Jeudi 24 mars 2016, 150 ans après sa mort, le Duc et la Duchesse de Vendôme et leurs trois enfants ont rendu hommage à la Reine Marie-Amélie devant son tombeau de la chapelle Royale Saint-Louis de Dreux. L’adjoint au Maire de Dreux, chargé de la Culture a également déposé une gerbe de fleurs au nom des habitants de Dreux, restés attachés à la personnalité de la Reine.
Le Duc de Castro, Chef de la Maison Royale des Deux-Siciles, la Duchesse de Castro et leurs filles ont fait porter une gerbe de fleur afin d’honorer la mémoire de la Reine Marie-Amélie, l’épouse aimante et dévouée du Roi Louis-Philippe. A la fin de la cérémonie, le jeune Prince Gaston, filleul du Duc de Castro, a souhaité prendre la pose devant le tombeau de ses ancêtres pour une photo souvenir. (merci à Charles – Photos Echo Républicain et Gens de France)


jo de st vic
29 mars 2016 @ 11:18
la pensée d’être le fils d’un regicide le « hanta » toute sa vie dites vous, alors pourquoi a la naissance du futur comte de Chambord, Orléans (soutenu par son épouse) laissa paraitre dans le Chronicle de Londres un article virulant contestant que l’enfant soit le fils du duc de Berry ? pourquoi a t-il dit « nous ne serons donc jamais rien dans ce pays »…
Cosmo
29 mars 2016 @ 12:53
Jo se st vic,
Louis-Philippe a toujours nié ce fait. Quant à la duchesse d’Orléans, fille de Marie Caroline de Naples, tante de Marie-Caroline de Berry, cousine germaine de la duchesse d’Angoulême, il était difficile de trouver plus légitimiste qu’elle. Les circonstances ont fait d’elle la reine de Français. Et nul ne peut dire qu’elle s’en soit réjouie. La seule de la famille qui s’en soit réjouie a été Madame Adélaïde, soeur de Louis-Philippe.
Cosmo
Gérard
29 mars 2016 @ 18:04
Ce n’est pas incompatible. Il est connu de plus que Louis-Philippe n’aimait pas le duc de Berry qu’il considérait comme un jouisseur peu intéressant, et que la duchesse de Berry était méprisante avec sa tante en raison de son rang. Mais il y a un fossé entre les sentiments que chacun peut éprouver et un crime.Il est clair aussi que depuis l’assassinat du duc d’Enghien beaucoup de royalistes voyaient en lui sous l’Empire le seul espoir de restauration monarchique.
Cosmo
29 mars 2016 @ 20:43
Cher Gérard,
Berry était bête comme son père. Angoulême était un eunuque, comme son neveu Chambord. La duchesse de Berry pouvait se donner autant d ‘airs qu’elle voulait, elle n’en était pas moins capable de se donner au premier venu. La duchesse d’Angoulême, recuite dans sa rancune, choisit pour son neveu une femme aussi recuite qu’elle. Bref, une belle brochette que l’on aurait oubliée depuis longtemps si une bande d’excités ne s’accrochait à leur mémoire.
En face, Louis-Philippe, Marie-Amélie et leurs enfants brillent par leur culture et leur intelligence.
Et nous ne pouvons que constater que le rameau des Bourbons de la branche aînée est mort alors que la descendance des Orléans est bien vivante, encore assise sur plusieurs trônes européens et bien représentée en France.
Je n’ose invoquer ici la Justice divine…
Amicalement
Cosmo
ARAMIS
30 mars 2016 @ 07:15
Excellent cher Cosmo.
Pour Chateaubriand, qui s’y connaissait en légitimité, il n’y avait plus rien apres cHambord (il évoquait l’hypothèse dans les mémoires d’outre tombe).
Bien amicalement
Cosmo
30 mars 2016 @ 12:43
Cher Aramis,
Je serais ravi d’avoir la référence du texte de Chateaubriand.
Amicalement
Cosmo
ARAMIS
1 avril 2016 @ 17:54
Oui cher Cosmo je la recherche et vous la donnerai. Il évoquait l’hypothèse d’une absence de descendance sans savoir qu’elle serait réalité….
ARAMIS
1 avril 2016 @ 17:56
Il me semble que c’est dans la dernière partie des mémoires apres la visite à Charles X au hradscin (orthographe non garantie) … Disons au château de Prague.
Sigismond
3 avril 2016 @ 19:09
« Chateaubriand, qui s’y connaissait en légitimité », quelle blague Aramis.
Ce monsieur n’était pas légitimiste mais henriquinquiste, ou « Jeune France » selon le sobriquet que s’étaient donné ces gens. Les vrais légitimistes, ou carlistes, étaient pour Charles X jusqu’en 1836, puis pour Louis XIX. Les henriquinquistes allèrent jusqu’à fabriquer de la fausse monnaie à l’effigie du duc de Bordeaux et à représenter ce petit-fils de France en costume du sacre !
Quant à dire qu’« il n’y avait plus rien après Chambord », c’est révélateur de l’état d’esprit de Chateaubriand, henriquinquiste pur sucre, chambordiste avant l’heure. Au moins peut-on dire qu’il eut par cette phrase, la prescience de ce qu’il adviendra effectivement en 1883, par la désertion de l’immense majorité des chambordistes, les uns dans la république, les autres dans le survivantisme, et d’autres dans l’opportunisme, chez les hypercadets. Ce dernier groupe fut appelé « les néo-légitimistes » (ou « fusionnistes ») par ceux qui eux, les seuls vrais légitimistes (du Bourg, d’Andigné et tant d’autres), restèrent fidèles à la loi salique, autour du comte de Montizon puis du duc de Madrid.
Gérard
30 mars 2016 @ 20:47
Un jour cher Cosmo Dieu préféra ouvertement David à Saul, mais le fils de Saul eut la sagesse d’aimer David.
Cosmo
31 mars 2016 @ 09:01
Cher Gérard,
Le jour où les pseudo-légitimistes montreront enfin de la sagesse, une partie du problème de la restauration monarchique sera résolu. Et l’intelligence y aura beaucoup gagné. Mais il ne faut pas trop rêver…
Amicalement
Cosmo
Sigismond
3 avril 2016 @ 18:53
Trop drôle ! La sagesse à la rescousse de l’orléanisme, on aura tout lu !
Le duc d’Anjou et de Cadix a bien montré quelle est la voie de la sagesse : « la réconciliation [des Orléans] avec leur chef de famille [l’aîné des Capétiens et des Bourbons] » ne peut intervenir qu’à une condition, « celle toute naturelle, que chacun accepte la place que la Providence lui a assignée ».
Dans les moments où la succession de Louis XV semblait imminente, Philippe V s’est toujours tenu prêt à assumer sa mission sacrée de fils aîné de France, nonobstant les dispositions anticonstitutionnelles imposées par Anne Stuart et ses successeurs Obertenghi-Braunschweig (« Welfen »).
Quelle étrange soumission orléaniste au diktat des usurpateurs d’outre-Manche, alors que même les lords en 1712 étaient eux, bien persuadés de la nullité des renonciations en droit dynastique français, que Jean-Baptiste Colbert (1665-1746), marquis de Torcy, avait si parfaitement démontrée.
Emeline
4 avril 2016 @ 15:52
Ni l’intelligence ni la morale ne peuvent fonder les prétentions des Orléans. La sagesse n’est guère du côté de leurs partisans.
Sigismond
4 avril 2016 @ 09:42
Du pur Cosmo dans la distribution de noms d’oiseaux aux Bourbons et dans la contemplation extatique des Orléans !
Vous connaissez bien mal la généalogie capétienne, Cosmo. Les Bourbons sont toujours là, et bien plus nombreux que les Orléans (c’est à peu près du deux contre un). Et il y a deux Bourbons sur des trônes (Felipe et Henri) mais zéro Orléans. Quant à la descendance par voie féminine, celle des Bourbons n’est pas en reste : le roi des Belges et le prince souverain de Liechtenstein descendent tous les deux du roi Charles IV d’Espagne, par lequel ils cousinent avec le chef de la Maison de Bourbon et avec les deux chefs d’États susdits.
Cosmo
4 avril 2016 @ 12:25
Sigismond,
Faites-vous dans le pronostic maintenant ?
Cosmo
Sigismond
5 avril 2016 @ 10:37
Je voulais dire qu’il y a à peu près deux fois plus de Bourbons que d’Orléans, à l’heure actuelle. Disons un et demi contre un, pour être plus précis.
jo de st vic
29 mars 2016 @ 20:23
On pourrait echanger pendant des heures…je me referais a l’excellent livre de Daniel de Montplaisir concernant le duc de Chambord…
brigitte et christian
30 mars 2016 @ 21:05
bonjour à tous
bonjour à Charles
merci à Charles pour ce reportage et les photos, surtout celle du prince Gaston qui est un beau garçon; Nous sommes toujours contents de le voir.
le roi Louis Philippe a été un grand Roi et les historiens neutres, comme les anglo-saxons rendent hommages à son règne qui a fait sortir la France de la médiocratie ou la restauration l’avait plongée.
amitiés du sud ouest ou la journée a été magnifique
jo de st vic
31 mars 2016 @ 12:35
Effectivement les « derniers » Bourbon n’ont pas été trés interessants…les fils de Louis Philippe ont vecu « des aventures » passionnantes…en particulier a Alger, lors de la prise de la Smala, lors de nombreux voyages..racontés par Joinville, Aumale…Montpensier a « joué » au « roi » en Espagne !! je trouve donc (cela n’a rien a voir avec une opinion sur une eventuelle restauration ) que les Orléans actuels sont bien fades,, je ne retrouve chez aucun le panache de leurs aieux..de qui parlez vous Jacques, Michel,Henri, Thibaut ?…quand aux pseudo-legitimistes qui sont-ils ?
Cosmo
2 avril 2016 @ 14:15
Jo de st vic,
En effet, les Orléans actuels ne sont pas du niveau de leurs ancêtres et grands-oncles du XIXe siècle. Ils n’ont pas le même panache, surtout depuis la mort de feus le comte et la comtesse de Paris. Mais cela ne correspond-il pas à l’affadissement de toute la société ?
Les pseudo-légitimistes sont pour moi ceux qui aujourd’hui défendent les droits des princes de la Maison d’Espagne au trône de France, en invoquant la « légitimité ». Or si on s’en tient à la vraie légitimité, elle ne peut être que sur la tête du comte de Paris, et ce depuis 1883, car les descendants d’un renonçant à ses droits n’en ont pas plus que leur ancêtre.
Bon weekend
Cosmo
Emeline
4 avril 2016 @ 15:46
Si « les descendants d’un renonçant à ses droits n’en ont pas plus que leur ancêtre », les descendants de Philippe Egalité, lequel a renoncé au trône, ne peuvent guère prétendre à ce trône.
Au demeurant, les légitimistes défendent simplement les droits des princes de la Maison de Bourbon, la primogéniture ayant toujours fondé la légitimité du successeur du souverain.
Cosmo
4 avril 2016 @ 23:06
Emeline,
Avez-vous seulement lu la renonciation de Philippe-Egalité ? Ou répétez-vous une leçon apprise de vos maîtres ?
Cosmo
Emeline
5 avril 2016 @ 11:25
Cosmo, ni leçon, ni maître. Vous avez sans doute des difficultés avec les femmes ce qui vous rend misogyne ? Vous sentez-vous tellement intelligent qu’il vous faudrait vous montrer aussi arrogant ?
Evidemment, le très franc maçon Philippe Egalité n’allait pas prononcer une renonciation devant les Evangiles en période révolutionnaire. Mais tant son engagement auprès des jacobins et de la montagne résolument républicains et antimonarchistes que son vote en faveur de l’exécution du roi ont constitué une renonciation de fait à ses droits à un trône qu’il a contribué à faire disparaître.
Par conséquent, si vous estimez que la descendance du duc d’Anjou, devenue Philippe V d’Espagne, est engagée par sa renonciation, ayez l’intelligence de constater que la famille d’Orléans est également tenue par la renonciation de Philippe Egalité.
Gérard
5 avril 2016 @ 11:53
Une renonciation ne présume pas. De plus il n’aurait pu engager ses fils.
Cosmo
5 avril 2016 @ 15:45
Emeline,
Vous en me connaissez pas personnellement et je laisse mes amies juges de vos propos.
La différence entre la renonciation de Philippe V et celle de Philippe-Egalité, au delà de l’aspect solennel, repose sur le fait que la descendance de Philippe V l’a acceptée puis entérinée plusieurs fois par la suite. Louis Ier, devenu roi d’Espagne, n’a pas songé un instant y revenir, ni ses frères, ni ses neveux après lui. Tous les Traités de Paix au XVIIIe ont réaffirmé cette renonciation avec la signature du roi d’Espagne.
La renonciation de Philippe-Egalité a été personnelle. Il s’était engagé à obtenir celle de ses enfants, car il ne pouvait pas renoncer pour eux, mais aucun d’eux ne l’a jamais prononcée et encore moins signée.
Le seul des Bourbons d’Espagne auquel la renonciation de son père n’était pas opposable était Louis Ier, car vivant au moment de la signature, et il l’a entérinée. Les trois fils de Philippe V, Ferdinand VI, Charles III et Philippe de Parme, sont nés après la signature de cette renonciation et elle leur est donc opposable, d’autant plus qu’ils l’ont réaffirmée.
Philippe V lui-même, sur le point de reprendre sa parole, au risque d’un nouveau conflit européen, a eu des scrupules et s’est adressé au pape, Benoit XIII en juillet 1726 :
« …Pour ce qui me regarde, ma dite renonciation à la couronne de France est différente de celle que j’avais faite de l’Espagne en faveur du roi mon fils, en ce que celle-ci n’avait point été jurée solennellement, ni approuvée auparavant pour les Etats qui avaient seulement donné leur consentement après exécution, au lieu que j’ai juré solennellement et en public sur le crucifix et les saints Evangiles ma renonciation à la couronne de France, qu’elle a été approuvée dans toutes les formes par les Etats d’Espagne et enregistrée de même dans le Parlement de Paris et qu’elle a été confirmée par un traité aussi solennel que celui d’Utrecht. De plus j’avouerai en confiance à Votre Sainteté que je la fis de très bon coeur, parce que quoique né en France, mon génie plus porté de lui-même à la retraite qu’au grand bruit semblait mieux s’accommoder aux usages des Espagnols qu’à ceux des Français, et que je croyais que je pourrais faire mieux mon salut en Espagne…Au milieu de ces raisonnements qui balancent le parti que je dois prendre, je me jette au pieds de Votre Béatitude, comme le fils le plus soumis et le plus respectueux devant son cher père, et je la prie de vouloir bien me conseiller ce que je dois faire pour la gloire de Dieu, pour le repos de ma conscience et pour le bien de nos enfants et de deux royaumes à l’avantage desquels je suis obligé de pourvoir, lui demandant de nouveau avec toute l’humilité possible sa sainte bénédiction pour moi, pour la reine et pour mes enfants, afin qu’il plaise à Dieu de nous faire faire notre salut, qui est la seule chose nécessaire dans les voies par où il voudra nous conduire et que nous devons abandonner à sa divine Providence.”
On ignore si le pape a répondu car il n’existe aucune trace de réponse ni dans les archives du Vatican ni dans celle d’Espagne. Mais cela n’en montre pas moins l’état d’esprit du souverain, moins sûr que vous et vos amis, dans son analyse des faits. Son désir était de passer outre la renonciation mais sa conscience avait besoin d’un viatique pour y procéder.
Quant à la déclaration de Philippe-Egalité, la voici dans sa forme ultime, le 9 septembre 1792 :
« Que dans le cas où Louis XVI ne serait plus, je suis placé derrière le rideau pour mettre mon fils, ou moi, à la tête de gouvernement ….. je déclare que je déposerai sur le bureau ma renonciation formelle aux droits de membre de la dynastie régnante, pour m’en tenir à ceux de citoyen français. Mes enfants sont prêts à signer de leur sang qu’ils sont dans les mêmes sentiments que moi. Signé L.P.J. Egalité. »
Elle n’a jamais été déposée sur le bureau de l’Assemblée et aucun des fils de Philippe-Egalité ne l’a jamais acceptée.
Ayez à votre tour l’intelligence de juger de la différence de nature entre ces deux renonciations.
Quant aux actes, vote de la mort du roi et prise de position républicaine, cela n’a jamais été considéré comme valant renonciation et de toutes façons, en aucun cas opposable à ses enfants.
Cosmo
AUDOUIN
6 avril 2016 @ 07:26
@Emeline
1) Le14 septembre 1791, le ci-devant duc d’Orléans demande par écrit à la commune, par « amour de l’égalité », de lui donner un nom de famille. Le lendemain, Manuel, procureur syndic de la Commune publie un arrêté qui, dans son article 1er, déclare que, désormais, Louis Philippe Joseph et sa postérité porteront pour nom de famille: Egalité.
2) Le 7 décembre 1792, le citoyen Philippe Egalité écrit à la Commune pour déposer une renonciation formelle à ses droits de membre de la famille régnante.
3) Le 17 janvier 1793, il vote la mort de son cousin Louis XVI qui aura la tête tranchée le 21.
4) Il lui restait à renier sa race et sa famille. Ce qu’il fit le 10 février en proclamant à la tribune des Jacobins qu’il n’était pas le fils du défunt duc d’Orléans mais celui d’un des amants de sa mère, le cocher Lefranc…
AUDOUIN
Cosmo
6 avril 2016 @ 12:51
Audouin,
Tout ce que vous dites est juste et montre quelle était la veulerie du duc d’Orléans. Aujourd’hui nous savons qu’il n’était pas le fils du cocher Lefranc.
Mais jamais aucun de ses enfants n’a cautionné les décisions de leur père. Et Louis-Philippe fit un mariage conforme, si ce n’est supérieur, à son statut princier en épousant la nièce de de Marie-Antoinette. On ne semble pas lui avoir tenu rigueur des fautes, voire du crime, de son père.
Cosmo
Emeline
6 avril 2016 @ 14:02
Effectivement Cosmo, je ne vous connais pas. Pas plus que vous ne me connaissez. Ce qui rend d’autant plus déplacé le mépris que vous affichez à mon égard et de façon générale vis à vis des légitimistes qui ne sont pas des idiots, figurez-vous. Ni d’ailleurs des intégristes ou des « réacs ».
Vous vous attachez à la forme de la renonciation mais vous ne tirez pas les conséquences de votre argumentaire. A savoir qu’un prince ne peut faire valoir des droits au trône de France au motif que son aïeul a procédé à une renonciation à ces droits.
La forme n’est rien. Le fait est, toujours dans votre logique, que Philippe Egalité ne pouvait pas transmettre des droits auxquels il a renoncé. Tant par ses déclarations que ses choix politiques. Le maillon Philippe Egalité s’étant « détaché », sa descendance se trouvait écartée du trône.
Cosmo
7 avril 2016 @ 09:44
Emeline,
Votre réponse prouve que vous n’avez rien compris.
Je méprise en effet le légitimisme tel qu’il se montre depuis deux siècles. Il est le symbole de la bêtise à la française, celle qui fait que l’on préfère la révolution à la réforme, tant on s’attache à ses privilèges, jusqu’au jour où tout craque, comme en 1789.
Vos amis préfèrent voir le régime monarchique disparu plutôt que de voir la monarchie continuer dans la famille d’Orléans. Ils préfèrent faire appel à une dynastie désormais étrangère, qui de toutes façons n’aurait pas eu de chance de monter sur le trône. Qui aurait accepté le comte de Montizon comme roi de France en 1883 ? Personne.
Une fois de plus l’esprit légitimiste est le fossoyeur de la monarchie, comme le furent Louis XVI, Charles X et le comte de Chambord.
Personnellement, je m’en contrefiche car je suis devenu républicain. Et je ne crois nullement en la possibilité d’une restauration. Les Français ne veulent pas plus des Bourbons que des Orléans. Et ils ont raison.
Mais dire que Louis de Bourbon est le prétendant légitime au trône de France est une aberration historique. Tout ceci n’est pas sérieux, ne vous en déplaise.
Vous pouvez continuer vos incantations. Après tout, cela ne fait plus de mal à personne.
Cosmo
AUDOUIN
7 avril 2016 @ 13:51
@ Emeline
« Vos amis préfèrent voir le régime monarchique disparu plutôt que de voir la monarchie continuer dans la famille d’Orléans » écrit Cosmo
Comment ce dernier peut-il vous écrire cela alors que la monarchie orléaniste, celle de juillet – la monarchie d’un seul homme – s’est précisément arrêtée avec la famille d’Orléans le 24 février 1848 par la proclamation de la République? Il ne tenait qu’à elle que cette monarchie continuât…En quoi les légitimistes sont-ils responsables de l’échec de ce roi de 75 ans, autoritaire, égoïste, sourd et aveugle à la montée du paupérisme et qui ne sut répondre que par la répression la plus sanglante à la la montée du mécontentement dans le pays?
AUDOUIN
Emeline
7 avril 2016 @ 17:49
La votre de réponse, Cosmo, montre que vous ne voulez pas comprendre. Pour un républicain qui s’en « contrefiche », vous passez beaucoup de temps à défendre la cause des Orléans. Même si d’ailleurs vous le faites mal.
Après le couplet sur la renonciation, vous sortez celui de la nationalité. Louis de Bourbon n’est pas assez français pour vous ? Aucune importance, il est français et espagnol et c’est très bien comme ça. Il est maintenant le premier des Bourbons, ce qui fait de lui l’aîné des capétiens. C’est ainsi, que cela plaise ou pas.
Si le légitimisme constitue le fossoyeur de la monarchie, selon vous, que pensez-vous sérieusement de l’orléanisme qui a chuté aussi rapidement qu’il ne s’est élevé ? Entachée par le double crime du régicide et de l’usurpation, cette famille n’est pas en mesure d’incarner le principe monarchique. Sauf à ne pas être bien difficile.
Au demeurant, la restauration n’est pas d’actualité. Donc, ne vous inquiétez pas d’un hypothétique accès du prince Louis au trône de France. La république est installée et vous convient. Inutile alors d’invoquer une histoire que vous manipulez comme ca vous arrange.
Cosmo
7 avril 2016 @ 19:58
Audouin,
Il est amusant de vous voir m’envoyer Louis-Philippe à la figure. Car pour vous, le régime de Louis-Philippe n’est pas la monarchie mais l’usurpation.
Il est aussi amusant de voir que vous citez la montée du paupérisme à propos de la Monarchie de Juillet, en oubliant tout de même le développement économique de la France. Il est vrai que sous l’Ancien Régime, il ‘y avait pas de pauvres et qu’à défaut de pain, Mesdames pensaient à la brioche.
Louis XIV n’a que fort peu de répressions sanglantes à son actif si on enlève les dragonnades et la guerre du Palatinat, des peccadilles en somme.
Bref, Louis-Philippe était un sal… et les Bourbons des anges dont on se demande pourquoi les Français n’en ont plus voulu.
« Roi de 75 ans, autoritaire, égoïste, sourd et aveugle à la montée du paupérisme » mais c’est aussi de Charles X , à deux ans près, dont vous voulez parler. Il est vrai que les deux étaient cousins…Et les chiens ne faisant pas des chats…ils avaient bien des choses en commun.
Oui, les légitimistes sont responsables de la fin de la monarchie. Leur inconséquence est à l’image des derniers de ses représentants. Louis-Philippe est responsable de la fin de la monarchie constitutionnelle, mais je ne vois pas en quoi cela peut vous chagriner.
Cosmo
Cosmo
8 avril 2016 @ 13:52
Emeline,
Vous faites une recrue de choix. Avec vous, désormais le débat sera plus riche.
Tout indiquant chez vous un degré supérieur de la pensée, il se fera sans moi car je ne suis pas de taille à lutter avec votre intelligence et votre culture.
Cosmo
jo de st vic
3 avril 2016 @ 09:19
Merci Cosmo…n’étant ni Orléaniste ni Légitimiste…je m’interesse donc a l’histoire….dans ma région d’ailleurs où je rencontre nombre de familles aristocratiques avec Vieilles Maisons Françaises…j’ai constaté que beaucoup se « foutait » pas mal de la famille Orléans ! effectivement comme vous l’ecrivez, ils n’ont pas le panache ni la culture de leurs grands oncles ! bonne journée
Cosmo
4 avril 2016 @ 09:20
Jo de st vic,
Je crois que la plupart de familles aristocratiques se « foutent » des Orléans et des Bourbons car leur vrai problème n’est pas la restauration de la monarchie mais celle de leur château. Ils savent très bien que tout cela est utopique…mais pas le mètre carré de plancher ou de toiture à refaire, eux bien réels.
L’aristocratie a toujours fait bon ménage avec le pouvoir en place, y compris la République. La bouderie de certains légitimistes en 1830, de certains légitimistes et orléanistes en 1852, de certains légitimistes, orléanistes et bonapartistes en 1875 ne doit pas faire illusion quant à la réalité. Dès que le pouvoir en place a offert des places, la plupart d’entre eux s’y sont précipitées. Et ils avaient raison car personne n’est plus ingrat qu’un prince. Aujourd’hui, ce sont les conseils d’administration qui attirent. Ainsi va le monde !
Bonne semaine
Cosmo
jo de st vic
4 avril 2016 @ 20:33
C’est vrai que nous avions (dans la précedente assemblée) un président de région, sénateur portant le nom d’une trés grande famille..bon qq députés et effectivement des places dans les conseils d’administration…et bien sur de nombreux militaires hauts gradés..je ne retrouve d’ailleurs aucun Orléans actuels parmis tout ce beau monde ! j’oubliais mes voisins agriculteurs au nom prestigieux
Cosmo
5 avril 2016 @ 15:10
Vous n’y trouvez pas plus de Bourbons.
jo de st vic
6 avril 2016 @ 08:14
Je ne fais pas un inventaire…nous parlions des Orléans, mais il en va de même pour les Bourbons…
ML
12 avril 2016 @ 11:24
A Emeline :votre commentaire du 6/04 à 14 h02 me laisse perplexe .En effet ,pour vous ,le maillon Philippe d’Orléans s’étant détaché ,il entraîne avec lui ses enfants . Est-ce en vertu d’une loi supérieure ? Dès sa naissance le roi Louis-Philippe était sur la liste de succession au trône ,lui seul pouvait renoncer à ses droits ! Et ,il ne l’a pas fait .
Et j’estime que les fautes de Philippe d’Orléans n’ont pas à retomber sur ses descendants .Quant à l’usurpation du roi Louis-Philippe ! Le roi Charles X n’avait qu’à faire preuve d’un peu d’intelligence et ne pas se faire virer par son peuple !