
La reine de Danemark devait accueillir les 2 et 3 septembre prochains le président américain Donald Trump en visite d’Etat mais ce déplacement a été annulé par le locataire de la Maison Blanche. Motif ? La Première Ministre danoise refuse d’envisager la vente du Groenland. Donald Trump a indiqué : « Le Danemark est un pays très spécial avec des gens incroyables mais étant donné les commentaires de la Première ministre Mette Frederiksen, selon lesquels elle n’aurait aucun intérêt à discuter de l’achat du Groenland, je vais repousser notre rencontre prévue dans deux semaines à un autre moment« .
Corsica
21 août 2019 @ 17:13
Comme l’a écrit Audiard dans les Tontons Flingueurs : « les cons ça ose tout et c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Cela s’applique un peu plus chaque jour à cet homme
grossier, menteur, capricieux, infantile et dangereux qu’une partie d’Américains va réélire. Quoiqu’il fasse, sa base l’adore et comme en dernier ressort ce sont les grands électeurs qui votent, il pourra, comme la dernière fois, s’asseoir au bureau ovale avec deux millions de voix de moins que son adversaire. Chaque pays est libre d’élire qui il veut mais quand c’est le président de la première puissance mondiale qui fait n’importe quoi alors que le monde est une véritable poudrière, on est tous concerné. Et cela me consterne.
Milena K
23 août 2019 @ 13:31
?
Leonor
21 août 2019 @ 17:26
La connerie de ce clown est effrayante.
Sa mégalomanie l’a rendu fou, s’il ne l’était déjà.
Fou, oui, comme le dit Gérard.
Le pire, c’est qu’il a pas mal de chances d’être réélu.
Il satisfait l’Amérique profonde.
marianne
21 août 2019 @ 17:45
Mr le Président ne vient plus ? Ah zut! J’ avais prévu de me faire blanchir les dents pour l’ occasion … ce sera pour la prochaine fois … ou jamais .
HRC
21 août 2019 @ 19:59
de mémoire, il y a ou il y a eu une base US au Groenland sur laquelle personne n’avait droit de regard.
ça suffisait à l’époque, mais avec le nouveau rôle de l’Arctique dans les transports, il est possible que Trump exprime vulgairement une recherche stratégique des bureaux de l’armée, en lien aussi avec les intérêts économiques us.
il n’est pas fou, mais s’il est réélu…….
Michele Lobre
21 août 2019 @ 20:02
Ouf quel soulagement, la reine va pouvoir terminer ses vacances tranquillement et rentrer sereinement au Danemark. Qu’il aille au diable Donald, Qi sème le vent récolte la tempête. Sa politique économique commence à se retourner contre lui aux States. Vilain personnage
Spotlostie62
21 août 2019 @ 23:00
Le Groenland ? Et pourquoi pas racheter la Corse aux Français ou la Sardaigne aux Italiens pendant qu’il y ait !! Quel abruti ce chef d’état qui se croit tout permis ! On voit vraiment qu’il était chef d’entreprise avant son élection !! Il en a gardé les stigmates et pas les meilleurs , loin de là !! Comme j’approuve la Première Ministre Danoise qui lui tient tête et elle a bien raison ! Ce n’est pas parce que le Danemark est un petit pays qu’il doit trembler devant » l’ogre » américain ou du moins son représentant actuel !! Pour qui se prend-il ? Détestable cet individu ! Comment les Américains ont-ils pu l’élire ? Je ne comprends toujours pas ..
Anastasia A
22 août 2019 @ 02:56
Acheter le Groenland ?? Mais il vraiment c…. c’est la reine qui doit être contente … contente de ne pas être obligée de se le coltiner.
Pascal
22 août 2019 @ 05:31
Je pense (très sérieusement) que si l’ U.E. compte sur les U.S.A. pour protéger ses intérêts économiques, culturels et financiers ,elle doit être dissoute d’urgence.
Au fond cette histoire paraît au premier abord ridicule mais elle montre en la caricaturant le vrai fond de l’ Amérique et l’abîme qui la sépare d’un pays comme le nôtre.
Selon certain de mes interlocuteurs privilégiés, un Brexit dur serait voulu par certains milieux industriels et financiers du Grand Londres qui voudraient se débarrasser de l’Ecosse et des deux Irlande et faire de l’Angleterre le cheval de Troie de l’Amérique en Europe .
milou
22 août 2019 @ 06:44
Il vient de proposer de grosses affaires à l’Angleterre qui va sortir de l’Europe… …quel fouteur de m….!
Quel désastre qu’un peuple d’ignorants d’incultes ou de nouveaux riches … qui vote pour un énergumène pareil ! ( je parle ici bien sûr des adeptes de ce pire président que l’Amerique a élu)
ABER
22 août 2019 @ 20:10
Les affaires juteuses promises à la Grande Bretagne avec le Brexit ne se feront pas. Il veut exploiter les anglais et pourrir l’Europe, c’est tout.
Leonor
22 août 2019 @ 10:04
De toute façon, le voudrait-elle qu’elle ne pourrait pas.
D’abord, le Danemark a un gouvernement qui gouverne.
Ensuite, le Groenland est un territoire autonome avec son propre Parlement, l’Inatsisartut .Le territoire fait partie du Royaume du Danemark, mais avec statut spécial .
Qui plus est, il y a des indépendantistes au Groenland, qui n’ont certainement aucun désir de se séparer du DK pour être colonisés par qui que ce soit d’autre, et par Donald moins que par quiconque.
Que Trump ait fait fi de tout cela avant de lancer son OPA, ou pis et plus probable, qu’il n’en sache rien, dans son ignorance crasse, c’est tout dire du personnage.
Anastasie
22 août 2019 @ 11:21
Mon commentaire du 21 AOÛT 2019 @ 14:44
Oups, je viens de remarquer une « magnifique » faute d’accord. Voici donc une version corrigée avec toutes mes excuses :
« Patrick de Saules – J’ai été plus modeste… Je voulais juste suggérer que la Suisse rachète la Haute-Savoie et la Savoie et de cette manière le nombre de frontaliers diminuerait !!!! »
ambre
22 août 2019 @ 11:36
Encore un exemple éclatant de la tendance de chefs d’Etat actuels à croire que l’argent peut tout. Les Chinois font pareil.
Qu’il s’agisse de problème à résoudre ou d’intérêt stratégique à défendre ne fait aucune différence.
Mais il y a des obstacles sur la route de ces raisonnements bas de plafond. Parfois de taille.
Anastasia A
22 août 2019 @ 12:50
Il EST … j’en ai oublié le verbe !
mazana
22 août 2019 @ 16:12
Bonjour à tous
Sans soutenir le personnage le réduire à un c.., un fou dans cette offre d’achat du Groenland c’est un peu réducteur.
Dans le passé les USA ont par 2 fois fait des offres d’achat, la première c’était au moment de l’achat de l’Alaska, la deuxième c’était en 1948 par l’administration Truman.
La Groenland représente donc un intérêt stratégique géopolitique pour les USA.
La base américaine de Thulé est toujours en activité.
De plus la région est un enjeu très important pour les USA, la Chine et la Russie qui sont en compétition pour en prendre le contrôle.
Je ne suis pas sûre qu’il n’y ait pas une part de calcul dans ses outrances, afin de plaire à son électorat de base : « coucou regardez- moi je suis comme vous un beauf inculte » je pense que c’est calculé
Brigitte - Anne
22 août 2019 @ 17:36
Avant qu’il soit réélu il peut s’en passer des choses ….
Pascal
22 août 2019 @ 20:18
Je crois que vous n’êtes pas très loin de la vérité et même très près !
Mais je crois aussi que c’est un cabotin qui en rajoute piégé par ses premiers succès.
Leonor
22 août 2019 @ 20:38
Il est un peu malvenu de parler de ce diadème ici, où il est question du Groenland.
Car c’est le Groenland qui a offert cette tiare à la reine, pour ses 40 ans de règne. L’or est issu de la mine de Nalunaq. Les 121 fleurs d’or qui le composent représentent 17 espèces différentes , qui poussent au Groenland .
Ce bijou porte le nom de » diadème Naasut », ce qui signifie fleurs en langue groenlandaise.
LORDBHJ
23 août 2019 @ 12:27
Donald Trump a annulé sa visite officielle au Danemark sous prétexte que la Première ministre a refusé de lui vendre le Groenland. En réalité, cette séquence est bien plus politique que les caricatures qui en sont faites. Tout d’abord, il faut rappeler qu’il n’est pas impossible pour un pays X d’acheter le territoire d’un pays Y avec son consentement. Rien, en droit international, n’empêche un transfert de territoire à condition qu’il existe un consentement démocratique. Et ce, même en Arctique.
Dans le cas particulier du Groenland, tout dépend du statut de l’île. Depuis 2009, Nuuk peut déclarer son indépendance du Danemark à tout moment. Ainsi, le Groenland pourrait en théorie déclarer son indépendance et rejoindre immédiatement les Etats-Unis en se «vendant» de lui-même. Cela nécessiterait un Traité d’achat, lequel devrait être ratifié démocratiquement tant par Nuuk que par Washington. A Nuuk, la ratification pourrait prendre la forme d’un référendum, tandis qu’à Washington le processus de ratification passerait par le Congrès — on va y revenir…
Dans le cas actuel, où le Groenland reste un territoire associé au Danemark bien que semi-autonome, le Traité en question devrait être négocié entre Washington et Copenhague car les questions de souveraineté et de politique étrangère directe restent de la compétence du Danemark… et le consentement démocratique local du pays vendeur devrait à la fois être obtenu vis-à-vis du Danemark ET du Groenland. Or, ce consentement est absolument inenvisageable à court comme à moyen termes. Le Groenland a opposé une fin de non-recevoir à Donald Trump et il n’y aura pas de négociations dans un avenir proche. Nuuk veut l’indépendance réelle et ne souhaite pas remplacer une tutelle historique (celle du Danemark) par une autre, qu’elle soit chinoise, américaine ou autre.
Quant au Danemark, s’il venait à perdre le Groenland, il perdrait sa qualité de pays arctique. Copenhague n’a aucun intérêt à apporter à la proposition de Trump ni à accélérer d’une manière générale une émancipation du Groenland sans pouvoir y préserver son influence historique. Trump et son administration collaborent avec le Danemark et le Groenland au sein de nombreuses instances dédiées à l’Arctique (Conseil de l’Arctique, ACGF, AEC, ASFRT,…) ainsi qu’au sein de l’OTAN, entre autres. Ils connaissent la situation.
Alors, pourquoi aller si loin ? D’autant plus que Donald Trump ne peut même pas décider seul d’acheter le Groenland : il a besoin de l’aval du Sénat (pour ratifier le traité d’achat) ainsi que de la Chambre des Représentants (pour voter le déblocage des fonds pour payer la transaction) comme ce fut le cas déjà en 1867-1868, lorsque le Congrès a tout fait pour retarder l’achat de l’Alaska à la Russie afin d’empêcher Andrew Johnson — devenu Président suite à l’assassinat d’Abraham Lincoln — d’en tirer un avantage politique en vue de la présidentielle de 1868.
Achat ou pas, le Groenland apporte déjà des bénéfices à Trump. Les Etats-Unis redécouvrent leur frontière nord en Arctique. Déjà en retard sur la Russie dans la région, Washington se doit de répondre à la pression politique exercée par Moscou, mais aussi par la Chine
Positions stratégiques. Alors, vraiment, pourquoi Donald Trump s’est-il engagé dans ce bourbier, au risque de casser encore un peu plus le lien entre les Etats-Unis et leurs alliés européens ? Il faut chercher la raison tant dans la nouvelle politique arctique de l’administration Trump que dans la dynamique politique interne aux États-Unis alors que s’intensifie la campagne des primaires côté démocrates. Achat ou pas, le Groenland apporte déjà des bénéfices à Trump. Les Etats-Unis redécouvrent leur frontière nord en Arctique. Déjà en retard sur la Russie dans la région, Washington se doit de répondre à la pression politique exercée par Moscou, mais aussi par la Chine car Beijing a pris des positions stratégiques au Groenland.
Ainsi, alors que l’administration Trump multiplie les déclarations chocs depuis 18 mois afin d’essayer de reprendre la main sur l’agenda arctique face à la Russie et à la Chine, il n’est pas si surprenant de voir Trump relancer l’idée impérialiste du rachat du Groenland… Même si c’est préjudiciable dans la relation avec le Groenland et le Danemark, ce coup de com’ est en fait un ballon d’essai médiatico-politique faisant contre-feu aux multiples annonces russes et chinoises en Arctique. Et, grâce aux médias et aux réseaux sociaux, ça marche…
La posture arctique de Trump est défensive : face à la Chine, qui a su s’insérer dans le vide laissé par 15 ans de désengagement américain vis-à-vis du Groenland, Washington ne peut plus se permettre de laisser l’île inuit s’éloigner de la sphère d’influence des États-Unis. Car ce serait un risque direct pour la capacité d’influence américaine dans l’ensemble du jeu arctique, mais aussi, et surtout, un risque majeur pour la sécurité du territoire américain même et de la stabilité des eaux de l’Atlantique-Nord. En effet, depuis les années 40, le Groenland est considéré par le Pentagon comme le 1er rideau de défense naturel pour la côte Est des États-Unis et un relais logistique transatlantique. D’où l’installation de la base militaire de Thulé et du hub aérien de Kangerlussuaq.
Ce coup politique aux dépens du Danemark et du Groenland — qui n’avait rien demandé mais profite de cette exposition médiatique mondiale à 0 coût — est un ballon d’essai voué à montrer une fois encore la capacité de Trump à faire bouger certaines lignes dans le jeu arctique. Mais aussi pour montrer à son électorat qu’il est toujours un «deal-maker», un «visionnaire stratège» et un «défenseur de la grandeur de la Nation», quitte à être irrespectueux avec ses alliés arctiques et européens. Ces thèmes sont complètement délaissés par les démocrates de même qu’ils sont délaissés par les puissances scandinaves et européennes en Arctique. Avec ce coup, il repositionne les Etats-Unis sur les mêmes codes rhétoriques que la Russie et la Chine : nous aussi nous sommes une grande nation qui peut remodeler le Grand Nord.
En résumé, pendant que la presse et les réseaux caricaturent Trump, celui-ci mène tranquillement la barque qui l’emmènera jusqu’en novembre 2020. Il fait l’agenda politique, décide du news cycle. N’oubliez pas, c’était sa recette en 2016. Ne tombez pas dans le panneau !
Mikaa Mered est professeur de géopolitique et spécialiste des pôles arctique et antarctique. Il est l’auteur de « Les Mondes Polaires » à paraître le 16 octobre aux Presses Universitaires de France.
Gérard St-Louis
23 août 2019 @ 17:26
Récemment, j’ai vu à la télé un reportage sur le sort des premières nations au Groenland. Étant citoyen canadien, j’étais en mesure de le comparer avec celui de nos amérindiens vivant au Canada. J’ai trouvé que leur sort était très enviable en comparaison. Le Danemark les a manifestement mieux traité. Ils seraient mieux d’y penser à deux fois avant de déclarer leur indépendance.