
Clémentine de Saxe-Cobourg-Gotha (1872-1955), studieuse princesse de Belgique. Des Fées de glace se penchent sur le berceau du bébé. Le palais de Laeken est silencieux. Pas un éclat de joie ne vient briser l’immense silence qui étreint l’atmosphère.
La naissance tant attendue d’un fils n’est plus qu’un rêve amer : la reine Marie- Henriette se remet lentement de son accouchement, le bébé est une fille, une de plus ! Le roi Léopold II de Belgique est désespéré.

Ses parents en 1864, Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d’Autriche (1836-1902) et Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha, roi des Belges (1835-1909)

La chambre de la reine à Laeken
Ses deux filles aînées, Louise et Stéphanie ne sont pas autorisées à se réjouir. La mort à dix ans du petit Léopold , héritier du trône, a marqué durablement leurs parents.

Princesse Louise de Belgique (1858-1924), Princesse Philippe de Saxe-Cobourg-Gotha

Princesse Stéphanie de Belgique (1864-1945), Archiduchesse d’Autriche,
Princesse de Lónyay de Nagy-Lónya et Vásáros-Namény
Le couple s’est brisé avec ce drame, ce dernier enfant, au bout de vingt ans de mariage, était l’espérance de la monarchie. Pas de sourire pour accueillir Clémentine en ce mois de juillet 1872.

La reine Marie-Henriette et son fils, Léopold (1859-1869), photo de 1864
Marie-Henriette s’inquiète de ses relevailles, elle a bientôt une compétition équestre à honorer. Léopold II pense à aller au Congo, chasser le lion et asseoir son pouvoir sur une contrée qu’il conquiert personnellement.

La reine Marie-Henriette en 1870, deux ans avant la naissance de Clémentine

Caricature de Léopold II et son Congo
Clémentine est seule, une nourrice lui caresse timidement sa petite main, l’amour de sa famille ne veille pas sur elle. Toute sa vie il lui faudra conquérir l’affection des siens, sa vie de femme sera une lutte incessante pour faire triompher ses inclinaisons.

Palais de Laeken
Dans le triste palais belge, ses sœurs sont ses seules amies. De dix ans et plus, elles jouent avec elle, presque en cachette. Leur mère se refuse à s’intéresser à cette enfant qu’elle n’a accepté d’avoir que pour des raisons dynastiques. Elle s’adonne à sa seule passion le cheval, mettant largement au second plan ses obligations royales et maternelles.
La vie devient irrespirable pour la fillette, avec le mariage de ses sœurs. Elles quittent la Belgique pour l’Autriche, sa sœur Stéphanie a fait un mariage qui réjouit leurs parents, elle vient d’épouser Rodolphe, l’héritier du trône d’Autriche- Hongrie, le pays le plus puissant d’Europe.

Une enfilade de tristesse
Les couloirs sans fin de Laeken voient Clémentine errer seule, elle vient d’avoir neuf ans, son père toujours absent et sa mère qui n’est jamais satisfaite de sa fille. Pourtant Clémentine fait tout pour avoir quelques miettes d’attention, elle accompagne sa mère aux écuries, apprend à se tenir au salon, ses études pour l’instant n’intéresse personne : elle est passionné d’histoire, d’héraldique et de géographie. Elle vient de chercher dans son atlas le Mexique, de la triste aventure de sa tante Charlotte et son oncle Maximilien d’Autriche.

Les cousins Flandre, Henriette, Albert, Baudouin et Joséphine, en 1878
Elle joue parfois avec ses cousines Henriette et Joséphine, les filles de Philippe de Flandre, son oncle. Devant son enthousiasme, sa mère la gourmande, il ne manquerait plus qu’elle soit heureuse ! Ces instants d’enfance, de courtes durée, sont comme un soleil qui la réchauffe, elle apprend à ne pas se dévoiler de peur d’être blessée. Elle met peu à peu de la distance dans ses relations pour se protéger, combien seront trompés ceux qui ne voient en elle qu’une enfant réservée et solitaire, le feu sous la glace, mais dompté par son entourage comme par elle- même.

La reine Marie-Henriette et

Léopold II, roi des Belges vers 1880, des parents indifférents
Le malheur s’abat sur sa famille : Rodolphe se suicide à Mayerling, Stéphanie qui ne lui a donné qu’une fille est quasiment rendue responsable de la mort de son mari dans les bras de sa maîtresse ! Elle écrit à Clémentine les affronts de la Cour impériale. C’est donc cela le mariage, l’amour ? Pour Clémentine l’apprentissage est précoce.

Princesse Louise, Princesse Clémentine, Reine Marie-Henriette,
Archiduchesse Stéphanie en 1889 après Mayerling
L’empereur François-Joseph témoigne une grande compassion à la jeune Stéphanie, sa belle- fille, il met à sa disposition le palais de Miramar, à Trieste, construit par Maximilien d’Autriche, ses sœurs Louise et Clémentine viennent la rejoindre : Clémentine découvre avec enchantement le soleil, les palmiers, et la mer bleue si différente de la mer du Nord, où elle allait jusqu’à présent passer ses vacances, à Ostende.
Cette rencontre avec le monde méditerranéen est déterminante, toute sa vie elle viendra sur ses rivages chercher la paix, voire le bonheur, toujours la consolation.

Miramar, photogravure fin XIXe.
C’est à Saint-Raphaël qu’elle se réfugie pour panser les plaies de son grand chagrin d’amour. Elle a seize ans; ses débuts dans la vie de princesse, elle les accomplie avec ses cousines et bientôt elle ne distingue plus dans la foule des mondanités que son cousin, Baudouin, leur frère. Il est jeune et beau, il a dix huit ans et Léopold II le considère comme son héritier. Les deux jeunes gens se voient souvent, il lui témoigne tant de gentillesse. Elle s’enflamme, elle l’aime, elle veut l’épouser. Il est timide, il tient à cette liberté qui ne va pas durer si il monte sur le trône de son oncle. Stéphanie ne voit pas cette tiédeur qui répond à son ardeur.

Prince Baudouin de Belgique (1869-1891)
Son père casse son rêve sans précaution aucune : au futur roi il faut une épouse, de sang royal, qui assoira par le jeu des alliances la stabilité de la jeune monarchie belge. Elle souffre mais ne capitule pas, elle est de sang royal et elle est sûre qu’il l’aime. Elle continue à rêver. Son père qui a découvert la Côte d’Azur l’éloigne de Bruxelles et l’envoie se distraire le temps d’un hiver à Saint-Raphaël.
Son esprit s’emballe, elle écrit à ses sœurs, Louise qui a un amant, doit comprendre sa passion, non elle est trop absorbée par ses démêlés conjugaux, Stéphanie la met en garde, elle connaît le poids des alliances politiques qui ne tiennent pas compte des sentiments personnels. Le pire est à venir : Baudouin meurt subitement. La Cour de Belgique perd un charmant jeune homme et surtout le seul héritier mâle de la famille.
Son chagrin est terrible, c’est sûr, elle n’aimera plus jamais.


Une reine et sa fille mal-aimée en 1900
Marie-Henriette loin de la consoler supporte mal sa présence. Un incident grave décide de leur relation. A Baden-Baden, sa mère prend les eaux, elle l’accompagne; ombre triste.
Devant un nombre important d’invités, sa mère énervée, lui cravache le visage. C’en est trop, elle rentre à Bruxelles. Pour une fois son père compatit. Il a lui-même souffert de la dureté de sa femme et de son intérêt exclusif pour les animaux, chevaux et chiens, eux seuls attendrissent la reine. Il l’amène avec lui dans leur belle maison d’Ostende.

La villa royale à Ostende
Une étrange complicité se noue entre ses deux êtres, froids et distants. Léopold trouve en sa fille Clémentine douceur et obéissance. Elle supporte sans broncher le caractère autoritaire et fantasque de son père sans broncher. Léopold découvre un jeune fille qui sait se faire aimer de son entourage, du peuple belge. Elle est aimante et docile, pas comme ses filles aînées, dont les vies conjugales et amoureuses nourrissent les potins des cours royales d’Europe.

Le père et la fille

Clémentine, une princesse sans grâce
Peu à peu Clémentine prend la place de sa mère dans les cérémonies publiques et son rôle devient officiel à la mort de celle-ci. Léopold II lui fait une généreuse dotation, elle s’habille chez les meilleurs couturiers, elle raffole de Worth, elle aime porter de belles toilettes, seule futilité qu’elle s’autorise.

Robe d’après-midi en 1889

Robe de soirée en 1894

Robe de bal en 1898
Elle s’occupe infatigable, des pauvres, des orphelins. Les Belges l’aiment et sont fiers de leur princesse. Léopold II ne peut plus se passer d’elle, aussi les âmes bien intentionnées qui veulent marier sa dernière fille se heurtent au mur de l’égoïsme du roi. Clémentine se pense heureuse, elle est utile à son père, à son pays. Les lettres qu’elle échange avec Stéphanie, sa grande confidente, lui renvoie l’image négative des amours codifiées et l’impossibilité pour une princesse de laisser parler son cœur.


Un couple presque mythique, un peu moqué
Sa vie est réglée sur celle de son père qui vient de découvrir la Riviera. Tout est enchantement même si son père la tyrannise toujours, il se moque que se soit en public, elle baisse la tête, elle sourit, cela n’est pas grave. Nice est pour elle synonyme de vacances.
Les obligations sont réduites. Elle retrouve les gens qu’elle aime et notamment sa tante, la reine Victoria, qui lui démontre une vive affection, Clémentine, l’enfant sans mère, est touchée par son attention affectueuse Victoria « la grand-mère de l’Europe » tente de lui présenter, princes ou grands ducs qui hivernent sur la Côte.
Elle en parle à son fils, l’incorrigible charmeur, le prince de Galles que Clémentine apprécie. Mais à toutes ces tentatives, elle répond que son cœur s’est à jamais fermé à l’amour à la mort de son cousin Baudouin. Quand on évoque à demi-mot la nouvelle vie de son père, elle répond qu’elle se doit au royaume belge avec encore plus d’assiduité.

Léopold II et les “Petites Femmes”
En effet son père, à la mort de Marie-Henriette s’est diverti à Paris. Il a fréquenté comme de nombreuses autres têtes royales ces courtisanes belles et cultivées au charme tarifé. La belle Otéro a su susciter sa générosité, il lui offre bijoux et attelages.


La Belle Otéro, la femme aux bijoux sans nombre, Une des nombreuses “ Passages des Princes”
Clémentine, bien que scandalisée, pense que c’est là un comportement masculin, son cousin Edouard d’Angleterre en fait autant, les grands- ducs russes animent de leurs frasques les nuits parisiennes. Voilà qu’à Nice elle retrouve toute cette atmosphère avec les mêmes acteurs. C’est la vie.

Villa Les Cèdres à St Jean Cap Ferrat, première Villa de Léopold II
Son père a décidé de construire une grande maison à Saint- Jean Cap Ferrat, elle est bientôt intriguée par la petite villa qu’il rejoint par un pont. Il n’a pas répondu à ces questions, il a décidé de la laisser vivre à l’hôtel, le plus beau bien sûr, elle serait gênée par les travaux.

Deuxième villa “La Léopolda” à Villefranche sur Mer à 2 km de la première
Mais à Nice point de secret et au Cercle de la Méditerranée où elle est allée entendre chanter la belle Vicomtesse Vigier, les allusions se font plus précises: Léopold II est tombé amoureux d’une jeune personne de quarante huit ans sa cadette !
Blanche Delacroix a la vertu légère mais qu’importe, Léopold pense que justement son âge lui permet de vivre ses folies, immensément riche, il compte donner à la Belgique le Congo qui est sa propriété personnelle, sa popularité est grande, la succession sera assurée par son neveu Albert : personne ne lui gâtera les dernières années de sa vie.
Il est fâché avec ses filles aînées, Louise a des liaisons, Stéphanie a épousé un Hongrois de petite noblesse, et sa petite-fille , Elisabeth, la fille de Rodolphe d’Autriche aime de trop près les jeunes officiers . Qui pourrait lui faire la leçon ?

“La Très belle” de Léopold II, Blanche Delacroix (1883-1948)
future baronne Vaughan. (Peinte par Gabriel Hervé en 1900 – Collection privée)
Clémentine mène à Blanche une guerre d’usure perdue d’avance face à l’entêtement paternel.

Carte postale du couple
Heureusement, à Bruxelles comme à Nice, elle a tous les honneurs que l’on réserve à une reine, elle aime ce rôle.
Chez la reine Victoria, elle a rencontré l’ex-impératrice des Français. Eugénie lui a parlé de son neveu et filleul qui vient de s’exiler à Bruxelles chassé de France par la loi de 1886 qui interdit le sol français à tous les prétendants monarchistes ou impériaux.
Elle en parle avec émotion, il a été élevé avec le prince impérial aux Tuileries, il est le fils du prince Napoléon Joseph et de Marie-Clotilde de Savoie. Quand elle le rencontre, son cœur se serre à l’évocation des jours heureux de l’Empire.


Prince Victor Napoléon ( 1862-1926), Chef de la Maison Impériale
Clémentine croise dans les soirées mondaines ce grand homme à l’allure militaire. Elle lui fait les honneurs de Laeken. Rien que des rencontres anodines.
A la mort de son père, Victor Napoléon devient l’héritier impérial, et Clémentine le croise au Cap Martin où il vient saluer sa tante. Eugénie adore la jeunesse.
Victor parle Histoire avec Clémentine, il l’admire quand elle s’élance sur ses patins au Skating Ring de la Promenade des Anglais. Il aime le sérieux avec lequel elle accomplit ses obligations officielles souriante et d’une rare élégance. Elle le trouve grave et sérieux, triste de ne plus vivre en France toute l’année. Elle aime les destins contrariés.
Peu à peu se tisse une relation privilégiée. Clémentine qui croyait son cœur à jamais endormi, ressent une émotion vive quand il entre dans une pièce dans son costume d’officier. Elle rosit comme une toute jeune fille quand on prononce son nom. Elle se surprend à scruter la liste des invités, sera-t-il là ce soir ? Elle lit tous les journaux venant de France, elle veut pouvoir parler de choses sérieuses avec lui. Leur inclinaison réciproque étonne leur entourage, Victor s’enhardit et de demande la main de Clémentine.

Clémentine, éternelle fiancée
Léopold II répond sec et autoritaire qu’il n’en est pas question. La Belgique entretient les meilleures relations avec la France républicaine, il n’est pas question de risquer de mécontenter la sourcilleuse voisine. Et puis qu’est ce que cette histoire soi-disant d’amour, sa fille a plus de trente ans et le prince dix de plus !
Les amies de Clémentine tente de la consoler, Béatrice de Battenberg tente d’intervenir auprès du roi, mal lui en prend, la colère de Léopold II est terrible. Clémentine se réfugie sur la Côte d’Azur.
L’impératrice Eugénie tente de lui redonner confiance. Rien n’y fait, le désespoir la broie. Cette fois, elle rejoint Saint-Raphaël, à la villa Notre-Dame, laissant Nice et ses environs à son père et à sa maîtresse dont il a eu des enfants qu’il veut légitimer !
Les journaux consacrent quelques colonnes à ces nouveaux Roméo et Juliette, mais avec moins de délicatesse que Shakespeare ! Ils affirment que Victor n’en veut qu’à la fortune de la princesse belge, qu’à t-il à faire d’une femme de son âge ? Son cœur est pris par une courtisane dont on dit que les enfants sont de lui ?
Rien n’y fait. Clémentine est sûre de son amour et de celui de Victor. Tous les hommes ont des maîtresses, cette liaison n’est pas grave. Elle se fâche avec la complice de son enfance, Henriette, sa cousine germaine, qui venant d’épouser le duc de Vendôme, pense qu’il n’y a qu’une seule alternative à la République française, la monarchie et non l’Empire.

La baronne Vaughan et ses deux enfants, peut-être du roi
Bruxelles permet aux amoureux de se voir sans trop faire jaser. La princesse Clémentine est aimée de ses sujets, les Belges qui supportent mal la vie bourgeoise que mène dans l’Oise Léopold II avec Blanche, espèrent une issue heureuse à cet amour qui a redonné le sourire à leur princesse triste. Fort opportunément le roi meurt et Albert Ier, son cousin accède au trône : il permet immédiatement les fiançailles, l’amour a gagné.

Le Mariage, célébré le 14 novembre 1910 à Moncalieri



Le Figaro du 16 novembre 1910
Deux enfants vont naître de ce foyer que l’on croyait sans espérances, Marie-Clotilde et Louis Napoléon.

Clémentine, princesse Napoléon et ses deux enfants

La princesse Clotilde Napoléon (1912-1996) comtesse de Witt

Prince Louis Napoléon (1914-1997)
Avec regret, Clémentine a dû abandonner ses villégiatures sur la Riviera où son mari est interdit de séjour, elle revoie l’impératrice Eugénie, en Angleterre, à Farnborough Hill où le couple vit de plus en plus souvent. Ils ont aussi deux résidences en Belgique, le château de Ronchinnes et à Bruxelles, avenue Louise.

Le château de Ronchinnes ( Province de Namur)

L’Avenue Louise à Bruxelles
La guerre, la mort de Victor en 1926, sont de vraies souffrances que l’amour de ses enfants et bientôt de ses petits enfants vient adoucir. Elle reprend ses séjours réguliers sur la Côte d’Azur et en 1955, c’est à Nice, à Cimiez à la villa Clair Vallon qu’elle s’éteint.

Un couple heureux malgré tout
Ce portrait est extrait du livre “Impératrices, artistes et cocottes” par Martine Gasquet avec l’aimable collaboration de Patrick Germain pour les illustrations.
Régine ⋅ Actualité 2021, Belgique, Napoléon, Portraits 137 Comments
Tatami
22 mars 2021 @ 14:27
Magnifique portrait de la Princesse Clémentine, elle n’a vraiment pas eu une enfance heureuse, sa mère était devenue une femme méchante, j’ignorais tout du coup de cravache.
Je pense que la Reine Victoria n’était pas la tante de Clémentine, elle était la cousine germaine de Léopold II, donc petite-cousine issue de germain.
LPJ
22 mars 2021 @ 20:18
Tatami,
Dans les familles nobles et aristocratiques il est souvent de coutume d’appeler oncle et tante un cousin ou une cousine dès lors que la différence d’age le permet.
BEQUE
23 mars 2021 @ 13:51
Le mot « petit-cousin » n’existe pas en généalogie et ne peuvent être cousins que des personnes de la même génération. On appelle les cousins germains de nos parents oncles et tantes à la mode de Bretagne et les enfants de nos cousins germains neveux et nièces à la mode de Bretagne.
Karabakh
23 mars 2021 @ 19:32
Oui. Merci de ce rappel lexical. ?
Tatami
26 mars 2021 @ 15:45
Eh bien je ne mourrais pas idiote, merci d’avoir éclairé ma lanterne avec ces us et coutumes de l’aristocratie, à l’avenir je m’abstiendrais donc de pester sur une erreur lexicale qui n’en est pas une !
Alix-Emérente
22 mars 2021 @ 15:01
J’ai été très émue de lire le récit de la vie de cette princesse de Belgique que je ne connaissais pas.
aubépine
22 mars 2021 @ 15:12
Très bel article bien documenté ;les trois filles du roi de Belgique étaient élevées à la dure souvent ignorées de leurs parents ,dormant dans des chambres non chauffées en hiver et se lavant à l’eau froide .
la princesse Clémentine plutôt douce s’est très bien entendue avec sa belle -fille l’actuelle grand’mère de Jean-Christophe ,la princesse Alix.
Clémentine repose dans la chapelle funéraire des Bonaparte à Ajaccio .
Robespierre
22 mars 2021 @ 21:21
On peut dire que c’était une femme avec un bon et heureux caractère. Cela rend la vie facile.
Brigitte - Anne
22 mars 2021 @ 15:42
Rubrique Histoire que j adore. Merci infiniment. Et comme Actarus je vous dis bisous bisous ?
Actarus
22 mars 2021 @ 18:14
;-)
Vitabel
22 mars 2021 @ 16:09
Merci pour cet article très intéressant.
COLETTE C.
22 mars 2021 @ 16:24
Trois filles, trois destins différents, dont deux terribles. Le roi n’était pas très près de ses enfants.
josaint vic
22 mars 2021 @ 20:22
Son fils le prince Louis Napoléon a servi dans la légion étrangère avant de rejoindre la résistance , un homme humaniste , qui formait un couple élégant avec son épouse Alix de Foresta
Mivonne
22 mars 2021 @ 16:45
Triste réalité que le » malheur » de naître fille dans ces cours royales. Cette enfant a vraiment dû souffrir d’être ainsi rejetée par sa mère et son père…on se réjouit de savoir qu’elle rencontre finalement l’amour et pu faire un mariage heureux comblée de la naissance de 2 enfants…
Marie-Josépha
22 mars 2021 @ 17:30
Merci pour ce portrait hyper intéressant à lire sur la Princesse Clémentine. Je lui trouve sur la 1ere photo une ressemblance avec la Princesse Elisabeth, Duchesse de Brabant!
pascal
22 mars 2021 @ 18:59
J’aime bien l’idée du vieux roi découvrant sur le tard les mérites de sa fille et la vengeant en quelque sorte des vexations que lui avaient infligées sa mère en même temps qu’il se rachetait un peu …
De tous les articles de la série celui-ci est jusqu’à présent mon préféré .
pascal
22 mars 2021 @ 19:07
Une petite chose m’intrigue: il est écrit dans le texte qu’elle retrouve » sa tante la reine Victoria » , celle-ci n’était elle pas plutôt la cousine de son père ?
Victoria serait donc sa tante mais » à la mode de Bretagne » ?
Pacific
22 mars 2021 @ 20:22
Merci pour cette série très intéressante et à Patrick Germain pour ses fantastiques illustrations. A chaque biographie, on découvre une vie dure, triste ou injuste mais passionnante. Ces femmes sont restées dignes face à l’adversité.
Karabakh
22 mars 2021 @ 20:50
Très mignonne lorsqu’elle était petite, Clémentin a perdu de sa joliesse en prenant de l’âge mais elle est restée une femme charmante, très classe comme l’on dirait de nos jours. Victor ne l’a pas choisie au hasard mais je pense qu’ils s’aimaient sincèrement l’un et l’autre.
Dures manières de la part de Marie-Henriette et Léopold. Cela montre qu’il n’y a pas si longtemps encore, la naissance d’une fille pouvait être un déchirement dans la famille, et une responsabilité imputée à la mère – alors que biologiquement, ça reste quand même l’affaire du père. Un peu triste.
Le plus marrant reste quand même que la descendance féminine de Léopold II persiste. Ce n’est pas la foule mais quand même. Belle revanche pour Clémentine, sans doute.
Karabakh
22 mars 2021 @ 20:50
Pour Clémentine et ses sœurs, en fait.
LPJ
23 mars 2021 @ 13:51
Si de la fille de Stéphanie et des enfants de Clémentine il y a descendance ce n’est plus le cas du coté de Louise puisque ses deux enfants n’eurent pas de descendance.
Karabakh
23 mars 2021 @ 19:43
En effet, c’est bien de la descendance de Stéphanie et Clémentine dont je parle. Merci d’avoir précisé. ?
BEQUE
23 mars 2021 @ 00:26
Le palais de Miramar, construit par l’empereur du Mexique, Maximilien frère de François-Joseph, est un peu décevant avec un mobilier peu raffiné mais de superbes jardins descendant vers l’Adriatique. C’est de là que partirent pour le Mexique Maximilien et son épouse Charlotte de Belgique, fille de Léopold 1er. L’impératrice Sissi y rendra visite à sa belle-soeur Charlotte, devenue folle après son retour du Mexique.
Caroline
23 mars 2021 @ 00:27
J’ ai lu d’ une traite cette belle histoire .
La princesse Clémentine a pu finalement trouver le bonheur avec son mari et ses deux enfants, mais de courte durée !
Merci à Martine Gasquet et Patrick Germain !
Charlotte (de Brie)
23 mars 2021 @ 08:54
Ces articles du lundi sont des bijoux.
Clémentine au si joli prénom si elle a eu une enfance difficile a au moins à la différence de ses soeurs aux mariages prestigieux, connu le véritable amour.
Zorro
23 mars 2021 @ 09:58
Le château de Ronchinne, situé à une trentaine de km au sud de Namur a été la résidence de la princesse Clémentine entre 1912 et 1945. Il a été vendu après la guerre au Fonds Spécial d’Assistance aux Postiers qui transformera le lieu en centre de vacances pour son personnel. Aujourd’hui, c’est un hôtel où l’on peut organiser des séminaires, mariage, etc : https://www.domainederonchinne.be/
LPJ
23 mars 2021 @ 14:37
Le chateau de Ronchinne était la « campagne » du Prince et de la Princesse qui sinon résidaient à Bruxelles.
Après 1920 ils résidèrent également régulièrement en Angleterre dans la propriété héritée de l’impératrice Eugénie. Au décès du Prince Victor, face aux frais de succession (l’idée première de l’impératrice Eugénie avait été de la constituer en majorat pour les chefs de la maison impériale, mais le droit français ne le permettait pas !) et aux dépenses d’entretien (car dans le même temps la conjoncture économique réduisait les revenus de la Princesse).
Après 1945, la question royale qui secouait la Belgique (ce qui était une souffrance pour la Princesse) et l’installation de ses enfants en dehors de la Belgique firent que la présence de Clémentine dans son pays natal fut moindre.
Clotilde de Witt, sa fille, s’était installée en France avec sa nombreuses famille (huit enfants survivants sur dix) et avait acquis le chateau de La Pommerie en Dordogne.
Le Prince Napoléon, son fils, avait hérité en 1932 de la propriété suisse des Bonaparte à Prangins. Il y vécut régulièrement et après son mariage se partagea entre cette « villa » et Paris.
En conséquence, conserver des résidences en Belgique n’avait plus de sens et le Chateau de Ronchine puis l’hôtel particulier de l’avenue Louise furent vendus.
Pour visualiser le chateau de Ronchinne : https://www.alamy.com/stock-photo-hotel-chteau-de-la-poste-castle-domaine-de-ronchinne-maillen-namur-37449603.html
Pour visualiser la propriété de Prangins (état dans laquelle elle fut léguée au fils de la Princesse Clémentine par son oncle le Prince Louis Napoléon) : http://www.sentierhistoriquelacote.ch/la-bergerie/#iLightbox%5Bgallery_image_2%5D/1
Pour visualiser la propriété de Prangins après les travaux réalisés dans les années 50 par le Prince pour s’y installer avec son épouse et ses enfants : https://virtualglobetrotting.com/map/alix-napoleons-house/view/google/
Cosmo
23 mars 2021 @ 19:34
Je crois que c’est à Prangins que les souverains autrichiens ont résidé au début de leur exil en 1919.
LPJ
24 mars 2021 @ 11:25
Cosmo
Effectivement Charles et Zita d’Autriche résidèrent quelque temps avec leurs enfants à Prangins. Ils furent accueilli dans la première « villa » qu’avait fait construire Plonplon durant le Second Empire.
A la chute de Napoléon III, le Prince Napoléon (dit Plonplon) vendit la majeure partie de la propriété et ne conserva qu’une partie du terrain afin de faire construire une nouvelle résidence. C’est dans celle-ci qu’habite toujours la princesse Alix.
La propriété qui hébergea la famille d’Autriche en exil, eut un certain nombre de propriétaires et est aujourd’hui le club house du Golf impérial de Prangins.
Les deux « villas » sont souvent confondues.Elle n’ont comme point commun que d’avoir été occupées successivement par le célèbre Plonplon.
Cosmo
24 mars 2021 @ 13:41
LPJ,
Je vous remercie pour votre réponse très claire.
Quand j’avais travaillé sur Charles et Zita, j’avais eu un peu de mal à distinguer les deux demeures.
Cosmo
LPJ
25 mars 2021 @ 20:15
Cosmo, rassurez vous, vous n’êtes pas le seul à avoir quelques difficultés à distinguer entre ces deux propriétés. Moi-même au départ j’ai eu un peu de mal.
Pourquoi ces difficultés ?
Tout d’abord c’est celle appartenant aujourd’hui au golf qui est la plus connue et souvent répertoriée, à tort, comme la villa des Napoléon. Celle propriété de la famille (depuis 150 ans tout de même) a souvent « disparue des radars » d’autant que les Princes, bien que l’occupant, se montrent très discrets. De plus sa proximité avec le parcours du golf, peut laisser penser qu’elle en fait partie. Cette proximité en fait aussi la valeur puisqu’au milieu de terres agricoles (30 hectares dit-on) , elle est bordée au sud par le lac Léman (1 200 mètres de berges selon la presse hélvétique), au nord par le golf, et elles est séparée des propriétés voisines par des bois. C’est donc un endroit exceptionnel mais toutefois très discret puisqu’on ne peut l’apercevoir que depuis le lac ou depuis le ciel.
Maria
25 mars 2021 @ 00:33
LPJ grazie per tutte le ulteriori informazioni che ci sta dando! Traduco con google:LPJ merci pour toutes les informations complémentaires que vous nous donnez! Je traduis avec Google
Catherine
23 mars 2021 @ 21:26
Quelle adolescence!
Merci pour cette biographie.