On a beaucoup écrit sur Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix, aîné des Capétiens. Ce mercredi 20 avril 2016, si la mort n’était venue le faucher dans la fleur de l’âge, il aurait eu 80 ans. Il est probable que, sans cet ultime et fatal accident, qui n’était pas le premier d’une existence tourmentée, le Prince serait encore parmi nous. Il aurait donné au prince Louis une nouvelle fratrie avec l’archiduchesse Constance d’Autriche, qu’il aurait épousée dans le courant de l’année 1989 ou en 1990.
Le prince Alphonse avait commencé à se faire connaître en France dans les années 50, mais jusqu’au milieu des années 80, son audience était limitée à des initiés que la cause royale passionnait. C’est véritablement l’année du Millénaire capétien qui le mit sous le feu des projecteurs et lui apporta la reconnaissance du grand public.
Il est permis de se demander dans quelle mesure le dernier quart de siècle aurait été différent si l’aîné des Bourbons n’avait pas été fauché en pleine ascension. Pour un nombre croissant de Français, il représentait un espoir réel. Hervé Pinoteau, partisan de la première heure, écrivait à la fin des années 1950, dans Monarchie et Avenir, à l’époque où le duc d’Anjou et de Ségovie vivait encore, qu’en cas de restauration, son fils pourrait être couronné comme roi associé, à l’instar des premiers Capétiens. C’était véritablement « révolutionnaire », faire du neuf avec du vieux, mais ne dit-on pas que l’histoire est un éternel recommencement ?
Le souvenir d’Alphonse de Bourbon demeure présent dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Son avenir a pour prénoms Louis et Alphonse, ses petits-fils jumeaux qui, un jour peut-être, marcheront sur les traces de leur grand-père et couronneront de succès l’espérance qu’il incarnait. (Merci à Actarus)


Zeugma
20 avril 2016 @ 16:11
Je lis sur « wikipédia » que Alphonse de Bourbon (1936-1989) était considéré comme le roi de France par les légitimistes sous le nom de « Alphonse 2 » mais je ne trouve aucune trace d’un roi de France qui se serait appelé « Alphonse Ier ».
Ce bel homme était marié à celle qui est aujourd’hui la reine mère Carmen – il faut quand même le rappeler – et le gendre de madame la duchesse de Franco, grande d’Espagne, dont nous allons fêter les quatre vingt dix ans à l’automne.
Actarus
20 avril 2016 @ 19:54
Je lis sur Wikipédia et le blog La Couronne que Henri d’Orléans (né en 1933) est considéré comme roi de France par ses partisans sous le nom de « Henri VII », mais je ne trouve aucune trace d’un roi de France qui se serait appelé « Henri VI ». ;-)
Cependant, nous vous remercions de votre inébranlable fidélité dévouée à la « reine mère Carmen », dit « La belle de Cadix aux yeux de velours » ! ^^
kalistéa
21 avril 2016 @ 09:45
« la bielle de Cadix , a l’essieu de velours. »
Laure-Marie Sabre
20 avril 2016 @ 20:32
Alphons Ier est en fait Alphonse XIII d’Espagne : au décès de son cousin, Alphonse-Charles de Bourbon (1849-1936), duc de San Jaime et dernier prétendant carliste, Alphonse XIII devint l’aîné des Bourbons et une poignée de légitimistes français le reconnaît comme roi de France et de Navarre sous le nom d’« Alphonse Ier.
kalistéa
21 avril 2016 @ 09:47
Ah! tout s’explique! merci laure-Marie ! A se tordre de rire.
Gérard
22 avril 2016 @ 13:41
Et c’est vrai qu’ils étaient une poignée, au moins cinq.
Zeugma
22 avril 2016 @ 17:48
Merci à Laure-Marie Sabre d’avoir répondu à ma question : qui fut roi français sous le nom de « Alphonse premier » ?
Il s’agissait donc du roi Alphonse XIII (1886-1941), aîné des Bourbon et considéré comme roi de France par les légitimistes.
Sigismond
23 avril 2016 @ 14:55
En fait, le légitimiste Paul Watrin appelait Alphonse XIII, Alphonse II de France, car pour Paul Watrin, le duc de San Jaime (prince Alphonse de Bourbon 1849-1936) était Alphonse Ier de France.
Mais d’autres légitimistes de l’époque (période 1931-1936) avaient décidé entre eux d’appeler le duc de San Jaime, Charles XII, car ce Prince avait pris (4 novembre 1931) comme nom de règne, Alphonse-Charles Ier, pour ne pas devoir être Alphonse XII d’Espagne alors que la réconciliation avec la branche alphonsiste était en train de se faire. Ce geste si diplomatique du duc de San Jaime ne reçut que peu de reconnaissance de la part de l’ingrat Alphonse XIII, qui multiplia les provocations et les insolences envers son cousin aîné, faisant capoter la réconciliation entre carlistes et alphonsistes.
Zeugma
23 avril 2016 @ 16:55
Laure-Marie Sabre,
Il a deux petites choses que je ne comprends pas bien dans votre explication.
1°) Si « une poignée de légitimistes français » reconnaît Alphonse-Charles de Bourbon (1849-1936), duc de San Jaime comme roi de France sous le nom de « Alphonse 1er », les mêmes auraient dû reconnaître Alphonse XIII d’Espagne comme roi de France sous le nom de « Alphonse 2 » puis son neveu sous le nom de « Alphonse 3 ».
2°) Pourquoi cette « poignée de légitimistes français » (pour reprendre votre expression) n’a pas soutenu la prétention de la branche des Bourbon-Parme qui a repris le flambeau des « carlistes » à la mort de duc de San Jaime.
Hugues-Charles de Bourbon-Parme (1930-2010) revendiquait le trône d’Espagne et rappelait souvent qu’il descendait de Louis XIV.
Sigismond
24 avril 2016 @ 06:26
Les légitimistes français suivaient bien évidemment la loi salique, qui désignait sans conteste et comme toujours, l’aîné des Capétiens, c’est-à-dire Alphonse XIII en 1936.
La mésentente entre ce dernier et son cousin aîné le duc de San Jaime, amena celui-ci à nommer un neveu de sa femme, François-Xavier de Bourbon-Parme, comme « régent » du carlisme. Cette nomination ne concernait en rien la France mais seulement l’Espagne.
Les carlistes dynastiques se rallièrent à Alphonse XIII puis au duc de Ségovie (et même certains au cadet, Jean), les carlistes idéologiques (la grande majorité) se rangea derrière Xavier puis son fils Charles-Hugues, en contradiction totale avec le principe fondateur du carlisme : la loi salique.
Cosmo
24 avril 2016 @ 22:32
Sigismond,
Nous sommes bien d’accord sur l’inutilité du Carlisme actuel repris par les Bourbons Parme. Le seul qui pourrait reprendre ce mouvement serait Louis de Bourbon…mais prétendant au trône de France et chef du mouvement carliste, comme le duc de Madrid le fut en son temps, serait totalement incompatible. Dans le cas des monarchies française et espagnole c’est « fromage ou dessert ». Ce ne peut pas être « fromage et dessert ».
Cosmo
Laure-Marie Sabre
24 avril 2016 @ 12:20
Yo no sé.
framboiz 07
21 avril 2016 @ 10:59
Vous , pas nous, on s’en voudrait !
framboiz 07
21 avril 2016 @ 11:00
C’est pour Zeugma & sa fête !Je croyais qu’elle était morte !
Anna
21 avril 2016 @ 11:11
Les faux légitimistes nous disent que le roi Alphonse XIII d’Espagne est en fait le roi Alphonse Ier de France !
De plus en plus ridicule
JAusten
20 avril 2016 @ 17:44
un beau brun ténébreux aux traits très fins et à qui le fiston ne ressemble pas beaucoup.
Severina
20 avril 2016 @ 17:46
Merci Actarus, vous m’avez donné l’occasion de rappeler ce prince français, espagnol et même italien, pour sa mère, sa naissance et part de sa vie, commencé avec la dolce vita et fini en tragédie. Je me rappel aussi son fils, Louis Alphonse, lors des funérailles de son père, tellement jeune et déjà frappé pour toutes ces morts tragiques: son frère, la fille du deuxième époux de sa mère, morte dans un incident de bateaux devant lui, et puis son père. Le querelles dinastiques françaises ne m’intéressent pas beaucoup, mais cette histoire tragique est émouvante et j’espère que le duc d’Anjou soit heureux maintenant avec sa belle épouse et des magnifiques enfants.
kalistéa
21 avril 2016 @ 09:50
Il est très heureux Sévérina , rassurez-vous.Il n’est malheureux que quand pour répondre à ces sacrées « invitations » il est obligé de venir par courtoisie , « se produire » dans les églises en France …parce que Versailles n’est pas encore disponible.
Mayg
20 avril 2016 @ 17:51
Merci à Actarus pour ce très bel hommage au prince Alphonse de Bourbon.
Milena K
20 avril 2016 @ 18:50
Luis Alfonso n’a pas hérité du physique séduisant de son père…
Anne-Cécile
20 avril 2016 @ 18:55
Je suis intéréssée d’apprendre que ce prince était intéressant.
Néanmoins les querelles entre partisans de princes qui n’ont aucune chance d’être restaurés m’ennuient, même si j’avoue que je trouverais plus logique que le conventionnellement fade et doux Duc de Vendôme ait priorité.
Je trouve aussi que l’écartement de l’aîné du Roi Alfonso était abusif.
Mais enfin je réagis avec la même constance : tous ces Bourbon Parme, Bourbon Espagne etc…. qui courent après 1000 trônes après que leurs ancêtres aient accepté un trône dans un pays étranger parce qu’ils pleurnichaient de n’avoir pas de trône et pourtant le mériter et que leurs familles à leur tour aient perdu le leur, m’insupporte t au delà de tout.
Je maintiens que pour certains dans le Gotha les trônes importent plus que l’existence d’une nation ou d’un état. Des parasites.
On créerait le pays de l’îlot à 120 miles à gauche en passant l’Île de la Tortue bleue qu’ils candidateraient.
.
kalistéa
21 avril 2016 @ 09:52
je suis comme vous Anne- cécile.
framboiz 07
21 avril 2016 @ 11:04
Juste , plus que juste , Anne -Cécile , mais l’île de la Tortue, si elle est pauvre & infestée de moustiques , ducs de la Zika , ne sera pas assez bien, pour qu’ils y soient rois-résidents !Ils y viendront une fois l’an , négligeant les autochtones & ramassant la monnaie !
Sila
20 avril 2016 @ 21:19
Quoi qu’on dise et malgré tous les commentaires…. Une fleur de Lys renaîtra et sauvera.
aubert
21 avril 2016 @ 21:03
En effet le Printemps a déjà trois semaines
lorraine 1
21 avril 2016 @ 07:50
Ma mémoire m’a trahie : il s’agissait des Jeux d’hiver à Albertville et non à Chamonix. Le Prince a travaillé sans relâche pour que la France l’emporte face à ses concurrents.
Leonor
21 avril 2016 @ 16:44
Bon, allez, un peu de provoc’ , et un coup de pied ( gentil) dans la fourmilière :
Les amis, vos empoignades à propos de la succession au trône au France me font toujours l’effet d’une pièce de théâtre surréaliste. Bien que, rassurez-vous, je ne voudrais pas vous empêcher de vous bagarrer entre copains.
Mais, si je me penchais sur la succession au trône ou aux trônes qui concernerait directement mon chez-moi, il me faudrait balancer entre
+ les Etichonides, ducs d’Alsace encore nommés ducs d’Alémanie , car issus des Francs alamans;
+ les Hohenstaufen, ducs d’Alsace et de Souabe entre autres, qui furent nombreux à être empereurs du Saint Empire Romain Germanique ;
+ les Habsbourg, dont également X empereurs du même Empire sus-cité, ;
+ les Hohenzollern, rois de Prusse, lesquels ont proprement éjecté les précédents ( Habsbourg) du trône impérial ( Sadowa).
Ca change un peu du match de rugby Orléans-Anjou, et les noms sonnent un peu plus exotique.
Mais c’est chez moi. Et c’est , jusqu’à nouvel ordre, à nouveau en France, même si la France veut ignorer cette partie de l’Histoire d’un des territoires qu’elle a conquis .Il en va de même pour quelques autres morceaux du territoire actuellement français .
framboiz 07
22 avril 2016 @ 01:08
Amusant , Léonor !
ML
22 avril 2016 @ 12:01
Après tout ,Léonor ,vous descendez ,peut-être , des Etichonides ! :-)
Leonor
24 avril 2016 @ 11:38
:-D Oui, il doit y avoir un x-ième de ça , surtout à considérer la façon généreuse dont les mâles de l’ époque répandaient généreusement leurs gênes ! Mais comme il y a plein d’autres trucs bizarres dans la canopée de mon arbre généalogique, ça a dû pas mal se noyer dans la soupe .
Pour rire : un jour de, euh… disons de gaîté, mon cher père a soutenu mordicus qu’il descendait d’un prince polonais. On a eu beau chercher … :-))
Mais on dit bien » s…….. comme un ……… « . Compléter les mots manquants.
ML
25 avril 2016 @ 10:11
Léonor , je proteste : mon quart de sang polonais n’a fait qu’un tour ! :-) :-)
Sigismond
23 avril 2016 @ 09:35
Tout le blabla absurde des lambellistes n’empêche pas que pour le 90e anniversaire de la môman du prince de Galles, le quotidien La Provence ait choisi de poser ses trois questions à l’héritier du trône de France, le duc d’Anjou, et non à son hypercadet cousin Henri d’Orléans ou au fils cadet d’icelui.
Les orléanistes devraient lire plus attentivement les livres de leurs maîtres à penser. Prenons, au hasard, « Le roi légitime, Bourbons ou Orléans ? » de Patrick Germain, pages 76-77. Déclaration de Sa Majesté Catholique don Philippe V, fils de France, roi des Espagnes et des Indes, le 8 janvier 1727 : « la couronne de France nous est incontestablement dévolue par le droit de notre naissance et par les lois fondamentales de l’Etat ». On ne saurait mieux dire, et cela quatorze ans après les fameuses renonciations « sur les évangiles » et blablabla (renonciations signées sous la botte de la traîtresse renégate Anne Stuart, voleuse du trône de son demi-frère le Roi Jacques III d’Angleterre). Et l’année suivante (9 novembre 1728, seize ans après les renonciations « sur les évangiles » et blablabla ) Philippe V ajouta ces mots à graver en lettres d’or : « je prétends jouir du droit que ma naissance me donne de succéder à la couronne de France auquel je n’ai jamais pu valablement renoncer, et dont aucun traité contracté, de quelque nature qu’il puisse être, ne peut ni ne doit empêcher l’effet ».
Le duc d’Anjou actuel, homme d’honneur s’il en est, parfait gentilhomme, prince et roi, respecte pieusement ces deux magnifiques déclarations de son ancêtre direct, en parfaite fidélité aux lois immuables qui ont conduit tous les aînés des Capétiens à régner sur la France de 987 à 1830, dans le respect sacré de la loi salique.
Le prince Louis a autant de charisme qu’en avaient son père, son oncle et son grand-père paternel. Chaque prince est différent et a sa personnalité propre. Le duc d’Anjou et de Ségovie était à la fois plein de majesté mais d’abord chaleureux et généreux. On oubliait tous les griefs que l’on pouvait avoir envers lui, quand il s’avançait vers vous la main tendue et le sourire aux lèvres, disait son fils aîné.
Côté Orléans, la génération passée ne laisse pas de regrets, avec un couple de deux personnes si imbues d’elles-mêmes (comparables au si méprisant Mitterrand – l’oncle président, pas le neveu ministre) comparées au couple actuel, beaucoup plus assorti et plein d’humanité (abstraction faite de la guéguerre atavique menée contre les Bourbons, bien sûr).
Côté Bourbons (car comme l’écrit si bien Patrick Germain, c’est Bourbons OU Orléans), nous avons une reine merveilleuse, LA Reine, la nôtre. Et des branches cadettes bien pourvues avec le duc de Séville et les siens, le duc de Santa Elena et les siens, le duc de Calabre et les siens. Les Orléans n’ont qu’à prendre leur place dans la file, reprendre leur place dans la famille, comme disait le comte de Chambord.
jul
23 avril 2016 @ 12:57
Bravo Sigismond ! Votre commentaire instruira bien des lecteurs.
Gérard
23 avril 2016 @ 21:59
On voit Sigismond que vous ne connaissiez pas le Comte et la comtesse de Paris.
Gérard
23 avril 2016 @ 22:18
Les « journalistes » de la Provence écrivent sans vérifier ce qu’on leur dit et leur culture générale… Aujourd’hui à propos de la messe qui sera retransmise ce dimanche de Carnoux-en-Provence dans l’émission le Jour du Seigneur à l’occasion des 50 ans de la commune et de la paroisse ils écrivent que Carnoux est devenue en 1966 sous la présidence de Pompidou (sic) la 119e commune de France ! Que la messe sera célébrée par Monseigneur Ventura « ambassadeur du Vatican et du pape en France » (sic), ils disent que la ville a été construite pour accueillir les rapatriés d’Algérie (en fait il s’agissait de ceux du Maroc et de Tunisie…) et c’était dans les années 50.
Alors le droit dynastique et autres joyeusetés…
Gérard
23 avril 2016 @ 22:24
La loi salique en 987 ? Vous croyez vraiment ? Elle fut inventée (srictu sensu) pour combattre les ambitions de la Louve de France, reine d’Angleterre.
Mayg
26 avril 2016 @ 20:56
Excellent Sigismond.
Sigismond
23 avril 2016 @ 09:54
Nous n’avions pas besoin en 1960 ni après, de « roi associé ». Le duc d’Anjou et de Ségovie était parfaitement à même de régner sur la France et sur l’Espagne. Il est vrai que sa situation matrimoniale l’aurait obligé à trouver une solution satisfaisante : la princesse Emmanuelle se serait installée à Versailles avec pouvoirs de régence (une reine de France née noble et née française, aurait dirigé d’une main de fer la turbulente noblesse de notre pays, et son aura aurait séduit nos hommes politiques jusqu’aux communistes !) et avec leur fils aîné le prince Alphonse comme dauphin. Et le prince Jacques-Henri aurait régné depuis Madrid, avec leur fils cadet le prince Gonzalve comme prince des Asturies, et avec l’inévitable Charlotte pour « régenter » la domesticité du palais d’Orient ;-)
Gérard
23 avril 2016 @ 21:57
Ah c’est pratique en effet d’être marié à deux reines mais qu’aurait-on fait de Monsieur Sozzani ?
Cosmo
24 avril 2016 @ 19:47
Le prince qu’on sort, probablement, cher Gérard !
Amitiés
Cosmos
Lady Chatturlante
25 avril 2016 @ 00:38
Oh, suis-je la seule à remarquer que vous êtes pluriel sur votre signature ?
Bien à vous,
les dix chattes hurlantes.
Cosmo
26 avril 2016 @ 17:50
Comme disait une de mes amies qui aimait bien rire « Mais c’est-y pas Dieu possible, ils sont plusieurs »
Pardon Milady de vous avoir obligée à vous diviser…
Cosmo sans s
Sigismond
23 avril 2016 @ 10:03
Bien entendu, dès sa naissance en 1974, Louis-Alphonse serait devenu prince des Asturies et le prince Gonzalve aurait pu enfin s’installer en France, pour seconder son frère aîné, en frère cadet irréprochable s’il en est. On peut comparer la fidélité exemplaire de ce frère cadet à celle du duc de San Jaime envers le duc de Madrid. Comme quoi, être un cadet n’implique pas de comploter contre son aîné. Il faut dire que ça aide si le papa (ou la maman, dans le cas d’Isabelle de Bragance 1846-1921) ne sème pas la discorde entre ses fils…
Cosmo
23 avril 2016 @ 14:21
Impossible Sigismond ! Cela ne pourrait se faire qu’avec des renonciations réciproques, du fait qu’étant frères, le décès de l’un sans descendance fait courir le risque de réunion des deux couronnes. Et selon vous aucune renonciation n’est possible. En somme, vous offrez au royalisme franco-espagnol la quadrature du cercle…
Merci de me citer ! Mais de grâce, ne me caviardez pas car Philippe V aussi déclaré son sentiment espagnol et son amour pour sa chère Espagne, comme le fera plus tard don Carlos, duc de Madrid. Le caractère ambigüe de Philippe V n’aura échappé à personne.
Cosmo
Sigismond
24 avril 2016 @ 01:11
J’ai suivi dans ma petite uchronie la très juste démonstration du légitimiste Paul Watrin dans sa thèse de doctorat d’État (1916), page 180 : si Philippe V avait succédé à Louis XV en 1728, il serait rentré en France avec son fils aîné Ferdinand comme dauphin, et aurait laissé l’Espagne au puîné, l’infant Charles.
Loin de moi l’idée de vous caviarder, Cosmo. C’est Philippe V que je cite. Vous avez eu l’honnêteté de reproduire dans votre livre ces deux déclarations si déterminantes, qui font s’écrouler comme un château de cartes l’argumentaire orléaniste. Que Philippe fût attaché à sa chère Espagne, quoi de plus louable car il y régnait par devoir, à la place de son père et de son frère aîné qui lui avaient cédé leurs droits en 1700. Mais il était avant tout fils de France, il n’y a là rien d’ambigu.
Le duc de Madrid après 1887, assuma pleinement ses droits français. Il se déclara chef de la Maison de France et fils aîné de l’Église, il conféra l’ordre du Saint-Esprit et protesta contre les prétentions du pseudo-« comte de Paris ».
Gérard
24 avril 2016 @ 13:22
Le titre de Comte de Paris avait été donné à son petit-fils par le roi régnant et Philippe n’était donc pas pseudo comte de Paris.
Cosmo
24 avril 2016 @ 19:22
Sigismond,
Nul ne doute de la tentation du double jeu de Philippe V, aidé en cela par son épouse Elisabeth Farnèse. Mais cela ne fait rien s’écrouler du tout car le système ne repose en rien sur les intentions du roi d’Espagne mais sut l’établissement d’une nouvelle dévolution successorale.
Et ne croyez vous pas qu’il soit indécent de traiter ainsi les Espagnols qui se sont donnés à lui, en leur tournant le dos et considérant que leur pays n’est pas assez bien pour lui et que la couronne de France est bien plus illustre que les couronnes d’Espagne.
Quant au duc de Madrid, on peut franchement rigoler de l’ensemble de ses déclarations, y compris sa tractation avec le comte de Paris révélée par le prince de Valori. Vous savez bien : je te soutiens en France si tu me soutiens en Espagne…Il devait s’appuyer sur ses droits en fonction des circonstances.
Ce que vous rappelez de ces deux personnages est bien peu glorieux. On a l’impression d’assister à un concours de la Foire du Trône, dont la couronne de France serait l’enjeu.
Philippe V, malgré ses atermoiements a été un grand roi d’Espagne et tout le monde s’accorde à le reconnaître. Il régnait en vertu du testament de son grand-oncle te les renonciations du Dauphin et du duc de Bourgogne étaient des rodomontades car ils n’avaient pas été appelés au testament. Après lui le sang s’est débilité. Peut-être l’apport Farnèse ? Les ducs de Madrid ont été des princes de second rang, à mettre dans la catégorie des agitateurs professionnels pour le premier, et des matamores de service pour le second. Bref, rien de bien glorieux ! Nul ne les a jamais pris au sérieux, sauf les morts dont a été responsable le premier.
Plus vous défendez ces princes et plus vous révélez leur médiocrité. En réalité, Louis XIV, Philippe V et le duc de Madrid ont été des criminels car grâce à eux et à leur orgueil stupide, surtout les deux premiers, l’Europe a été mise à feu et à sang. La guerre de succession d’Espagne a été une catastrophe. Tout çà pourquoi ? Pour conserver des droits à un prince qui n’en a jamais joui ! Et vous voudriez aujourd’hui que ces droits soient réactivés au profit de son descendant. A croire que le légitimistes n’ont aucune pudeur !
Vous donnez tellement d’eau au moulin des Républicains qu’ils ne peuvent que vous en remercier.
Cosmo
Sigismond
23 avril 2016 @ 19:07
Magnifiques paroles de Louis XX au sujet de Philippe V : « j’ai toujours ressenti pour cet aïeul une tendresse particulière, peut-être commandée par quelques ressemblances de nos destins : tous deux ballottés entre deux nations et deux cultures, tous deux ayant connu la douleur de perdre un père et un frère prématurément, tous deux mal à l’aise lors de nos premières apparitions en public, tous deux remis en cause dans nos droits dynastiques par les mêmes mensonges, les mêmes tentatives d’usurpation de nos principes et de notre identité, mais tous deux acharnés à apprendre où se situait notre devoir et avec quelle rigueur il nous appartenait de tenir notre rang » (entretien du duc d’Anjou avec Daniel de Montplaisir).
Zeugma
24 avril 2016 @ 08:52
Réapparait monsieur Daniel Boudet qui se fait appeler « de Montplaisir » : pourquoi pas ? ça ne mange pas de pain
Cosmo
24 avril 2016 @ 22:27
De la brioche peut-être ?
Cosmo
24 avril 2016 @ 11:22
Belle déclaration certes, mais empreinte de fausseté ! .Je me demande si Daniel Boudet de Montplaiisir n’en a pas remis une couche…Nous connaissons bien la liberté que prennent les journalistes et le droit d’interprétation qu’ils s’arrogent. Sinon il est dommage que le prince Louis se laisse aller à de tels commentaires qui en font pas honneur à son intelligence.
Bopn dimanche
Gérard
24 avril 2016 @ 13:23
Ne pas bouder son plaisir…
kalistéa
26 avril 2016 @ 14:09
Plaisir d’amour, ne duuure qu’un un moooment!…
Lady Chatturlante
26 avril 2016 @ 17:30
On dirait que vous parlez de mes mariages.
Gérard
23 avril 2016 @ 21:53
On admire la pureté du style du prince, c’est un plaisir de le lire.
jul
24 avril 2016 @ 08:24
Merci Sigismond !
Loué soit Dieu de permettre au Duc d’Anjou de trouver du réconfort et un exemple en son aïeul. Je sais qu’il se reconnait aussi dans la figure de Saint Louis comme l’avait laissé deviner le discours prononcé à Aigues Mortes.
Le Prince Alphonse l’avait emmené à Versailles. Avec les connaissances et le point de vue d’un tel guide, la leçon devait être unique. Je lui fais confiance pour les transmettre à ses enfants.
Cosmo
24 avril 2016 @ 19:45
Jul,
Se reconnaître dans la figure de Saint Louis ? J’ose espérer que cette pensée n’a jamais effleuré le prince. Sinon, quel orgueil !
Votre commentaire me sidère.
Cosmo
jul
25 avril 2016 @ 14:04
Mais non Cosmo, il s’agit d’un exemple et d’un réconfort comme je l’écrivais plus haut. Saint Louis était devenu Roi très jeune et il me semble qu’il avait perdu un frère aîné.
Cosmo
26 avril 2016 @ 17:47
Vous me rassurez, Jul !
kalistéa
26 avril 2016 @ 14:11
Cher Cosmo, pour cela , il faudrait peut-être que sa mère, la Carmencita , se reconnaisse dans la figure de Blanche de Castille !
Cosmo
26 avril 2016 @ 17:47
A mon avis, Dear K, la Carmencita n’a jamais eu envie de jouer les Blanche de Castille…Et la reine Marie Marguerite ne s’en plaindra pas…