A la mairie de Saint-Denis, le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme et le prince Charles-Henri de Lobkowicz ont assisté à une conférence de presse de « L’association pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons ». Il s’agit d’une association apolitique et citoyenne qui regroupe les deux branches Bourbon et Orléans et qui est présidée par l’historien Philippe Delorme.
L’objectif est de ramener en France en la basilique de Saint-Denis le dernier roi Bourbon Charles X, Louis XIX et son épouse Marie Thérèse (fille du roi Louis XVI et de la reine marie Antoinette), le comte de Chambord et son épouse Marie Thérèse de Modène et Louise d’Artois. Tous reposent actuellement dans la crypte du couvent de couvent de Kostanjevica en Slovénie. (Merci à Quentin et Corsica – Copyright photo : Vexilla Galliae)

Quentin
28 septembre 2016 @ 19:34
Le samedi 24 septembre, l’association « Pour le retour de Charles X et des derniers Bourbons » a eu le plaisir d’accueillir à la mairie de Saint-Denis, les descendants enthousiastes de Charles X parmi lesquels, SAR le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, cousin du duc d’Anjou Louis-Alphonse de Bourbon duc d’Anjou, et SAS le prince Charles-Henri de Lobkowicz.
http://www.ouest-france.fr/ile-de-france/seine-saint-denis/les-cendres-de-charles-x-bientot-rapatriees-en-france-4514008
http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/2171-la-fin-de-l-exil-pour-les-derniers-bourbons
http://charlesx.e-monsite.com/
Les cendres de Charles X bientôt rapatriées en France ?
Charles X reposera-t-il un jour dans la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ? C’est ce qu’espère une association qui a pour projet de rapatrier ses cendres de Slovénie, où il est mort en exil il y a près de 200 ans.
« Notre objectif est que l’État engage des négociations avec la Slovénie pour le transfert des cendres », explique Nicolas Doyen, le président de cette association, qui a présenté samedi son projet lors d’une conférence de presse à la mairie de Saint-Denis.
Avant-dernier roi de France, Charles X a régné de 1824 à 1830, avant d’être renversé par la révolution des « Trois glorieuses ». Il est mort et a été inhumé en 1836 à Nova Gorica, ville slovène frontalière de l’Italie. À la différence de plusieurs souverains morts en exil dont les restes ont été rapatriés en France, Charles X est, avec Napoléon III, le seul « à ne pas reposer sur sa terre natale », souligne l’association « Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons ».
« Il n’est resté de lui que la figure d’un monarque réactionnaire, aveugle aux réalités de son époque et au souhait de ses sujets », regrette Philippe Delorme, journaliste, historien et président d’honneur de l’association. Pourtant, assure-t-il, « la Restauration, malgré ses insuffisances, a été le premier essai d’un régime parlementaire en France ».
Un projet déjà évoqué en 1986
« Nous espérons qu’avec ce projet la France se réconcilie avec son histoire, toute son histoire », plaide M. Delorme.
L’association, qui se veut « apolitique et citoyenne », est soutenue par une centaine de personnalités et de descendants du roi. Elle réclame aussi le retour des cendres du duc et de la duchesse d’Angoulême, inhumés aux côtés de Charles X, et doit entamer prochainement sa première démarche officielle: contacter l’ambassade de Slovénie pour l’informer du projet.
Une amorce de projet de rapatriement avait déjà été envisagée en 1986. L’initiative – qui avait le soutien du président François Mitterrand selon l’association – n’avait pas abouti.
La fin de l’exil pour les derniers Bourbons ?
Lorsque le 2 août 1830, la monarchie dite de « la Restauration » chute au profit de celle dite de « Juillet » avec le duc Louis-Philippe d’Orléans à sa tête, c’est toute une dynastie légitime qui prend le chemin d’un exil à travers l’Europe avant de s’établir définitivement au château de Frohsdorf, en terre austro-hongroise devenue aujourd’hui slovène suite aux vicissitudes de l’histoire. C’est ici que, dans la crypte du couvent de Castagnavizza, reposent les corps du roi Charles X, Louis XIX (dont le règne n’excéda pas 20 minutes, le temps de quelques hésitations), son épouse Marie-Thérèse d’Angoulême, l’infortunée fille du roi-martyr Louis XVI, Henri V comte de Chambord et son épouse Marie-Thérèse de Modène, la dernière régente de Parme, Louise d’Artois. 180 ans après le décès du dernier roi Bourbon, se pose encore la question du rapatriement de leurs restes dans la nécropole royale de Saint-Denis.
Fondé en 2013 par Nicolas Doyen, sapeur-pompier de son état, passionné de patrimoine et d’histoire et par Julien Morvan, professeur d’Histoire-Géographie, « l’association pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons », n’a eu de cesse de porter ce projet historique depuis 3 ans. Aujourd’hui, elle amorce le dernier chapitre de son existence. Le samedi 24 septembre, l’association a eu le plaisir d’accueillir à la mairie de Saint-Denis, les descendants enthousiastes de Charles X parmi lesquels, SAR le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, cousin du duc d’Anjou Louis-Alphonse de Bourbon, et SAS le prince Charles-Henri de Lobkowicz.
« Apolitique et citoyenne », loin de toutes querelles dynastiques qui agitent continuellement le microcosme royaliste et réunissant divers soutiens issus des deux branche dynastiques, l’association, dont la présidence d’honneur est assurée par l’écrivain-journaliste et historien Philippe Delorme, avait peu avant sa création pris contact avec le ministère de la Culture afin de le sonder de nouveau sur cette question. Le responsable de la mission aux Commémorations Nationales avait alors marqué son vif intérêt pour le renouveau de ce projet devant réconcilier la France avec son histoire, avec pour seule condition, que « les historiens s’assurent que le défunt n’ait pas exprimé la moindre réserve sur un rapatriement de son corps et que les représentants actuels de sa famille s’y montrent favorables ».
La « Restauration » marquée par les règnes successifs de Louis XVIII (1814/1815-1824), comte de Provence et de son frère, Charles X (1824-1830), comte d’Artois a été longtemps vilipendée sous la IIIe république. Celle-là n’avait retenu que les seuls épisodes de la Terreur blanche et des fameuses ordonnances afin de justifier la révolution ayant précipité sa chute. « Jugée sévèrement », c’était oublier bien vite que la Restauration avait pourtant été un foisonnement de vie intellectuelle, politique, artistique, religieuse, militaire qui avait non seulement posé les jalons de l’industrialisation de la France mais qui lui a également permis dans les décennies à venir de devenir une véritable puissance capable de rivaliser avec ses consœurs européennes.
Depuis le début des années 2000, force est d’ailleurs de constater que les historiens ont entamé une œuvre de réhabilitation de cette période avec notamment la multiplication d’ouvrages la concernant ainsi que diverses biographies consacrées à la vie d’Henri V, comte de Chambord. Lors de son discours, Philippe Delorme a rappelé à juste titre « qu’en dépit de ses insuffisances, après la dictature de Napoléon Ier, la Restauration avait été le premier essai d’un régime parlementaire en France, une étape essentielle sur le chemin vers la démocratie » (Charte constitutionnelle-ndlr).
Avec le travail acharné de Clotilde Pauléat qui a permis de réunir plus de 100 soutiens allant des descendants de la famille royale des Bourbon (dont SAR le prince Charles de Bourbon-Sicile, la famille Charette de la Contrie, les enfants du comte de Paris, Henri d’Orléans, qui descendent de Charles X via la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg…) à des personnalités de la vie civile et politique (la famille de Faucigny-Lucinge dont sont issus par exemple Mme Valéry Giscard d’Estaing ou Emmanuel de Brantes, des anciens ministres Hervé de Charette de la Contrie, Jack Lang ou Jean-Jacques Aillagon, du journaliste Stéphane Bern, l’ancien Président de l’Alliance royale Yves-Marie Adeline, des historiens Jean Tulard, Reynald Secher, Michel de Decker ou le regretté Alain Decaux, de l’acteur Lorent Deutsch et tant d’autres…), ainsi que du concours du généalogiste Daniel Manach (auteur d’un livre, sur la descendance de Charles X aux éditions Christian) et de moi-même, alors journaliste-pigiste au magazine Point de vue-Histoire. L’association a permis de remettre sur les rails un projet dont le défunt prince Alphonse II de Bourbon avait lui-même « mené croisade auprès de l’ancien Président François Mitterrand » dès 1986 et plus particulièrement sous le millénaire capétien. Projet qui n’avait malheureusement pu aboutir suite au tragique accident de ski dont a été victime l’ainé des capétiens deux ans plus tard. Bicentenaire de la révolution oblige, le projet avait été alors ajourné et le président Jacques Chirac moins attaché à la question que son prédécesseur n’avait pas souhaité y donner suite. L’institut de la maison de Bourbon s’était également prononcé en faveur du projet par l’intermédiaire du duc de Bauffremont qui avait déclaré à cette époque qu’: « il serait temps de rapatrier les cendres de celui qui fut, après tout, un chef d’Etat et qui, comme tous les rois de France, a sa place parmi les sépultures royales de la nécropole de Saint-Denis » tout en faisant remarquer que « les moines franciscains ne voulaient pas « lâcher » les restes des derniers Bourbons qui étaient une manne touristique substantielle et dont seule une compensation financière pourrait les circonvenir ».
La question du retour de Charles X n’avait pas manqué d’intéresser le duc d’Anjou, le prince Louis-Alphonse, qui s’était interrogé sur « la présence des restes de ce roi en terre étrangère ».
Intime du président de la République, l’ancien député socialiste et président de la section des affaires Européennes et Internationales au CESE Jean-Marie Cambacérès avait donc été approché et avait décidé d’apporter son soutien à la réalisation de ce projet. « L’association pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons », lors de cette conférence de presse, a annoncé qu’elle pouvait désormais contacter officiellement tant l’ambassade de Slovénie que les moines franciscains de Goritz afin de les informer de ses intentions concernant le projet historique du rapatriement en France des cendres de Charles X, des corps du duc et de la duchesse d’Angoulême (le comte de Chambord ayant exprimé le vœu dans son testament de continuer à reposer, avec son épouse, dans la crypte du « Saint-Denis de l’exil »). Ceux de la princesse et duchesse de Parme, Louise d’Artois devant rejoindre le caveau de la maison ducale de Parme.
Ultime démarche, comme le précisera Nicolas Doyen, qui « conditionneront de prochains rendez-vous en hauts-lieux et l’avenir ultime de (cette) cause » afin de permettre le retour des derniers Bourbons en terre française. Et enfin de recevoir ce dernier hommage national dont les différents médias présents lors de la conférence de presse n’ont pas manqué de répercuter le futur événement, du journal Le Figaro en passant par l’Agence France Presse, Le Parisien, RTL, FR3 Ile-de-France ou encore Ouest France.
Il appartenait en toute légitimité au prince Charles-Henri de Lobkowicz de rappeler cette dernière évidence en guise de conclusion : « Il (Charles X-ndlr) appartient à notre patrie. Il est temps qu’il rejoigne ses proches dans le caveau familial »
Frederic de Natal
Quentin
Quentin
28 septembre 2016 @ 19:34
le site de l’association : http://www.leretourdecharlesx.fr/ A VOIR
LE COMITÉ DE SOUTIEN
SAR la Princesse Tania de Bourbon Parme
Stéphane Bern
Jean Tulard
Richard Finell, comte d’Auxois
Michel de Decker
Association Marie-Antoinette
SAR le Prince Jean d’Orléans
Ancien Ordre Royal et Souverain de l’Etoile et de Notre Dame du Mont Carmel
Reynald Secher
Elisabeth de Feydeau
Eric Woerth
Jean-Paul Bled
Pierre Lellouche
Didier Paillard
Christian Estrosi
Lorànt Deutsch
Mathieu da Vinha
Jean-Jacques Cassiman
Alain Decaux († 27.03.2016)
Association Louis XVI
De France et de Navarre
SAR la Princesse Chantal d’Orléans
Maître Jacques Trémolet de Villers
Adelaïde de Clermont-Tonnerre
Gérard Longuet
SAR le Prince Charles-Philippe d’Orléans
Jack Lang
Jean-Jacques Aillagon
Dimitri Casali
Association Louis XIV
Charles Beigbeder
Yves-Marie Adeline
Denis Tillinac
Frédéric Rouvillois
Princesse Constance de Polignac
Daniel Manach
Henry-Jean Servat
Anne-Aymone Giscard d’Estaing (née Sauvage de Brantes)
Charte de Fontevrault
Stéphane Rials
Hervé de Charette
Jérôme Guerard des Lauriers
Valère Staraselski
Baron Arnaud de Yrigoyen
Comte Guy de Brantes
Prince Edouard de Broglie
SAR la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme
SAR la Princesse Cécile de Bourbon-Parme
SAR la Princesse Marie des Neiges de Bourbon-Parme
Comte Emmanuel de Brantes
Comtesse Olivier de La Tour du Pin (née Catherine de Guigné)
Comte Stanislas de Guigné
Comtesse Renaud d’Andigné
Docteur Guillaume de La Roche Saint-André
Comtesse Geoffroy de La Rochefoucauld (née Anne de Guigné)
Comte Paul de Guigné
Olivier de Bodard
Comte Sixte de La Rochefoucauld
Marine Pastré (née de Poulpiquet du Halgouët)
Charles-Henri Morin de Finfe
Marie-Astrid Morin de Finfe
Baron François Xavier de Sambucy de Sorgue
Roch Chesnard de Sorbay
Lieutenant-Colonel Armel de Charette de La Contrie et sa famille
Eric de Charette de La Contrie
Béatrix Jagou (née de Charette de La Contrie)
Anne de Charette de la Contrie
Maÿlis Barthet (née de Charette de La Contrie)
Élisabeth Jaquemet (née de Charette de la Contrie)
Marie-Agnès Kergall (née de Charette de La Contrie)
Blandine Archambault de Vençay (née de Charette de La Contrie)
Baronne Patrick Gondallier de Tugny (née Marie-Caroline de Charette de La Contrie)
Arnaud Héger
SAR la princesse Edouard de Lobkowicz (née Françoise de Bourbon-Parme)
Comtesse Bruno de Martin du Tyrac de Marcellus (née Jocelyne Henry)
Ghislaine Héger
Alban Morin de Finfe
Florence de Roquefeuil (née Martin de Kergurioné)
Annick de Lavenne de La Montoise (née de Charette de La Contrie)
Vicomtesse Yves de Ponton d’Amécourt (née Sophie Le Tourneux de La Perraudière)
Yves d’Amécourt
Henri Dumas-Primbault
Bernard d’Avezac de Castéra
Jean-Pierre Babelon
Jean-René de Charette de La Contrie
Baron Eric de Lamberterie du Cros
Monique d’Avezac de Castéra (née de Charette de La Contrie)
Anne-Elisabeth Lostie de Kerhor (née de Charette de La Contrie)
Baron Bruno de Lamberterie du Cros
S.A.R. le prince Pierre de Bourbon-Siciles
Anne de Sinety (née Marchand)
Mathilde Carrelet de Loisy (née de Lavenne de la Montoise)
Comte Ferrante Lucchesi-Palli
L’Archevêque Dominique Lebrun
Hélène de Maynard
Jean de Yrigoyen
Elisabeth Heresch
Anne de La Brélie (née de Yrigoyen)
Patrice de Charette de la Contrie
Guy-Antoine de Lavenne de la Montoise
Alix Fraye (née de la Poëze d’Harambure)
Louise-Marie Fanneau de la Horie (née Charette de la Contrie)
Source : Le Parisien
Quentin
Actarus
28 septembre 2016 @ 23:02
Comme je l’ai écrit précédemment, c’est réellement le Bottin mondain. ;-)
Jean Pierre
29 septembre 2016 @ 12:42
C’est Pétain à Douaumont, non ? Gloups !
aubert
29 septembre 2016 @ 12:36
…et moi, et moi !?
kalistéa
30 septembre 2016 @ 09:02
Vous , on verra Aubert , vous n’êtes pas encore mort , et personne ne sait vraiment où il mourra et même où il sera enterré! Je connais des gens qui ont été incinérés en dépit de leur souhait!
Mais peut-être que vous serez au Panthéon : c’est fort probable!
aubert
29 septembre 2016 @ 12:38
je remarque que dans ce comité nous n’avons que des princes d’Orléans, pas de France. Ce comité n’est donc pas sur la même ligne que N&R.
Philippe Delorme
28 septembre 2016 @ 19:35
Quelques précisions : je suis « seulement » président d’honneur de l’association, qui est présidée par mon ami Nicolas Doyen.
L’association est apolitique et il est donc faux de dire qu’elle « regroupe les deux branches Bourbon et Orléans ». Ce n’est pas une association dynastique, ni royaliste.
Elle regroupe les descendants de Charles X, dont ni Louis de Bourbon ni Henri d’Orléans ne font partie.
C’est une affaire nationale et mémorielle, ouverte à tous les Français…
Cordialement à tous,
Philippe Delorme
Cosmo
28 septembre 2016 @ 20:43
Malgré la qualité des membres qui composent cette association, ce combat n’est pas gagné d’avance tant les obstacles sont nombreux et l’intérêt en France pour les membres de la famille royale dont il s’agit assez mince. Certes Charles X fut roi de France et le comte de Chambord faillit l’être, ou le fut comme son oncle Angoulême, un instant de raison. Certes la duchesse d’Angoulême fut la fille des infortunés Louis XVI et Marie-Antoinette. Mais ces personnages, somme toute secondaires dans l’Histoire de France, n’inspirent pas de grandes passions et ne méritent pas de les inspirer, au vu de leur peu de contribution à l’histoire de leur pays, pays d’ailleurs dans lequel ils ne se reconnaissaient plus.
Pourquoi ne pas les laisser sur une terre qui les a accueillis alors que leur patrie d’origine ne voulait plus d’eux. C’est d’ailleurs le sens de leurs volontés dernières. Pourquoi ne pas les respecter et respecter ainsi le pays de leur dernier asile ?
Lady Chatturlante
28 septembre 2016 @ 22:13
Comme vous, je suis pour le respect des dernières volontés des morts.
C’est comme ça que j’ai hérité de deux grosses fortunes quand je suis devenue veuve, deux fois, car je n’ai pas fait que divorcer.
Actarus
28 septembre 2016 @ 23:17
Je suis d’accord avec vous, sauf pour ce qui est de les appeler des « personnages secondaires » (car finalement, c’est le cas de tous les présidents de la République, à l’exception probablement du Général de Gaulle dont la dimension historique est incontestable).
S’il me paraît incongru que la duchesse Louise de Parme, née d’Artois, ne repose pas auprès de son mari, en revanche, pour ce qui est de Charles X, du duc et de la duchesse d’Angoulême, enfin du comte et de la comtesse de Chambord, il n’est pas opportun de les séparer (puisque l’association semble reconnaître les dernières volontés du comte de Chambord et disposée à le laisser en Slovénie).
Le maintien du seul comte de Chambord en Slovénie ne saurait satisfaire les moines, car le seul vrai roi présent en leurs murs était Charles X. Sans ce dernier, c’en serait fini du « Saint-Denis de l’exil », et c’est précisément l’aréopage royal, tous ensemble, qui en fait l’intérêt historique et touristique. Le comte et la comtesse de Chambord seuls ne sauraient attirer les foules. J’espère que les moines ne se laisseront pas acheter par une « compensation financière ».
Encore une fois, si la France était un royaume, il serait légitime d’envisager ce rapatriement. La France étant une république, quelle république ! ce ne serait pas rendre hommage à la mémoire des derniers Bourbons ni faire oeuvre de réconciliation des Français avec leur histoire que d’organiser le retour des dépouilles mortelles. Au demeurant, il ne peut y avoir deux poids, deux mesures, et comme quelqu’un l’a souligné, quid de Napoléon III et de sa famille ? Des souverains reposent en terre étrangère, et alors ?
Aliénor d’Aquitaine, reine d’Angleterre, et Richard Coeur de Lion reposent bien à l’abbaye de Fontevraud, en France ! Imaginez le tollé si le Royaume-Uni décidait de les réclamer à la France pour les inhumer à Westminster ! Impensable.
Il ne faut pas déranger les morts. Que la malédiction de Toutankhamon soit sur ceux qui osent perturber leur dernier sommeil. ;-)
Cosmo
29 septembre 2016 @ 08:55
Cher Actarus,
Le secondaire employé est sans doute exagéré. C’était juste pour montrer que le sujet ne passionnera pas les foules car ces personnages n’ont pas la faveur du public et leur rôle dans l’histoire ne fut pas majeur. Quoique la République devrait être reconnaissante au comte de Chambord…
Votre exemple des gisants de Fontevraud est très juste. Et pourtant l’Angleterre est bien une monarchie et Richard Coeur de Lion un de ses héros favoris…
Amicalement
Cosmo
Gérard
30 septembre 2016 @ 17:51
Mais évidemment ces souverains anglais reposent en des lieux où ils étaient chez eux.
Mary
29 septembre 2016 @ 15:52
300 fois bravo cher Cosmo !
Vous l’avez dit gentiment et courtoisement,je serai un peu plus directe : je ne donnerais ni un louis,ni un napoléon ni même un euro pour rapatrier ce bon à rien obtus,son impuissant de fils et sa malheureuse belle-fille . Celle-ci aurait mérité mieux,la pauvrette,mais pouvait-elle vraiment aimer le peuple qui a tué son innocent petit frère et ses parents ?
Sa dépouille repose en paix en Slovénie,qu’on la laisse tranquille !
Quand je pense qu’on a osé déménager Alexandre Dumas,qui aimait tant son Villers – Cotterêts ,c’est honteux !!!
Ogier le Danois
28 septembre 2016 @ 23:42
Cette « volonté de people » a beaucoup du potentiel ! Avec « les nouveaux misérables » de la médina de Saint-Denis, comme indiqué au-dessus ou les « déplorables » à la Trump / Front national! Encore, encore !
https://www.youtube.com/watch?v=47E2tfK5QAg
aggie
29 septembre 2016 @ 06:06
quelle manie de vouloir troubler le dernier repos des « illustres » ; comme l’idée stupide de vouloir panthéoniser George Sand qui ne demande sans doute rien d’autre que de continuer à reposer en paix dans le parc de son cher Nohant
Calou
29 septembre 2016 @ 08:05
Le seul bémol dans tout cela maintenant, c’est ce qu’est devenu le quartier de la Basilique, comme le souligne certains internautes ! Charles Martel, dont c’est aussi la dernière demeure, doit se retourner dans sa tombe!
Kalistéa
29 septembre 2016 @ 08:22
Aggie je suis de votre avis; c’est comme pour Alexandre Dumas.Celui-ci reposait chez lui , dans le cimetière de sa ville de Villers -Cotterets où on peut visiter sa maison.Pourquoi le déterrer tant de temps après, en dépit de ses dernières volontés pour un transfert au Panthéon où le s hommes célèbres s’entassent et où les tombeaux ne sont plus nimbés de la personnalité des hommes de génie qui les abritent ?
J’ai entendu dire que c’était parce que A Dumas étant quarteron , le gouvernement tenait à mettre au Panthéon un noir, pour montrer que la France n’était pas raciste !!
Gérard
29 septembre 2016 @ 18:57
Les obsèques d’Alexandre Dumas avaient été entourées d’une multitude de cérémonies religieuses. Le transfert de ses cendres s’est fait avec tous les honneurs réservés aux entiers aux panthéonisés mais sans la moindre bénédiction.
C’est Alain Decaux qui avait poussé à ce dernier honneur pour mettre en valeur ce grand écrivain et les auteurs de romans historiques qui ont suscité la vocation de beaucoup d’historiens, dans une époque où l’on sacrifiait l’histoire déjà.
Aimé Césaire lui a une plaque au Panthéon mais il est inhumé au cimetière La Joyaux près de Fort-de-France où il voulait reposer.
HRC
29 septembre 2016 @ 09:59
j’ai soupiré de lassitude navrée en lisant hier.
jo de st vic
29 septembre 2016 @ 17:53
et que dirait Chateaubriand si il devait « quitter » son rocher face au vent et a la mer…pour être transporter dans un lieu froid interdit aux oiseaux et aux herbes folles ? heureusement pour lui on « chercherait » plutot une femme pour la parité…
kalistéa
30 septembre 2016 @ 08:58
Exact, Jo de st- vic !
Ogier le Danois
29 septembre 2016 @ 21:20
J’ai écouté le bref entretien consacré à ce sujet à France bleu aujourd’hui et voici un avis aux engagés ne souhaitant pas offenser les sensibilités slovènes: Il faut prononcer Nova Goritsa et Konstaniévitsa, pas Gorika et Konstaniévika. Comparez les formes italiennes Gorizia et Castagnevizza.
Un peu du shibboleth royaliste, comme « nous les vieux de Frohsdorf > Frochedorf », selon la duchesse de Guermantes et Proust ?
Voir http://www.noblesseetroyautes.com/111365/
Ogier le Danois
29 septembre 2016 @ 21:22
Correction:
Kostaniévitsa, pas Kostaniévika
Lady Chatturlante
1 octobre 2016 @ 14:01
Kalistéa ?
kalistéa
2 octobre 2016 @ 15:17
Ah! , ah! , ah! chère Lady…
Kenan
30 septembre 2016 @ 16:55
Il me semble que l’association ne prévoit de rapatrier que Charles X et le Duc et la Duchesse d’Angoulême, et de laisser le Comte et la Comtesse de Chambord ou ils sont comme ils l’ont souhaités.
Gérard
1 octobre 2016 @ 18:13
Et ce pauvre duc de Blackwell qu’en ferait-on. Que disent les ducs actuels ses descendants ? Il est mort en exil pour la maison royale. Si les princes vont à Saint Denis il doit y aller aussi.
Actarus
2 octobre 2016 @ 13:24
Surtout que Bertrand du Guesclin a eu les honneurs de Saint-Denis.
Non, vraiment, laissons les morts reposer en paix là où ils sont.
Gérard
3 octobre 2016 @ 21:50
Blacas…
Gérard
1 octobre 2016 @ 18:16
Ajoutons que les princes qui reposent à Saint-Denis et dans les corps n’ont pas été jetés à la fosse à la révolution sont dans des cercueils humides posés sur des tréteaux dans un recoin inaccessible et si c’est pour mettre les dépouilles des princes à cet endroit, ça n’en vaut vraiment pas la peine.
Tonton Soupic
2 octobre 2016 @ 13:29
Gérér, qui sont ces fantomas qui repositionnent dans des corps montés sur très tôt ? Croyez-vouq ue Saint Denise soit hantés par des pouilles ?
kalistéa
2 octobre 2016 @ 15:18
Des cercueils humides?
Lady Chatturlante
3 octobre 2016 @ 15:01
C’est le Titanic, cette histoire… Tout part à vau l’eau. Rien que d’y penser, j’ai une petite crise psychosomatique de rhumatismes. Mais vous me connaissez : j’ai toujours préféré les mariages aux enterrements.
Gérard
3 octobre 2016 @ 19:20
Je ne sais pas où on en est actuellement mais les cercueils présentaient des traces d’humidité.
Ngibert
23 décembre 2020 @ 18:50
Il faudra nécessairement réussir, la terre de France est leur terre ?