Des bijoux en perles et diamants ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette seront mis aux enchères en novembre prochain par Sotheby’s à Londres. (Merci à Anne et Alberto)
Hervé : il s’agit certainement des bijoux de la princesse Alice de Bourbon de Parme , infante de grâce d’Espagne, duchesse douairière de Calabre. elle était la dernière et l’héritière de la branche ainé des Ducs de Parme. la famille a déjà vendu le fameux diamant bleu « Farnèse » récemment
Philippe de Wurtemberg qui est président de Sotheby’s Europe et dirige Sotheby’s Allemagne et qui est le filleul de la princesse Anne duchesse douairière de Calabre a pu logiquement être contacté pour organiser cette vente.
La Reine Marie Antoinette avait envoyé une partie de ses bijoux en Belgique
Et une autre en Autriche
Sa fille Marie Thérèse en récupéra
Ils vinrent ensuite par héritage et à Louise de France et au comte
de Chambord
Et finirent donc tous chez les Bourbon Parme
Mais la plupart furent remontés par la duchesse d’Angouleme
Il y a néanmoins quelques bijoux dont on est certain qu’ils appartinrent
à la Reine
Tut Tut. Les bijoux dont vous parlez ont été « égarés » ou volés, et ne sont donc jamais parvenus en Belgique ou en Autriche. En tout cas, s’ils y sont parvenus par quelque hasard que la petite histoire n’a pas retenu, ils n’ont jamais été retrouvés. Donc bon…
Ce qui est probable, si les perles et diamants ont bien appartenu à la reine Marie Antoinette, c’est qu’ils soient sortis des écrins avant la Révolution, en tout cas bien avant la destitution et l’arrestation de la famille royale. Par quel biais, je ne sais pas et je pense que nul ne sait, mais c’est la seule explication possible.
Il y a eu deux envois différents. C’est Léonard qui se serait fait voler le sien.
Les bijoux de Marie-Antoinette qui sont arrivés à Bruxelles sont partis assez longtemps avant la fuite à Varennes.
Il faut peut être rappeler aux chouineurs habituels du « malaise français » que les musées nationaux et le Louvre en particulier ne se portent acquéreur de bijoux historiques que si des conditions très précises sont réunies : origine indiscutable (numéro d’inventaire, description de vente, facture originale etc et non « tantine m’a dit que « ) et avant tout monture d’origine, qui fait du joyau un élément de l’histoire de l’art et non une relique.
A première vue ces conditions ne sont pas réunies pour les joyaux ci-dessus …
Dans Point de vue Vincent Meylan explique que le sautoir de Marie-Antoinette était composé des perles du collier à trois rangs légué par la duchesse d’Angoulême et par la suite le sautoir fut renfilé sur un collier à trois rangs et un collier à un rang.
Dans l’inventaire qu’elle rédige en français Marie-Anne de Bourbon-Parme écrit sous le numéro 1 : « Une grande parure de perles dans un écrin en velours bleu ciel. Pour le moment, la parure est dans un nouvel écrin en cuir rouge foncé avec les initiales M.A. et couronne dessus. L’écrin bleu ciel existe encore. La parure se compose de trois rangs de grosses perles. […] Une grosse poire avec petit nœud en diamants et gros solitaire. La poire faisait autrefois, avec le nœud en diamants, partie du 3e rang de grosses perles. […] Deux boucles d’oreilles boutons et poires en perles. » Elle ajoute : « Cette parure dans son ancien écrin en velours bleu ciel provient telle quelle [sic] de la reine Marie-Antoinette et a été léguée par Marie-Thérèse de France, duchesse d’Angoulême, à sa nièce et fille adoptive, Louise Marie Thérèse de France, Mademoiselle, duchesse de Parme. »
Les perles ont été peintes par Élisabeth Vigée Lebrun et Madame Campan écrit : « La duchesse d’Angoulême a dû avoir tous les bijoux de sa mère. »
La duchesse d’Angoulême meurt en 1851 et ses bijoux sont divisés en trois lots égaux répartis entre ses trois héritiers : son neveu le comte de Chambord, l’épouse de ce dernier, et sa nièce Louise d’Artois, duchesse de Parme. À la mort de la duchesse de Parme en 1864 la plupart des bijoux reviennent à son fils aîné Robert, dernier duc régnant de Parme, qui deviendra le beau-père de Marie-Anne de Habsbourg.I
Bijoux en provenance des Bourbon de Parme en vente depuis peu : il est fort probable qu’il s’agisse de bijoux des BOURBONS-SICILES DIT ESPAGNOLS, héritiers car petits enfants de la Princesse ALICE DE BOURBON-PARME, fille du Prince Elie. Cette collection dite Bourbon-Parme appartient, oui, à la succession de l’infante Alice de Bourbon Parme, Duchesse douairière de Calabre, par son mariage avec LE PRINCE ALPHONSE DE BOURBON-SICILES.
MAIS SI CE SONT LES BOURBONS-SICILES QUI VENDENT CES BIJOUX, IL SERAIT TOUT A FAIT INJUSTE DE PORTER DES CRITIQUES, VOIRE DES INJURES, AUX BOURBONS-PARME, DESCENDANTS LEGITIMES DU PRINCE FRANCOIS-XAVIER, QUI N’ONT RIEN A VOIR AVEC CETTE VENTE POUVANT CAUSER, DISONS-LE, DE SEINES COLERES OU D’AMERES DECEPTIONS.
La Princese ALICE DE BOURBON-PARME était la dernière survivante de la branche ainée des Bourbon de Parme, issue du Prince Elie, demi-frère du Prince François-Xavier. ESPERONS QUE STEPHANE BERNE REUSSISSE A EMPECHER LA VENTE, OU DU MOINS QUE CES BIJOUX QUI APPARTIENNENT AU PATRIMOINE HISTORIQUE DE LA FRANCE, FINISSENT DANS UN MUSE ET NON PAS DANS LA COLLECTION DE QUELQUES FAMILLES ROYALES SAOUDITE OU EMIRATHES…
hervé
15 juin 2018 @ 10:59
Hervé : il s’agit certainement des bijoux de la princesse Alice de Bourbon de Parme , infante de grâce d’Espagne, duchesse douairière de Calabre. elle était la dernière et l’héritière de la branche ainé des Ducs de Parme. la famille a déjà vendu le fameux diamant bleu « Farnèse » récemment
Gérard
16 juin 2018 @ 07:50
Je suppose en effet.
Gérard
16 juin 2018 @ 08:03
Philippe de Wurtemberg qui est président de Sotheby’s Europe et dirige Sotheby’s Allemagne et qui est le filleul de la princesse Anne duchesse douairière de Calabre a pu logiquement être contacté pour organiser cette vente.
Muscate-Valeska de Lisabé
15 juin 2018 @ 11:37
C’est beau…ces perles ont gardé tout leur éclat. Ça me donne envie,tiens.
Francois
15 juin 2018 @ 15:16
La Reine Marie Antoinette avait envoyé une partie de ses bijoux en Belgique
Et une autre en Autriche
Sa fille Marie Thérèse en récupéra
Ils vinrent ensuite par héritage et à Louise de France et au comte
de Chambord
Et finirent donc tous chez les Bourbon Parme
Mais la plupart furent remontés par la duchesse d’Angouleme
Il y a néanmoins quelques bijoux dont on est certain qu’ils appartinrent
à la Reine
Karabakh
17 juin 2018 @ 22:31
Tut Tut. Les bijoux dont vous parlez ont été « égarés » ou volés, et ne sont donc jamais parvenus en Belgique ou en Autriche. En tout cas, s’ils y sont parvenus par quelque hasard que la petite histoire n’a pas retenu, ils n’ont jamais été retrouvés. Donc bon…
Ce qui est probable, si les perles et diamants ont bien appartenu à la reine Marie Antoinette, c’est qu’ils soient sortis des écrins avant la Révolution, en tout cas bien avant la destitution et l’arrestation de la famille royale. Par quel biais, je ne sais pas et je pense que nul ne sait, mais c’est la seule explication possible.
Francois
18 juin 2018 @ 11:33
Si vous le dites ….
Karabakh
19 juin 2018 @ 01:27
Les historiens le disent.
Gérard
18 juin 2018 @ 22:36
Il y a eu deux envois différents. C’est Léonard qui se serait fait voler le sien.
Les bijoux de Marie-Antoinette qui sont arrivés à Bruxelles sont partis assez longtemps avant la fuite à Varennes.
Nico
15 juin 2018 @ 16:54
Il faut peut être rappeler aux chouineurs habituels du « malaise français » que les musées nationaux et le Louvre en particulier ne se portent acquéreur de bijoux historiques que si des conditions très précises sont réunies : origine indiscutable (numéro d’inventaire, description de vente, facture originale etc et non « tantine m’a dit que « ) et avant tout monture d’origine, qui fait du joyau un élément de l’histoire de l’art et non une relique.
A première vue ces conditions ne sont pas réunies pour les joyaux ci-dessus …
Gérard
16 juin 2018 @ 11:32
Marie-Antoinette et Madame Campan ont été un peu négligentes en faisant leurs petits paquets comme si elles étaient pressées…
Baboula
18 juin 2018 @ 15:43
Les aristocrates russes ont retenu la leçon .
chicarde
16 juin 2018 @ 20:26
Comme tous ces bijoux sont magnifiques ! Le collier de perles est d’un luxe incroyablement raffiné !!
Gérard
30 juin 2018 @ 22:03
Dans Point de vue Vincent Meylan explique que le sautoir de Marie-Antoinette était composé des perles du collier à trois rangs légué par la duchesse d’Angoulême et par la suite le sautoir fut renfilé sur un collier à trois rangs et un collier à un rang.
Dans l’inventaire qu’elle rédige en français Marie-Anne de Bourbon-Parme écrit sous le numéro 1 : « Une grande parure de perles dans un écrin en velours bleu ciel. Pour le moment, la parure est dans un nouvel écrin en cuir rouge foncé avec les initiales M.A. et couronne dessus. L’écrin bleu ciel existe encore. La parure se compose de trois rangs de grosses perles. […] Une grosse poire avec petit nœud en diamants et gros solitaire. La poire faisait autrefois, avec le nœud en diamants, partie du 3e rang de grosses perles. […] Deux boucles d’oreilles boutons et poires en perles. » Elle ajoute : « Cette parure dans son ancien écrin en velours bleu ciel provient telle quelle [sic] de la reine Marie-Antoinette et a été léguée par Marie-Thérèse de France, duchesse d’Angoulême, à sa nièce et fille adoptive, Louise Marie Thérèse de France, Mademoiselle, duchesse de Parme. »
Les perles ont été peintes par Élisabeth Vigée Lebrun et Madame Campan écrit : « La duchesse d’Angoulême a dû avoir tous les bijoux de sa mère. »
La duchesse d’Angoulême meurt en 1851 et ses bijoux sont divisés en trois lots égaux répartis entre ses trois héritiers : son neveu le comte de Chambord, l’épouse de ce dernier, et sa nièce Louise d’Artois, duchesse de Parme. À la mort de la duchesse de Parme en 1864 la plupart des bijoux reviennent à son fils aîné Robert, dernier duc régnant de Parme, qui deviendra le beau-père de Marie-Anne de Habsbourg.I
Gérard
1 juillet 2018 @ 08:46
Les perles furent renfilées dans les années 1950.
Hervé J. VOLTO
28 octobre 2018 @ 12:20
Bijoux en provenance des Bourbon de Parme en vente depuis peu : il est fort probable qu’il s’agisse de bijoux des BOURBONS-SICILES DIT ESPAGNOLS, héritiers car petits enfants de la Princesse ALICE DE BOURBON-PARME, fille du Prince Elie. Cette collection dite Bourbon-Parme appartient, oui, à la succession de l’infante Alice de Bourbon Parme, Duchesse douairière de Calabre, par son mariage avec LE PRINCE ALPHONSE DE BOURBON-SICILES.
MAIS SI CE SONT LES BOURBONS-SICILES QUI VENDENT CES BIJOUX, IL SERAIT TOUT A FAIT INJUSTE DE PORTER DES CRITIQUES, VOIRE DES INJURES, AUX BOURBONS-PARME, DESCENDANTS LEGITIMES DU PRINCE FRANCOIS-XAVIER, QUI N’ONT RIEN A VOIR AVEC CETTE VENTE POUVANT CAUSER, DISONS-LE, DE SEINES COLERES OU D’AMERES DECEPTIONS.
La Princese ALICE DE BOURBON-PARME était la dernière survivante de la branche ainée des Bourbon de Parme, issue du Prince Elie, demi-frère du Prince François-Xavier. ESPERONS QUE STEPHANE BERNE REUSSISSE A EMPECHER LA VENTE, OU DU MOINS QUE CES BIJOUX QUI APPARTIENNENT AU PATRIMOINE HISTORIQUE DE LA FRANCE, FINISSENT DANS UN MUSE ET NON PAS DANS LA COLLECTION DE QUELQUES FAMILLES ROYALES SAOUDITE OU EMIRATHES…