A l’occasion du 11ème centenaire de la Maison de Bourbon, le prince Charles de Lobkowicz, fils du défunt prince Edouard de Lobkowicz et de la princesse Françoise de Bourbon-Parme avait convié à un dîner à Moulins les différentes branches de la famille. Etaient ainsi présent : le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou; la princesse Françoise de Bourbon-Parme, la princesse Anne de Bourbon-Deux-Siciles, la princesse Tania de Bourbon-Parme, le duc et la duchesse de Séville, le comte et la comtesse de Buset, la comtesse de Chalus, la comtesse robert de Bourbon-Busset, le prince Michel de Yougoslavie. (Copyright photo : getty images – Merci à Pierre et Quentin)

Cosmo
28 septembre 2015 @ 21:43
La merveilleuse bêtise des pseudo-légitimistes est un enchantement pour les républicains.
Avant la Révolution, ils ont su, grâce aux Edits de Noblesse, grâce à leurs demandes d’argent toujours plus pressantes – des fainéants grassement rétribués à ne rien faire – grâce à leur refus d’évolution, amener la Révolution française. Ils sont su ensuite, soit fuir à l’étranger pour sauver leur tête, soit donner au couple royal de si bons conseils qu’ils leur ont fait perdre la leur. En 1815, tous contents de retrouver leurs pénates et leurs prébendes, ils ont tout de même réussi à les perdre à nouveau en 1830.
En 1883, poussés par le démon, ils ont tenté de mettre fin définitivement à la restauration monarchique…et ils y ont réussi en semant la désunion, en poussant en avant des princes dont les Espagnols n’avaient que faire.
Une telle accumulation de bêtise est fantastique. Et, oh surprise, on la retrouve en ce XXIe siècle commençant. Non seulement, ils n’ont rien appris, ni rien oublié, mais en plus ils imaginent sur le trône de France, jeune prince sans position ni avenir qu’ils affublent de titres aussi ronflants que faux, qu’ils qualifient de Majesté et autres billevesées, prêts à lui lécher les bottes et peut-être autre chose.
Merci les pseudo-légitimistes, votre bêtise est le garant de la pérennité de la République en France. Par trois fois au moins, vous avez nui à la Monarchie, continuez à être ce que vous êtes, et tout le monde dormira tranquille.
On peut toutefois concevoir que les vrais légitimistes, les réalistes, ceux qui ont compris le sens de l’Histoire ne vous portent pas dans leur coeur, car vous avez ruiné à jamais l’idée de monarchie en France.
Sigismond
30 septembre 2015 @ 10:44
Cosmo, l’idée de monarchie en France a été ruinée par les manuels d’histoire de la Troisième République, qui ont fabriqué des générations de Français antimonarchistes (d’où la phrase la plus bête du monde : « ben si j’ai le droit, on est en république tout de même ! »), puis par les écoles de journalisme, d’où sortent des cohortes de farouches républicains, qui font la pluie et le beau temps dans tous les médias (le quatrième pouvoir). Si les orléanistes si puissants dans les années 30 avec leur Maurras et leur Action française, n’ont pas réussi, ce n’est certainement pas à cause des légitimistes et du duc d’Anjou et de Madrid, que la République redoutait si peu qu’elle l’exonérait de la loi d’exil. Et aujourd’hui, les Français s’extasient devant « Secrets d’histoire » mais ne supporteraient pas de ne plus pouvoir tout envoyer promener tous les cinq ans, dans le grand défouloir de l’élection présidentielle ! Soyez réaliste.
Voyez les Catalans, ils se voient déjà proclamer la république, ils ne se cherchent pas un comte de Barcelone ou un roi d’Aragon.
Nemausus
29 septembre 2015 @ 12:21
« L’intelligence » des Orléans leur a fait perdre le trône en 1848, qu’ils avaient volé en 1830….comme quoi bien mal acquis ne profite jamais…
La restauration manquée fut le fait des députés orléanistes majoritaires qui ne voulaient pas voir revenir un Bourbon et ont préféré faire durer le moment de la restauration en espérant la mort rapide du comte de Chambord afin de permettre aux Orléans de s’emparer à nouveau du trône…mais là encore mauvaise pensée ne sert pas ceux qui l’ont car à faire reculer le moment de la restauration, cela a permis aux républicains de devenir majoritaires et d’éliminer définitivement les royalistes !
Sigismond
30 septembre 2015 @ 09:22
Bien répondu, Nemausus : Cosmo oublie que ses chers Orléans n’ont tenu que dix-sept ans et demi au pouvoir, et actuellement ils ne tiendraient même pas dix-sept jours si je ne sais quel parti avait l’idée de les propulser à l’Élysée !
Cosmo se lâche et verse dans la vulgarité, il convoque même « le démon » pour servir sa démonstration, ce qui est une cocasse inversion des choses, s’agissant de fidèles (du Bourg, d’Andigné, Chardonnet, Véran, Laurentie, Cathelineau, Maillé, Junquières…) qui servaient un Prince (le comte de Montizon) qui avait vocation à être couronné et sacré dans la cathédrale de Reims.
Si la restauration a échoué, c’est parce que les députés imbibés des idées orléanistes et de la propagande du pseudo-« comte de Paris », ne voulaient pas du drapeau blanc. Le drapeau blanc, c’était la relégation des Orléans au fin fond de l’arbre capétien, c’était le comte de Montizon et ses fils sur les marches du trône. Après avoir goûté au pouvoir, la parentèle du petit-fils de Louis-Philippe ne pouvait supporter de « reprendre sa place dans la famille ». Et on en est toujours au même point en 2015, les Orléans refusent de faire allégeance au prince Louis, et leur nouveau dada est de mettre en cause la vertu des reines María Luisa et Isabel. Sans doute la France n’a-t-elle d’autres soucis…
Le plus regrettable, c’est que le comte de Montizon avaient des idées politiques qui auraient plu aux orléanistes, et que la réconciliation entre les Bourbons et les Orléans aurait peut-être pu se faire avec ce roi. Quelle occasion manquée…
Cosmo
30 septembre 2015 @ 15:16
Sigismond,
Ce ne sont pas seulement les députés orléanistes qui ne voulaient pas du drapeau. Il y avait également la majorité des légitimistes de l’Assemblée. Et plus encore le peuple de France !
Penser que le comte de Montizon ait pu être accepté comme Dauphin est du pur fantasme. Vous ne tenez compte d’aucune des réalités politiques de l’époque. Et comme vous le soulignez, le comte de Montizon n’avait pas vraiment envie de devenir roi de France, pas plus que roi d’Espagne. La vie à Brighton lui semblait plus douce. Et même s’il n’y avait pas eu un seul Orléans vivant, jamais un Bourbon d’Espagne n’aurait été accepté comme roi de France.
Quant aux vertus des reines, les premiers accusations vinrent des carlistes, qui se répandirent en calomnie sur les souveraines, cherchant à discréditer leur progéniture. Et cela revient aujourd’hui comme un boomerang à la face des pseudo-légitimistes. Tant pis pour eux !
Mais comme il vous plait de croire ce qui vous arrange, je vous laisse avec vos rêves.
Cosmo
Sigismond
2 octobre 2015 @ 07:41
Cosmo,
Je n’ai jamais dit que le comte de Montizon n’avait pas envie de devenir roi de France ! Tout au contraire, j’ai dit que ses idées politiques auraient pu permettre que les Orléans se rangent derrière lui. Quant à votre credo selon lequel « même s’il n’y avait pas eu un seul Orléans vivant, jamais un Bourbon d’Espagne n’aurait été accepté comme roi de France », c’est de l’incantation pure et simple de votre part. Il vous plaît de croire ce qui vous arrange, comme vous le dites.
Cosmo
3 octobre 2015 @ 10:49
Sigismond,
La seule idée d’un drapeau blanc a fait échouer la tentative de restauration et vous pensez sérieusement que des princes étrangers, car c’est bien ainsi qu’ils étaient considérés, pouvaient monter sur le trône de France.
On n’en voulait pas en Espagne et les Français leur aurait donné un lot de consolation.
Ce n’est pas de l’incantation de votre part c’est l’application de la Méthode Coué.
Ou de l’art de mélanger voeu pieux et Histoire.
Cosmo
Sigismond
30 septembre 2015 @ 16:23
Avait, pas « avaient »…
Lire son manifeste du 2 juin 1860, où il parlait de l’« ère des lumières et du progrès ».
Cosmo
1 octobre 2015 @ 07:08
Sigismond,
Le comte de Montizon était, comme les Orléans, un partisan des lumières et du progrès. Et c’est pour cela qu’il a été écarté par les Carlistes. Son successeur dans le mouvement, son fils, don Carlos aurait-il été contre les lumières et le progrès ?
Deux princes ont toutefois mis le problème de la condition ouvrière dans le débat : Napoléon III et le comte de Chambord.
Cosmo
Sigismond
2 octobre 2015 @ 08:22
Cosmo,
Il y a lumières et lumières, et il y a progrès et progrès. Le prince Charles était certainement pour la lumière du Christ et le progrès apporté par le christianisme. Son père le prince Jean, mais aussi dans une certaine mesure son fils le prince Jacques, étaient davantage tournés vers les idées nouvelles, les prétendues lumières du XVIIIe siècle, et c’est en ce sens que je soulignais qu’il y aurait pu y avoir un accord avec les Orléans. Encore eût-il fallu que ces derniers acceptent de reprendre leur place dans la famille, mais quand on a goûté au pouvoir… même la soi-disant « reine » Amélie, née Bourbon, tenait à son faux titre de « reine » de pacotille !
Une traduction moins approximative de cet extrait du manifeste du prince Jean du 2 juin 1860 : « je veux les gravir [les marches du trône] appuyé par la conviction générale qu’avec la légalité s’établit l’ordre, et avec lui, le pays prospérera et marchera en accord avec les progrès et les lumières de ce siècle. »
Cela dit, le Prince évoluera avec l’âge et on le verra participer à la troisième guerre carliste au côté de son fils aîné. Et Maurice d’Andigné déclara plus tard (1887) que le prince Jean lui avait donné l’assurance que s’il devenait roi de France, son programme et son drapeau seraient ceux du comte de Chambord.
Je ne pense pas que l’on puisse dire que les carlistes ont « écarté » le comte de Montizon, ce serait prétentieux de leur part (en fait c’est sa marâtre qui s’est arrogé le droit de le faire), mais il faut bien dire que certains d’entre eux sont allés jusqu’à insulter le prince Jean pour ses idées politiques, ce qui montre le peu de conviction légitimiste de ces carlistes-là, et explique bien des choses par la suite (la dérive parmiste).
Cosmo
3 octobre 2015 @ 11:09
Sigismond,
Ces paroles de don Carlos sont en effet significatives de son état d’esprit quant aux Lumières :
« Catholiques français, l’avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d’un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l’ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale, dont, par ma naissance, c’est à dire par la volonté de Dieu, je suis le représentant légitime.”
Il y a tant d ‘autres choses à dire sur don Carlos et sa valse hésitation entre la France et l’Espagne.
C’est fou, ce que l’absence de droit peut créer comme désirs.
Cosmo
Hervé J. VOLTO
14 décembre 2025 @ 12:02
Photo historique, qu’on ne reverra pas de si tôt.
Hervé J. VOLTO
14 décembre 2025 @ 12:03
Pourtant, un dinner des Bourbon serait une initiative à renouveller.