
Le musée Sisi (qui s’écrit en allemand avec un seul « s ») est installé dans les anciens appartements impériaux du Palais de la Hofburg. Une exposition permanente retrace la vie de l’impératrice de sa jeunesse en Bavière à sa vie à la Cour impériale, ses nombreux voyages et son assassinat à Genève. Pami les nombreux objets montrés au public, cette robe d’été de l’impératrice Elisabeth, datant des années 1880. (Copyright photo : site du musée Sisi)

Bob
30 novembre 2010 @ 01:16
Il y a longtemps, j’avais lu un livre dont je n’ai pas retenu l’auteur mais qui faisait allusion à une fille naturelle de Sissi qui elle ou sa fille serait devenue actrice aux USA. Je n’ai plus de précisions mais on dirait que les auteurs se sont accordés sur la fausseté de ces affirmations.
Nemausus
30 novembre 2010 @ 23:46
Mesdames, n’oubliez pas que le régime de Sissi, on le retouve à une autre sauce, dans les magasines féminins d’aujourd’hui, à cause de votre frénésie sur votre taille et on en arrive hélas à la création de médicaments qui jouent un rôle dans la mort d’environ 500 personnes en France !
Avoir une taille de guêpe vaut-il la peine de risquer la mort pour respecter le dictat des maisons de haute-couture ?
Alix
1 décembre 2010 @ 18:58
Bob, cette rumeur est fausse.
Non que cela aurait été impossible mais les chercheurs et l’entourage de l’Impératrice ont tous relevé le profond dégoût d’Elisabeth pour la chose. Dégoût né dés la consommation de son mariage, de la transmission par son mari d’une MST etc….et aggravé ensuite par sa dépression et son anorexie mentale. Et que ses attachements pour certains hommes étaient purement sentimentaux et intellectuels et très largement sublimés.
Elisabeth a été déclarée anorexique. Ce n’est pas la première princesse à l’être mais c’est l’une des rares dont on a pu récupéré le dossier médical en parti et les avis formulés en termes médicaux « modernes » et détaillés. Elle a été décrite au moment de son mariage comme déjà très élancée, que sa beauté et ses traits encore enfantins promettaient une extraordinaire beauté mais pas portée sur l’effet qu’elle pouvait produire.
Son anorexie débuta après un long repli sur elle-même dû à une longue dépression…Le cas classique où la beauté, la minceur et l’absolue maîtrise de soi deviennent une arme de défense de soi et le paravent de l’auto-destruction et de la haine de soi qui est le but ultime.
Cette robe souligne bien la finesse incroyable de la taille impériale. Tous en témoignaient. Mais il ne faut pas oublier qu’elle portait aussi des corsets. Ce n’est pas donc sa taille « réelle » elle est légèrement accentuée.
On trouve aussi au musée des Armures du Kremlin des robes de cérémonie dont les tailles menues sont incroyables. Vous ressortez de là avec l’impression que vous êtes obèse quand bien même vous n’avez que la peau sur les os. On a dû leur enlever des côtes à ces femmes c’est pas possible autrement!
palatine
2 décembre 2010 @ 09:39
Bob, je suis d’accord avec Alix, cette rumeur est fausse. Et comme le dit bien Alix, l’impératrice n’était pas très portée sur « la chose ». Elle l’était si peu qu’elle encouragea la liaison de son mari avec madame Schratt, une actrice viennoise. François-Joseph était incapable de vivre comme un moine et son épouse l’avait compris. Elle passa
palatine
2 décembre 2010 @ 13:15
… elle passa aimablement le flambeau (si on peut dire) à une autre dame. Qu’elle estimait bcp par ailleurs.
Petits arrangements entre amis…
phil06
3 décembre 2010 @ 20:00
Je pense que la légende autour de Sissi vient de son extraordinnaire beauté et du fait qu’elle fit un mariage d’amour, chose rare pour l’époque. Malheureusement elle vivait dans ses rêves d’absolu et une quête permanente d’évasion
Selon ses historiens, il y a eu de toutes façons 2 Sissi: l’avant et l’après Mayerling; l’après fut assez tragique car malgré une beauté quasi intacte elle attendait la mort comme une délivrance et s’était lassée de tout et de tous; sa seule obsession restait la folie: toute sa vie a été jalonnée par cette maladie mais tous s’accordent à dire aujourd’hui qu’elle n’était pas folle, dépressive tout au plus
phil06
3 décembre 2010 @ 20:20
Quant à savoir qui était la plus belle des impératrices, nous avons 2 témoignages publiés par des historiens: selon Jean Des Cars, un serviteur aurait surpris Sissi et Eugénie, robes retroussées en train de mesurer leurs jambes lors de l’exposition universelle de Vienne (Elisabeth d’Autriche) et André Castelot cite une lettre de l’Archidc Maximilien à son frère où il dit: » l’Impératrice des Français était très en beauté mais nous avons mieux chez nous » (Maximilien et Charlotte du Mexique)
CATHY
8 décembre 2011 @ 19:20
je suis fan des robes de sisi . mon reve est d’allée au bal de vienne et porter une robe de bal . peu etre une surprise pour mes 40 ans .
Marc3
22 septembre 2012 @ 15:14
Alix, c’est très pertinent ce que vous dites, effectivement j’ai lu plusieurs bio, et tous attestent qu’enfant, Sissi n’était pas la plus jolie des soeurs, c’était alors Hélène qui passait pour une beauté (plus classique avec un tempérament plus conventionel que celui de Sissi) en devenir (d’où l’Archiduchesse Sophie, après avoir recherchée des princesses dignes pour l’Autriche, s’est rabattue sur cette niéce que sa soeur cadette vantait et sur le plan politique elle en valait autant qu’une autre, ça ne changeait rien…) Sissi dans son enfance, intéressait déjà l’archiduc Charles-Louis, elle fut son premier amour, déjà lui avait perçu en elle, une chevelure unique, un sourire délicieux, un regard chaleureux (chargé de rêves selon son futur lecteur grec qu’elle aura dans son entourage une fois devenue impératrice et libre de ses mouvements) ainsi qu’une joie de vivre irrésistible (qu’elle perdit suite à ses déboires avec la famille autrichienne). Charles-Louis préssentait qu’elle serait une femme extremement séduisante. Mais sa mére, Ludowica dira à sa soeur, reine de Saxe, que sa gamine n’a aucune joliesse dans ses traits, mais qu’elle est remarquable par sa grande fraîcheur… Puis par là suite, Sissi s’est épanouie, et à 15 ans, elle était une ravissante adolescente qui promet d’être une belle femme mais manifestant déjà un égocentrisme bien prononcé que l’archiduchesse Sophie, belle-mére et tante de Sissi, fera tout pour effacer, tant ce défaut ne va pas de pair avec le rôle d’un souverain qui doit faire preuve de sacrifie et du devoir au profit du peuple et voila ce qui provoquera entre elles une relation conflictuelle d’où Sissi souffrira toute sa vie de dépression en alternant avec des phases de stabilité.
Bref, il faut savoir qu’elle ne doit pas sa légende uniquement à sa grande beauté, mais également à son côté anticonformiste, anti conventionel, d’ailleurs elle n’était pas la seule à manifester des idées d’égalité, et d’une démocratie, l’une de ses soeurs, reine de Naples détrônnée suite à la révolution sera considérée comme une anarchiste elle aussi… Car elle était pour la liberté et la démocratie, qui ce qui était incompatible avec le rôle qu’elle avait occupée.
En tout, oui Sissi fascine le monde par sa beauté, sa minceur, cette robe met en evidence ce tour de taille tant vanté, mais également par le destin qu’elle a eu, un destin trop grand pour une femme si fragile, qui était faite pour vivre plus une vie bourgeoise que princiére…
Marc