
Le château du Nouvion-en-Thiérache se situe dans le département de l’Aisne au coeur-même de l’ancien duché de Guise. Le domaine forestier a autrefois appartenu à Marie Stuart dont la mère était une Guise.
Le domaine revint ensuite aux princes de Condé par héritage. Le duc d’Aumale, 4ème fils de Louis-Philippe en hérite de son oncle et parrain le duc de Bourbon en 1830. Après la révolution de 1848, le duc d’Aumale est contraint à l’exil et cède le domaine de Guise à la banque Seillière pour 13 millions de francs. La société Seillière construit entre 1853 et 1856 l’actuel château afin d’abriter les bureaux de l’administration forestière du domaine.

Le château est en fait une vaste demeure néo-Louis XIII en briques, bâtie sur un plan symétrique en U. La vente à la société Seillière n’était en fait qu’une opération fictive. C’est pourquoi le duc d’Aumale retrouve son domaine dès 1872 avec en « prime » un nouveau château qui remplaçait avantageusement l’ancienne demeure en ruine des ducs de Guise.
Au décès du duc d’Aumale en 1897, le duc de Guise en hérite avec réserve d’usufruit au duc de Chartres, son père. Le jeune duc de Guise s’installe au château de Nouvion juste avant son mariage en 1899 avec sa cousine la princesse Isabelle de France, fille du prétendant Philippe VII, comte de Paris.

Le jeune ménage s’y installe et vit paisiblement dans ce cadre champêtre. deux des quatre enfants du duc et de la duchesse de Guise naquirent au château. La princesse Anne, future duchesse d’Aoste le 5 août 1906 et le prince Henri, futur comte de Paris le 5 juillet 1908.
Le prince Henri est baptisé le 25 novembre 1908 par l’Abbé Desmier d’Olbreuse en l’église Saint Denis du Nouvion-en-Thiérache. La duchesse de Guise s’ennuyant au château, les princes décident dès 1909 de quitter la métropole pour le Maroc. En 1910, le duc et la duchesse de Guise et leurs 4 enfants s’installent sur le site de Larache au Nord du royaume chérifien.
Le château du Nouvion sera pillé par les Allemands durant la guerre 14-18. A la mort du duc de Guise en 1940, le comte de Paris et ses soeurs la princesse Christophe de Grèce, la princesse Pierre Murat et la duchesse d’Aoste héritent du domaine.

Faisant suite à un accord familial, le comte de Paris et le prince Michel de Grèce (fils de la princesse Françoise) deviennent les seuls propriétaires de l’important domaine forestier. Le prince Michel de Grèce vendra sa part quelques années plus tard. Le comte et la comtesse de Paris seront très touchés lorsque la ville honora la mémoire du prince François mort en Algérie en donnant son nom à l’allée face au portail du château. Le comte de Paris resté seul propriétaire, le vend en 1980 à la ville de Roubaix pour en faire un centre d’accueil pour enfants.

En 1994, le comte de Paris assiste à l’hommage que lui rend sa ville natale. Ainsi par décision du Conseil municipal, la promenade entourant le plan d’eau est inaugurée et baptisée « Promenade Henri d’Orléans, comte de Paris ». En 1999, au décès du comte de Paris, le domaine forestier est partagé entre ses héritiers. Aujourd’hui, le prince jean, duc de Vendôme est le principal propriétaire de la forêt en raison des dispositions testamentaires de sa grand-mère la comtesse de Paris.

Le duc de Vendôme gère sa forêt et assiste chaque année à la vente annuelle du bois. Quant au château, il a été revendu en 2000 par la ville de Roubaix à un homme d’affaires belge.
(Merci à Charles pour l’article et les photos – Article dédié au comte de Paris né à Nouvion-en-Thiérache il y 102 ans aujourd’hui)
Clémentine
10 juillet 2010 @ 19:19
david tomaszyk: auriez-vous la gentillesse de me donner le nom de la dernière descendante des Comtes de Ferrette ? Une partie très éloignée de ma famille paternelle descend d’une soeur de Hugues Capet et a des ancêtres Habsbourg.
Caroline, je suis née à Haguenau et ai des ancêtres, entre autres, dans le Kochersberg, en Alsace du Nord, au Palatinat et au Württemberg.
david tomaszyk
11 juillet 2010 @ 10:36
Clémentine :
Ulrich III, dernier comte de Ferrette et son épouse Jeanne de Montbéliard son les parents de Jeanne de Ferrette (1300-1351) la derniere de son nom.
Elle épousera Albert II le sage (1298-1358, fils de Albert Ier de Habsbourg et d’Elisabeth de Tyrol.
Ils sont les ancetres direct de l’archiduc Otto…
Je vous recommande l’ouvrage de Gabrielle CLAERR-STAMM « Jeanne de Ferrette, épouse d’Albert II de Habsbourg ou le destin européen d’une alsacienne » de la société d’histoire du Sundgau, ville de Ferrette (nombreuses reproductions et arbres généalogiques)
cecil
11 juillet 2010 @ 14:41
Clémentine,
La mère de Jeanne de Ferrette est aussi appelée Jeanne de Bourgogne, de la dynastie, non capétienne, des comtes de Bourgogne.
Vous savez surement que le titre de comte de Ferrette appartient, aujourd’hui, à Albert de Monaco.
Mimich le Belge
12 juillet 2010 @ 14:24
Charles (49)
La page des lieux de la Famille d’Orléans que vous m’aviez demandée ICI est sur mon site.
Dites-moi si vous voyez autre chose que j’aurais oublié …
Mimich le Belge
13 juillet 2010 @ 19:02
DES NOUVELLES DE LARACHE :
Pour rappel : mon mail du 6 juillet.
Je m’intéresse à l’histoire de la propriété du Duc et de la Duchesse de Guise.
L’hôtel (= l’ancien palais) existe-t-il toujours ?
J’ai lu qu’il pouvait disparaitre vu le projet « Coeur de ville ».
Signé : Une monarchiste
RÉPONSE (sic, en « mauvais français ») :
merci pour amour à l’hotel riad pour vous dire que l’hotel riad n’a pas de relation avec le projet coeur de ville et pour vous informer que notre hotel est fermé pour rénovation générale et ne sera operationnel que le debut de juin 2011.
merci, la direction
NB. J’ai eu la réponse le 9, mais je la vois seulement maintenant … Désolé. J’ai pas fait gaffe!
Clémentine
14 juillet 2010 @ 21:46
Merci à david tomaszyk et à cecil. Je vais essayer de me procurer cet ouvrage. Il me semble que le Prince Albert a visité la région il y a quelques années de cela.
jul
15 juillet 2010 @ 18:47
Bravo Audouin !
Toujours un plaisir de vous lire
Audouin
15 juillet 2010 @ 18:54
A CURIO (77)
Je prends connaissance aujourd’hui seulement de votre message du 8 juillet. Vous m’avez mal lu, cher Curio. Je n’ai jamais dit que la justice avait « interdit » au comte de Paris d’arborer les pleines armes de France. Ni le tribunal, ni la cour n’ont été saisies d’une pareille demande de la part de l’aîné des Bourbons. Il ne faut pas inverser les rôles: c’est Henri d’Orléans qui a voulu faire interdire le port de ces armoiries au duc d’Anjou, Alphonse, puis à son fils Louis. On sait dans quelles conditions le Tribunal de grande instance puis la Cour d’appel de Paris l’a débouté. Je n’ai fait, dans mon msg n° 36, que citer les « considérants » qui ont motivé la confirmation en appel du jugement rendu en première instance.
Quant à votre analyse de l’arrêt, elle me paraît correcte et je la fais mienne.
C’est Henri d’Orléans qui, à travers cette querelle héraldique, avait tenté de faire arbitrer par les juridictions de la République une rivalité dynastique hors de saison. Les moyens qu’il avait présentés ont tous été rejetés.
Et ce n’est pas parce que la Justice républicaine a écarté l’application de l’ancien droit public de la monarchie, droit aboli et abrogé, que l’on puisse prétendre, comme le fait Jean-Marie (64), que le « tribunal s’est déclaré incompétent »! Ce qui est non seulement inexact, mais témoigne en outre d’une méconnaissance du droit procédural.
Bien au contraire, les juridictions saisies se sont estimées compétentes puisqu’elles ont jugé au fond un litige portant sur une usurpation présumée. Si la justice française s’était « déclarée incompétente », elle aurait renvoyé les parties « à se mieux pourvoir » selon la formule bien connue.
Que certains estiment que les tribunaux de la République ne sont pas compétents à leurs yeux, c’est leur affaire. Dans ce cas, il ne faut pas faire appel à eux. Comme vous le soulignez, mon cher Curio, ne faisons pas dire aux décisions de justice plus qu’elles ne disent!
Quant à moi, restant dans le domaine privé et familial comme vous le souhaitez, je redis que les armes pleines de France appartiennent à l’aîné des Bourbons. Ce qui implique que les cadets doivent ou… devraient introduire la brisure, en l’occurrence le lambel d’argent pour les d’Orléans.
Bien à vous.
Audouin
david tomaszyk
16 juillet 2010 @ 22:53
en effet clémentine, si je me souviens bien, en 2006 le prince albert et otto de habsbourg se retrouvé dans une périple en haute alsace avec pour étape importante Ferrette.
Clémentine
29 juillet 2010 @ 13:58
à david tomaszyk, en espérant qu’il lira ce message, encore hors sujet.
J’ai reçu « Johanna von Pfirt …. » ce matin et vais me régaler. Merci à vous d’avoir attiré mon attention sur cet ouvrage.
Yannick
28 août 2010 @ 21:27
Bonsoir,
Petite erreur dans l’article. La ville de Roubaix a vendu le château à un promoteur de biens belges en 2003 ou 2004.
De 1997 à 2004, le château a été géré par l’association PLEIN AIR 2000 qui y a organisé des classes de découvertes, des stages de formation d’animateurs et des séjours de vacances (« colos »).
Quelqu’un connait-il le devenir de ce château ? Qui est réellement ce promoteur belge dont personne ne semble connaître le nom ?
jacques willemyns
28 juillet 2011 @ 21:18
Pour faire découvrir l’histoire de ce château depuis sa construction.
et le domaine de Guise depuis plus de mille ans …
Merci de me contacter
00 33 478 22 33 44
06 27 40 12 07
Yannick
30 juillet 2011 @ 12:31
Bonjour monsieur WILLEMYNS,
je suis moi-même passionné par l’histoire de ce château (j’en ai écrit une monographie) et souhaiterais échanger avec vous.
Cordialement,
Yannick
Yannick
7 novembre 2011 @ 21:52
Bonjour monsieur WILLEMYNS,
je suis moi-même passionné par l’histoire de ce château (j’en ai écrit une monographie) et souhaiterais échanger avec vous.
Cordialement,
Yannick
Thomas
12 mai 2017 @ 22:00
J’ai passé deux bonne année petit avec l’école Albert Camus de Roubaix. Souvenir plein la tete. Vraiment triste de le voir dans cet état. Les cuisines au sous sol,les chambres à l’étage,une classe en bas,la foret derrière…etc…
Cathy
7 mai 2019 @ 16:41
Je me souviens très bien de ce château quand j’étais en classe de primaire de Roubaix école lakanal ,j’y est passé plusieurs jours , je me souviens de cette impressionnante entrée et de l’escalier ,du dortoir et de cette immense palier que je devais traverser pour rejoindre les wc la nuit, j’étais pas vraiment franche , je l’avoue un peu angoissée.De cette histoire de reine blanche qui se promener dans l’immense Parc autour du château . Des souvenirs inoubliables de plus 35 ans ♥️
Christophe Rousseaux
3 juillet 2019 @ 17:11
Je me souviens de ce chateau etant eleve a l ecole brossolette a roubaix j y ai fait une classe verte tres bon souvenir de ce chateau
Tof
25 juillet 2019 @ 22:13
Château non entretenu à ce jour…!?!?, merci pour vos commentaires positifs et non merci aux négatifs, … venez découvrir cette formidable Thiérache pleine de pâturages, forêts et maroilles.
On ne parle pas la bouche pleine, à bon entendeur , flamiche.
lesceux max
17 février 2021 @ 12:58
Bonjour je me souviens de ce château j’ai passé de bon moments quand le les connus j’étais en classe de ce1 et j’ai passé mes classe verte chaque année que je pouvais aller avec mon école condorcet ,il était bien même si maintenant ils peux plus accueillir des enfants pour l’été bonne journée et j’espère un jour le revisité avec ma famille