Selvaggia qui ont 19 et bientôt 9 ans.
Robespierre
3 novembre 2016 @ 12:39
Cette mort est quelque chose d’atroce pour les parents, qui ont voulu envoyer pour son bien leur enfant à l’étranger. Apprendre son décès, à des milliers de kilomètres, ajoute à l’horreur. C’est comme ces parents qui ont envoyé leur fils ou leur fille en Erasmus et qui un jour n’en ont plus de nouvelles. Ou apprennent sa mort.
Mary
3 novembre 2016 @ 15:15
Absolument affreux !
Pauvre jeune homme et pauvre parents !
Mary
3 novembre 2016 @ 15:15
Pauvres
Merlines
3 novembre 2016 @ 17:44
perdre un enfant est la pire des choses, en perdre 2 à 15 jours d’intervalles est absolument insurmontable! on ne vit plus… on tente de survivre en se raccrochant à ce que l’on peut, la douleur est trop intense! je sais de quoi je parle!!!
j21
4 novembre 2016 @ 17:35
Quelle atrocité, j’en ai les larmes aux yeux! Je compatis pleinement à votre douleur, madame.
Corsica
5 novembre 2016 @ 10:47
Merlines, je ne peux que compâtir à votre immense douleur d’autant qu’aucun parent ne devrait avoir à vivre cette double épreuve. Même si je sais que votre douleur ne passera jamais, je vous souhaite de pouvoir l’apprivoiser pour arriver à naviguer dans des eaux un peu plus sereines. Courage !
Robespierre
6 novembre 2016 @ 22:51
Moi aussi je compâtis à votre douleur. Quel courage il faut pour continuer à se lever chaque matin.
Marie de Cessy
3 novembre 2016 @ 19:57
Très triste d’apprendre cette tragique nouvelle.
Mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Gérard
4 novembre 2016 @ 13:08
Les journaux italiens évoquent l’immense douleur de ceux qui ont travaillé avec lui en Toscane, des villageois de San Casciano Val di Pesa, de ceux qui avec lui ont pu boire le vin de sa première récolte. Quant on songe à ce village d’Italie qui est l’un des plus beaux de la péninsule, avec ces vertes collines à perte de vue, ces cyprès, ces oliviers et ses vignes, ces villages arrondis sur les éminences, ces petites chapelles, ces villas patriciennes, enfin à tout ce paysage qui semble fait pour un bonheur éternel on se dit que le sort est bien cruel pour ses parents, pour ses sœurs, pour la jeune florentine qu’il aimait depuis des années, pour ses amis, pour ses cousins, et pourquoi non plus ne pas le dire, pour sa jument qui ne le verra plus.
La famille demandera que des dons puissent être envoyés à une association pour la recherche médicale pour les enfants à laquelle il était très attaché. Sa photographie a été placée devant l’autel de la chapelle familiale en attendant que les siens ne le ramène de Londres.
Gérard
4 novembre 2016 @ 13:09
ramènent…
Gérard
4 novembre 2016 @ 13:30
Un article où l’ami qui lui a donné le goût des randonnées en vélo explique combien le jeune homme était prudent et suppose que le conducteur du camion (qui je crois est toujours entendu par la police) a dû commettre une infraction :
http://www.corriere.it/cronache/16_novembre_03/maestro-di-bicicletta-principe-filippo-era-capace-prudentissimo-0bea999e-a1de-11e6-8ec2-e087e6c2a998.shtml.
Gérard
5 novembre 2016 @ 17:19
L’ami cycliste en question est Massimiliano Lelli, un ancien coureur professionnel qui a remporté beaucoup de courses en Italie, en France ou ailleurs et dont le grand-père était le gardien de la propriété des Corsini au bord de la mer à Marsiliana d’Albegna en Toscane lieu où lui-même naquit.
Ellen
4 novembre 2016 @ 15:53
merci à ceux qui m’ont envoyé un message de soutien
un enfant qui part, c’est une partie de soi qui s’en va. On est amputé à vie
Gérard
5 novembre 2016 @ 12:03
Ellen je partage votre peine et je me souviens du tragique accident d’un de mes neveux qui lui a coûté la vie sur une autoroute à peu près à l’âge qu’avait ce jeune prince.
Gérard
7 novembre 2016 @ 13:22
Le décès a fait l’objet d’un faire-part de ses parents Duccio et Clotilde avec Elena Clarice et Selvaggia, de ses grands-parents Filippo et Giorgiana Corsini, Paolo Trentinaglia -de noblesse vénitienne- et Manuela Cavalieri, de ses tantes et de leurs familles et de tous les cousins. Selon l’usage italien mais avec une ampleur rarement tteinte, beaucoup de parents et d’amis s’associent dans d’autres faire-part à la douleur de la famille.
Les obsèques de celui que la famille appelle son ange très aimé seront célébrées mercredi 9 novembre à 11 heures 30 à Florence en la basilique de Santa Maria del Carmine.
Cette église est surtout connue pour les magnifiques fresques de la chapelle Brancacci dues à Masolino, à Masaccio et à Filippino Lippi. Mais de l’autre côté, à l’autre extrémité du transept, se trouve la chapelle baroque Corsini, dédiée à saint André Corsini, avec des fresques de Luca Giordano et des reliefs en marbre de Giovanni Battista Foggini comme la Messe et l’Apothéose de saint André Corsini.
Saint André (Andrea) Corsini (1302-1373), membre de cette illustre famille, était un prêtre carme, qui devint évêque de Fiesole mais qui conserva sa vie monacale comme évêque et vécut dans la plus grande simplicité. Il était très aimé, il fut considéré comme thaumaturge et on lui attribua notamment la victoire des troupes florentines lors de la bataille d’Anghiari en 1440 sur les Milanais. C’est dans cette chapelle de l’église des Carmes, derrière l’autel, qu’il repose. Il se voulait l’évêque des pauvres et de la paix. La Vierge lui serait apparue pendant sa messe à la Noël 1372, quelques jours avant sa mort.
La famille du prince Filippo a souhaité qu’au lieu de fleurs des dons soient adressés à l’association ABC qui vise à la recherche contre la maladie du cri du chat, cause pour laquelle Filippo se dévouait beaucoup. La maladie du cri du chat, ou syndrome de Lejeune, est un trouble génétique rare chez l’être humain dû à une délétion (c’est-à-dire une mutation génétique caractérisée par la perte de matériel génétique sur un chromosome) d’une partie du chromosome 5 (sur 24). Le nom de cette maladie vient du cri monochromatique aigu qui en permet le diagnostic et qui est dû à une hypoplasie du larynx. La plupart des enfants décèdent durant l’enfance, les survivants ont un profond retard mental. Cependant l’absence de malformations physiques graves chez de nombreux sujets leur permet une vie d’une durée normale. C’est le professeur Jérôme Lejeune qui a décrit cette affection en 1963. L’association ABC c’est-à-dire Associazione Bambini Cri du chat devait se réunir du 17 au 20 novembre, avec de nombreuses familles concernées, chez les Corsini à San Casciano et le programme de cette réunion a été maintenu.
Gérard
12 novembre 2016 @ 14:00
Les obsèques du jeune prince ont eu lieu à Florence célébrées par un évêque ami et de nombreux prêtres. Auparavant un office avait eu lieu dans une chapelle catholique de Londres, celle de la Vierge des Sept Douleurs, de Brompton Oratory à Knightsbridge. Après la cérémonie florentine une autre messe fut célébrée par don Massimiliano Gori, prieur de la collégiale de Saint Cassien à San Casciano, et le curé de Saint Pancrace don Stefano Casamassima, dans la chapelle familiale qui est adjacente à l’église des capucins de San Casciano et qui est dédiée à saint André Corsini. Le cercueil était recouvert du drapeau héraldique de la famille et il était auparavant passé devant les villageois et les cavaliers amis du jeune prince qui tenaient ses chevaux. À l’issue de l’office le cercueil a été descendu dans la crypte familiale qui est située sous la chapelle.