
Du 28 mars au 19 juillet 2010, le château de Compiègne accueille l’exposition « 1810, la politique de l’amour. Marie Louise et Napoléon Ier à Compiègne« . Pour l’occasion, plus de 200 oeuvres, pièces de mobilier, cadeaux de mariage, sculptures, soieries, bijoux,… seront exposés. Des prêtes exceptionnels ont été consentis par le Louvre, le château de Versailles, les Fondations Napoléon et Thiers ainsi que de l’étranger.
L’exposition qui est une première consacrée à l’impératrice Marie Louise en France, s’inscrit dans le cadre du bicentenaire de son mariage avec Napoléon I. Elle relate aussi son arrivée à Compiègne et le fastes de la célébration de son mariage. (Merci à Marina pour l’info – Tableau au Musée du Louvre)
Caroline
31 mars 2010 @ 20:57
Tous les commentaires precedents sont tous tres interessants avec des details historiques car je ne connais pas bien l’imperatrice Marie-Louise!
plaquet
31 mars 2010 @ 21:34
Si des internautes sont intéressés, une visite – conférence « privée » des Grands Appartements et de l’exposition « La politique de l’Amour » est organisée le 25 juin à Compiègne à 13 H 45, je peux éventuellement être l’ intermédiaire
Le 29 mai à St Leu la Foret (95), journée consacrée à Louis roi de Hollande (bicentaire de son abdication), visite de la crypte, conférence.
Hélène
31 mars 2010 @ 23:08
C’est curieux, comme les gènes des parents se répartissent.
Luisel comme son père l’Empereur François II, appelait
Marie-Louise, a échappé à l’hérédité, qui a atteint au moins deux de ses frères.
Le pauvre empereur Ferdinand 1er, qui a mis très
longtemps à tenir un verre et a du abdiquer et l’archiduc François-Charles,père de l’empereur François-Joseph 1er, moins atteint que son frère.
Il parait qu’elle aurait dit toute jeune,en parlant de Napoléon « Voir cette personne me parait un supplice pire que tous les martyres ».
Napoléon l’aima à sa manière et elle-même passa de la haine à l’amour.
Quand elle regagna Vienne, elle n’avait que 23 ans.
Le plus malheureux fut l’enfant, ce petit Napoléon II
et ses paroles terribles :
« Entre mon berceau et ma tombe,il n’y a un grand zéro ».
« Ma naissance et ma mort, voila toute mon histoire »
palatine
1 avril 2010 @ 09:26
Dominique, nous avons un hobby en commun : les mémoires. Je collectionne tout ce que je peux trouver sur le 18e S depuis des décennies et ces memoires furent souvent édités au debut du 19e S. Mais tout écrit autobiographique, que ce soit Mességué, l impératrice Farah ou Mmes de Boigne ou de la Tour du PIn en passant par la baronne d’Oberkirch est toujours passionnant. Ne pouvant vous contacter directement je vous écris par ce site. Comme moi vous adorez les anecdotes dans les mémoires. Avez-vous eu l’occasion de lire les memoires de Mme de Créquy qui vecut du regne de louis 14 à celui de Bonaparte. Ca se présente en 4 ou 5 petits tomes et ca n a pas été écrit par une femme. Je suis en deplacement et ne peux vous dire qui a vraiment ecrit ces mémoires mais les anecdotes sont toutes veridiques et c est ce qui m a le plus amusée dans les mémoires édités au debut du 19e. Les anecdotes drôles abondent dans ces 4 ou 5 tomes. Je pense que ce livre est introuvable mais vous vous pourriez peut-être le trouver. J ai pu lire ca à partir d une bibliotheque d une capitale du Nord .
Les mémorialistes nous revelent leur caractere aussi. C st un des interêts des memoires.
Alix
1 avril 2010 @ 12:22
Il faut aussi noter que Marie-Luoise fut adorée en son duché de Parme. Aussi doit-on lui reconnaître quelques qualités de direction et de coeur pas si ordinaire.
Elle fut exceptionnellement épargné par l’hérédité contrairement à ses frères qui ressemblaient aux portraits espagnols Habsbourg (d’ailleurs je trouve que certains enfants de la Princesse Astrid ressemblent physiquement au père de François-Joseph malgré une parenté très très éloignée et pas directe).
palatine
1 avril 2010 @ 13:41
Oui, Alix, on parle encore aujourd’hui à Parme de cette bonne duchesse Luigia comme on l’appellait, je m’en suis aperçue l’autre jour dans le train vers Milan. Vous savez tout le bien que je pense d’elle. Mais il faudrait aussi réhabiliter ce « vil séducteur » de Neipperg qui n’a pas bonne presse chez les admirateurs de Napoléon.
C etait un homme remarquable. Il était général mais avait aussi des qualités de diplomate et avait pu mener avec succès de délicates négociations à l’étranger. L empereur François l’estimait beaucoup et avait pensé à raison qu’il était l homme de la situation en ce qui concernait Marie-Louise.
Il est tombé amoureux fou de cette dernière et tous deux ils ont combattu ce penchant (lui, était prêt à se brûler la cervelle tant il était désespéré). L’empereur François lui ordonna d’accompagner et de seconder sa fille à Parme et ce fut une très bonne chose parce qu’il s’occupait de tout là-bas. Et les Parmesans etaient les derniers à s ‘en plaindre. Le couple a vraiment commencé sa liaison à Parme. Marie-Louise aurait pu demander une annulation de son mariage avec napoléon mais par respect pour ce dernier et surtout son fils elle ne l a pas voulu et a épousé Neipperg quand elle a été veuve.
Neipperg était tellement intègre qu’il refusait d’être payé pour son « travail » à Parme et il se contentait de sa solde de général autrichien. D’ailleurs il n’a pas laissé d’argent,ou tres peu, aux enfants de ses deux mariages. Heureusement ceux-ci ont fait je crois l ‘objet de protections à Vienne.
Dans une de ses lettres à sa mère, Louise Marie d’Orléans reine de Belgique se plaint d’ « un comte Neipperg » qui selon elle fait un trop beau mariage. Il s’agit surement d’un fils de Neipperg, de son premier mariage.
palatine
1 avril 2010 @ 14:43
Helene msg 33
je pense souvent au fils de Napoléon. Metternich a tout fait pour que ce jeune homme ne règne sur rien, meme pas un lopin de terre.
Après l’abdication de Napoléon, pour la rendre bien docile, on a tenu le susucre Parme pour Marie-Louise en lui laissant croire que son fils deviendrait un jour duc de Parme, mais il n en fut rien. Metternich était là. Il voulait à tout prix couper les ailes de l’Aiglon. Marie-Louise a eu bcp de difficulté à obtenir le duché de Parme et finalement à la condition qu’ à sa mort celui ci reviendrait aux héritiers naturels du duché. Donc son fils n’aurait rien. Elle a fini par se résigner. Entre-temps, son fils était bien gardé à Vienne.
L empereur Francois II aimait bcp son petit-fils et s’arrangea pour lui donner une terre et un titre autrichiens et il fut nommé duc de Reichstad. Je suis sûre que Metternich l’a surveillé toute sa vie du coin de l’oeil et souvent je me demande si le mauvais diagnostic de maladie du foie alors qu il s agissait plutot de tuberculose n a pas été influencé par Metternich. Je sais que j ai bcp lu de polars ds ma vie, mais cette erreur de diagnostic a pu aider ou hâter la mort de ce charmant jeune homme que tout le monde aimait dans la famille. Metternich a t il soudoyé le médecin de famille ? j avoue que c est une question que je me pose. La tuberculose etait dans la famille d’Autriche à cette époque mais je continue à avoir mes doutes.
Pierre-Jean
1 avril 2010 @ 18:02
Palatine, j’ai terminé récemment les mémoires de la comtesse de Boigne, absolument passionnantes, d’autant plus qu’elles parcourent tellement de bouleversements avec la chute de la monarchie d’Ancien Régime, le Premier Empire, la Restauration etc…
palatine
2 avril 2010 @ 10:12
Pierre-Jean, je relis ces mémoires tous les 5 ou 6 ans. C est d’ailleurs pour ça que j’aime tant les mémoires, parce que à chaque relecture, on est accroché par un détail différent et on le voit sous un jour différent, en parallèle avec notre évolution personnelle. Parmi les mémorialistes de son temps, la comtesse de Boigne est la plus cérébrale et intelligente. Cette dame est tellement intéressante que j’ai acheté il y a une dizaine d’années une bio sur elle. Eh bien ça en valait la peine. Sa jeunesse est un vrai roman. Et son mariage une erreur, je trouve.
Les mémorialistes ne peuvent pas nous cacher leur travers ou leurs qualités. Madame de la Tour du Pin est trop imbue de son rang, et ça se retournera plus tard contre elle.
Moi les mémooires qui m’ont le plus amusée sont celles de la marquise ou duchesse de Créqui ou Créquy. J’ai pu tomber sur une édition du début du 19e ds une biblio à l’étranger et si vous tombez dessus, lisez-les.
On a réédité les mémoirse de la comtesse d’Adhémar mais on a caviardé le passage le plus intéressant, celui de ses rencontres avec le fameux comte de St Germain qui lui predit vers 1788 ou 89 que la France connaitra des remous politiques pendant 100 ans et que ds 100 ans les Bourbons ne régneront plus.
Au détour des mémoires on apprend tjs de petits details intéressants ou amusants.
La baronne d’Oberkirch (voir collection du Temps Retrouvé) est une sorte de journaliste qui dans ses mémoires raconte la vie à Paris au temps de Louis 16. Elle parlera allemand avec Marie-Antoinette . Elle parle aussi d une séance de voyance chez le comte de Puységur où une jeune fille voit ds un verre d’eau la chute de la monarchie et la fin de la reine. Le comte dit qu’il espère mourir avant de voir ça et il eut cette chance.
à la prochaine discussion sur les mémoires, parce que je vais finir par lasser.
Palatine
Pierre-Jean
2 avril 2010 @ 16:16
Palatine, c’est la deuxième fois que je lisais des mémoires, après celles de Saint Simon, votre post me donne des idées de lecture, je vous en remercie très sincèrement;
Vous ne pouvez pas lasser, puisque nous sommes en plein dans le sujet qui nous intéresse sur ce site, à savoir la noblesse.
palatine
3 avril 2010 @ 10:43
Pierre-Jean, j’ai mis des années à réunir ma collection de mémoires. Heureusement, la collection « Le temps retrouvé » a réédité quelques mémoires de que je cite plus haut et que je vous recommande. Cela existe maintenant en livre de poche. Ce ne fut pas facile parce que j’ai toujours vécu à l’étranger.
En fait, certains mémoires c ‘est à l’étranger que je les ai trouvés (je pense qu en français « mémoires » est au masculin pluriel) parce qu’ils étaient en bibliotheque, en éditions du 19e S . J’aime bcp l’époque charniere Ancien Régime-Début du 19e S. Mais il y a des choses qu’on ne peut trouver qu en bibliotheque comme par ex. les nombreux tomes des mémoires (avec qq mensonges par omission) de Mme de Genlis qui était tout de même une femme exceptionnelle. Elle fait le lien entre le 18e et le 19e S et j’ai une version abrégée de ses mémoires que je n ai pas eu le temps de lire en entier ds la bibliotheque étrangère où j’ai trouvé des trucs très rares.
Elle a été la gouvernante des enfants du fameux duc d ‘Orléans, futur Philippe Egalité. Moi ds les mémoires je m’ intéresse tjs à l ‘enfance et l’éducation des personnages.
C est grâce à cette éducation (pas aussi aliénante que celle de l’héritier de Victoria) que Louis-Philippe a pu gagner sa vie en exil. Les enfants Orléans avaient de larges connaissances ds tous les domaines (langues, sciences etc) mais ils connaissaient aussi un tas de métiers manuels. N’oubliez pas que Louis-Philippe trouvait dans sa soeur un conseiller et un interlocuteur valable. Elle avait « a first rate mind » grâce à l’éducation de Mme de Genlis.
L’autre intérêt de ces mémoires que je regrette de ne pas eu le temps de lire en entier, est la différence de moeurs et de « bonne manières » qu elle découvre à son retour d’émigration. Elle est très choquée. C est elle qui m’a appris que pendant l’Ancien Régime on ne plaçait pas les gens à table selon leur importance. Elle trouve le procédé tres impoli. Elle découvre une société qui a perdu, dit-elle , son bon ton.
Un journaliste américain dans un article du Washington Post sur Jefferson prenait pour une bizarrerie de celui-ci à Monticello le fait qu’il ne plaçait pas ses invités à table. Après avoir lu le livre abrégé de mémoires de Mme de Genlis, j’ai compris pourquoi. Jefferson avait quitté la France sous l’Ancien Régime et n’y était plus retourné. Je me suis dit que finalement quand on réfléchit, on donne raison à Mme de Genlis.
Quand on place une personne jugée peu importante en bout de table, ce n est pas tellement poli finalement. On fait honneur aux hôtes de marque et on fait comprendre aux autres qu ils sont du menu fretin. Et pourtant cette habitude de placer à table est bien ancrée dans les moeurs . J’ai vu une fois une emission sur Diane de Wurtemberg et on la voyait discutant gentiment avec sa mère pour un plan de table.
Les mémoires font un lien entre le passé et le présent.
Si vous aimez comme moi le 18e S, je vous conseille de continuer par les mémoires de Mmes de la Tour du Pin et d’Oberkirch . Il y a aussi ds la collection « le temps retrouvé » en livre de poche la correspondance de la princesse Palatine. (clin d’oeil)
Pierre-Jean
4 avril 2010 @ 14:29
Merci Palatine, justement ma marraine va me prêter les mémoires de la princesse Palatine qu’elle a lu jeune fille, et qu’elle avait grandement apprécié.
Je vous ai lu avec grand intérêt.
palatine
4 avril 2010 @ 18:59
msg 42
Pierre Jean, si vous lisez les lettres de la princesse Palatine, vous verrez que la pauvre femme était tombée dans un beau panier de crabes. Mais je pense que cela vous interessera.
JAusten
4 avril 2010 @ 20:23
Palatine et Pierre-Jean, je vois que nous avons les mêmes lectures ! j’avais énormément apprécié les memoires de la comtesse de Boigne ainsi que celles de la baronne d’Oberkirche (même collection) ; celles de la princesse palatine m’ont moins plu car écrit en vieux français. Mais effectivement, tout ce que la court de prusse lui a fait vivre fait froid dans le dos.
Piapias
4 avril 2010 @ 20:49
Palatine (joyeux pseudo)(43) et Pierre-Jean (42), en complément de la lecture des lettres de la truculente princesse Palatine, je me permets de vous conseiller, chez Fayard, Madame Palatine de Dirk Van der Cruysse (de l’Académie royale de Belgique, professeur à l’université d’Anvers où il enseigne l’histoire de la littératue et de la culture française).
Cet ouvrage, qualifié de remarquable, m’a été chaudement recommandé par un de mes professeurs de licence d’histoire très pointilleux sur la qualité des auteurs d’ouvrages historiques.
Bien à vous
Piapias.
Dominique Charenton (Royauté2)
4 avril 2010 @ 22:06
Pour vous chère Palatine
» Au delà de tout ce qui les séparait sur le plan sexuel, Monsieur et Madame avaient une chose en commun : ce que le siècle appelait joliment « »les douceurs du mariage « » les laissait indifférents
tous les deux. Elisabeth Charlotte confie en 1717 à Caroline (1683-1737, alors princesse de Galles ) que la princesse de Monaco, après avoir tenté en vain de lui faire goûter l’amour lesbien et de lui donner un amant, « » disait souvent qu’elle ne comprenait pas ma nature, puisque je ne m’intéressais ni aux femmes, ni aux hommes . La nation allemande est apparemment plus
froide que toutes les autres » »
Cette froideur, explique sa docilité devant la décision de Monsieur qui estima après la naissance de leurs fils et de leur fille qu’il avait rempli sa tache dynastique et que le temps était venu de faire chambre à part. En attendant ce moment qu’il a dû saluer avec soulagement , Monsieur, dévot à sa façon, demandait à la religion de suppléer son manque d’ardeur dans
l’accomplissemnt de ses devoirs conjugaux.
Madame raconte ainsi les surprises de ses nuits d’amour à Caroline de Galles « » Feu Monsieur m’a fait rire une fois de bon coeur.
Il apportait toujours au lit un chapelet d’où pendait une quantité de médailles, et qui lui servait à faire ses prières avant de s’endormir. Quand cela était fini, j’entendis un grand cliquetis de médailles, comme s’il les promenait sous la couverture. Je dis : « » » Dieu me pardonne, mais je soupçonne que vous faites promener vos reliques et vos images de la Vierge dans un pays qui lui est inconnu. » » » Monsieur répondit : « » »
Taisez vous, dormez. Vous ne savez ce que vous dites. « » »
Une nuit je me levai en douceur et je dirigeai la lueur du bougeoir dans le lit comme il promenait ses médailles sous la couverture. Je le saisis par le bras et lui dit en riant :
« » » Pour le coup vous ne sauriez plus me le nier « » » Monsieur rit aussi et dit : « » » Vous qui avez été huguenotte, vous ne savez pas le pouvoir des reliques et des images de la Sainte Vierge. Elles garantissent de tout mal les parties qu’on en frotte « » »
Je répondis : « » » Je vous demande pardon, Monsieur, mais vous ne me persuaderez point que c’est honorer la Vierge que de promener son image sur les parties destinées à ôter la virginité. » » »
Monsieur ne put s’empêcher de rire et dit : « » » Je vous prie, ne le dites à personne. » » »
in Dirk Van der Cruysse, Madame Palatine, 1988
Bien cordialement
Dominique Charenton (Royauté2)
4 avril 2010 @ 22:16
Une autre anecdocte sur la Palatine :
Veuve, la Princesse Palatine, avait gardé intacte sa passion pour les pets. Ainsi un jour que le jeune Louis XV, souffrait de coliques venteuses, elle s’approcha de lui un billet à la main. Le maréchal de Villeroy, gouverneur du roi, demanda à Madame : » Quel billet donnez vous là au Roi ? »
» C’est un remède contre la colique des vents…. » lui répondit elle gravement.
» Il n’y a que le médecin du roi qui puisse lui proposer des remèdes.. »
Et Madame de répliquer : » Pour celui ci je suis sur que M.Dodart l’approuvera, il est même écrit en vers ! »
Louis XV, embarrassé, n’osait déplier le papier, quand il s’y résolut enfin, la lecture provoqua son fou rire. Le maréchal deamnda à prendre connaissance de cette ordonnance et il lut :
« » Vous, qui, dans le mésentère,
avez des vents impétueux….
Ils sont dangereux
Et pour vous en défaire…
Pétez !
Pétez ! Vous ne saurez mieux faire
Pétez !
Trop heureux de vous défaire d’eux…
A ces malheureux
Pour donner liberté toute entière
Pétez !…
Vous ne saurez mieux faire
Trop heureux
De vous délivrer d’eux ! « »
La veuve de Monsieur, écrivit sa dernière lettre neuf jours avant de mourir à St Cloud et quand elle eut rendu le dernier soupir, un chroniqueur malicieux écrivit : « » Qu’elle dorme en Pets ! « »
in J.Feixas et Romi, Histoire anecdotique du
pet, 1991
Dominique Charenton (Royauté2)
4 avril 2010 @ 22:22
Pour mettre en appétit Pierre Jean, quelques extraits de la correspondance de la Palatine :
« Fontainebleau le 10 octobre 1693
Ma belle fille est une désagréable et mechante créature; elle ne s’inquiète pas de mon fils.
….Sa figure est parfaitement déplaisante .Elle ressemble, à un cul comme deux gouttes d’eau : elle est toute bistournée; avec cela une affreuse prononciation comme si elle avait toujours la bouche pleine de bouillie, et une tête qui branle sans cesse. Voilà le
beau cadeau que la « vieille ordure » nous a fait.
NB : « vieille ordure » est un nom que donne la princesse palatine à Madame de Maintenon sachant que soon courrier est ouvert…
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« Versailles, le 20 février 1695
…C’est un grand honneur d’être à côté du roi, au sermon, mais je céderais volontiers ma place car Sa Majesté ne veut pas me permettre de dormir: sitôt que je m’endord, le roi me pousse du coude et me
réveille… »
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« Versailles, le 4 décembre 1695
La grande princesse de Conti avait fait des reproches à Madame la duchesse de Chartres et à Madame la duchesse de ce qu’elles s’enivrent; elle les a appelées des sacs à vin.La dessus les autres, l’ont appelée, elle, sac à ordure. »
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» Versailles, le 7 mars 1696
……La femme de mon fils est une degoûtante créature ; elle s’enivre comme un sonneur trois ou quatre fois par semaine. …. »
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»
Versailles, le 2 septembre 1696
……Si l’on peut recouvrer sa virginité après n’avoir pas pendant dix neuf ans couché avec son mari , pour sûr je suis redevenu vierge…. »
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palatine
5 avril 2010 @ 11:22
Piapias msg 45
j’ai lu l’excellente biographie de la Palatine dont vous parlez dans les années 80. A cette époque, elle a eu énormément de succès. Il était venu présenter son livre à la television française. Je n’ai pas ce livre chez moi mais je l’ai lu en entier. Dirk van der Cruysse a fait un travail remarquable et comme moi il aimait bcp la princesse, malgré ses bizarreries. Mais c’était une femme droite et honnête et de bon sens et Louis XIV ne s’y est pas trompé.
Dominique Charenton nous a servi les plus savoureuses anecdotes sur la princesse. Celle des médailles est assez connue. Je ne connaissais pas celle du billet à Louis XV.
Elle a été aimée de ses deux enfants qui lui ont tjs manifesté du respect et ses dernières années ont été douces quand son fils le Régent a été aux commandes.
Mais qu’est-ce qu’on lui en a fait baver au temps de Mme de Maintenon et meme avant.
Je ne sais pas si la bio de Dirk van der Cruysse est encore trouvable mais je la recommande chaudement. Il a travaillé des années pour réunir ses sources. Je vais peut-être la commander moi-même si je la trouve sur internet. Car les bio et les mémoires, ça se relit avec un regard différent apres x années.
Je conseille à JAusten la bonne réédition en collection de poche des mémoires Mme de la Tour du Pin (Le temps retrouvé) complétés par de la correspondance .
JAusten
5 avril 2010 @ 12:38
Merci Palatine, mais je les ai tous lu :(
Piapias
5 avril 2010 @ 13:01
Platine (49) Je suis de votre avis, c’est un excellent fond de bibliothèque.
Oui, actuellement, on le trouve, sans problème, sur internet et peut-être même dans certaines FNAC.
Bonne journée.
Sophie2
1 mai 2010 @ 12:17
une princesse maltraitée par l’histoire qui idéalise trop napoléon et évite de parler de ses erreurs, des impots élevés …