Réunissant près de 160 œuvres — peintures, dessins, projets d’architecture, mobilier et costumes — l’exposition retrace la naissance du jardin paysager, qui s’affranchit alors de la rigueur géométrique du jardin à la française pour privilégier la liberté des formes, l’irrégularité et l’émotion.
Inspiré du modèle anglais apparu dans les années 1730, ce nouveau type de jardin, parfois qualifié d’« anglo-chinois », propose des parcours sinueux, ponctués de fabriques, de grottes, de temples ou de pagodes, invitant à une véritable promenade imaginaire.
L’exposition entretient un lien étroit avec les jardins du Petit Trianon, créés pour Marie-Antoinette. Elle permet ainsi de redécouvrir, dans leur contexte historique et esthétique, des lieux emblématiques tels que le Temple de l’Amour, le Belvédère ou encore le Hameau de la Reine.
Au-delà de l’art des jardins, le parcours met en lumière une véritable évolution des modes de vie aristocratiques à la fin de l’Ancien Régime. Le jardin devient un espace de sociabilité raffinée, où se mêlent intimité, représentation et goût pour une nature idéalisée.
Enfin, fidèle à l’esprit des Lumières, l’exposition révèle combien ces paysages étaient aussi des lieux de réflexion. Nourris par la pensée de Rousseau, ils invitent à la contemplation, à la rêverie et à une nouvelle relation au monde. (Merci à Bertrand Meyer)
aubépine
5 mai 2026 @ 11:42
Le hameau de la reine et le temple de l’amour sont des endroits merveilleux où j’allais souvent me promener le dimanche avec mon mari !
Temps heureux disparus mais gardés en mémoire .
Framboiz 08
5 mai 2026 @ 15:08
En lisant la revue des commissaires -priseurs ,G constaté que Versailles acquiert encore beaucoup pour le château !Peut être l’endroit qui achète ou hérite le plus !
Kardaillac
5 mai 2026 @ 16:09
Exposition forcément passionnante en ces lieux. L’évocation de JJ Rousseau est bien choisie.