Une jeune fille gâtée par son grand-père
Après le mariage, Elisabeth-Marie ne revit pratiquement plus sa mère à laquelle elle reprochait d’avoir été responsable de la mort de son père, comme n’ayant pas su comprendre sa personnalité.
Une jeune fille séduisant
Elle reprit sa vie mondaine. Le 8 avril l’empereur donnait un dîner et le grand-duc héritier de Bade, toujours à la recherche d’une fiancée, était là. Plus tard dans la saison, l’empereur évoqua d’autres partis possible pour elle, le prince Albert de Belgique, futur monarque, qui épousera quelques mois plus tard, la cousine d’Erzsi, Elisabeth, duchesse en Bavière
Albert, roi des Belges
Il la convoqua et lui dit : “Aujourd’hui, nous allons parler sérieusement. Tu es ma petite fille et en tant que telle, tu es une princesse de notre Maison; maintenant que tu parviens à l’âge adulte, tu dois accepter la place importante qui t’es donnée, avec les devoirs, les sacrifices et les responsabilités qu’elle comporte. Malgré ton rang, tu dois rester humble et obéir. Tout au long de la vie, l’obéissance est une vertu. D’autre part, tu es douée, mais sois modeste, n’en laisse rien paraître.” Elle lui jeta un regard où l’humilité n’avait aucune place, car Erszi ignorait ce mot et sa signification. L’empereur décontenancé par ce regard, continua “Sois bonne, sois courageuse. Tu dois comprendre que tu as une mission à remplir. Tu dois te marier, Erszi, et tu épouseras celui que je choisirai.” Horrifiée, elle cria : “ Je préfère être abbesse que de me marier sans aimer.” “ La vie t’enseignera que le devoir donne plus de bonheur que l’amour, cette maladie passagère qui conduit aux plus profondes tristesses. Tu as encore beaucoup à apprendre”, répliqua François-Joseph.
Prince Max de Bade
En juin, elle assista à un concours hippique auquel participaient les meilleurs cavaliers de l’Europe. Elle était vêtue d’une robe couleur sable, serrée à la taille par une large ceinture brune semée de pépites d’or. Elle portait un large chapeau de paille.
Le prince Otto Windisch-Graetz
Le lieutenant, prince Otto Windisch-Graetz, qui montait un superbe alezan gagna la grande épreuve, le “Grand Prix International de sauts d’obstacles”, et reçut la coupe des mains mêmes de l’empereur, sous les yeux éblouis d’Elisabeth-Marie.
Tout au long de l’été 1900, à Laxenburg, ce ne furent que parties de tennis et soirées dansantes, auxquelles participa le bel Otto. Il était en effet très beau, d’une grande virilité et d’une distinction parfaite. Erszi en tomba amoureuse.
Le 2 septembre, l’empereur François-Joseph organisa une réunion de famille pour fêter les dix-huit ans de sa petite-fille. Et l’été finit comme il avait commencé, le bel Otto toujours présent, apprécié de tous pour ses qualités sportives, son élégance et sa courtoisie, aimé par Erszi. 
Stéphanie et son mari
Le 10 octobre, elle rencontra sa mère au Semmering pour passer deux semaines. Pour la première fois, les deux femmes purent s’ouvrir l’une à l’autre. Devant le bonheur avoué de sa mère, elle ne résista pas à lui confier son secret. Elle était amoureuse. Stéphanie comprit que rien ne résisterait à la volonté de sa fille. Elle lui donna son consentement, malgré tout ce qui séparait les deux jeunes gens. Le premier obstacle, outre l’inégalité de naissance, car si les Windisch-Graetz sont de grande et noble maison, ils sont loin de la famille impériale et même d’autres maisons princières beaucoup plus illustres et fortunées, même s’ils font partie des maison médiatisées avec lesquelles un mariage est considéré comme égal pour les maisons souveraines, quoique cette branche étant la cadette de la famille, le premier obstacle est l’amour lui-même. Elisabeth-Marie aime et est sûre d’être aimée en retour tant est grand son orgueil. Elle ne conçoit pas que celui sur lequel elle a jeté son dévolu et avec lui l’apport de son sang royal, sa beauté, sa richesse, puisse ne pas l’aimer.
Elisabeth-Marie parée pour le bal
Elle devait maintenant convaincre l’empereur de donner son autorisation, dont elle ne doutait absolument pas. Elle alla le voir et lui révéla la vérité. Elle aimait et voulait épouser Otto Windisch-Graetz. L’empereur lui demanda simplement d’attendre ses dix-huit ans.
Le 10 janvier 1901, elle assista à son deuxième Bal de la Cour : même cérémonial, l’empereur avec l’archiduchesse Marie-Josèphe, mère de l’héritier en second, Charles, l’archiduc François-Ferdinand avec l’archiduchesse Marie-Valérie et l’archiduc Ferdinand-Charles avec l’archiduchesse Elisabeth-Marie. L’épouse morganatique de François-Ferdinand, Sophie, venait en dernier, après tous les autres membres de la famille impériale, dont elle n’était pas membre.
L’hiver fut une suite de bals et de dîners organisés par le grand-père pour sa petite-fille et par les grandes familles de l’empire dans leurs palais viennois. Puis ce fut le printemps avec le même cortège de réceptions et de voyages à Trieste, à Salzbourg. Tout n’était que fêtes autour de la jeune princesse qui partout brillait par son allure et sa beauté. Les plus beaux partis d’Europe et de l’Empire se pressaient autour d’elle. Otto Windisch-Graetz était parfois invité à certaines d’entre elles.
L’intelligence d’Elisabeth-Marie était aussi remarquée comme étant exceptionnelle. Seul son caractère, dont se plaignait son entourage, était une ombre au tableau.
Elle avait donc jusqu’au 2 septembre 1901 avant de parler de son amour à nouveau et de demander à nouveau l’autorisation du vieil empereur.
Erszi sentait bien un peu de résistance chez son amoureux, résistance qu’elle mettait sur le fait que le jeune homme, amoureux d’elle, sentait toutefois la différence qui existait entre une altesse sérénissime et une altesse impériale et royale de l’illustre Maison d’Autriche, et que ce de fait, il montrait une certaine retenue.
Elle demanda un entretien à son grand-père, quelques jours avant le 2 septembre, jour de ses dix-huit ans. Elle lui déclara d’emblée que sa décision n’avait pas changé et qu’elle souhaiter épouser le prince Otto. L’empereur donna son consentement immédiatement et s’engagea à voir le jeune homme afin de lui parler des sentiments de sa petite-fille. François-Joseph n’était pas satisfait mais il n’y avait rien à dire sur la famille et sur le jeune homme lui-même.
Prince Otto Windisch-Graetz par Josias Kopay Arpad (1901)
Otto Windisch-Graetz fut appelé chez l’empereur. Ce dernier lui expliqua la situation. Sa petite-fille était amoureuse de lui. Il lui avait demandé d’attendre un an, ce délai était passé, elle persistait dans son amour. Le prince écouta, sans sourciller, dans une attitude toute militaire, et quand il eut la permission de parler, il déclara que jamais il n’avait pensé que l’archiduchesse puisse avoir un sentiment pour lui, qu’il était indigne d’un tel amour de par la différence existant entre eux, et que de toutes façons, il était déjà engagé depuis plusieurs mois auprès d’une autre jeune fille qu’il aimait. Rien ne pouvait faire plus plaisir à François-Joseph. Il fut soulagé, le jeune homme étant fiancé par ailleurs, il ne restait à sa petite-fille qu’à se choisir un autre prétendant.
Mais c’était mal la connaître. A peine lui eût-il donné la réponse du prince que François-Joseph vit devant lui une jeune fille, déçue, en colère, qui n’hésita pas à lui déclarer dans le chantage le plus odieux que l’on ait pu faire au vieil homme : “ Mon père a préféré la mort à l’amour impossible, je ne la crains pas non plus, je lui offrirai ma jeunesse. Elle seule libère de la douleur”.
L’empereur effondré s’engagea à transmettre à nouveau la demande. Le second entretien entre les deux hommes fut entre le chef de l’armée impériale et royale et son subordonné. Le jeune officier insista dans son refus, arguant qu’il ne pouvait ni ne voulait reprendre sa parole. Après une hésitation, François-Joseph lui dit : “ Comme votre empereur et votre général d’armée, je vous dis d’épouser ma petite-fille l’archiduchesse Elisabeth-Marie de Habsbourg-Lorraine.” Le jeune homme claqua les talons et répondit : “Oui, Majesté !” Le destin d’Otto Windisch-Graetz était scellé par l’ordre d’Elisabeth-Marie auquel sa fidélité à l’empereur l’obligeait à obéir.
Elisabeth-Marie, au moment de ses fiançailles
Ce fut un homme hébété, désespéré, qui sortit du cabinet impérial. Après une nuit passée en compagnie de son meilleur ami, le baron Max Wenninger, un officier comme lui, auquel il alla se confier, il finit par accepter son destin par devoir envers la dynastie. Bien des années après, François-Joseph mort et l’empire disparu, le baron Menninger raconta le désespoir du prince Otto cette nuit-là.
Les Windisch-Graetz se turent aussi et Otto, lui aussi bien des années plus tard, révéla à son fils aîné le secret de son mariage.
Celui-ci fut annoncé officiellement dans la presse le 15 octobre 1901. On décrivit le fiancé ainsi : “ Le prince Otto Wériand Hugo Ernest de Windisch-Graetz, né le 7 octobre 1873, est le plus jeune fils du Conseiller d’Etat, le colonel prince Ernest Windisch-Graetz et de la princesse Camille Oettingen-Spielberg. Elevé dans la maison familiale sous la surveillance de son père, homme de grande culture, historien et numismate, qui choisit pour son fils les meilleurs précepteurs. Plus tard il entra à l’école des cadets de Marisch-Weisskirche et ensuite au régiment de Uhlans Archiduc Otto, à Chrzanow, Olmütz et Vienne où il servit comme officier d’active. Pendant deux ans, il suivit l’enseignement de l’école militaire et passa ses examens avec succès.”
Les fêtes précédant le mariage commencèrent. Et il ne fut plus jamais question de la jeune femme délaissée par Otto pour la belle et impérieuse archiduchesse. On ne sut jamais qui elle était.
Résigné et sans amour, mais impressionné par sa fiancée, le jeune prince ne pouvait que parader au bras d’une des plus belles princesses d’Europe, un des plus beaux partis aussi. Le couple était splendide. Elisabeth-Marie avait gagné.
Elisabeth-Marie et Otto à la veille de leur mariage
Le 23 janvier 1902, un jeudi, le mariage fut célébré dans la “Josephi Kapelle” de la Hofburg, dans la plus stricte intimité. Seuls étaient présents son grand-père, sa mère, des membres de la famille impériale, de la famille Windisch-Graetz et quelques ministres et hauts fonctionnaires. Elisabeth-Marie était habillée de satin blanc, avec un voile en dentelle de Bruxelles, un diadème en diamants formé par des feuilles de trèfles. Elle portait aussi deux énormes diamants comme boucles d’oreilles et avait une rivière de diamants autour du cou.
Exposition de la robe de mariage avec le trousseau, avant le mariage
Le mariage, célébré à 10 heures du matin, fut suivi d’un déjeuner rapide et à 12h 55, le jeune couple montait à bord de son train spécial.
A l’intérieur du train impérial
Mais avant d’en arriver à ce jour, il avait fallu régler un certain nombre de problèmes matériels et dynastiques. Parmi les problèmes matériels, il y eut tout d’abord la constitution du trousseau, probablement un des plus beaux qui ait été constitué dans l’histoire de la famille impériale. Il fut exposé les 19 et 20 janvier 1902, des milliers de personnes se pressèrent pour admirer les dentelles de Bruges, les manteaux en chinchilla, zibeline, astrakan, vison, loutre de Sibérie, et hermine, les robes, les blouses, les chaussures, les sacs, les parapluies etc…tous faits dans les matières les plus précieuses. Le linge de maison comprenait cent quarante quatre parures de lit, deux cents nappes en damas, mille quatre cents serviettes, le tout aux armes des Habsbourg et des Windisch-Graetz. Il y eut les parures de diamants merveilles de l’orfèvrerie “Art Nouveau”. L’argenterie était considérable, remplissant plusieurs caisses.
Les bijoux d’Elisabeth-Marie exposés avant le mariage
Il fallut aussi signer le contrat de mariage. Le prince Otto n’avait aucune fortune, Elisabeth-Marie était fabuleusement riche. Son grand-père l’augmenta de quatre cent vingt mille couronnes, dont le revenu devait assurer le train de vie du jeune couple. Erszi en conservait la propriété mais elle devait être gérée par le mari qui s’engageait à verser à sa femme trente six mille couronnes par an, pour ses dépenses personnelles.
L’empereur conféra le titre de “Fürst” – prince – au futur mari. Il lui conféré aussi la Toison d’Or. Elisabeth-Marie gardait son titre d’Altesse Impériale et Royale, avec tous les honneurs qui allaient avec : ouverture des deux battants des portes, présence aux cérémonies familiales, salut militaire etc…
Le jeune couple
Il restait toutefois une dernière cérémonie à accomplir : l’acte de renonciation. De par la Pragmatique Sanction de 1713, Erszi était héritière des trônes d’Autriche-Hongrie, à défaut de descendant mâle. En raison de son mariage inégal, l’empereur lui avait demander de renoncer à ses droits dynastiques. Et c’est ce qu’elle fit le 22 janvier 1902. La cérémonie se déroula sous la présidence de l’empereur, assis sur son trône, dans la salle d’audience de la Hofburg. Etaient présents, les principaux archiducs, dont l’héritier du trône, François-Ferdinand, le premier grand-maître de la cour, le prince Liechtenstein, le grand-maître de la cour de l’archiduchesse, le comte Bellegarde, la comtesse Coudenhove, la grande-maîtresse, le cardinal-archevêque de Vienne, la comtesse Montenuovo et quelques officiers autrichiens et hongrois. Après la lecture de l’acte de renonciation, par le ministre de la Maison Impériale, le comte Goluchowski, Elisabeth-Marie s’approcha, et la main sur l’Evangile, lut à son tour le texte de la renonciation et le signa. Elle portait ce jour-là une robe de satin bleu clair brodée de fils d’argent avec une traîne de deux mètres cinquante, recouverte d’une cape en soie blanche lamée argent bordée de chinchilla.
Elle avait renoncé à sa position dynastique par amour et il n’a pas semblé que cette renonciation lui ait beaucoup pesé. Elle aimait et c’était le principal. Il faut dire que ses chances de monter sur le trône n’étaient pas grandes, vu le nombre d’archiducs avant elle, et qu’elle gardait sa position sociale ainsi que que sa fortune. Elle conservait aussi l’amour de son grand-père et celui plus distant de sa mère.
En montant dans le train, Elisabeth-Marie princesse Otto Windisch-Graetz, était heureuse car elle avait ce qu’elle voulait, l’homme qu’elle aimait à ses côtés, sans se poser jamais la question de savoir s’il l’aimait, tant il était évident pour elle qu’il ne pouvait en être autrement.
La première destination de ce voyage de noces fut le château de Seebach in Obrerkrain, sur les bords du lac de Veldes ( Bled aujourd’hui) en Slovénie, une des terres les plus fidèles aux Habsbourg. La vieille demeure des Windisch-Graetz avait été modernisée pour accueillir le couple et une suite de cinq pièces entièrement refaites à neuf fut mise à leur disposition, ainsi que sept domestiques pour assurer leur confort. Il faisait très froid mais le jeune couple, Elisabeth-Marie la première, fut enchantée de ce séjour d’une semaine, durant lequel, ils durent toutefois consentir à assister à quelques réceptions données en leur honneur. Le bonheur semblait s’installer.
Château de Seebach in Obrerkrain, propriété des Windisch-Graetz
Puis ce furent les étapes obligées d’un voyage de noces quasi impérial. Florence, Rome, Naples, Palerme où les diverses membres de la famille d’Erszi avait été chez eux au cours des siècles. Puis ce furent Malte et enfin l’Egypte où ils débarquèrent à Alexandrie le 10 février 1902. Le 10 mars, ils étaient à Assouan. Le Caire les accueillit à nouveau après une croisière de treize jours sur le Nil, où ils admirèrent toutes les merveilles de la civilisation égyptienne. Jérusalem où ils assistèrent aux offices de la Semaine Sainte, Athènes où le roi Georges Ier les reçut en cousins, Constantinople constituèrent les dernières étapes du voyage. Puis début mai, ce fut le retour à Vienne après trois mois et demie de voyage. Otto y reçut de l’empereur son affectation à l’état-major de la 9ème division d’infanterie, basée à Prague. Pour Elisabeth-Marie, c’était la première fois qu’elle allait résider hors de Vienne, où le jeune couple disposait malgré tout de la moitié du Palais Windisch-Graetz, mis à leur disposition par le père d’Otto, 21 Strohgasse, dans le IIIème arrondissement de Vienne.
Palais Windisch-Graetz à Vienne 21 Strohgasse
Tout au long de ce voyage extraordinaire, rien n’avait été refusé à la petite-fille de l’empereur d’Autriche. Le luxe du train spécial tout d’abord, avec ses salons tendus de soie damassée, des fleurs partout et des vivats tout au long du voyage, tout ne fut que fête autour d’eux. Et Erszi se plia volontiers à tout le cérémonial qui lui semblait naturel. Elle ne réalisait pas encore qu’elle n’était plus archiduchesse d’Autriche mais une simple princesse. Otto, de son côté, que son mariage avait mis d’emblée au plus haut de la société et lui avait apporté un luxe que son manque de fortune personnelle ne lui aurait jamais permis, était un grand seigneur et sa nouvelle vie lui semblait naturelle. Le couple était heureux, chacun avait ce qu’il voulait.
Armes des princes Windisch-Graetz
A suivre… Merci à Patrick Germain pour cette deuxième partie.














l'Alsacienne
6 septembre 2016 @ 05:21
A suivre…. vivement demain.
Merci pour ce reportage sur la vie d’Elisabeth-Marie d’Autriche.
Une lectrice assidue.
Elisabeth
6 septembre 2016 @ 06:04
J’attends la suite avec impatiente…
Elisabeth
Marina Pareschi
6 septembre 2016 @ 20:05
moi aussi!!! Bonne soirée à tous!!!
Annick
6 septembre 2016 @ 06:39
Passionnant ! Merci beaucoup !
Robespierre
6 septembre 2016 @ 07:27
J’ignorais que le fiancé fût rétif et engagé ailleurs. Le mariage commença donc sous de mauvais auspices. D’après ce que j’ai vu, ça ne porte jamais chance de prendre l’homme d’une autre. Je trouve que le bel Otto a été très correct en refusant la main de l’archiduchesse et c’est minable de l’avoir obligé comme soldat à obéir à son supérieur hierarchique pour se marier. Je sais qu’il y eu séparation entre les deux époux par la suite, après 4 enfants, mais Patrick Germain nous expliquera comment on en est arrivé là. Décidément cette femme a été antipathique du début à la fin de sa vie. Et reprocher à sa mère Mayerling, faut vraiment être méchante. Mais il fallait charger Stephanie pour blanchir un débauché.
Sila
6 septembre 2016 @ 12:59
Et que dire du chantage affectif exercé auprès de son grand-père ! Décidément, quand on voit la vie des enfants et petits enfants de Léopold II (sauf Clémentine) c’est un grand grand fiasco.
LPJ
7 septembre 2016 @ 18:43
Clémentine eut la chance d’être née sur le tard, de n’avoir pas été contrainte au mariage très jeune et surtout que son père lui laisse une indépendance qui peut surprendre quand on connait la personnalité du roi Léopold II. Elle a certainement su tirer profit des « écarts » de ses sœurs pour se forger une personnalité plus conventionnelle. Et ses enfants furent élevés de meilleure façon.
Patrick Germain
8 septembre 2016 @ 17:52
LPJ,
Léopold II n’envisageait pas le mariage de sa fille Clémentine car il voulait la garder auprès de lui. Elle souhaitait épouser le prince Napoléon et son père le lui a interdit. A la mort de sa mère, Clémentine est devenue la première dame de Belgique, ce qui laissait supposer un peu de liberté individuelle. Mais il lui a fallu attendre la mort de son père pour épouser le prince Napoléon. Il est étonnant de voir que cette princesse était la belle-mère de l’actuelle princesse Napoléon.
Il est difficile de parler d’écarts pour ses soeurs. Mariées malgré elles à des hommes qui ne les respectaient pas. Elles ont cherché le bonheur ailleurs. Stéphanie eut plus de chance que Louise.
Cordialement
Patrick Germain
Jacqueline
6 septembre 2016 @ 14:04
Absolument d’accord avec vous Robespierre, notamment la dernière phrase.
Elisabeth
7 septembre 2016 @ 06:11
Elle a un raisonnement de petite fille à qui toujours tout a été cédé et qui ne sait pas réfléchir à sa propre remise en cause. Je trouve qu’elle a les traits fin de son papa Rodolphe et donc peut être l’empereur y voyait il un peu sa chère épouse quo au final a été obligé de l’épouser. Je trouve cela choquant aujourd’hui alors qu’à l’époque ça ne l’était pas. Si les hommes obligeaient je pense que beaucoup de femmes ont a leur tour obligé certainement en quantité moindre, certainement.
Elisabeth
DEB
6 septembre 2016 @ 07:31
Opulence et outrecuidance !
grannydc
6 septembre 2016 @ 07:48
Très, très intéressant ! Merci !!!
Sila
6 septembre 2016 @ 08:00
Petite Peste !
Muscate
6 septembre 2016 @ 15:38
C’est tout à fait ça, Sila…mais on notera aussi la faiblesse complice et l’affection obséquieuse du grand-père qui a accepté de jouer de son influence hiérarchique pour faire le malheur d’un homme et satisfaire à la prétention de sa rejetonne…
Une enfant idolatrée est forcément mal éduquée. Ce n’est pas être justement aimée.
D’ailleurs, je pense que par cette attitude dominée, il a sûrement fait son malheur.
Severina
6 septembre 2016 @ 08:08
Merci Patrck Germain, le recit est très bien écrit et passionnant, même si la demoiselle n’est pas sympathique. Dommage, on ne voit pas les photos 6, 7,9,12, 13 e 15, est que l’on peut fair quelque chose? Je regrette surtout ne pas voir les bijoux.
Laurent F
6 septembre 2016 @ 15:26
voilà la photo des bijoux en grand format
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/52/Wedding_gift_Archduchess_Elisabeth_and_Prince_Otto_zu_Windisch-Graetz.jpg
Severina
7 septembre 2016 @ 12:14
Merci
Ghislaine
6 septembre 2016 @ 08:35
Un grand merci Patrick Germain , c’est un vrai régal .
Chatran
6 septembre 2016 @ 08:36
Merci pour ce reportage tres interessant. Malheureusement elle a herite des genes de son père et de sa gd mere…. Quels degats.
Sila
6 septembre 2016 @ 13:00
Et de son grand-père …maternel
Elisabeth
7 septembre 2016 @ 06:13
Les gênes n’ont pas tout fait non plus, elle n’a jamais essuyé de refus, toutes ses désirs lui étaient cédés pour son plus grand malheur.
Elisabeth
Pierre-Yves
6 septembre 2016 @ 08:36
Cette archiduchesse était presque l’antithèse de Robert d’Orléans, qui la suit dans l’ordre des sujets du jour.
La comparaison est hasardeuse, j’en conviens, mais le contraste est saisissant: elle était aussi foncièrement antipathique que le prince Robert semble avenant et chaleureux.
On a envie qu’elle se prenne des claques, ce qui va pobablement arriver dans l’épisode suivant.
clement
6 septembre 2016 @ 08:48
Malgré un regard mélancolique ,elle devait avoir un caractère bien trempé !
pit
6 septembre 2016 @ 08:56
Passionnant ! Merci
beji
6 septembre 2016 @ 09:14
Patrick Germain,je me régale avec vos articles,j’attends la suite avec impatience.
Après avoir lu deux biographies de l’archiduchesse, dont celle de sa belle-fille Ghislaine de Windisch Graetz,le personnage m’est antipathique,originale, « avec un grain ».Toute sa vie elle sera imbue de sa personne même lorsqu’elle sera devenue socialiste,il faudra la traîter en petite-fille de l’empereur.Pour une fois ce n’est pas une jeune fille qu’on force à se marier mais un homme.
Lorenz
6 septembre 2016 @ 09:34
Un grand merci à Patrick pour ce travail.
Très intéressantes les photos et j’adore les petits détails que vous donnez: le déroulement des bals donnés à la cour (lus hier), la situation patrimonielle des individus, leur résidences, le trousseau ..
plume
6 septembre 2016 @ 09:59
J’attends avec impatience la suite qui ne sera pas très joyeuse semble-t-il.
Guyard
6 septembre 2016 @ 10:07
Merci à Patrick Germain pour cette deuxième partie.
petillante
6 septembre 2016 @ 10:26
c’est le sosie de patricia kaas;
c’etait une fille gatee pourrie qui voulait son mari alors qu’il en aimait une autre. c’est normal qu’i l’ait trompee rapidement ;c’est humain
1,85m elle devait depasser tous les hommes de 40cm
Muscate
6 septembre 2016 @ 15:17
Tout à fait, Pétillante!…une ressemblance frappante avec Patricia Kaas!Bravo,bien vu! ;-))
HéléneA
6 septembre 2016 @ 10:31
Dans la biographie de Irmgard Schel » Stéphanie princesse héritière dans l ‘ombre de Mayerling » que je recommande, le comte de Lonyay raconte que ce n’est que beaucoup plus qu »Elisabeth-Marie comprendra ce qu’elle avait signé lors de l’abdication et fera d’amers reproches à sa mère. »Elle n’a jamais pardonné à mon épouse de n’avoir rien fait pour lui expliquer ce qu’elle avait le droit de revendiquer.Mais comment ma pauvre femme eût-elle pu faire cela? Elle n’aurait trouvé personne pour la seconder et s’opposer avec elle à la volonté de l’empereur »
Robespierre
6 septembre 2016 @ 13:03
Cette horrible jeune femme rendait sa mère responsable de tout, c’était son souffre-douleur, car lui reprocher Mayerling, ça montre sa mechanceté et sa mauvaise foi. J’ignorais ce détail que vous rapportez, mais il est en accord avec ce que nous savons d’Elisabeth-Marie.
Patrick Germain
7 septembre 2016 @ 06:58
Elisabeth-Marie savait très bien ce qu’elle faisait en signant l’acte de renonciation. Il est tout-à-fait possible que la princesse Stéphanie ait, malgré les dires de sa fille, exposé les conséquences de sa renonciation, en privé. Elisabeth-Marie était capable de dire n’importe quoi pour accuser qui lui déplaisait et l’enfoncer. Comme vous le faites justement remarquer, par les paroles de son mari, la princesse Stéphanie n’avait aucun pouvoir ni aucun rôle à la cour de Vienne. Sa parole ne comptait pas. Rien ne devait résister à l’orgueilleuse archiduchesse.
Patrick Germain
grossmann
6 septembre 2016 @ 10:33
c’est quand même incroyable ! elle dit qu’elle refuse un mariage de convenance mais elle l’impose à un autre !
Véronick
6 septembre 2016 @ 10:52
Merci, Patrick Germain,
Vous avez l’art et la manière de narrer l’histoire de Erszi, petite fille chérie de son grand-père l’Empereur François Joseph, héritière de l’Empire Austro-hongrois et qui a renoncé au trône par amour …….!
Connaissant son histoire c’est avec plaisir que j’ai lu ce que vous avez écris…….. j’attends donc la suite…..!
Les illustrations sont bien choisis.
À bientôt de vous relire.
Bien cordialement.
Véronick
AnneLise
6 septembre 2016 @ 14:42
Elle a renoncé à ses droits fort hypothétiques au trône, en sachant qu’elle ne pourrait jamais y accéder !
Si elle y avait quelque droit, elle aurait du être l’héritière après son père !
Donc amour sûrement, encore que, devrais je dire, désir de petite fille gâtée, mais pas de renonciation au trône par amour
corentine
6 septembre 2016 @ 11:17
Excellent, passionnant, merci Monsieur Germain
quel fichu caractère cette archiduchesse !
Incroyable d’avoir ainsi forcé le mariage
COLETTE C.
6 septembre 2016 @ 11:34
De plus en plus passionnant ! Des photos que je n’avais jamais vues !
Francky
6 septembre 2016 @ 12:16
Toujours un régal de vous lire, cher Patrick !
Je relève une citation:
“ La vie t’enseignera que le devoir donne plus de bonheur que l’amour, cette maladie passagère qui conduit aux plus profondes tristesses…”; François-Joseph parlait en connaissance de cause, lui, éternel amoureux d’une femme fantomatique…
Mais il est vrai que les mariages de raison ne sont que rarement une réussite…
AnneLise
6 septembre 2016 @ 14:50
Oui, dans le cas de l’Empereur, ce fut un mariage d’amour ! et je pense que jusqu’à la fin de sa vie, quels qu’aient pu être ses écarts, il fut éternellement amoureux de son épouse, elle aussi d’une certaine façon n’a jamais cessé sinon d’éprouver un amour fou d’avoir beaucoup de tendresse pour François Joseph, en témoigne leur correspondance
Et il est vrai que certains mariages de raison ne furent pas que des catastrophes, je pense notamment à celui de Jean de Luxembourg et Joséphine Charlotte de Belgique, d’une certaine façon également Georges V et la Reine Mary
Robespierre
7 septembre 2016 @ 11:17
François Joseph, bien placé pour le dire, énonçait une réflexion de George Simenon avant l’heure (cf « la passion est une maladie »)
Jean Pierre
6 septembre 2016 @ 12:17
Ce pauvre Franz, il dût se farcir une drôle de famille.
La petite était rouée.
Muscate
6 septembre 2016 @ 12:37
Oui,ça s’appelle une garce,ou une peste,au choix.
La dureté de ses yeux froids trahissait son âme sans lumière.
Trianon
6 septembre 2016 @ 18:43
un peu comme Cristina qui fit rompre Inaki
Marie de Bourgogne
7 septembre 2016 @ 16:32
Sincèrement Trianon, je doute qu’Inaki ait été obligé de rompre sa relation comme a du le faire l’époux d’Elisabeth-Marie. Je ne pense pas que le roi Juan-Carlos l’ait convoqué pour le sommer d’épouser sa fille.
Il a du tout simplement préférer être l’époux d’une infante que d’une inconnue.
Tout comme Daniel Ducruet s’est empresser de larguer sa compagne (enceinte de lui) quand Séphanie de Monaco lui a témoigné de l’intérêt.
Les messieurs peuvent être très vénaux.
Trianon
9 septembre 2016 @ 19:52
Vous avez raison, Marie, Iñaki a fait son choix seul
Philippe
6 septembre 2016 @ 12:19
Quel travail, bravo !
J’avoue cependant n’avoir aucune sympathie, mais alors aucune !, pour Elisabeth-Marie qui, il faut se rendre à l’évidence, était aussi frappadingue et égocentrique que ses deux parents.
Une vraie tête à claques. Et le mot est faible …
Muscate
6 septembre 2016 @ 12:36
Toujours aussi passionnant. ..
Je suis rétrospectivement heureuse que Stéphanie sa mère n’est jamais cédé à la tyrannie de cette gamine pourrie-gâtée, qui n’est pas sympathique et n’a guère de coeur que pour elle-même et les vanités les plus matérielles de son-bas-monde…
C’est une anti-héroïne. ..je ne connais rien d’elle et j’attends la suite que vous m’enseignez,cher Patrick,dans un suspense tendu…car j’espère que le Destin lui a bien rendu toute sa monnaie, au sou près. ..
Sila
6 septembre 2016 @ 13:06
Et ce n’est pas fini….. vous verrez ! la fin est tout aussi « pénible » (je parle du personnage).
LISA
6 septembre 2016 @ 17:13
Plus que rendu !!! elle est morte dans la solitude, mais est ce que seulement cela rendue malheureuse ? J’en doute. Cette femme avait un cœur de pierre
Robespierre
6 septembre 2016 @ 13:05
Quel manque de dignité d’exiger d’épouser un homme qui n’est pas amoureux de vous.
June
6 septembre 2016 @ 13:21
Si l’égocentrisme a un prénom c’est… ;) !
Mayg
6 septembre 2016 @ 13:22
Un régale ce reportage, un grand merci à Cosmo.
Ceci étant dit, mais quelle capricieuse, quelle égoïste cette Elisabeth-marie ! Elle ne pense qu’à sa petite personne au détriment des autres !
Et l’empereur qui voulait lui refuser un mariage d’amour, il oublie que lui même en a fait un !
Mayg
6 septembre 2016 @ 13:27
» régal »