
Terrible drame au sein de la famille von Goess. La police a arrêté à Mistelbach en Autriche, le comte Anton von Goess suite à l’assassinat de son père le comte Ulrich (92 ans), de sa belle-mère la comtesse Margherita (87 ans) et de son frère le comte Ernst (52 ans) au domaine familial du château de Bockfliess.
Âgé de 54 ans, le comte Anton dit « Tono » von Goess est le fils aîné du comte Ulrich von Goess et de sa première épouse la comtesse Maria von Abensberg und Traun décédée en 2010. Une carabine de chasse avait été retrouvée sur place. Un différend économique familial en serait la cause.
Ce drame touche plusieurs familles du Gotha. En effet, le comte Ulrich von Goess, père d’Anton, est l’oncle du comte Moritz von Goess (époux de la duchesse Fleur de Wurtemberg) et le grand-oncle d’Antonius Wilms (époux de la princesse Marie-Gabrielle de Nassau, fille du prince Jean de Luxembourg).
La seconde épouse du comte Ulrich (veuf en 2010 de la mère d’Anton), la comtesse Margherita von Cassis-Faraone était elle-même veuve en premières noces de Manfred Mautner von Markhof. De cette union sont nés quatre enfants dont Margherita, épouse en premières noces d’un petit-fils du prince Victor Napoléon et de la Princesse Clémentine de Belgique (famille de Witt). Et sa petite fille Sophie Mautner von Markhof est fiancée au chef de la famille princière Castell-Rudenhausen. (Merci à Lpj – Source : Royal Musings)
Arielle
15 décembre 2018 @ 09:11
Horrible fait divers, comme chez les roturiers… digne du magazine de caniveau DéTECTIVE.
aggie
15 décembre 2018 @ 11:43
pas d’assassin fou dans ma très roturière famille ; ne pas oublier que la noblesse a très souvent pour origine un ancêtre pas très recommandable qui n’a pas hésité à employer tous les moyens pour s’élever dans la société
Leonor
17 décembre 2018 @ 20:20
Voilà qui est bien vu.
caroline-mathilda
15 décembre 2018 @ 12:12
Arielle ,
le « sang bleu » lorsqu’il coule à la même couleur que celui des « roturiers » …
Il faudrait arrêter de porter aux nues ces personnes qui à part des noms à rallonges et des mariages consanguins ne sont rien de plus que le reste du monde .
Karabakh
18 décembre 2018 @ 13:40
Joli cliché.
Vous oubliez simplement qu’une partie de la noblesse a combattu pour élever des fiefs au rang de nations, unifier des territoires… et puis aussi qu’en France, plus que par assassinats, la noblesse s’est surtout acquise par le service des monarques. C’est un peu différent en d’autres contrées mais il y a eu des robins partout et actuellement, ce sont leurs descendants qui se qualifient le plus de « nobles » en diverses occasions. Les Goess font partie de ces familles nobles issues du service de l’État. Très loin du panache des Windisch-Graetz et des Arenberg, effectivement issus de quelques aïeux pas cools mais fins leaders territoriaux.
marianne
15 décembre 2018 @ 15:59
Pourquoi « caniveau » ???
Les enfants martyrisés et autres victimes dont parle ce magazine ne sont pas des rats d’ égouts mais des gens bien réels et tout aussi dignes de respect que vous .
Leonor
17 décembre 2018 @ 20:23
Marianne, Arielle n’ pas écrit » enfants de caniveau ». Elle a écrit » magazine de caniveau », terme usité pour désigner des torchons, des journaux ou magazines qui font leur miel des misères des gens, en racontant n’importe quoi de surcroît.
Ces feuilles sont des ordures. Pas les gens dont elles instrumentalisent la vie et la mort pour faire du fric avec.
Karabakh
18 décembre 2018 @ 13:42
Partir de faits réels pour monter des histoires totalement délirantes, je ne qualifierais pas cela de grand journalisme.
Miléna K
18 décembre 2018 @ 00:41
Votre commentaire,Arielle,est d’une rare intelligence.
Navrant.
Hélène
15 décembre 2018 @ 10:02
Et bien, il sait désormais ce qu’il va faire des 30 ans à venir….
Anne-Cécile
15 décembre 2018 @ 11:25
L’aîné avait appris que son Papa n’entendait pas lui laisser l’exclusivité du patrimoine familial mais voulait doter généreusement son cadet également? Un mauvais placement?
En réalité drame ordinaire car les crimes sont commis sous l’emprise de deux passions: l’argent ou l’amour/sexe.
Et comment penser que dans ces familles l’argent ne compte pas car l’on en manque pas. Regardez la gourmandise avec laquelle nous déclinons titres, châteaux, bijoux….Les procès pour des successions au sein du Gotha…. Et combien on retrouve leurs enfants dans les mêmes milieux : banque, luxe…. Qd ils ont suffisamment de patrimoine , ils s’y consacrent non sans un lobbying puissant pour toujours payer moins d’impôt, tout en étant contents de recevoir des subventions pour refaire la toiture de leur château classé. Ou comme ce comte assassin , ayant consacré ces derniers jours à la critique de migrants….
Non vraiment il n’y a aucune surprise à voir qu’au sein du Gotha l’on puisse retrouver un tel motif pour commettre un meurtre.
Comme dans tout milieu où la matérialité compte (bourgeoisie, paysannerie…), quoique les codes imposent de n’en jamais faire étalage, il existe des personnes folles, heureusement minoritaires, pour ainsi perdre tout frein moral.
Anna-Claudia
15 décembre 2018 @ 12:13
Évidemment nous pensons d’entrée au massacre du Népal. Attendons de connaître l’état de santé mentale de ce comte que l’obsession d’un différent financier pourrait avoir plongé dans un état de folie, puisque le crime semble ne pas avoir été préparé.
JAY
15 décembre 2018 @ 14:40
Les 2 frères avaient ils une descendance te des épouses / époux?
la belle mere avait elle des enfants ?
clementine1
15 décembre 2018 @ 15:20
un coup de folie dont on n’entendrait pas parler s’il n’était arrivé dans la noblesse autrichienne.
Mary
15 décembre 2018 @ 16:17
Sordide et horrible.
Jane1
15 décembre 2018 @ 20:14
Roturier n’est pas un gros mot !!!
Guyard
15 décembre 2018 @ 23:29
Ascendances des défunts : http://geneanjou.blog.lemonde.fr/2018/12/13/tuerie-au-chateau-de-bockflies/
Miléna K
19 décembre 2018 @ 21:40
Ici,ça n’a strictement aucun intérêt,Guyard
Gérard
17 décembre 2018 @ 12:09
Il semblerait que tout soit due à une dépression du meurtrier qui trouvait de plus en plus tyrannie son père mais qui aimait beaucoup son frère et qui semble aujourd’hui anéanti.
Ludovina
17 décembre 2018 @ 14:11
Pour ceux qui traduisent l’anglais, Marlene Eilers Koenig a publié récemment un autre article sur ce drame :
http://royalmusingsblogspotcom.blogspot.com/
Gérard
17 décembre 2018 @ 14:21
Marlene Eilers Koenig explique que le comte Anton avait été opéré d’urgence l’automne dernier d’une tumeur sur une artère pulmonaire et que selon son avocat cette tumeur peut provoquer de terribles maux de tête suivis d’une certaine confusion. L’avocat dit que son client se souvient d’avoir commis les meurtres mais ne se souvient plus dans quel ordre ils ont été commis. Ce n’est que plus tard qu’il s’est rendu compte de ce qu’il avait fait mais cet avocat ajoute : « il détestait son père comme la peste, il était un tyran terrible. Il ne se souciait pas de sa belle-mère mais il aimait son frère. » Le comte Ulrich aurait tyrannisé toute sa famille et il y avait eu une querelle jeudi mais Anton ne s’explique pas comment il a pu tuer son frère avec lequel il s’entendait bien. Tous les deux lundi avaient fait des courses dans un supermarché et selon une caissière ils plaisantaient et paraissaient très normaux.
Une femme a entendu une forte détonation vers 14h00. Le comte Anton a dit à son avocat qu’il avait appelé la police locale qui l’a arrêté chez lui, l’arme du crime a été saisie par la police et l’on ne sait pas s’il était le propriétaire de ce fusil de chasse. Il a été mis en détention à la prison de Korneburg et les résultats des autopsies doivent arriver ce lundi.
La famille qui produit un excellent vin est très connue pour ses largesses pour les œuvres caritatives et la paroisse.
Leonor
17 décembre 2018 @ 20:47
Suivant le peu d’information q’on peut trouver sur les sites allemands et/ou autrichiens :
( Traduction rapide et résumé) :
Anton von Goess , généralement connu affable , a tué les trois personnes de cinq coups de fusil de chasse. Il lui a donc fallu réarmer deux fois. fois.
Une analyse toxicologique est actuellement en cours, ainsi qu’une analyse psychiatrique.
Selon son avocat, qui est celui de la famille depuis toujours et qui assurera sa défense :
— Anton von Goess haïssait son père » comme la peste » depuis l’enfance, ce père étant « un effroyable tyran « ;
— si sa belle-mère lui était indifférente, il aimait cependant son frère;
— Anton souffre aussi de diverses tumeurs externes et internes, dont des tumeurs crâniennes, lesquelles occasionnent d’intenses douleurs, ce qui provoque un certain égarement, une sorte de folie ( Wahn) . L’aristocrate souffrirait aussi d’une maladie incurable.
L’avocat avance l’hypothèse que son client n’avait pas tous ses esprits, et puisse s’être trouvé en état d’irresponsabilité.
Il ajoute :
» Il n’a réalisé que plus tard ce qu’il avait fait. Il est totalement accablé ( textuellement : il est fini) »
Karabakh
18 décembre 2018 @ 13:55
Anton von Goess est quand même connu pour son penchant dépressif, élégante manière de relever son grain de folie. Son opération peut avoir eu un effet d’aggravation mais bon…
Maintenant, la tyrannie du père peut être une des causes de la fragilité d’Anton. C’est même certain qu’il existe un lien de causalité.
Ulrich était aussi complexe.
Je connais malheureusement l’effet produit par ces pères tyranniques, sur leurs enfants. Certains s’en relèvent mais ce n’est jamais facile.
Laure-Marie Sabre
18 décembre 2018 @ 15:15
On trouve également quelques articles dans la presse italienne car la comtesse Margherita possédait une maison près d’Aquileia, où elle etait très connue.
Gérard
19 décembre 2018 @ 16:29
La sœur du meurtrier et du défunt a épousé un musulman d’origine afro-américaine et leurs enfants sont musulmans mais la famille ne s’est pas du tout convertie à l’Islam. C’est néanmoins une rareté dans la descendance de Marie-Thérèse d’Autriche.
Karabakh
21 décembre 2018 @ 22:20
Apparemment, la sœur en question s’est convertie. Le reste de la famille, non mais il y en a qui tourne fois pour moins que cela, venant de membres de leurs familles.
Ceci ajouté à la tyrannie du père.
Ça me semble explosif.
Ellen
21 décembre 2018 @ 09:38
Indirectement les Wurtemberg sont encore touchés, puisque les morts étaient les oncle, tante et cousin de Moritz, le mari de Fleur de Wurtemberg. Mauvaise année pour eux