Jeudi 24 mars 2016, 150 ans après sa mort, le Duc et la Duchesse de Vendôme et leurs trois enfants ont rendu hommage à la Reine Marie-Amélie devant son tombeau de la chapelle Royale Saint-Louis de Dreux. L’adjoint au Maire de Dreux, chargé de la Culture a également déposé une gerbe de fleurs au nom des habitants de Dreux, restés attachés à la personnalité de la Reine.
Le Duc de Castro, Chef de la Maison Royale des Deux-Siciles, la Duchesse de Castro et leurs filles ont fait porter une gerbe de fleur afin d’honorer la mémoire de la Reine Marie-Amélie, l’épouse aimante et dévouée du Roi Louis-Philippe. A la fin de la cérémonie, le jeune Prince Gaston, filleul du Duc de Castro, a souhaité prendre la pose devant le tombeau de ses ancêtres pour une photo souvenir. (merci à Charles – Photos Echo Républicain et Gens de France)


DEB
26 mars 2016 @ 09:10
Très bel hommage.
Pierre-Yves
26 mars 2016 @ 09:20
Ca n’est jamais une mauvaise chose que d’apprendre à des enfants d’où ils viennent et à quelle lignée ils appartiennent. Surtout lorsque leurs ancêtres font partie de l’Histoire. Une fois adultes, ils ne seront nullement obligés de vivre dans l’adoration béate de cet héritage, mais au moins, ils auront conscience de son existence.
Arthur
26 mars 2016 @ 12:28
Le prince Gaston en plus d’être un très beau garçon est un enfant éveillé.
J’aime de plus en plus notre famille royale.
aubert
26 mars 2016 @ 13:10
Pour être plus béat que Charles, SAR le prince Gaston d’Orléans, futur comte de Paris, devra mettre du sien.
MIKA
26 mars 2016 @ 14:51
Pierre Yves, vous avez tout dit.
Leonor
27 mars 2016 @ 12:39
On souscrit entièrement à vos lignes, Pierre-Yves.
Pierre-Yves
28 mars 2016 @ 09:53
J’eepère qu’il m’en reste encore un peu à dire …
Charles
26 mars 2016 @ 09:55
Bel hommage des Maisons de France et des Deux-Siciles pour la Reine Marie-Amélie, épouse aimante, mère de famille nombreuse et véritable grand-mère de l’Europe Royale.
Merci au Duc et à la Duchesse de Vendôme d’avoir organisé une cérémonie afin d’honorer la digne épouse du Roi Louis-Philippe.
adriana
26 mars 2016 @ 09:56
tout mignon le petit gaston
Danielle
26 mars 2016 @ 11:06
J’approuve les parents d’apprendre à leurs enfants l’histoire de la famille.
Roch
26 mars 2016 @ 11:57
Le duc et la duchesse de Vendôme et leurs enfants forment une bien sympathique famille. Merci à eux de s’être réunis autour de la reine Marie-Amélie à l’occasion de cet anniversaire.
Zeugma
26 mars 2016 @ 11:58
Les parents – et notamment la mère – de celle qui deviendra reine des Français entre 1830 et 1848 n’étaient – parait-il – pas très chauds pour un mariage avec Louis-Philippe.
Doté d’un charme réel, il n’échappait pas à la maison de Bourbon Sicile que le duc d’Orléans était dynaste et très proche du trône de France puisque Louis XVIII n’avait pas d’enfant, pas plus qu’ Angoulême, le fils de son frère Charles. (L' »enfant du miracle » ne naitra qu’en 1820.)
Le mariage fut célébré en septembre 1809.
Un mariage de raison, évidemment, qui sera également un mariage d’amour.
(Une anecdote :
C’est le roi Charles X qui rendra son rang royal à Louis-Philippe.
Quand le couple rendait visite à Louis XVIII, l’huissier ouvrait la porte à deux battants pour faire entrer la duchesse d’Orléans qui avait rang royal du fait de sa naissance et refermait promptement un battant pour introduire son mari.
C’est un peu – mutatis mutandis – ce qui arrive encore aujourd’hui au prince Philip qui a un rang inférieur à celui de sa femme.)
bianca
26 mars 2016 @ 12:08
Même ceux dont les ancêtres ne font pas partie de l’histoire, il est important de savoir qui l’on est quelques soient ses ancêtres et ses géniteurs !
Il faut de tout pour faire un monde et nous ne sommes rien les uns sans les autres,
c’est aussi cela que l’on doit apprendre aux enfants ! bianca
Leonor
27 mars 2016 @ 12:45
Tout à fait d’accord avec vous, Bianca.
C’est comme cela , en leur racontant l’Histoire leur histoire, que les miens sont devenus , comment dire, européens, et même » mondiaux ».
Mais attention ! En ce cas, les enfants deviennent des pigeons voyageurs : c’est dans leur ADN. ;-)
bianca
28 mars 2016 @ 14:36
Ca donne à nos chers « pigeons voyageurs », l’occasion de s’ouvrir sur le monde avec ses beautés et ces cruautés hélas !!! Il est évident que pendant leurs absences ils nous manquent terriblement et nous ne sommes actuellement pas rassurés du tout…Bonne semaine Leonor
Arthur
26 mars 2016 @ 12:24
Merci pour ce beau reportage consacré à l’hommage du duc de Vendôme pour la reine Marie-Amélie.
Le prince Gaston est deja associé aux grands événements et c’est une excellente chose.
Louise-Marie
26 mars 2016 @ 12:39
Que le prince Gaston est mignon !
Très belle famille de France
Padraig
26 mars 2016 @ 13:18
Notre dernière reine… Mais les royalistes français ont l’espoir que la reine Marie-Amélie ne sera pas l’ultime.
Le duc et la duchesse de Castro ont su rappeler par leur geste les liens multiples qui existent entre les Orléans et les Bourbon deux Siciles.
Belle photo symbolique du prince Gaston devant le tombeau de son ancêtre ! il est est toujours aussi photogénique…
Anna
26 mars 2016 @ 13:34
Cérémonie émouvante et sympathique à Dreux.
Le duc de Vendôme semble être bien à sa place et aussi très proche de ses enfants.
corentine
26 mars 2016 @ 14:02
délicate attention de la part du prince Jean et de la part du duc de Castro
C’est une bonne chose que le prince Jean et sa famille vivent sur le domaine de Dreux . Le prince Gaston de France est un magnifique petit garçon
J’espère que la petite princesse Louise-Marguerite n’a plus de problème de santé. Je souhaite une bonne fin de grossesse à la princesse.
racyma
26 mars 2016 @ 14:23
sur ce reportage et sur celui des rameaux on ne voit pas beaucoup la duchesse de vendome et ses filles
laure2
29 mars 2016 @ 21:26
Il y a davantage de photos sur le site du prince , ou l’on peut voir la duchesse qui semble en forme et souriante et sa fille ainée .
Les enfants sont spécialement débraillés , drole de manière de faire si l’on s’attend à être photographié.
ml
26 mars 2016 @ 14:24
L’Histoire oui mais une telle dévotion et toujours le retour vers le passé pour ce Prince…il est vrai que l’avenir est bouché pour lui!
ml
LAUS'ANNE
27 mars 2016 @ 17:08
Et vlan…!
Cosmo
28 mars 2016 @ 09:43
ml,
« L’avenir est bouché pour lui ». Vous êtes bien péremptoire. Au contraire, comme à chacun, le monde lui appartient encore à l’aube de sa vie. Ce qu’il en fera ne dépend pas de sa naissance, mais de son être.
Cosmo
Gérard
28 mars 2016 @ 11:28
De par le monde il y a des millions d’enfants dont l’avenir paraît vraiment bouché par la guerre, par la précarité, par la maladie, par les persécutions, par les injustices, cependant l’avenir n’est que rarement fermé totalement.
ciboulette
26 mars 2016 @ 14:46
Tout à fait en accord avec vous , Pierre-Yves .
neoclassique
26 mars 2016 @ 17:39
chaque fois que je vois le monument de Louis-Philippe à Dreux, je suis indigné par le fait qu’il ait si de se faire représenter debout surtout à côté de sa femme qui est elle agenouillée comme il convient
Quelle audace, quel orgueil, ce roi des français usurpateur jusque dans sa position dans une église devant Dieu!
Cosmo
27 mars 2016 @ 09:22
neoclassique,
Vous sentez-vous mieux après ce jet de venin ?
Joyeuses Pâques
Cosmo
PS : Qu’allez-vous faire à Dreux, cette antre de l’Orléanisme ?
Naucratis
28 mars 2016 @ 07:49
Tout est pourtant exact dans le message de Néoclassique.
Les faits sont têtus, Cosmo, même si cela ne correspond pas avec l’idéologie que vous défendez.
Cosmo
28 mars 2016 @ 09:04
Naucratis,
Les droits des princes d’Orléans au trône de France relèvent de l’Histoire et non d’une quelconque idéologie. Et si je les défends, c’est par souci de la vérité historique que vous et vos amis méprisez.
Cosmo
Naucratis
28 mars 2016 @ 09:54
Les positions que vous défendez sont une opinion et non pas le fruit de « l’Histoire ». Au passage, l’histoire ne prend pas de majuscule sauf à vouloir se donner un ton ampoulé et grandiloquent faute d’arguments sérieux.
Vous trouverez autant de personnes contestant les droits de la branche cadette que de personnes les approuvant.
Aucun historien (je sais que vous avez de ce mot une définition vaseuse qui vous arrange), en tout cas aucun historien sérieux, ne se ridiculiserait à décider qui a raison ou qui a tort. Au mieux peuvent-ils apporter des arguments que leur objectivité devrait compenser par un contre-argument.
Cosmo
28 mars 2016 @ 16:36
Naucratis,
Ma définition vaseuse de l’historien est celle de l’académie : Personne qui fait des recherches, des études historiques, qui écrit des ouvrages d’histoire.
Quant à Histoire ou histoire, votre remarque note votre manque de connaissance en la matière.
Le relativisme sur lequel vous vous appuyez est en soi une reconnaissance de la faiblesse de vos idées. Car qui de sérieux peut soutenir qu’il est impossible de dire qui a tort ou raison. Une opinion peut être fausse, et ce n’est pas commettre une malhonnêteté que de le dire.
Lorsque Lénine écrit : « Il s’ensuit encore que la dictature du prolétariat entraîne inévitablement non seulement une modification des formes et des institutions démocratiques en général, mais encore une modification telle qu’elle aboutit à une extension jusqu’alors inconnue du principe démocratique en faveur des classes opprimées par le capitalisme, en faveur des classes laborieuses une faculté rapide de profiter des droits et libertés démocratiques comme il n’y en a jamais eu, même d’approchant, dans les républiques bourgeoises les meilleures et les plus démocratiques. » Il émet une opinion qui est fausse et il convient de le dire.
Quand vous dites que la renonciation de Philippe V n’était pas valide, vous émettez une opinion qui est fausse, et là aussi il convient de le dire.
L’Histoire a montré que Lénine s’est trompé et que Philippe V a régné sur l’Espagne et ses descendants après lui après avoir maintes fois réaffirmé la fameuse renonciation.
Mais il est vrai que l’ensemble de votre raisonnement et de celui de vos amis est tellement faux, qu’il vous est impossible d’en accepter la démonstration de la preuve, sans avoir à commettre un suicide collectif.
Cosmo
Gérard
29 mars 2016 @ 18:17
Le cher Alain Decaux par exemple n’avait fait que des études de droit qui ne le passionnèrent pas, et les historiens patentés le considéraient en ses débuts avec une certaine condescendance, voire un certain agacement devant son succès.
Le temps passé ils apprirent à travailler avec lui et beaucoup eurent pour lui de l’admiration pour sa manière de conter, sa mémoire phénoménale, pour les enquêtes très poussées qu’il faisait, ou pour la lecture de la totalité des 22 000 lettres échangées entre Victor Hugo et Juliette Drouet, voire pour une certaine manière de considérer l’histoire qu’on avait trop négligée.
neoclassique
29 mars 2016 @ 19:26
les « droits » des Orléans sont nés uniquement de la honteuse usurpation de Louis-Philippe après l’abdication de Charles X quand le duc d’Orléans, avide et impatient qu’il était de monter sur le trône, a soigneusement passé sous silence que l’abdication était faite au profit du jeune duc de Bordeaux dont il aurait du, s’il avait été honnête, faire valoir les droits.
Mais si les Orléans étaient honnêtes, ça se saurait…..
Cosmo
29 mars 2016 @ 20:29
neoclassique,
Faire valoir les droits d’un enfant, aux dépens de ceux de son oncle, mais vous n’y pensez pas ? Que faites-vous des lois fondamentales du Royaume ? Primo une roi n’abdique pas et deusio il ne choisit pas son successeur.
Louis-Philippe n’a rien usurpé du tout. Il a ramassé une couronne dans le ruisseau par la faute, la bêtise et la lâcheté de son titulaire et il a empêché le rétablissement de la République. Seuls les Républicains peuvent lui en vouloir. Les légitimistes ne peuvent que s’en prendre à leurs chefs, roi en tête, Polignac et tutti quanti. Mais il est vrai que les légitimistes de l’époque étaient d’une bêtise crasse, bêtise que l’on retrouve chez leurs héritiers spirituels, les pseudo-légitimistes actuels. Pauvre monarchie française !
Mieux vaut la République que ce ramassis de crétins soutenus pas une bande d’imbéciles !
L’intelligence des princes d’Orléans était la dernière chance de la monarchie. Les Français n’en ont pas voulu non plus.
Cosmo
Naucratis
31 mars 2016 @ 07:04
Cosmo, votre dernier message est tellement caricatural !
Du haut de votre chaire de professeur d’université (car vous devez au moins l’être pour tenir des propos si péremptoires), vous nous dressez un monde où tout le monde est bête, même très bête, sauf les Orléans, qui sont intelligents, voire très intelligents, tellement qu’ils ont été chassés du pouvoir… Sans doute que les très bêtes Français n’avaient pas compris leur excellente politique…
Si vous aviez rajouté des fautes d’orthographe et de syntaxe, j’aurais cru que Charles l’avait commis.
Ce type de discours n’est pas digne d’un historien mais s’apparente à de la propagande idéologique orléaniste la plus grossière.
Cosmo
31 mars 2016 @ 12:47
Naucratis,
Pour vous la vérité qui vous dérange est caricaturale. Mais quand on vous lit, vous et vos amis, on se demande bien où est la caricature.
Cosmo
Sigismond
4 avril 2016 @ 10:18
Naucratis a bien raison, aucun historien sérieux ne se ridiculiserait à décider qui a raison ou qui a tort, pour la bonne raison que les plus grands juristes ont démontré la nullité des renonciations, et qu’on ne peut soutenir leur validité qu’en s’abritant derrière un traité international imposé par une défaite militaire, en clair une sorte de « nouvel ordre mondial » dicté par une Grande-Bretagne en rébellion contre ses rois légitimes.
Il s’agit d’un conflit de normes juridiques, les lois fondamentales françaises, la loi salique, notre constitution, d’une part, et un traité international signé sous la botte d’Anne Stuart, d’autre part, cette prétendue reine bouffie d’orgueil qui voulait humilier les Bourbons jusqu’à la lie.
Les constituants de 1791 ne voulurent rien préjuger sur l’ordre de succession, et Louis XVIII n’en parla pas dans la Charte. Même les courageux sénateurs de 1814 avaient appelé « librement au trône de France Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi, et après lui les autres membres de la Maison de Bourbon, dans l’ordre ancien » (« dans l’ordre ancien et accoutumé », disait même le projet de texte initial). DANS L’ORDRE ANCIEN, donc avec le roi Charles IV juste après le duc de Berry :
http://www.senat.fr/evenement/archives/pv.html
Cosmo
4 avril 2016 @ 12:22
Sigismond,
Décidément vous faites dans la fantaisie !
« Même les courageux sénateurs de 1814 avaient appelé « librement au trône de France Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi, et après lui les autres membres de la Maison de Bourbon, dans l’ordre ancien »
Vous voulez dire des lâches, qui avaient tout reçu de l’Empereur et qui voulaient sauver leur peau et leurs fortunes accumulées depuis la Révolution, et dont certains avaient voté la mort de Louis XVI. Tous se prosternèrent devant le nouveau Veau d’Or, qui sut les récompenser par titres et pairies dans le nouveau régime.
Quant à l’ordre ancien, cela ne visait aucunement les Bourbons d’Espagne, méprisés par toute l’opinion publique européenne, mais Charles X, venant aux droits de ses frères.
Louis XVIII, méprisé de tous, n’ a été rétabli sur le trône que par un tour de passe-passe. Aucun souverain européen, à commencer par le Tsar n’en voulait. On ne s’accorda sur les Bourbons que faute de mieux et pour ne pas voir la République rétablie. Ils ne méritèrent pas l’honneur qui leur était fait car seize ans plus tard, ils étaient à nouveau sur les routes de l’exil.
Cosmo
Sigismond
5 avril 2016 @ 10:50
Courageux ou lâches, tout dépend de quel point de vue l’on se place. Courageux d’avoir résisté au tyran et d’avoir voté sa déchéance. Courageux d’avoir appelé au trône le souverain légitime.
« Lâches » du point de vue des partisans de l’Ogre.
On peut se perdre en conjectures sur la signification des mots « dans l’ordre ancien », car cela ne fut jamais explicité officiellement. D’ailleurs, Louis XVIII fit fi de l’appel des sénateurs, il était roi depuis 1795 et data la Charte de la dix-neuvième année de son règne (« et de notre règne le dix-neuvième [an de grâce] »).
Cosmo
6 avril 2016 @ 09:11
Sigismond,
Il est à croire que vous ne lisez que ce qui vous arrange. Le retour de Louis XVIII ne fut pas du tout ce que vous présentez. Il fit l’objet de tractations entre les Alliés et ce pauvre Louis XVIII fut bien moqué.
La dignité aurait consisté à s’abstenir de voter contre celui dont on a tant reçu. Ce ne sont pas eux qui ont résisté au « Tyran », mais les Alliés qui l’ont vaincu.
Quant à la légitimité de Louis XVIII et de la dix-neuvième année de son règne, ce fut de la foutaise. La preuve en est que le régime ne tint pas devant une petite révolte de rue.
La seule chose qui soit véritable à l’époque est que le peuple de France ne pouvait plus supporter les guerres du régime impérial et que n’importe quel régime aurait fait l’affaire.
Louis XVIII ne se faisait aucune illusion, à la différence de son benêt de frère, sur les sentiments des Français à son égard. Et il eut l’intelligence d’intégrer cette donnée dans son mode de gouvernement.
Cosmo
Sigismond
6 avril 2016 @ 17:32
Cosmo,
Je vous ai répondu sur les points sur lesquels je suis en désaccord avec vous. Pour le reste, je pense peu ou prou la même chose que vous, à cette nuance que je maintiens que nul ne peut dire avec certitude ce que signifiait l’expression « dans l’ordre ancien » dans l’esprit des sénateurs, d’ailleurs ils n’avaient probablement même pas réfléchi à la question !
Ce n’est pas parce que les Bourbons issus de Philippe V étaient assez déconsidérés en 1814, que cela les expulsait ipso facto de « l’ordre ancien ». Les constituants de 1791 ne voulurent rien préjuger sur cette question.
Quant au mépris des Alliés pour Louis XVIII, le Roi le leur rendait au centuple, et Il le leur fit bien sentir à maintes occasions : Il était le premier souverain d’Europe (et même du monde, tant qu’à faire) et Il les traita comme ses vassaux. Lire Chateaubriand, « Mémoires d’outre-tombe », livre 23e, chapitre 8 : magnifique, à graver en lettres d’or.
Les Oldenbourg (dont faisait partie l’empereur Alexandre de Russie) étaient encore de petits hobereaux quand les Capétiens régnaient déjà depuis des siècles !
Cosmo
7 avril 2016 @ 12:54
Certes, Sigismond, certes ! Nul ne doute de la grandeur de la race capétienne. Mais il n’en est pas moins vrai que sans « les petits hobereaux », Louis XVIII et Charles X seraient mort de faim sur le bord de la route et n’auraient jamais gravi les marches du trône. Mais ne dit-on pas que celui qui bénéficie d’une charité en veut à mort à celui qui la lui prodigue ? Louis XVIII ne fit donc pas exception. Au lieu de les traiter comme des vassaux, il aurait dû leur baiser les mains. Cet orgueil fut insupportable. Et il ne leur porta pas bonheur.
Cela dit, la Maison d’Oldenbourg n’est pas une petite maison vassale, loin de là. Et elle est encore sur deux trônes et à la mort d’Elizabeth II sur trois.
La grandeur des Bourbons atteignit son apogée avec Louis XIV. Sa descendance ne fit pas honneur à sa race. Ils en furent même les fossoyeurs.
Vous semblez vouloir justifier le peu de considération que les étrangers ont pour les Français, qu’ils accusent de se prendre pour ce qu’ils ne sont plus. Il est vrai que si on nous juge à l’aune de raisonnements comme le vôtre, on ne peut que leur donner raison.
Et si les Bourbons avaient eu un peu plus de modestie, peut-être seraient-ils encore rois de France, dans l’une ou l’autre de leurs branches ?
Cosmo
Gérard
28 mars 2016 @ 11:30
Et pourtant Néoclassique se trompe. Il est inutile de dire c’est vrai parce que je le veux.
ML
28 mars 2016 @ 18:08
Etes vous sûr ,Naucratis ,que tout est exact dans le commentaire de Neoclassique ? Il me semble que le roi Louis-Philippe est mort en 1850 et je ne crois pas qu’il ait donné des instructions pour le statufier de cette façon .
Le terme d’usurpateur ne lui convient pas ,il a simplement ramassé la couronne que Charles X avait laissé choir par étroitesse d’esprit ,manque de réalisme …etc …etc .
LAUS'ANNE
29 mars 2016 @ 11:13
Ne pas confondre ML et ml…!!!!! pas le même style !
neoclassique
29 mars 2016 @ 19:30
tu parles, Charles!
Charles X abdique certes mais au profit de son petit-fils le duc de Bordeaux mais soigneusement, ce roué de duc d’Orléans, passera sous silence ce 2e paragraphe de l’abdication.
Ah cet appétit du pouvoir des Orléans!
Dieu merci, 18 ans après les français sont il s’étaient proclamé roi l’enverront à son tour en exil en Angleterre.
Juste effet boomerang!
Cosmo
29 mars 2016 @ 20:12
neoclassique,
Abdiquer au profit du duc de Bordeaux, en sautant allègrement le duc d’Angoulême…voilà qui n’était pas très légitimiste.
Mais les Français ne voulaient plus des Bourbons. La bêtise de Charles X les avait édifiés. Louis-Philippe ne dut son trône qu’à la peur que la République inspirait à certains.
Je constate que vos analyses sont aussi brillantes que celles de Charles X
Cosmo
ML
29 mars 2016 @ 21:17
Je crains fort que les Français ne voulaient ,alors , ni le fils,ni le petit fils de Charles X .
Naucratis
31 mars 2016 @ 07:06
Eh bien si les Français ne voulaient plus de la monarchie, il fallait la République. La monarchie légitime est la seule monarchie possible, même Louis-Philippe l’a reconnu en constatant son échec. Aveu tardif mais lucide, pour une fois.
Gérard
27 mars 2016 @ 17:08
Précisons tout de même que ce n’est ni le roi ni la reine qui ont commandé ce tombeau œuvre d’Antonin Mercié datant de 1886 donc très postérieurement à la mort du roi et même à la mort de la reine.
Louis-Philippe qui fut très attentif pour la chapelle, souhaitait pour tous des gisants dans la tradition médiévale mais sa famille voulut sans doute lui rendre hommage en le représentant debout, même si l’on ignore si l’idée ne vient pas de l’artiste lui même.
Le roi et la reine sont seuls vivants au milieu de tous leurs morts semblant veiller sur leur sommeil et, debout ou priant, ils paraissent affirmer aussi la permanence royale sous la République.
Il fallut 10 ans à Mercié pour sculpter ce bloc de marbre de 14 tonnes et qui en pèse encore trois. Dix ans depuis le retour d’Angleterre en France en 1876 des restes du roi et de reine morts en 1850 et 1866.
Gérard
27 mars 2016 @ 17:12
Louis-Philippe de plus ne fut pas usurpateur et devant Dieu tous les hommes sont égaux, y compris les usurpateurs comme vous dites et les parjures comme les descendants de Philippe V d’Espagne.
Cosmo
28 mars 2016 @ 09:41
Cher Gérard,
Merci pour cette précision sur les dates qui montre bien l’inanité des interventions de certains. Leurs interventions montrent bien leur méconnaissance de l’Histoire et des sociétés. Cette statue illustre parfaitement la pensée dominante de la société de l’époque, l’homme, roi ou pas, debout et protecteur, la femme, reine ou pas, agenouillée en prières. En clair à l’homme la guerre et la conquête, à la femme l’Eglise et la soumission. On voyait ainsi la division de la division de la société, et le couple royal s’y conformait sans doute, comme l’ont fait le comte et la comtesse de Chambord, et tous les couples de tous les milieux, à l’époque.
Amicalement
Cosmo
Gérard
28 mars 2016 @ 10:00
Oui Cher Cosmo et c’est bien mal connaître Louis-Philippe que de lui supposer de telles vanités quand sa mise ordinaire quand il se promenait désespérait le Faubourg.
Charles
27 mars 2016 @ 22:22
A l’avenir, évitez de vous rendre à Dreux, cela vous évitera de voir le très beau monument d’Antonin Mercié, véritable chef d’œuvre de la sculpture française du XIXème siècle, qui semble tant vous tourmenter.
A moins que vous soyez un tantinet masochiste !
Naucratis
28 mars 2016 @ 09:56
Ce monument n’est pas un chef d’œuvre et est on ne peut plus académique. Ce n’est pas forcément un défaut rédhibitoire mais le XIXe siècle nous a laissé des œuvres bien plus originales et belles que celle-ci, heureusement !
Mayg
28 mars 2016 @ 13:25
Parce que Dreux vous appartient pour pouvoir vous permettre de dire qui a le droit d’y aller ou non ?
ML
28 mars 2016 @ 21:34
C’est seulement un conseil aimable ,on ne sait jamais : Naucratis pourrait faire un infarctus !:-)
Mayg
29 mars 2016 @ 13:52
Conseil aimable ? Vous plaisantez ?
ML
29 mars 2016 @ 21:10
Mais non ,Mayg !
neoclassique
29 mars 2016 @ 19:34
rassurez-vous, mon cher Charles, cela m’a suffit d’y aller une fois pour constater tant d’ostentation et de vanité coulé dans le marbre alors que tous les Bourbon, eux, en humbles chrétiens, se sont fait simplement enterrer dans de simples cercueils dans la crypte de St Denis, et sans aucun mausolée…
cela me rappelle curieusement l’évangile du pharisien et du publicain…..
Cosmo
29 mars 2016 @ 20:15
Parlons-en de l’humilité des Bourbons, bouffis par l’orgueil de leur sang ! Quant au pharisaïsme, Louis XVIII en connaissait un bout !
Gérard
30 mars 2016 @ 20:41
Ce n’était pas que de l’humilité, c’était un peu par négligence. Les parents de Louis XVI eux eurent à Sens un fort beau tombeau.
Cosmo
31 mars 2016 @ 08:57
Et personne ne parle, cher Gérard, du monument de Louis XVI et Marie-Antoinette à St Denis. Certes, le roi est agenouillé mais la reine est bien inclinée. On ne peut pas dire que ce monument respire la simplicité et l’humilité si chère à neoclassique.
Amicalement
Cosmo
Véronick
26 mars 2016 @ 22:29
De nos jours, le Prince Jean et la Princesse Philoména ont raison d’inculquer à leurs enfants, d’où ils viennent, la lignée à laquelle ils appartiennent, surtout quand il s’agit d’ancêtres qui ont fait l’Histoire de France.
Rendre hommage à la Reine Marie Amélie, (née Maria Amélia Teresa de Bourbon, Princesse de Naples et de Sicile, Reine des Français pendant 17 ans, 6 mois et 15 jours, au côté de son royal époux le Roi Louis Philippe 1er), lors du 150 ème anniversaire de son décès est tout simplement dans la continuité de l’Histoire…
AnneD75
27 mars 2016 @ 17:56
Alain Decaux vient de nous quitter à 90 ans, il était invité au mariage du Duc de Vendôme.
Lui et André Castelot m’ont donné le goût de l’Histoire avec « La caméra explore le temps » quand j’étais jeune.
Gérard
28 mars 2016 @ 11:33
Un homme très attachant et qui nous aura tous marqué. Il aimait la maison de France pour ce qu’elle représentait et il avait beaucoup de considération pour feu le Comte de Paris.
Actarus
28 mars 2016 @ 12:34
Ah bon ? Est-il parti en voyage ? ;-)
Gérard
29 mars 2016 @ 18:06
Pour le grand voyage hélas et on ne le voit pas revenant de sitôt.
Bianca
28 mars 2016 @ 14:44
Vous m’apprenez une nouvelle qui me peine car je suivais passionnément il y a très longtemps l’émission « Les dossiers de l’écran » animée par le trio Alain Decaux, André Castelot et Armand Jamot…Voilà des émissions qui pouvaient ouvrir l’esprit des enfants et nous sensibiliser tous à l’Histoire avec un grand H ! Regrets sincères !
moine eric
27 mars 2016 @ 20:41
Belle photo du Prince Gaston de France, un beau petit garçon et le Prince Jean de France Duc de Vendôme a raison, d’associé son fils, à l’histoire de France .
Bianca
28 mars 2016 @ 14:46
Absolument moine eric, les jeunes enfants aiment cela et gardent en souvenir toute leur vie de l’approche qu’ils en ont eue grâce à leurs parents !…bianca
Anne-Cécile
28 mars 2016 @ 05:52
Le petit garçon n’a pas fini de poser. En 2016 il a engrangé un nombre conséquent d’ancêtre à honorer. Il doit commencer à bien la connaître cette chapelle. Pour ma part je lui souhaite une dernière demeure (la plus tard possible bien entendu) au milieu de la nature. C’est plus gai et beau qu’être placé sous une de ces statues ennuyeuses et pompeuses indépendamment de la sympathie ou non qu inspiraient les défunts.
jo de st vic
28 mars 2016 @ 08:15
Gérard….c’est bien Chateaubriand qui nous « parle » de l’usurpateur….avouez quand même qu’il est le fils d’un regicide. (.même Condorcet Philosophe des Lumiéres refusa de voter la mort ) Vous êtes devoué a la famille d’Orléans mais ne contredisez pas l’histoire…ils n’ont vraiment rien fait pour « sauver » le duc d’Enghien (Bourbon Condé) par exemple….
Cosmo
28 mars 2016 @ 09:31
Jo de St Vic,
Les Orléans étant proscrits au moment de l’assassinat du duc d’Enghien, je vois mal ce qu’ils auraient pu faire pour lui.
Il n’y a rien d’étonnant à ce que Chateaubriand utilise le terme « Usurpateur ». Oubliez-vous qu’il fit plusieurs fois le voyage à Prague pour rencontrer Charles X et offrir sa médiation en vue de rendre ses droits à la duchesse de Berry ? Chateaubriand aurait sans doute vu les choses autrement si Louis-Philippe lui avait offert le poste de Premier Ministre dont il rêvait ou au moins celui de Ministre des Affaires étrangères.
Louis-Philippe ne fut pas un usurpateur car ce n’est pas lui qui prit la couronne de son cousin en fuite. Pas plus que Bonaparte, lui aussi traité d’usurpateur par les légitimistes, ne prit celle de Louis XVI.
Si on veut traiter Louis-Philippe et Napoléon d’usurpateurs, cela ne peut s’appliquer qu’à la République et non à la monarchie. Louis-Philippe fut désigné roi de Français contre l’option républicaine et Napoléon se sacra empereur mettant fin à la République française. Ils ont donc tous deux usurpé la République.
Voilà l’Histoire ! Et cela n’a rien à voir avec la défense des droits des princes d’Orléans au trône de France.
Bon lundi de Pâques
Cosmo
ML
28 mars 2016 @ 18:10
Bien dit ,Cosmo !
Sigismond
4 avril 2016 @ 15:49
Quel argumentaire spécieux, « usurper la République ». Bonaparte et Louis-Philippe sont qualifiés d’usurpateurs (à la petite semaine, pour le second ; le grand U va au premier, que l’Iscariote avait promis à Louis XVIII de ramener dans une cage de fer ; et n’oublions pas le troisième, appelé « le Petit » par Victor Hugo ; et le petit-fils de Charles X aurait été lui aussi un usurpateur (malgré lui), si Louis-Philippe l’avait fait proclamer roi par les deux chambres, le 3 août 1830) car ils ont ceint une couronne qui appartenait de droit à l’aîné des Bourbons. La République elle, ne porte pas de couronne !
Gérard
28 mars 2016 @ 10:05
Comment oublier que le roi était fils d’un régicide quand cette pensée le hanta toute sa vie car ses frères et lui aimaient leur père.
Quand au duc d’Enghien je suis abasourdi de ce que je lis mais Cosmo a répondu.
Rien ne pouvait sauver Enghien et Napoléon mentit même à Joséphine.
jo de st vic
28 mars 2016 @ 11:08
Cosmo….Je ne pense pas que Chateaubriand ait accepté le poste de Ministre…je vais relire serieusement ses ecrits concernant l’armée des émigrés….bonne journée
Cosmo
29 mars 2016 @ 09:19
Jo de St Vic,
Le vicomte de Chateaubriand était légitimiste, nul ne peut le nier. Mais il était aussi impécunieux et certain de son génie. On ne peut préjuger de rien mais il n’est pas impossible que, tenant compte de son opposition aux ministères Villèle et Polignac, et de ses professions de foi libérales, si le nouveau pouvoir lui avait offert un poste à sa dimension, il l’ait accepté.
Quoiqu’il en soit, il n’en reste pas moins un génie de la littérature française.
Bonne journée
Cosmo
Gérard
28 mars 2016 @ 12:11
Ajoutons que les liens de Louis-Philippe avec Dumouriez n’étaient pas faits pour rassurer le premier consul. Il voulait tuer un Bourbon. Il fallut aller chercher bien sûr le duc au pays de Bade en violant la frontière puisque les Bourbons ne pouvait pas rentrer en France, un décret les ayant banni à perpétuité du territoire français. Bonaparte dit alors à Cambacérès qui voulait sauver le duc : « Les Bourbons croient qu’on peut verser mon sang comme celui des vils animaux ! Mon sang vaut bien le leur ! »
Charles
28 mars 2016 @ 12:48
Merci à Cosmo de rétablir la vérité historique loin des inepties et inventions des pseudo-légitimistes, soutiens du prétendant dissident.
Emeline
4 avril 2016 @ 15:55
Restez calme, Charles. Cosmo ne rétablit strictement rien. Il a fait le choix des orléanistes, pas du légitime prince. Ce n’est pas vraiment grave.
millerose
28 mars 2016 @ 16:35
Chaque nouvelle de notre famille de France me remplie de joie et de fièrtée aussi .J’aime leur style de vie et ce qu’ils font est toujours chargé de sens .Je leur souhaite beaucoup de bonheur
Gérard
28 mars 2016 @ 18:39
Quand Montpensier alla voir son père après le vote fatal et à sa demande, Philippe sanglotait devant son bureau les mains sur ses yeux et il lui dit : « Montpensier, je n’ai pas le courage de te regarder », Louis-Philippe écrira : « Mon frère m’a dit qu’ayant lui-même perdu la parole, il avait voulu l’embrasser, et que mon père s’y était refusé en lui disant : « Non ! Je suis trop malheureux. Je ne conçois plus comment j’ai pu être entraîné à ce que j’ai fait. »
Et il resta longtemps dans cette position sans proférer une parole de plus. »
Dans sa prison Louis XVI parcourut la liste des meurtriers et dit : « Ah ! Que je suis bien fâché que mon cousin ait voté contre moi. »
Euthyme
28 mars 2016 @ 19:02
Gaston Égalité ne semble pas s’extasier devant ces statues. Il est encore un peu jeune pour s’intéresser aux non événements propres a sa famille.
jo de st vic
28 mars 2016 @ 20:36
Charles comme je vous le répète je cite Chateaubriand…et je ne suis ni légitimiste ni orléaniste , cette querelle de 3 ou 4 personnes me fait plutot rire !!!Le duc d’Orléans (prochain Louis Philippe) poussa un ouf de soulagement quand la duchesse de Berry accoucha d’une fille…ce n’est pas moi qui le dit mais les témoins de l’époque….