
Le prince Alexis Ferdinando de Windisch-Graetz, fils du prince Hugo de Windisch-Graetz et de l’archiduchesse Sophie de Habsbourg est décédé à l’âge de 18 ans des suites de ses blessures après un accident de voiture à Caserte en Italie. Le prince Alexis Ferdinando était né le 10 décembre 1991 à Rome.
Il avait un frère aîné le prince Maximilian-Hugo âgé de 19 ans et une soeur la princesse Larissa âgée de 13 ans. L’archiduchesse Sophie de Habsbourg et sa famille résident à Rome. On imagine la douleur de la famille princière suite à ce tragique et inopiné décès. (Merci à Daniele Bonini)
Valentin Dupont
10 février 2010 @ 20:48
Quelqu’un peut-il me confirmer que le grand-père du défunt est décédé lui aussi dans un accident de voiture, et également sur la même route ?
Damien
10 février 2010 @ 21:14
Pareil que Mika.
marilou
10 février 2010 @ 21:48
Monique (46) le 11 février, c’est la fête de Notre Dame de Lourdes.
Dominique Charenton (Royauté2)
10 février 2010 @ 21:52
Bonjour Audouin,
En fait le prince défunt appartient à la même ligne que le mari de « l’archiduchesse rouge ». Ils descendent de Weriand (1790-1867), créé Fürst zu Windisch-Graetz le 18 05 1822 dans l’empire d’Autriche . Weriand eut Hugo (1823-1904) et Ernest (1827-1918)
Hugo (1823-1904) est le père d’Hugo (1854-1920), père d’Hugo (1887-1959), père de Maximilian (1914-1976), père de Mariano Hugo(1955) père d’Alexis (1991-2010)
Ernest (1827-1918) est le père d’Otto (1873-1952) époux de l’archiduchesse Elisabeth (1883-1963)
Ce mariage n’était pas conforme au statut de la maison d’Autriche, le prince Otto, n’appartenant pas à la ligne médiatisée de sa maison issue d’un frère aîné de Weriand (1790-1867) : Alfred (1787-1862) , créé ReichsFürst (prince du St Empire) le 24 05 1804 à Wien, et en vertu de la décision de la Diète Germanique du 18 08 1825 concernant les familles princières médiatisées, il lui fut reconnu le prédicat de « Durchlaucht » ( = Altesse Sérénéssisme) ainsi que le droit d’égalité de naissance avec les maisons souveraines. La ligne aînée fut également faite prince autrichien le 18 05 1822 et fut membre héréditaire de la Chambre des Seigneurs d’Autriche à sa création en 1861.
L’archiduchesse reconnu ce fait en écrivant le 16 01 1902 à son grand-père : « ..bei Eingehung dieser Ehe jenen Bedingungen nicht entsprochen wird, welche das Familienstatut…für die Schliessung einer ebenbürtigen und successionberechtigen Ehe aufstellet…“ = ( …puisque lors de la conclusion de ce mariage les conditions ne sont pas conformes selon les exigences du statut de famille pour la conclusion d’un mariage égal selon les droits d’égalité de naissance donnant droit à succéder…)
L’empereur pour « embellir » la situation du fiancé accorda à sa ligne le prédicat de « Durchlaucht » le 12 01 1902 et nomma le chef de cette ligne
également membre héréditaire de la Chambre des Seigneurs d’Autriche le 26 02 1912
P.S. : sur les médiatisés, voir message 10 du château de Stolberg dans ce
site
Cordialement
Laurent F
10 février 2010 @ 22:08
L’archiduchesse Elisabeth, soeur de Sophie, est décédée d’une tumeur cérébrale il me semble.
glafouti
10 février 2010 @ 22:51
Deux jeune enfants tué sur une route et deux familles terrassé par une telle douleur qu’il ne doit pas y avoir de mots pour traduit cette détresse nous ne pouvons qu’être en pensé avec ses mère et ses deux famille qui vienne de perdre un morceaux de leur âme .
Claire 16
10 février 2010 @ 23:36
Toutes mes condoléances aux quatre parents.
ET…beaucoup de courage à eux. Merveileux don que ceux des organes de leur fils.
Je me souviens aussi que Sophie de Habsbourg, avant son beau mariage avait fréquenté quelques années Philippe Junot (ex-premier mari de Caroline de Monaco)
marie louise
11 février 2010 @ 10:02
je me permets,Sylvie-Laure mess 59,d ajouter qu il n y a pas besoin d etre croyant pour offrir ses organes a autrui!
Colette C.
11 février 2010 @ 11:26
Merci beaucoup, Audouin, pour votre réponse.
R-N
11 février 2010 @ 11:27
Pour Dominique Charenton : il existe une confusion tenace entre deux phénomènes.
D’un côté, la volonté d’une famille régnante d’assurer par des mariages choisis les moyens de son rayonnement et de son influence. Règle communément suivie à toute époque par toute dynastie, et plus ou moins sélective. Ce qui avait amené le désaccord de l’empereur sur le choix de l’époux, en raison du peu de rôle politique de sa maison.
De l’autre, la situation d’une famille, celle de Windisch Grätz, quelle que soit la branche considérée. Et celle-ci pouvait fondamentalement épouser des membres des maisons comme celle d’Autriche par exemple. Ceci n’ayant rien à voir comme beaucoup le croient avec la médiatisation.
Renée
11 février 2010 @ 11:58
Horrible nouvelle que le décès de ces jeunes gens mais immense espérance pour ceux qui recevront les organes du jeune Prince. Geste sublime de parents éplorés, quelque part leur fils continuera de vivre.
Ana Inés
11 février 2010 @ 20:01
Je crois que la soeur de Sophie, L’archiduchesse Elisabeth, est décédée d’un accident au cerveau (accidente cerebro vascular en español).
Dominique Charenton (Royauté2)
12 février 2010 @ 00:17
Pour R-N (70)
Bonsoir
Il n’existe pas de confusion. La Maison d’Autriche avait un statut officiel datant de 1839, modifié en 1900 ( j’en ai la copie ) . Il est très précis au sujet des unions des membres de l’archimaison. Entre autres que pour être dynaste une union ne peut se conclure que soit avec un membre d’une famille régnante ou d’une famille européenne chrétienne qui a régné – par droit héréditaire – depuis 1815; soit – avec un membre d’une famille princière de l’empire allemand, reconnue par le « Bundesakt » du 08 06 1815 comme étant de même rang ( pour ces dernières ce sont ce qu’on appelle communément les familles des princes médiatisés et uniquement eux, pas les familles comtales médiatisées).
D’ailleurs l’empereur Charles I a lui même appliqué ce statut en 1918,en décrétant non égal le mariage de sa cousine l’archiduchesse Hedwige ( petite-fille de François Joseph) avec un comte Stolberg
Et pour la Hongrie c’est même encore plus officiel, puisque ce statut a été incorporé dans la loi 1900/24 prise à l’occasion de l’union de François Ferdinand avec la comtesse Chotek. Donc, d’un point de vue hongrois , le fils d’Otto, Karl, n’est plus dynaste en Hongrie, comme d’ailleurs d’autres archiducs, par exemple l’archiduc Ferdinand suite à son mariage avec une comtesse Toerring
Pour la Hongrie, vous pouvez trouver tout cela dans : Charles d’Eszlary, Histoire des institutions publiques hongroises, 3 volumes, 1965
Dans le cas de l’archiduchesse Elisabeth c’est bien le fait qu’elle épousait un « simple prince autrichien » non issu d’une famille princière médiatisée qui rendit son mariage non dynaste . Vous pouvez trouver les justificatifs de cela dans les archives : Wien, Haus-Hof- und Staatsarchiv, k.u.k. Ministerium des äussern, Administrative Registratur, Fach 1, Vermählung 68 in Karton 197.
Bien cordialement
Dominique Charenton
Audouin
12 février 2010 @ 10:27
Dominique CHARENTON (73)
Ces règles semblent aujourd’hui caduques depuis la modification du statut familial intervenu à l’occasion du mariage de l’archiduc héritier Karl en 1993. En effet, c’est avec l’autorisation de son père que le prince héritier a épousé Francesca qui, à l’évidence, ne remplissait pas les conditions que vous avez rappelées. Néanmoins, il a été maintenu dans sa position de Kronprinz. L’autorisation du chef de la Maison d’Autriche est une décision souveraine et s’impose à tous. Elle annule et remplace donc les règles antérieures. Elle semble désormais nécessaire et suffisante, avec l’exigence d’un mariage catholique bien sûr, pour qu’une union soit dynastiquement valable.
Il n’y a pas de raison de penser qu’elle n’est pas applicable dans tout l’espace de l’ancienne Double Monarchie
Bien à vous
Audouin
Sophie2
12 février 2010 @ 18:02
Je crois que seuls les mariages avec des roturières ne sont pas acceptés car le frère de Karl a épousé une princesse protestante sans que cela pose problème
Laure-Marie Sabre
12 février 2010 @ 20:10
Il me semble, mais je ne suis pas catégorique, que l’archiduc Otto a décrété que toutes les fiancées étaient désormais acceptables dans la mesure où elles étaient chrétiennes. Ce ne serait donc plus une question de naissance, de famille, mais uniquement de religion. Si quelqu’un peut rebondir là-dessus…
Dominique Charenton (Royauté2)
12 février 2010 @ 22:02
Bonjour Audouin
Comme l’a écrit Vincent Meylan a une autre occasion, les décisions d’un chef de maison non-régnant peuvent se discuter sur le pouvoir qu’il a ou non d’établir certains actes.
Entre autres les lois de maisons peuvent elles être modifiées ?
Si elles ressortent d’une loi du pays, certainement pas, seule une loi peut annuler, modifier une loi , comme c’est le cas de la Hongrie par exemple avec la loi de 1900 concernant les conditions donnant la capacité d’être dynaste pour la couronne de Saint Etienne
Si elles ressortent d’un statut privé, pourquoi pas ? Cela doit être possible avec l’accord de tous les dynastes ? de la majorité des dynastes ?. Car il ne faut pas oublier que l’établissement des statuts de famille des maisons souveraines ne provient pas de la décision du seul chef de la maison, mais de la décision de l’ensemble des agnats. En effet le chef de famille n’a de pouvoir absolu que pour la seule application de ce statut, dont il est le gardien. En l’occurrence, dans le cas qui nous intéresse, cela ne regarde que les seuls membres de l’Archi-maison. Or la décision de 1993 a semble-t-il non seulement provoqué des grincements de dents mais ne paraît pas toujours admise par l’ensemble de la maison ! L’avenir dira ce qu’il en sera.
Cela n’enlève rien à l’admiration que l’on doit avoir pour les éminentes qualités du dernier Kronprinz d’Autriche Hongrie
Bien cordialement
Audouin
12 février 2010 @ 23:17
Sophie2
L’archiduc Georg d’Autriche s’est marié avec Eilika d’Oldenbourg selon le rite catholique dans la cathédrale Saint-Etienne de Budapest le 18 octobre 1997 avec l’autorisation de son père.
Il y a bien eu mariage catholique…Et il est vraisemblable que leurs enfants sont éduqués dans cette religion.
Audouin
Lil
13 février 2010 @ 09:01
Je présente toutes mes condolances aux deux familles
Lil
Marie Christine
13 février 2010 @ 10:55
Quel malheur… moi qui suis d’un naturel inquiet pour mon fils qui a deux ans de moins, je ne sais pas comment je réagirais dans un tel cas, je plains énormément les deux familles éplorées….
Sophie2
13 février 2010 @ 14:30
Mais je ne sais pas si Eilika a renoncé à la religion protestante.
Audouin
14 février 2010 @ 18:23
Dominique Charenton (77)
Certes,la loi de 1900 ressortit à la législation en vigueur à l’époque de la Double Monarchie. Elle a disparu avec elle comme des centaines d’autres…Tous ces textes sont devenus obsolètes. Ils dorment dans les Archives … Ils ne sont plus que des objets d’étude historique. C’est pourquoi, me semble-t-il, seul le chef de la Maison d’Autriche est habilité, pour le moment, à régler les problèmes de la dynastie.
Audouin
Dominique Charenton (Royauté2)
14 février 2010 @ 22:45
Bonjour Audouin (message 82)
Si on considère que les textes qui régissaient les maisons souveraines sont obsolètes du fait qu’elles ne
régnent plus….il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et considérer que ces maisons n’existent plus et que les descendants de ces ex-maisons souveraines doivent se fondre dans l’anonymat en restant des citoyens ordinaires du pays où ils vivent.
De plus il ne faut pas oublier que c’est la loi de 1900 qui a fait l’objet d’âpres discussions, et elle seule , qui a permis au futur Bienheureux Charles d’Autriche de montrer sur le trône de Saint Etienne , car la renonciation de François Ferdinand n’avait aucun effet juridique en Hongrie, une loi était obligatoire qui incorporait – en Hongrie – les conditions drastiques de mariage de la successibilité autrichienne . Cette loi a donc permis de faire de son fils Mgr Otto, le dernier kronprinz de ce royaume….alors il serait paradoxal d’en faire abstraction .
Bien cordialement
Caroline
16 février 2010 @ 18:12
A MARIE JFB ET MARTINE,je partage entierement vos commentaires malheureusement realistes! Et je me joins a tous les commentaires des autres! Quelle terrible tragedie familiale!!
R-N
5 mars 2010 @ 22:40
à dominique Charenton (73) ayant un moment pour vous répondre enfin, je dirai que strictement dans 64 c’est la manière dont cela semble amené (contexte et contenu) qui m’a fait donner cette précision. Cela n’ôte rien à l’excellence de vos sources.
La distinction entre les deux cas s’effectue bien comme indiqué en 70 : ce n’est pas par manque d’élévation que certaines familles n’entraient pas dans la conception de l’égalité de naissance décidée par la maison d’Autriche pour ses propres mariages. De là cette confusion dont j’ai parlé.
Par ailleurs, toutes les maisons médiatisées absolument étaient bien de même rang que les grandes maisons souveraines du 19° siècle.
On ne peut pas comparer cette situation avec le cas Chotek, qui effectivement était un mariage inégal, et le cas Toerring, comme les cas Windisch et Stolberg-Stolberg entrent dans le premier des deux phénomènes que j’ai décrits. C’est de l’ordre d’un choix volontaire de la maison d’Autriche.
Notons aussi que les Windisch n’étaient pas de « simples princes autrichiens », mais en même temps des princes allemands et le demeuraient.
Alix
5 mars 2010 @ 23:35
Ne sont pas égaux les mariages avec des aristocrates fussent-ils issus des plus grandes familles. Mais là seule compte la décision du Chef de la Maison royale ou impériale en question.
François-Joseph a toujours déclaré morganatique tout mariage hors des cercles royaux et princiers souverains mais il a quelquefois offert à la « roturière » bien née une place plus confortable que son simple rang d’épouse morganatique à la Cour et le rang d’archiducs aux enfants (une Princesse de Ligne morganatiquement mariée à un Archiduc suffisamment éloigné du trône pour que l’on ne craigne rien même de la descendance alors que l’Archiduc héritier était trop proche pour que l’on fasse la même chose pour l’illustre épouse tchèque) ou qu’il dote superbement sa petite-fille mariée avec un Windisch Graetz au point que sur le papier la petite-fille était plus riche que le futur Empereur.
Comme Charles a toujours déclaré morganatique les unions non royales et refusé les alliances avec des non-catholiques romains pour les premiers princes dans l’ordre de succession.
Otto a balayé cette règle en ne demandant qu’un mariage catholique (avec possibilité d’une double cérémonie en cas de présence d’une autre confession ou religion) et l’obligation pour les enfants de Karl d’être baptisés catholiques (après à la majorité adviendra…) pour les enfants de son second fils il autorisait l’arrangement déjà conclu entre les Bourbon parme et Saxe Cobourg, et entre les Orléans et la famille royale danoise : les garçons dans la religion du père, les filles dans la religion de la mère.
Dominique Charenton (Royauté2)
6 mars 2010 @ 00:27
Bonjour R-N
La maison d’Autriche a bien incorporé dans son droit l’égalité de naissance avec les maisons princières médiatisées, mais ne l’a pas fait pour l’article concernant les maisons comtales médiatisées. Elle s’y est toujours refusée.
D’ailleurs les membres des maisons comtales médiatisées ne passaient pas avant les membres des maisons princières non mediatisées à la cour de Wien ( j’ai une copie du réglement des rangs à la cour d’Autriche)
Donc normalement le mariage Toerring est aussi inégal, d’autant plus que le statut de « médiatisé » de ces Toerring est très discutable
La ligne princière des époux Windisch Graetz des archiduchesses Elisabeth et Sophie n’avait pas l’égalité de naissance, parceque cette ligne n’avait jamais obtenu le titre de prince du St Empire, mais celui de prince autrichien en 1822. Si le prince Otto avait appartenu à la ligne médiatisée son mariage aurait été égal meme si la maison d’Autriche a parfois « grincé des dents » lors d’alliances avec des princesses médiatisées par exemple en 1878 avec l’union de l’archiduc Frédéric, duc de Teschen et de « Busabella » Isabelle princesse de Croy (1856-1931). Busabella ( du mot Busen), car paraît-il si elle avait envoyé son soutien-gorge aux troupes autrichiennes, ceux-ci auraient pu faire le même remerciement que les GI’s américains de Corée à l’actrice Jane Mansfield : « Merci pour le hamac » !
Cordialement