Sortie en librairie de l’ouvrage « La rose et le lys » écrit par Cyrille Schott et qui revient sur les rapports entre le président François Mitterrand et le comte de Paris. Voici la note de l’éditeur : « Entre Charles de Gaulle et Henri d’Orléans, comte de Paris, les liens sont bien connus, entre François Mitterrand et le chef de la Maison de France, ils le sont moins. Leurs relations, pourtant anciennes, valurent au prétendant au trône une place à part à l’Elysée. Les célébrations du millénaire capétien, en 1987, leur offrirent l’occasion de les renforcer. Jeune énarque, conseiller auprès de la présidence, Cyrille Schott fut le témoin de l’étrange relation qui s’était instaurée entre ces deux monstres sacrés de la vie politique française. Dans un récit sobre et vivant, étayé de ses souvenirs et de leurs confidences, l’auteur retrace cette amitié qui n’en portait pas le nom. Car les deux hommes se respectaient et s’appréciaient. Le vieux président socialiste soutint le comte dans la querelle dynastique qui l’opposa à la branche espagnole Bourbon, écartant le duc d’Anjou des célébrations capétiennes en 1987. Pour sa part, le comte de Paris lui offrit son soutien indéfectible ou presque, notamment durant les années difficiles de la cohabitation ou lors de sa réélection. Au cours des années, la mise en avant du chef de la Maison de France, loin de surprendre, témoigna au contraire de la volonté du président-monarque de s’inscrire dans le droit-fil de la « France éternelle », quitte à mécontenter certains de ses proches socialistes… » (Merci à Michèle)
« Le rose et le lys », Cyrille Schott, Editions Plon, 2012

jul
5 janvier 2012 @ 07:27
Oh voilà qui est intéressant. Je trouve déjà le titre bien choisi. Le contenu a l’air passionnant.
Heureusement les choses ont bien progressé pour la Légitimité depuis cette époque :) envers et contre les subtiles manoeuvre du président socialiste et du Prince d’Orléans, la connivence, les soutiens en coulisse ou officiels, les évictions des adversaires, un procès odieux contre un mineur et orphelin !
Le public royaliste ou sympathisant a bien compris… surtout que les arguments du Duc d’Anjou et de Cadix puis du Duc d’Anjou n’avaient pas moins de valeur que ceux des Orléans et que finalement, il y avait peut-être une autre tradition royale tout aussi respectable.
Mittérand et Henri d’Orléans se sont bien aidés l’un l’autre ah ah pour notre plus grand bonheur :D quelle justice !
erwan
5 janvier 2012 @ 23:50
Jul, il est difficile de parler ici de manoeuvres subtiles sauf à confondre l’histoire avec ses passions du moment. Ces deux hommes se connaissaient depuis 1939. Ils ont bizarrement connu la même fin solitaire en se tenant éloigné de leurs familles respectives. Ils partageaient le même gout pour les femmes. Ils avaient connu la guerre sans passer par Londres. Ils professaient tous les deux, publiquement, la même détestation pour le monde de l’argent. Ces deux là avaient sans doute beaucoup à se dire sans avoir le besoin d’évoquer le duc d’Anjou.
Actarus
5 janvier 2012 @ 09:04
S’agissant du Millénaire Capétien, il faut rappeler que le « prétendant » avait appelé à voter pour le président. Un service en vaut un autre. ;-)
Pour être exact, le prince Alphonse II de Bourbon, duc d’Anjou, ne fut écarté que des cérémonies organisées par l’Elysée, où régnait alors l’ami et le complice du comte de Paris, mais pas des commémorations organisées dans la plupart des régions et les municipalités qui eurent l’honneur et le plaisir de l’inviter, en sa qualité incontestable de Chef de la Maison de Bourbon, à participer aux célébrations par elles organisées. 1987 fut une grande année pour le duc d’Anjou qui parcourut la France sans relâche et se fit connaître et estimer par ses concitoyens.
Sébastien
5 janvier 2012 @ 14:16
« 1987 fut une grande année pour le duc d’Anjou qui parcourut la France sans relâche et se fit connaître et estimer par ses concitoyens. »
Arrêtez de lire les posts de Charles Actarus ! Son style déteint sur vous ;-)
Cosmo
5 janvier 2012 @ 17:23
Actarus,
En qualité de Chef de la Maison de Boubon, comme vous le précisez, le Prince Alphonse fut l’invité d’un certain nombre de commémorations et ce ne fut que juste. Ce fut pour lui une grande année de communication.
Quant à l’appel du Comte de Paris à voter Mitterrand, je ne suis pas bien sûr qu’il ait été suivi et apporté beaucoup de voix au candidat socialiste.
Bonne Année
Cosmo
Hélène
6 janvier 2012 @ 10:54
Actarus
Vous me faites bien rire.
Prétendre que le « duc d’Anjou » a parcourut la France sans relâche l’année du millénaire Capétien relève du rêve ou de l’esroquerie.
Seuls certains maires ou conseillers généraux ont reçu le duc de Cadix par ignorance. Ne croyez tout de même pas qu’ouvrir un bal chez la comtesse François de Bourbon-Busset était un acte majeur du millénaire Capétien !
Les manifestations de premier plan ont toutes été présidées par les princes d’Orléans, seule et unique famille de France.
joyes
9 janvier 2012 @ 12:42
Le prince Alphonse de Bourbon est bien venu à de nombreuses reprises en France,lors du Millénaire capétien.Les maires des grandes villes,ou communes rurales,sont plus instruits que vous ne le pensez.Il n’y a pas que Paris en France.La famille d’Orléans n’est pas famille de France,puisqu’elle ne règne pas. Votre « esroquerie » m’amuse!
Nemausus
5 janvier 2012 @ 10:11
Ah les accointances de feu Henri d’Orléans avec tous les bords politiques y compris les moins fréquentables…
Mais il est à remarquer que les voeux de Mitterrand d’écarter le duc d’Anjou de SES célébrations ne furent pas suivies par les élus locaux…et que les célébrations « officielles » voulues par le président et le prétendant orléans furent de moindres envergures que les célébrations organisées par les associations et les collectivités. D’ailleurs les célébrations du bicentenaire de la révolution 2 ans plus tard, avec toute la pompe que l’on a vu, étaient bien pour gommer les festivités royales de 1987 et l’histoire royale de la France.
Ce livre parle t-il aussi des relations de Mitterrand avec Henri d’Orléans au temps de l’exil et de l’action française ou uniquement des relations lors des 2 mandats du président?
D’ailleurs, l’affaire de la succession Orléans avec l’implication des fondations créées par feu Henri d’Orléans s’explique aussi par cette relation avec Mitterrand qui ferma les yeux sur certains faits pour faire plaisir au vieux prétendant (cf le livre « la fortune engloutie des orléans »).
Audouin
5 janvier 2012 @ 14:51
Henri d’Orléans fut l’invité personnel de Mitterrand à Valmy pour le bi-centenaire de cette fausse batalle. La célébration mise en scène par l’inénarrable Buren, consista en une sorte d’exaltation de la République, ce qui n’eut pas l’air de gêner le prétendant…
Audouin
Cosmo
5 janvier 2012 @ 17:38
En ce qui concerne les accointances les moins fréquentables, vous oubliez le mariage du Prince Louis de Bourbon avec la petite-fille de Franco. Si l’on ne peut reprocher son arrière-grand-père au Prince Louis-Alphonse, on peut s’interroger sur le choix de son père pour choisir une épouse. L’amour peut-être?
Il serait intéressant de savoir dans quelles collectivités le Prince a été reçu en 1987. L’absence de précisions peut faire croire qu’il a été reçu par le maire de Trifouillies-Les-Oyes ou bien invité par une des nombreuses amicales de notre pays.
Mais vous avez raison, cela pose plus son prince d’être reçu par des élus locaux que par le chef de l’Etat. Les Bourbons n’ont-ils pas toujours été en rapport constant avec le peuple? Et ne vaut-il pas mieux être le premier dans un village que rien du tout à Paris?
HRC
5 janvier 2012 @ 19:44
Pour moi qui considère le Comte de Chambord comme coupable du meurtre de la monarchie, le mariage d’Alphonse de Bourbon ne m’avait fait que rire.
Cosmo
7 janvier 2012 @ 21:59
Chère HRC,
Je suis assez d’accord avec vous. Le Comte de Chambord n’avait pas pris la mesure de l’attachement des français à la révolution et à ses symboles. Il n’avait pas réalisé que si les français acceptaient l’idée d’un retour à la monarchie ce n’était pas sous l’exclusive bannière des Bourbons de la branche aînée. Le compromis était trouvé, une maladresse ( la révélation par un journaliste de certains détails de l’entrevue Chesnelong) a tout remis en question.
C’est pour cela que dire qu’après le Comte de Chambord, un prince espagnol lui aurait succédé sur le trône de France est une méconnaissance totale des réalités de l’époque au mieux, une bêtise voire une escroquerie intellectuelle au pire.
Le légitimisme est mort en France avec le Comte de Chambord et aucun prince espagnol, fût l’aîné des Bourbons, ne peut se qualifier de Maison de France. Seul le comte de Paris lui succédât dynastiquement en France. Et la Comtesse de Chambord pouvait dire tout ce qu’elle voulait et organiser les funérailles selon son coeur, cela ne changea rien à l’ordre des choses. La quasi totalité des légimistes de rallia à l’époque.
Le mariage d’Alphonse de Bourbon était une inutilité. Il a d’ailleurs été annulé…
Cordialement
Cosmo
philippe gain d'enquin
5 janvier 2012 @ 20:14
Bravo, grace à vous l’année débute agréablement. Les roses ont des épines et les lys ne sentent pas vraiment très bon, du moins sont-ils « entêtant »! Quant au premier paragraphe de votre intervention, vous parlez d’or! Si vous lisiez l’actuel numéro de « Royals » vous apprendriez que notre espagnol favori ne prétend à rien. Et c’est tant mieux!
Nemausus
8 janvier 2012 @ 12:11
nul besoin de m’indiquer le numéro de Royals dont j’ai été le premier à donner l’information sur N&R ! et si vous aviez bien lu les propos du duc d’Anjou vous auriez compris qu’il ne se pose pas en simple prétendant parmi d’autres car il est chef de la maison royale et cela veut tout dire.
philippe gain d'enquin
9 janvier 2012 @ 17:21
Et son contraire, naturellement!
Julien
5 janvier 2012 @ 20:23
Peut-être feu le Prince Alphonse de Bourbon a-t-il été reçu à Saint-Perpète les Feuillus… mais pas à Paris.
Audouin
5 janvier 2012 @ 20:34
Vous voulez des précisions, Cosmo? Voici une liste (non exhaustive) des villes où fut reçu officiellement le duc d’Anjou en sa qualité de chef de la dynastie capétienne.
Narbonne où il inaugura une plaque à la mémoire de Louis XIV; Saumur où il fut acclamé par 3000 personnes; Sète où il marcha en tête d’un défilé aux côtés du maire et des autorités; à Pau où il fut salué en tant qu’aîné des descendants d’Henri IV; Béziers où il fut reçu par le ministre des Anciens combattants, maire de la ville; Lyon où il était à la place d’honneur lors d’une grandiose cérémonie religieuse en présence du Cardinal Ducourtray dans une cathédrale pavoisée de fleurs de lys; Nantes où il fleurit la colonne Louis XVI; Port-Vendres où il accomplit le même geste à l’obélisqque Louis XVI…
Le Prince se rendit sur tous les sites importants de la Vendée martyre. Il se rendit biens sûr à Saint-Denis, Reims, Chambord, Carcassonne. Partout les visites (j’en oublie certainement) avaient un caractère officiel. Elles continuèrent d’ailleurs en 1988…
Voilà mon bon Cosmo quelques précisions de nature à retenir votre intérêt.
Cordialement.
Audouin
Cosmo
7 janvier 2012 @ 22:22
Cher Audoin,
Merci pour ces précisions! Le prince semble avoir été reçu chaque fois en sa qualité d’aîné de la Maison de Bourbon, comme vous le dites. Cela était légitime. Y fût-il reçu en tant que chef de la Maison de France? Non.
Les français autorités en tête lui reconnaissent bien volontiers sa qualité incontestable d’aîné des Capétiens. Fort peu, quelques légitimistes dont vous êtes, le reconnaissant comme Chef de la Maison de France.
Or vous savez bien au fonds, tout sentimentalisme mis à part, que cela ne peut pas être. Seules des manipulations de l’histoire et des évènements ont permis à quelques-uns en 1883 de clamer la prétention du Comte de Montizon. Pas un journal, pas une autorité en 1883 n’en fait mention. Montizon inconnu en France à l’époque, le resta le peu d’années qu’il survécut à Chambord. Quant à son fils et son petit-fils, ils y étaient aussi inconnus que lui des milieux autorisés, aristocratiques ou populaires. Ils ne représentaient rien.
Seule une opération de communication de grande envergure, à la fin du XXème siècle ( Merci à Mr le duc de Bauffremont, qui est d’ailleurs Prince du Saint-Empire avant que d’être duc en France ), a permis au Prince Alphonse de Bourbon d’émerger puis à son fils. On parle d’eux, on les reçoit à titre capétien, nul, en dehors de vous et quelques-uns, les considèrent « de France », même avec la nationalité française.
Seul le Comte de Paris fut reçu à l’Elysée, siège du pouvoir suprême en France.
Cordialement
Cosmo
Nemausus
8 janvier 2012 @ 11:32
voilà qui fera taire les élucubrations de cette pauvre Hélène qui aurait du rester à Troie plutôt que de vouloir s’acoquiner avec un monsieur de Paris…. ;)
pierre-yves
9 janvier 2012 @ 15:54
Courtoisie, élégance, je ne saurais que choisir ……
Nemausus
8 janvier 2012 @ 12:05
et Cosmo affirme encore faussement que seul les Orléans furent reçus à l’Elysée… Cosmo a fait une erreur comme il le prétendra encore, ben voyons… il oublie (ou occulte volontairement) que le duc d’Anjou fut aussi reçu à l’Elysée par l’actuel président… information qui fut déjà donnée sur N&R pour contredire cette affirmation grotesque des henrikistes que seuls les orléans sont reconnus par les autorités républicaines.
la liste donnée des autorités républicaines ayant reçu les ducs d’Anjou démontrent que celles-ci ne prennent pas partie pour l’un ou l’autre des « prétendants » (seul l’orléans se posant en prétendant)… d’ailleurs cela serait le comble du ridicule que la république prenne partie pour un prétendant royaliste ! Mitterrand et Chirac ont eu ce ridicule et seuls les henrikistes peuvent s’en glorifier !
et Cosmo, avec ses amis, n’a toujours pas réussi à intégrer que chef de la maison de Bourbon et chef de la maison de France sont synonymes depuis 1589 !
Cosmo
8 janvier 2012 @ 23:43
Si cette synomymie doit vous faire plaisir…pour dormir c’est mieux que du véronal et c’est aussi juste que vos Etats-Généraux de 1590.
En l’occurence pour le millénaire capétien, seul le Comte de Paris fut reçu à l’Elysée. Les Présidents peuvent inviter qui ils veulent maintenant, il n’y eut qu’un millénaire.
Il est des légitimistes intelligents et agréables sur ce site avec qui échanger est un plaisir. Vous, vous êtes pitoyable.
aubert
9 janvier 2012 @ 15:48
L’essentiel est de nous démontrer que depuis 1987, après toutes ces réceptions enthousiastes, le royalisme a progressé en France.
Sauternes
6 janvier 2012 @ 21:41
Le prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix a été reçu 3 fois à Lyon dans le cadre du millénaire capétien : une fois à l’université Lyon II (faculté cataloguée à gauche), une fois à la chambre de Commerce et d’Industrie, une fois à la cathédrale en présence du sénateur Maire de Lyon, de beaucoup de conseillers municipaux (gauche et droite),et du député Michel Noir et bien entendu de l’archevêque cardinal avec son chapitre de chanoines-comte de Lyon.Le prince Alphonse était maire d’honneur de la ville de Jonage (banlieu-est de Lyon).Sur les 54 semaines que compte une année, le prince en a passé plus de 45 dimanches en France dans le cadre de ce Millénaire qui a été lancée aussi par Alain Poher, président du Sénat, 2° personnage de l’Etat, deux fois président de la république.
Cordialement
Sauternes
erwan
7 janvier 2012 @ 20:17
Nul doute que chacun espère 54 semaines par an. Il est tellement difficile de réaliser ses objectifs en 52. Vous nous offrez peut-être 2 semaines d’intérim, les semaines Poher, qui ne comptent pas pour l’Histoire?
HRC
7 janvier 2012 @ 21:33
la fac de Faurisson ??
quanr à Alain Poher, il fut président par intérim, et fut blackboulé aux élections. (président du sénat, oui)
Michel Noir a eu quelques ennuis avec la justice.
vous prenez les lecteurs pour des ignares, Sauternes.
Cosmo
7 janvier 2012 @ 23:40
Mais nos hommes politiques, de droite ou de gauche, nos universitaires, les écclesiastiques savent bien qui est le chef de la Maison de Bourbon, maison à qui la France doit tant. Mais ils savent aussi, car beaucoup connaissent leur histoire, que depuis 1883 la Maison d’Orléans est désormais la Maison de France, faute d’héritier légitimiste dynaste en France.
Aller parler des prétentions espagnoles au trône de France à un professeur d’histoire et dites lui en plus que les clauses du Traité d’Utrecht sont nulles, il vous rira au nez.
Bien à Vous
Cosmo
Nemausus
8 janvier 2012 @ 11:34
Sauternes,
apparemment les henrikistes ne supportent pas les mises au point et Cosmo qui le premier fait rire les professeurs de droit !
aubert
9 janvier 2012 @ 15:51
Citoyen d’honneur de la ville de Jonage. Pour ne pas paraitre ridicule gardez cette information pour vous, sinon tout Lyon va se tenir les côtes.
Rose
5 janvier 2012 @ 10:26
Je m’amuse à l’avance des réactions que cet article va susciter. Peut-être faut-il remettre ces relations en perspectives en rappelant :
que la République, à la suite du comte de Chambord, a toujours reconnu le premier comte de paris puis ses descendants comme les héritiers du mouvement monarchique (les descendants de Philippe V n’ont pas été frappés d’interdiction sur le territoire français me semble-t-il puisqu’Alphonse XIII y venait souvent),
que le président Mitterrand aimait à prendre la mesure historique des choses et aimait considérer qu’il s’inscrivait dans une continuité en tant que chef de l’Etat (d’où sa présence au millénaire capétien),
que feu le comte de Paris avait une vision sociale de la politique qui a pu lui permettre de dialoguer aussi bien avec le Général de Gaulle qu’avec le président Mitterrand.
En tous les cas merci de nous signaler le livre !
Audouin
5 janvier 2012 @ 15:10
Rose, quand Alphonse XIII venait à Paris, il y était accueilli en sa qualité de roi d’Espagne et non de chef de la Maison de Bourbon, ce qu’il n’était pas encore. En 1931, roi déchu, il se réfugia en France mais il dut la quitter en 1936 pour aller vivre (et mourir) à Rome quand la mort du Prince Alphonse Charles de Bourbon fit de lui le chef de la Maison de Bourbon.
Audouin
Cosmo
5 janvier 2012 @ 19:25
Mais Jacques de Bourbon, duc de Madrid,vécut à Paris, dont il apprécia les bons côtés. Il assumait tranquillement, comme son père, deux prétentions, l’une au trône d’Espagne, en qualité de Carliste, et l’autre au trône de France, en qualité d’ainé des Bourbons. Le gouvernement français ne dut pas le prendre vraiment au sérieux, ou bien il se fit très discret, car il n’eût jamais de problème ès qualités dynastiques. L’Impératrice Zita, un temps objet de sa flamme, ne prenait pas non plus très au sérieux ce cousin, selon ce qu’elle a raconté.
Bien à Vous
Cosmo
Audouin
7 janvier 2012 @ 21:20
Cher Cosmo
Cinq ans avant le vote de la loi d’exil, le père de Don Jaime avait été expulsé de France pour avoir été acclamé par des Saint-Cyriens légitimistes à la sortie de la messe de la Saint-Henri où il représentait son oncle le Comte de Chambord.
En revanche,la République ferma les yeux sur la présence intermittente de son fils, le duc d’Anjou, Jacques de Bourbon, dans son pied-à-terre de l’avenue Hoche à Paris en raison de sa conduite exemplaire lors de la guerre des Boxers en Chine en 1900.
Audouin
Cosmo
8 janvier 2012 @ 14:56
Cher Audoin,
Toute manifestation anti-républicaine, et ce surtout après l’attitude du Comte de Chambord en 1873, devait être sanctionnée dans un moment où l’armée ( du moins les officiers) avait du mal à reconnaître la république. Ne pouvant sanctionner l’armée on sanctionna celui qui occasionna le trouble.
Quant à Jacques de Bourbon, duc de Madrid, vous savez comme moi qu’il était plus intéressé par les « petites femmes de Paris » que par le trône . Inoffensif en soi et dynastiquement inexistant!
Et je ne vois pas en quoi la République Française se devait de remercier un prince qui était lors de la Guerre de Boxers, officier dans l’armée impériale russe. Elle n’avait pas à fermer les yeux, il n’était tout simplement pas visé par les lois d’exil de 1886.
Bien à Vous
Cosmo
Audouin
10 janvier 2012 @ 16:13
Cosmo
Don Carlos a été « sanctionné » par la République en 1881 comme devait l’être cinq ans plus tard le chef de la brancha cadette qui avait organisé en plein Paris les noces à tout casser de sa fille Amélie avec l’héritier du trône de Portugal. Le comte de Paris avait invité tout le corps diplomatique oubliant de convier le ministre français des Affaires étrangères. Une faute de goût que ne lui pardonna pas le gouvernement qui fit voter la loi d’exil « interdisant le territoire de la République aux chefs des familles ayant régné sur la France ainsi qu’à leurs fils aînés ».
Cette loi ne nommait en particulier, ce qui veut dire qu’elle était d’une application plus large que ce qu feignent de croire les orléanistes.
Cosmo, je sais que vous ne pouvez pas tout savoir, même si vous essayez parfois de nous faire croire le contraire.
Je vous informe donc que le duc d’Anjou, Jaime de Bourbon qui servait dans les Hussards de Grodno basés à Varsovie fut proposé pour recevoir la croix de cheva
Audouin
10 janvier 2012 @ 16:45
A Cosmo
Je poursuis mon texte malencontreusement interrompu
…la croix de chevalier de la Légion d’honneur par le général français Bailloud pour distinguer le courage du Prince. En effet, ce dernier s’était proposé pour prendre la tête d’un détachement chargé d’aller déminer une route où devait passer les armées alliées. Il réussit à faire éclater la mine et permit ainsi le passage de l’armée. Malheureusement, ce coup de main coûta la vie aux trois quarts du détachement. La République n’accorda pas la Légion d’honneur au duc d’Anjou. Elle lui fit savoir néanmoins qu’elle ne mettrait aucun obstacle à ses séjours épisodiques à Paris à condition qu’il reste discret, le Prince ayant sa résidence principale à Frohsdorf. C’est ainsi qu’il put s’installer dans un petit appartement de l’avenue Hoche
En 1926, la République proposa le même arrangement au duc de Guise quand il succéda au duc d’Orléans. Elle voulait le récompenser de sa conduite durant la guerre de 1914-1918 pendant laquelle il servit comme brancardier de la Croix-Rouge. le nouveau chef de la famille d’Orléans refusa.
Audouin
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:09
Cher Audoin,
Merci de ces précisions!
Pour une fois qu’un prince de la Maison d’Espagne essayait de faire quelque chose pour la France! Courageux certes mais au succès incertain.
La république fut donc bonne fille avec lui à défaut d’être reconnaissante.
Quant au duc d’Orléans et son extravagante reception, effectivement, on peut se poser des questions.
Cela dit, son héritier eût raison de refuser un arrangement. Il faut dire qu’il n’avait pas les mêmes motifs que Madrid pour aller à Paris.
Cordialement
Cosmo
Cosmo
11 janvier 2012 @ 12:57
Cher Audoin,
Cela fut sans doute le seul engagement d’un prince de la Maison d’Espagne au profit de la France. Et apparemment il ne fut pas heureux.
Je serais ravi que vous me communiquiez le texte de la Loi du 26 juin 1886, dite loi d’exil, afin que je puisse me faire un opinion car selon la plupart des commentateurs elle ne vise que les Maisons d’Orléans et Bonaparte et selon vous elle vise également les Bourbons d’Espagne.
Comme vous voyez, malgré « mon immense savoir », je suis toujours prêt à en apprendre plus et éventuellement à réviser mon opinion. N’est-ce pas l’intérêt et l’objet du dialogue?
Vos avis sont toujours bien reçus par moi, à défaut d’être toujours partagés.
Cordialement
Cosmo
Audouin
11 janvier 2012 @ 20:40
Cosmo
Vous me surprenez quand vous dites que vous ne connaissez pas le texte de la loi d’exil votée le 11 juin 1886 et promulguée le 26 avec application immédiate.
L’article 1er stipulait: « Le territoire de la République est et demeure interdit aux chefs des familles ayant régné en France et à leurs héritiers directs par ordre de primogéniture. »
La loi ne citait nommément personne. Ni Bourbon, ni Orléans, ni Bonaparte. Ce qui veut dire, sauf à solliciter le texte, qu’en principe elle était destinée à frapper TOUS les chefs de famille de quelque dynastie qu’ils se réclamassent. En fait, celui que la mesure visait sans le dire était le petit-fils du roi des Français dont les partisans en France, même en 1886, faisaient encore trembler la
République. En 1881, comme je l’ai précisé, elle avait déjà expulsé Don Carlos à la suite d’une manifestation légitimiste…
Il est donc inexact d’affirmer que la loi d’exil ne concernait que les d’Orléans et les Bonaparte puisque cette loi ne les cite pas. La République prévoyante se réservait la possibilité de l’appliquer, le cas échéant, à tout prétendant quel qu’il soit.
Au fur et à mesure que la République s’affermissait, l’application de la loi connut quelques assouplissements: outre le duc d’Anjou, dont j’ai déjà parlé et qui avait combattu en Chine aux côtés de Français et contribué à sauver des missions, le prince Louis Napoléon-Bonaparte, combattant de la Résistance, fut autorisé à titre officieux à résider en France après la guerre; l’actuel Comte de Paris, fils aîné du prétendant orléaniste, fut autorisé à entrer dans un lycée de Bordeaux. Et son père, sauf erreur de ma part, est venu quelquefois en France incognito, notamment à Vichy en 1940, sans être inquiété.
Le 24 juin 1950, la loi d’exil fut abrogée. Néanmoins, l’article 2 précise: « Au cas où les nécessités de l’ordre public l’exigeraient, le territoire de la République pourra être interdit à tout membre des familles ayant régné en France par décret pris en Conseil des ministres. »
NB: Cosmo, vous commettez une erreur, ce n’est pas le duc d’Orléans qui avait organisé « l’extravagante réception » de l’Hôtel Galliera, mais son père, Louis-Philippe-Albert, comte de Paris, à moins que, lapsus révélateur, vous ne donniez à ce dernier son véritable titre, en sa qualité de chef de la Maison d’Orléans…
Audouin
Cosmo
12 janvier 2012 @ 23:22
Cher Audoin,
Je connaissais le texte bien sûr mais je n’ai jamais lu l’original.
Merci à vous!
Comte de Paris, Chef de la Maison d’Orléans? Quelle importance? les Français dans leur immense majorité à l’époque les considéraient comme les héritiers dynastes du Comte de Chambord.
Et ne me dites pas que les quelques irréductibles autour de la Comtesse de Chambord faisaient l’opinion publique!
Opinion publique ne fait pas le droit dynastique d’accord! Mais c’est ce qui avait été compris de l’entrevue du 5 août 1873. Le Comte de Chambord a-t-il joué double jeu? Peut-être selon l’opinion que vosu professez! dans ce cas c’est mieux que la restauration ait avorté, cela a évité une crise de régime ultérieure, le jour où un prince espagnol se serait présenté pour réclamer le trône de France!
Cordialement
Cosmo
Cosmo
11 janvier 2012 @ 17:45
Pardon pour le faux doublon! Je pensais que ma première réponse était passé aux oubliettes…
Cosmo
5 janvier 2012 @ 17:44
Rose,
Vous avez, oh combien, raison. Cet article est du pain béni. Je me réjouis de le partager avec beaucoup.
Et ce que vous dites à propos de Mitterrand et son sens de la continuité est très juste.
Allez faire comprendre aux légitimistes que leur position depuis 1883 est absurde. Il n’y a pas que la République Française à avoir considéré le Comte de Paris comme le prétendant au trône de France. Tous les autres états et souverains étrangers, maisons princières, grandes familles aristocratiques et le peuple de France l’ont considéré ainsi. La prétention espagnole, auto-proclamée, n’est qu’anecdotique.
Bien à Vous
Cosmo
Julien
5 janvier 2012 @ 20:18
J’approuve, j’admire et je m’incline!
Bien à vous, Cosmo.
Cosmo
7 janvier 2012 @ 23:44
Merci, Julien! Dieu merci, les historiens en France savent analyser avec lucidité la situation de 1873 et 1883. Et tous ceux qui défendent les droits des princes espagnols sont des fantaisistes, pour certains aimables, pour d’autres agressifs.
Bien à Vous
Cosmo
naucratis
8 janvier 2012 @ 12:43
Une affirmation préemptoire et un procès d’intention venimeux.
Cosmo, vous nous avez habitué à meilleure argumentation.
Ce message ne vous grandit pas, ce que je déplore.
naucratis
8 janvier 2012 @ 12:44
Il faut lire « péremptoire » évidemment…
Que ne peut-on corriger ses messages après le « clic » fatidique ! ;)
Cosmo
8 janvier 2012 @ 15:01
Naucratis,
Il ne s’agit pas d’une argumentation.
C’est la constatation d’un fait. Certains légitimistes sur le site sont aimables, et vous en faites partie, d’autres sont franchement agressifs.
Quant à la prétention au trône, je la trouve en effet fantaisiste car ne reposant sur rien. Et je pense avoir suffisemment défendu ce point de vue par ailleurs.
Désolé de vous décevoir!
Bien à Vous
Cosmo
Mayg
5 janvier 2012 @ 21:48
Cosmo,
Je dirais plutôt Mitterrand et son sens de la continuité… de la République et non pas de la monarchie et et encore moins d’un de ses prétendants.
Quant au peuple de France dans sa grande majorité,il n’a que faire de savoir qui est le prétendant d’un trône qui n’existe plus…
Cosmo
7 janvier 2012 @ 23:28
Mayg,
Votre remarque n’est pas juste. Mitterand savait qui il recevait et je suis désolé pour vous que son choix se soit inscrit dans le droit fil de l’après 1883, excluant toute prétention de princes de la Maison d’Espagne. Il ne faisait qu’exprimer l’opinion générale depuis.
Beaucoup de nos chefs d’état républicains au XXème siècle ont eu le sens de la continuité mais pas seulement de la république, de la France aussi. D’ailleurs leur formule de fin de discours est le plus souvent « Vive la République! Vive la France! ». L’ordre a une signification.
Le dépit semble inspirer vos propos.
Bien à Vous
Cosmo
Mayg
8 janvier 2012 @ 16:07
Cosmo,
Le fait pour le président Mitterand de recevoir un des prétendants plutôt qu’un autre ne signifie pas qu’il a fait un choix et encore moins qu’il s’agit de l’opinion général.
D’autre part,permettez moi de vous dire Cosmo et là je rejoins Nemausus, que rien ne vous permet d’affirmer ni que les français soutiennent la cause des Orléans (ni des Bourbon d’ailleurs) ni même qu’ils s’intéressent à cette querelles dynastique qui est loin de leurs préoccupation quotidienne.
Cosmo
8 janvier 2012 @ 23:50
Vrai pour les préoccupations quotidiennes des français et même de leurs présidents!
Mais il n’empêche, Mayg, que pour honorer la mémoire de la dynastie capétienne en son millénaire en France, le Président Mitterand a choisi le comte de Paris et non le Prince Alphonse de Bourbon.
Je comprend que cela vous ennuie.
Mais peu importe, à l’école de Nemausus toutes les aberrations et les rancoeurs sont permises.
Bien à Vous
Cosmo
Cosmo
8 janvier 2012 @ 23:57
Il est dommage, Mayg, que vous commenciez à devenir aussi ridicule que Nemausus dans ses intervention.
Mayg
10 janvier 2012 @ 14:14
Cosmo,
Si je comprends bien, chaque fois que quelqu’un ne partage pas la même opinion que vous sur un sujet c’est qu’il est ridicule, rancunier, aberrant et qu’il va à l’école de Nemausus ?
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:16
Non, Mayg!
Avoir des divergences d’opinion est une chose! Argumenter également! Nemausus n’argumente pas, il argutie.
Je n’ai jamais affirmé que les français soutiennent la cause des Orléans, ils s’en moquent comme des Bourbons. C’est l’argument de Nemausus qui me veut « Henrikiste acharné ». ce en quoi il est parfaitement ridicule, comme dans l’avalanche de références, parfois fausses, dont ils nous abreuvent à titre d’argumentation.
Argumentez autant que vous voulez! Critiquez également! C’est parfait.
Mais pas de sophismes s’il vous plait!
Bien à Vous
Cosmo
Mayg
11 janvier 2012 @ 18:56
Cosmo,
Vous avez pourtant bien écrit, je cite: » Il est dommage, Mayg, que vous commenciez à devenir aussi ridicule que Nemausus dans ses intervention »
Je ne sais pas si mes interventions sont ridicules, mais au moins j’assume ce que j’écris.
Cosmo
11 janvier 2012 @ 20:38
Mayg,
Pardonnez-moi de m’être laissé emporter!
J’ai offert d’enterrer la hache de guerre à Nemausus.
Il est temps de revenir, du moins lui et moi, à des termes plus mesurés et courtois.
Vous avez toujousr été courtoise, je vous demande à nouveau de m’excuser de cet emportement.
Cordialement
Cosmo
Nemausus
9 janvier 2012 @ 23:09
Mayg,
Ne vous laissez pas impréssionner par l’énergumène qui considère que tout ce qui le contredit et démontre ses erreurs (ou mensonges) est ridicule…
C’est justement parce que le duc d’Anjou a été invité à de nombreuses cérémonies pendant le millénaire capétien que la hargne des henrikistes s’est exacerbée au niveau qu’ils affichent toujours aujourd’hui. Ils n’ont toujours pas digéré cette « intrusion » du chef de la maison de Bourbon dans ce qu’ils considèrent comme leur chasse gardée !
Henri le dupé demanda humblement à son ami-complice Mitterrand de donner une marque ostentatoire à sa prétention. ce fut un soufflet qui depuis à fait pshittt et on connait tous l’épilogue de cette prétention … Henri aux espérides avec sa Maintenon… ;) :D
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:18
C’est à se demander parfois s’il vaut mieux vous lire ou être aveugle.
Henri le dupé? Henrikiste? Energumène?
Mais où avez-vous été élevé? A l’école de la haine?
Nemausus
8 janvier 2012 @ 11:39
Mayg,
ne vous inquiétez pas des propos pleins de dépit de Cosmo qui ne sait plus quoi inventer… depuis quand un président de la république a autorité sur le droit royal ? cela me fait bien rire….
Cosmo parle de l’opinion générale…des orléanistes uniquement et c’est donc bien peu sur plus de 60 millions de français ! mais il reprend à son compte les affirmations gratuites et sans aucun fondement de Charles et de ses accolytes… et après il persiste à affirmer sa neutralité qui n’est que fausse ! cherchez encore l’erreur ;)
Cosmo
8 janvier 2012 @ 15:10
Détrompez-vous, Nemausus, je n’ai aucun dépit.
C’est plutôt de votre côté qu’il faut chercher le dépit car Alphonse de Bourbon ne fût reçu nulle part comme chef de la Maison de France.
Vous pouvez manipuler l’histoire autant que vous voulez, les faits sont là.
Aucun prince de la Maison de Bourbon d’Espagne n’a jamais été considéré comme dynaste en France depuis 1712.
Alors invoquez nullité, lois fondamentales, comtesse de Chambord etc…Les incantations n’ont jamais servi de base à un raisonnement. Et personne en France ne s’est jamais trompé. Ah si! Quelques fantaisites en mal de gloriole…
Mayg
8 janvier 2012 @ 16:11
Nemausus,
C’est vrai que depuis quelques temps, certains Orléanistes ne cessent de crier haut et fort que les français soutiennent la cause de la famille d’Orléans dans ses prétentions en tant que chez de la Maison de France. C’est à se demander ce qui leurs permet d’affirmer ça ?
Sauf à procéder à une consultation nationale, personne ne sait ce que pense les français, à supposer déjà qu’ils s’intéressent à ce débat, ce qui est loin d’être le cas…
Nemausus
8 janvier 2012 @ 23:20
oui Mayg,
les henrikistes ont été intoxiqués par une espérance ridicule et pour donner le change à leur folie délirante, ils affirment ça et là que les Orléans sont reconnus par tout le monde, affirmation bien entendu gratuite et sans aucune justification à part des incantations de fumeurs hallucinogènes… et puis le monde en question n’est que le microcosme orléaniste… ça veut tout dire.
alors les henrikistes détestent tout ce qui est droit, professeurs de droit, facultés de droit car elles ne reconnaissent pas leurs orléans or c’est justement sur le droit que veulent s’appuyer les orléans mais voilà ils courent après lui depuis 1883 sans jamais le rattraper… ;) car ce droit tient pour la branche aînée comme cela a été prouvé par ces mêmes professeurs détestés justement !
mais laissons les vivre sur leur gloire déchue…le réveil pour eux n’en sera que plus amer..et plus délectable pour les légitimistes qui ne s’illusionnent pas eux sur une restauration qui n’existe que dans l’esprit enfumé des henrikistes…
erwan
6 janvier 2012 @ 00:14
C’est vrai Cosmo. La présence de tant de représentants des familles souveraines et princières ( Rainier de Monaco, Joséphine-Charlotte de Luxembourg, Frederik de Danemark, Felipe d’Espagne… )lors des obsèques du Comte de Paris prouve qu’il était considéré comme le seul prétendant.
marie-françois
5 janvier 2012 @ 19:39
Rose
Comme vous avez raison!
Le Comte de Paris a recontré l’Histoire.
Les prétendants légitimistes se sont contentés de rester dans leurs coins, sans rencontrer la nation …
Cosmo
7 janvier 2012 @ 23:34
Nation? Mais Cher Marie-François c’est un mot honni par eux car issu de la révolution, de Valmy et de 1792.
La famille du Comte de Paris au XIXème et dans une grande partie du XXème a vécu avec les Français une communauté de destin. Les prétendants espagnols ont erré de villégiature en palace, parfois en France et pas pour des raisons toujours nobles.
Un peuple se reconnait volontiers en ses princes. Il se serait sans doute reconnu dans le Comte de Chambord et dans le Comte de Paris, certainement pas dans le Comte de Montizon ou les ducs de Madrid, de Ségovie et auto-proclamés duc d’Anjou.
Bien à Vous
Cosmo
philippe gain d'enquin
5 janvier 2012 @ 20:19
Et toutes les chancelleries d’Europe ne reconnaissaient que le seul comte Paris ce que continuent de faire bon nombre d’instances officielles, semi officielles et familiales. Si cet ouvrage permet de mettre en exergue qu’il y eut au XXe siècle trois représentants de l’idée que l’on peut se faire du pays,Charles de Gaulle, Henri comte de Paris et François Mitterrand, l’auteur n’aura pas perdu son temps. Merci de m’avoi inspiré.
joyes
9 janvier 2012 @ 13:02
On ne peut mettre cote à cote le Général de Gaulle, le Président Mitterand,le défunt prince Henri d’Orléans Comte de Paris.Les deux premiers ont été élus et ont gouverné la France.Le Comte de Paris a courtisé différents dirigeants.
philippe gain d'enquin
9 janvier 2012 @ 17:27
Quoi qu’il en soit leur perception du rôle, de la grandeur et de l’Histoire de notre pays fut similaire, leur action et leurs écrits prouvent cette vision d’une France qui unie peut tout. Vision, je vous le concède curieuse pour beaucoup, contre-nature pour certains mais néanmoins intéressante ; les modalités de l’union – république ou royauté – important en l’espèce bien peu.
Mayg
9 janvier 2012 @ 19:03
Bien dit Joyes.
pierre-yves
6 janvier 2012 @ 00:18
Sur les rapports du comte de Paris défunt avec les présidents de la Vème République, le commentaire de Rose me semble très juste et j’y souscris pleinement.
HRC
5 janvier 2012 @ 10:30
je vais lire les opinions de certains d’entre vous sur ce livre avec curiosité avant de l’acheter !
Cosmo
5 janvier 2012 @ 11:39
Deux personnalités controversées!
ARAMIS
6 janvier 2012 @ 02:28
… mais qui avaient toutes deux le sens de l’histoire et qui avaient conscience (et le souci) de s’inscrire dans une destinée qui dépassait leur propre personne…
Il est toujours agréable de voir se perpétuer la mémoire de ce cher comte de Paris, le dernier sans doute à avoir pu croire sans trop de déraison à un destin royal…
erwan
7 janvier 2012 @ 20:32
Il y avait déraison. La république gaulienne d’inspiration monarchiste était trop récente pour que le comte de Paris comprenne l’inutilité de ses espoirs. Malheureusement Henri d’Orléans a sans doute été flatté par ses fréquentations. Il n’a pas vu le piège se refermer, continuant à exprimer ses préférences et ses idées politiques comme un vulgaire candidat à je ne sais quoi. Il n’y avait plus alors de prétendant. Les Orléans en souffrent encore.
Cosmo
7 janvier 2012 @ 23:50
Cher Aramis,
Je partage votre opinion.
Le Comte de Paris aurait pu, en toute raison, avoir un destin royal. Les circonstances, l’histoire en ont décidé autrement. Ni les ducs de Madrid, de Ségovie et soi-disant Anjou n’ont pu un instant croire, rêver à ce destin. Pas un français, quelques illuminés mis à part, n’aurait voulu un évincé de la couronne espagnole comme roi de France sous prétexte qu’il était l’aîné des Bourbons.
Le comte de Paris dialoguait avec les autorités suprêmes de la république, les Bourbons d’Espagne ne pouvaient même pas frapper à la porte du pouvoir.
Cordialement
Cosmo
joyes
9 janvier 2012 @ 13:12
Le défunt comte de Paris n’a rien réalisé de concret pour la France.Des déclarations, un bulletin,oui.Sur le plan privé,il a ruiné et laissé une famille, divisée.Pour finir,avec « sa gouvernante ». Dieu merci,il n’a pas eu de destin royal!
Mayg
9 janvier 2012 @ 19:06
Vous avez bien raison Joyes.
Nemausus
9 janvier 2012 @ 23:14
Oh Joyes, vous êtes trop dure…LOL…
erwan
10 janvier 2012 @ 01:13
C’est votre conclusion mais elle ne vaut pas la vérité. Vous manquiez sans doute de temps pour celà. C’est dommage, il y a une ébauche mais le délire l’emporte.
Marie de Bourgogne
11 janvier 2012 @ 23:11
@ joyes
Sans vouloir entrer dans une quelconque polémique, n’oubliez pas que Louis XIV, lui même, fini par épouser la gouvernante des enfants qu’il eut avec Mme de Montespan.
Jean I
5 janvier 2012 @ 13:04
Cet ouvrage m’a l’air fort intéressant.
Caroline
5 janvier 2012 @ 13:55
J’aime bien le titre évocateur de ce livre nouveau en son genre ‘la rose’ pour Mitterand et le ‘lys'[ou mieux la fleur de lys] pour la royauté française!Je serais curieuse de savoir la reaction de Charles!
Gilles
5 janvier 2012 @ 14:27
Rose , vous avez tout dit…
HRC
5 janvier 2012 @ 19:53
et clairement.
Cosmo
5 janvier 2012 @ 14:46
Il est intéressant de voir que les trois premières réactions émanent de légitimistes.
L’occasion est trop belle pour ne pas la saisir au bond.
Mais ils peuvent dire ce qu’ils veulent l’histoire a tranché depuis bien longtemps. Les droits de la branche aînée au trône de France se sont bien éteints à la mort du Comte de Chambord. Aucun historien sérieux ne saurait prétendre et n’a jamais prétendu le contraire.
Maintenant que la haine de certains envers les Orléans leur ait fait faire un autre choix, c’est leur problème. Déclarer le comte de Montizon prétendant au trône de France fut d’abord une pantalonade orchestrée par la Comtesse de Chambord puis une escroquerie intellectuelle qui n’engagèrent que leurs auteurs, sans conférer à l’aîné des Bourbons ou à ses descendants et héritiers espagnols le moindre droit à un trône perdu pour eux depuis bien longtemps.
Baia
5 janvier 2012 @ 14:51
Allo ? Charles êtes-vous là ?
Qu’en pensez-vous ?
Audouin
5 janvier 2012 @ 15:00
C’est bien le moins que l’on puisse dire, mon cher Cosmo. Les deux hommes se sont découvert des affinités en 1940 dans les couloirs de l’Hôtel du Parc à Vichy. Tous deux étaient venus offrir leurs services au Maréchal Pétain…Seul Mitterrand obtint un poste et la francisque. L’autre fut proprement éconduit…Il passa toute la guerre à l’abri au Maroc, puis à partir de 1943, à Pampelune, en Espagne, sous la protection du Caudillo.
Audouin
Cosmo
5 janvier 2012 @ 19:08
Cher Audoin,
Ma famille ayant fait « le bon choix » en cette période, si difficile pour la France et le monde, et ayant des amis dont les familles ont fait un choix différent, et qu’elles ont payé au prix fort, je n’émets jamais de jugement à ce sujet. Une remarque, toutefois, sur l’hospitalité du Caudillo: il l’accorda très largement durant la guerre notamment aux Juifs, pilotes anglais et américains tentant de regagner leurs pays après être tombés en France etc…Cela lui valut de ne pas être inquiété à la fin de la guerre ni même montré du doigt.
Mais il y eut également d’autres périodes durant lesquelles les deux hommes purent montrer des côtés sujets à controverses, rapports à l’argent, vie privée double, probablement un grand orgueil ( partagé avec le Général de Gaulle) etc…
Ce livre est peut-être intéressant car cette relation est a priori difficilement imaginable mais au fonds pas tant que cela. En fait, personnellement je n’aime ni l’un ni l’autre mais je reconnais qu’ils furent deux grands bonhommes politiques l’un avec succès l’autre non.
Je m’amuse à l’avance des commentaires à venir…Nous aurons sans doute le plaisir d’échanger un peu à la suite de mes propos ci-dessus, fort peu amènes je l’avoue, sur le mouvement légitimiste.
Cordialement
Cosmo
erwan
6 janvier 2012 @ 00:37
Ces deux-là se connaissaient un peu avant me semble-t-il. Je ne pense pas que l’on puisse les comparer et les confondre lors du dernier conflit mondial. Le comte de Paris, dont la position n’était pas la même que celle du jeune et ambitieux Mitterrand, s’est quand même vu proposer un ministère par Laval. La place du comte de Paris était à Londres mais il préféra suivre de sombres complots au service de son auguste personne. Collaboration, résistance…le comte de Paris ne semblait pas indifférent au pouvoir en place à Vichy. Etrange quand l’on sait que feu le duc de Guise avait témoigné son soutien à De Gaulle. Mitterrand décoré mais plus habile, intelligent et sensible entra en résistance.
caroline3
6 janvier 2012 @ 22:58
Vous dé-contextualisez totalement
dois j vous rappeler que Pétain a longtemps été THE héros national
ça s est ensuite gaté
Mitterrand a bien fait partie de la Résistance , il était recherché par la gestapo et a rencontré Danielle à cette époque , elle lui a d ailleurs sauvé la vie
*gustave
5 janvier 2012 @ 15:15
Remarquable déférence pour les rois de France.
Patricia C
5 janvier 2012 @ 15:37
Peut-on savoir s’il existe un livre sur les relations entre le Gl du Gaulle et le comte de Paris. Relations que, pour ma part, je ne connais pas du tout.
erwan
6 janvier 2012 @ 00:51
Vous pouvez consulter l’ouvrage paru chez Fayard en 1994 « Comte de Paris Général de Gaulle -Dialogue sur la France, correspondance et entretiens ». D’autres livres, très nombreux, traitent à la manière du récit cette relation.
padraig
6 janvier 2012 @ 01:42
Un livre important entre autres : « Dialogue sur la France Correspondance et entretiens 1953-1970 » entre le Comte de Paris et le Général de Gaulle. Ce livre important concernant les relations entre les deux hommes a été édité aux Éditions Fayard, et est paru en 1994.
R-N
6 janvier 2012 @ 06:00
Cette question va paraître dans très peu de temps. Aujourd’hui, les avis publiés le reconnaissent, il a existé des relations courtoises, consistant en rencontres et échanges de lettres durant plusieurs années entre le Général et Henri.
Le point controversé parmi eux, est l’intention du Général de trouver un successeur dans le Comte de Paris.
loriot
5 janvier 2012 @ 16:13
Henri d’Orléans « monstre sacré de la vie politique française! » . C’est une blague ou quoi?. Ce monsieur qui se proposait de réconcilier les français alors qu’au sein ne serait-ce que de sa propre famille,tout ne fut qu’une vaste et interminable partie d’empoignade,ce monsieur qui se proposait de gérer les affaires de la France alors qu’héritier d’une fortune considérable il dilapida quasiment tout ! Allons donc,laissons donc dormir dans son coin ce personnage insignifiant,c’est grand cadeau lui faire !!
A.Lin
5 janvier 2012 @ 19:40
J’ai souri en lisant le qualificatif de » monstre sacré de la vie politique française » à l’égard de feu le comte de Paris ;)
C’est redondant !
Il n’a pas laissé un souvenir impérissable dans le paysage politique, que je sache…
VERSAILLAISE
5 janvier 2012 @ 21:29
Tout à fait d’accord! si le comte de Paris avait été « un monstre sacré de la vie politique française » ça se saurait!!
mayg
5 janvier 2012 @ 21:41
Heureusement qu’il n’a joué aucun rôle dans la vie politique française. Car vu la façon dont il a géré sa fortune et sa famille…
erwan
6 janvier 2012 @ 01:29
Vous avez raison, le comte de Paris n’était pas un monstre sacré. Il a eu la chance de vivre à une époque ou le passé ne remontait pas comme un vulgaire rot. Il a essayé, il s’est trompé souvent et longtemps, mais il était présent, écouté et respecté de l’extrême droite monarchiste aux royalistes classés à gauche. C’est assez unique pour être souligné. Il n’était pas « à la mode » mais il avait, l’age aidant, des convictions fermes, un engagement social réel. Sa vie privée, celle d’un homme prisonnier de la tradition mais sensible à d’autres attraits, n’a rien à voir avec ses idées politiques et son combat manqué à tous les coups pour imposer « sa » restauration.
finlande4
6 janvier 2012 @ 22:27
à loriot
tout à fait d’accord avec vous ; bien envoyé ce texte pour les adorateurs et (trices)de ce personnage inbu de sa personne et qui a fait tant de dégats ;chez les siens ; et la descendance continue son fils ;etc;;; etc;;
erwan
7 janvier 2012 @ 20:57
Tant de dégats?! Que je sache aucun des enfants du comte de Paris n’a quitté la famille. Le comte en a éloigné quelques uns mais celà n’ a pas duré. L’enfer décrit par certains ressemble à comment tirer quelque intérêt de tant d’oisiveté. Mais je n’oublie pas la comtesse de Paris qui a malheureusement du affronter la concurrence de nombres de beautés en n’ayant pas le physique avantageux d’Alexandra de Kent tant rêvée par Henri d’Orléans.
Nemausus
8 janvier 2012 @ 11:49
merci d’avoir su exprimer les contradictions de feu Henri d’Orléans et le ridicule de l’affirmation de « monstre sacré de la vie politique française »….
olrik
5 janvier 2012 @ 16:15
Ce livre mériterait un autre titre car le Comte de Paris, héritier du Roi des Français, n’avait aucune qualité pour représenter le lys.
« Qui se ressemble s’assemble » me paraît beaucoup plus approprié.
Cosmo
5 janvier 2012 @ 19:31
Mais n’était-il pas le descendant direct de Louis XIII par les mâles et de Louis XIV par les femmes et donc de Henri IV et plus haut Saint-Louis?
Il était donc autant fils des Lys que les autres membres de la Maison de Bourbon, les Lys qu’ils portaient dans ses armes,qu’elles aient été pleines de France ou simplement d’Orléans.
Et il n’y aucune honte à descendre du Roi des Français, également.
Bien à Vous
Cosmo
Charles
8 janvier 2012 @ 00:08
Le comte de Paris, Chef de la Maison de France est l’heritier légitime des rois de France y compris celui de la monarchie de Juillet.
Depuis le deces du comte de Chambotd en 1883, les princes d’Orleans assument leur rôle de chefs de la Maison de France.
Les princes d’Orleans ont été reconnus comme héritiers de la couronne de France par tous les présidents de la République.
Monsieur Mitterand a été élevé dans le culte de la monarchie car ses parents étaient royalistes c’est pourquoi un lien a pu se créer entre le prince et le président.
Th
8 janvier 2012 @ 11:19
Votre affirmation selon laquelle « Monsieur Mitterand a été élevé dans le culte de la monarchie car ses parents étaient royalistes » ne repose sur rien.
naucratis
8 janvier 2012 @ 12:38
Cher olrik,
je trouve votre message pertinent et drôle.
« Qui se ressemeble s’assemble » est en effet le meilleur titre que l’on pourrait suggérer à ce livre qui n’intéressera guère que les dernier partisans, peu nombreux il est vrai, de la branche Egalité.
Quant aux lis, vous avez à nouveau entièrement raison. Les Egalité ont abandonné les leurs sous l’usurpation de Juillet. Il est non seulement inconvenant mais parfaitement ridicule et contradictoire qu’ils continuent de tenter de les arborer.
Louis
11 janvier 2012 @ 08:13
Je ne pense pas que ce soit ridicule, car sous la Monarchie de Juillet, il y avait un roi légitime (Charles X) or maintenant, exceptés la branche d’Espagne, ils se considèrent comme les premiers.
Nemausus
11 janvier 2012 @ 16:16
et pourtant la justice en matière héraldique a rappelé aux Orléans leur condition de cadet de la dynastie et l’usage pour les cadets de l’utilisation d’une brisure.
Et Naucratis a raison car les Orléans avaient abandonné les fleurs de lys sous la monarchie de juillet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Coat_of_Arms_of_the_July_Monarchy_%281831-48%29.svg
Louis
11 janvier 2012 @ 17:26
Oui, mais voilà, les Orléans ne se considèrent pas comme cadets, donc pas de brisures ! Ce qui de leur point de vue est tout à fait logique.
D’autre part, si les Orléans ont abandonné les lys sous la monarchie de juillet, les Bourbon d’Espagne ont abandonné leurs titres et droits français. Voilà qui entraîne alors un débat sans fin pour savoir quel abandon est légitime pas l’autre…
Nemausus
11 janvier 2012 @ 21:28
Les Orléans ont en effet des visions très aléatoires des notions d’aîné et de cadet vu que dans leur propre famille, un 2ème fils est retrogradé au 3ème rang, qu’un autre 2ème se proclame « dauphin » à la place de son aîné…tout ça fait vraiment fouillis et est plutôt risible.
Mais la justice a tranché et leur a rappelé leur rang de cadet que cela leur plaise ou pas. et la justice a certainement plus d’autorité que les Orléans pour dire le droit… mais cela montre à quel point ces princes sont respectueux de la justice du pays qu’ils prétendent servir !
C’est d’ailleurs sans doute une des raisons pour laquelle Henri d’Orléans a tenté, vainement, de changer son patronyme d’Orléans en Bourbon… il devait trouver son nom pas assez glorieux et surtout moins connu des Français que le nom de Bourbon. et s’il avait réussi, on devine tous qu’il se serait alors proclamer chef de la maison de Bourbon pour faire plus « aîné »… son faux titre de « duc de France » palliant sa déconvenue !
Quant aux Bourbons d’Espagne, ils n’ont rien abandonné du tout et encore moins leur nom et leurs armes justement pour rappeler qui ils étaient.
Jean Pierre
5 janvier 2012 @ 16:16
A toutes fins utiles, je rappelle que le testament du comte de Paris était déposé chez M° Valentin SCHOTT, notaire à Strasbourg et frère du préfet SCHOTT….le monde est si petit !
marie-françois
5 janvier 2012 @ 19:35
Il vaut mieux que cet ouvrage ait été écrit par quelqu’un qui connaissait l’un et l’autre plutot que par quelqu’un qui ne les aurait jamais rencontrées.Cela va de soi.
*gustave
5 janvier 2012 @ 18:35
Il y a toujours de la polémique amusante ici chaque fois d’apparaît ce jeune étranger Luis Alfonso de Bordon y Martinez-Bordiu, duque de Anjou. Quand même divertissant à lire.
Livia
5 janvier 2012 @ 19:20
Ah! salut à tous quelque soient vos opinions:j’adore l’esprit polémiste de mes concitoyens et pour des vieilles causes en plus!Elles est bien là l’identité française.Vivent les français!
aubert
5 janvier 2012 @ 19:28
Une fois de plus vaines disputes sur ce site, puisque du temps a passé, les protagonistes sont morts, la France est toujours une République et ses présidents comme les 99,99% de ses citoyens se moquent bien de savoir quel est le prince légitime.
…et dans les trois mois qui viennent je ne pense pas que quelqu’un envisagera d’appeler l’un ou l’autre à prendre le relais…d’ailleurs le voudraient-ils ?
Nemausus
5 janvier 2012 @ 20:05
navrant que certain reprenne à leur compte les affirmations, sans fondement, que les maison régnantes ne reconnaissent que les Orléans, alors qu’il a été prouvé dernièrement que la principauté de Monaco disait le contraire et ne prenait pas position.
Nous attendons tous depuis longtemps que les orléanistes, qui reprennent le dada de Charles, apportent la preuve officielle de cette reconnaissance exclusive par les cours d’Europe !
mais la personne en question va encore rétorquer que c’est une erreur de sa part…qu’elle vient de commettre pour la énième fois et que je fais remarquer pour la énième fois …. l’erreur a bon dos !
en matière d’accointance politique je ne vois pas ce que le mariage d’un prince (erreur sur le prénom of course) vient faire dans l’histoire…
mais pour être plus clair, feu Henri d’Orléans a mangé à tous les rateliers (Vichy, Hitler, Franco, De Gaulle, Mitterrand, Chirac)… ce qui est surprenant pour quelqu’un qui disait défendre un principe ! lequel d’ailleurs ?
Après avoir été le Cinq-Mars de De Gaulle (à défaut d’avoir pu endosser le costume de la reine des Gitans ;) ), on peut dire aussi qu’il sut parfaitement jouer le Fouché de l’orléanisme (retournement de veste au gré des circonstances)… et qu’il sut faire la morale aux autres… chercher l’erreur !
erwan
7 janvier 2012 @ 20:10
…à Monaco certes tico tico par ci, tico tico par là, la princesse de Hanovre n’étant pas l’hotesse…je ne me souviens pas avoir aperçu le duc de Cadix lors des trois mariages princiers à Luxembourg au début des années 80. J’étais sans doute trop petit pour le remarquer…le comte et la comtesse de Paris étaient bien présents ainsi que la plupart des têtes couronnées ou non d’Europe…mon expérience s’arrête là.
Nemausus
8 janvier 2012 @ 13:05
aucun des 2 « prétendants » n’étaient présent au mariage des héritiers en Angleterre, Suède, Danemark, Pays-Pays, Norvège ces dernières années …vous en déduisez quoi ?
erwan
8 janvier 2012 @ 15:45
J’en déduis que la Famille de France s’est malheureusement recentrée sur ses fréquentations aristocratiques, celles de voisinnage et privilégie ses courtisans. Les autres Maisons souveraines n’ont pas changé d’avis pour autant et reconnaissent toujours les Orléans.
Nemausus
8 janvier 2012 @ 23:25
et bien moi j’affirme le contraire et comme vous je n’ai pas besoin de le prouver, mon affirmation suffisant amplement … les autres familles régnantes se fichent comme d’une guigne des « prétendants » français et n’ont aucun intérêt à s’en mêler !
erwan
9 janvier 2012 @ 22:36
Elles n’ont pas effectivement à se mêler de « celà » puisque « celà » n’existe pas. Elles se contentent donc de fréquenter rarement, je vous l’accorde, la Famille de France. Je n’ai rien à prouver ou à démontrer. C’est ainsi. Il vous appartient avec diplomatie…! de convaincre ces Maisons de changer leurs fréquentations, le prince Louis-Alphonse ayant renoncé faute d’avoir essayé. Les ambassades en France rencontrent sans doute quelques difficultés pour transmettre les invitations…il y a peut-être une boite à lettres mais personne n’habite à l’adresse indiquée.
HRC
7 janvier 2012 @ 21:16
pour une de vos calomnies, et pas la moindre, vous vous êtes déjà référé sur ce site à des mémoires opportunement écrites par un mort, livre catalogué, répertorié, situé.
naucratis
8 janvier 2012 @ 12:40
Il est vrai, cher Nemausus, que les partisans des Orléans n’ont pas d’argument pour défendre leur légitimité. Alors ils font feu de tout bois, quand bien même ce serait un bois mensonger. ;)
Nemausus
8 janvier 2012 @ 23:27
oui Naucratis, il me sera toujours agréable de voir apparaître les contradictions des Orléans et de celui qui se prit presque pour « la reine des gitans »… ;)
Cosmo
8 janvier 2012 @ 15:14
Et Alphonse de Bourbon n’a mangé qu’à un ratelier, celui de Franco…et puis quand il s’est aperçu qu’il n’y avait plus de paille – pour ne pas dire d’avoine – il a essayé de manger au ratelier France. Mais c’était trop tard, et ce depuis plusieurs siècles.
HRC
5 janvier 2012 @ 20:11
cet article, c’est une muleta sous le nez de Jul, Actarus, Nemausus (par ordre chronologique des réactions).
bonne chance au Duc de Vendôme dans sa reflexion et son action pour maintenir les principes d’une monarchie constitutionnelle de notre temps.
Julien
5 janvier 2012 @ 20:16
Passionnant de lire les mêmes pauvres diables qui tentent vainement de salir la mémoire du défunt Comte de Paris et de François Mitterrand à coups de scandales, affaires étouffées, petits « arrangements » entre amis ou même magouilles…
Moi qui déteste dire du mal des morts, je dirai juste « si erreurs ils ont commis, le présent saura pardonner le passé ».
Et puis, certaines personnes pourraient se mêler un peu plus de leurs affaires au lieur de toujours envenimer les « débats ».
erwan
8 janvier 2012 @ 14:35
La plupart des scandales et autres affaires a été traitée quand ces deux hommes étaient vivants. Ils avaient tous les deux l’ambition de laisser une trace dans l’Histoire. Mais ils ont laissé des traces, l’histoire étant trop récente. La complexité des deux parcours rend inévitable nombre d’interrogations même si le comte et l’ancien président y ont répondu à contre coeur. Il n’est pas question ici de salir. Certains s’emploient à lisser la vie de l’ancien comte de Paris pour en faire un homme à respecter. Je pense qu’il est bien plus respectable quand on n’efface pas ce qui dérange tant les amateurs de légendes sucrées.
Julien
9 janvier 2012 @ 20:32
Vous avez bien raison Erwan, et je vous remercie pour votre réponse. Malheureusement, certaines personnes ont bel et bien pour seul but de salir la mémoire d’Henri d’Orléans et celle de sa famille, par la même occasion.
Mais bon, qu’est-ce qu’on y peut?
Bonne soirée à vous.
Mayg
5 janvier 2012 @ 21:37
Je cite : « le vieux président socialiste soutint le comte dans la querelle dynastique qui l’opposa à la branche espagnole Bourbon… »
A ce que je sache il n’a pas proposer de rétablir la monarchie en remettant les Orléans sur le trône de France, alors de là a dire qu’il soutenait le comte de Paris…
Je vois mal un président de la république soutenir un prétendant au trône du pays qu’il dirige. Ce serait vraiment chercher le bâton pour se faire battre…
Je crois plutôt que c’était un moyen pour le président de garder un œil sur ce prétendant…
Nemausus
8 janvier 2012 @ 13:01
Mayg,
Ne nous cachons pas que les Orléans ont eu leur heure de gloire avec feu Henri d’Orléans en touchant à chaque fois du bout du doigt (mais seulement du bout) le pouvoir que certains leur faisaient espérer. Ce fut en fait un marché de dupes et le vieux prétendant le compris au crépuscule de sa vie et on connait tous sa façon de liquider son espoir (Charles ne l’a pas non plus compris)!
Mais les partisans s’accrochent encore désespéremment à cette époque révolue d’autant plus que les ducs d’Anjou père et fils ont fait revivre le légitimiste qui végétait hélas et font de l’ombre aux Orléans. C’est cet état de fait qui énerve profondémment les henrikistes d’où leurs éternelles attaques…et nos réponses ;)
Cosmo ne parle que du légitimiste juste après 1883 avec les 1ers carlistes… il a oublié que nous sommes en 2012 et que le légitimisme et ses princes ne sont plus les mêmes… lui qui accuse les autres de passéistes nous donne un aperçu de sa vision passéiste du légitimiste… ;)
Même si Mitterrand, président de la république, eu le ridicule de prendre position dans la querelle royale (Chirac fit de même en tant que 1er ministre mais en donnant des armes malgré lui aux légitimistes), ce ne sont pas ces personnages officiels républicains qui feront autorité en matière de droit royal.
Si Cosmo nous accuse de faire rire les professeurs d’histoire, lui fait hurler de rire une grande majorité de professeurs de droit qui ont plus d’autorité pour dire le droit que les professeurs d’histoire si tant est que ces professeurs seraient tous orléanistes !
Cosmo
8 janvier 2012 @ 15:34
Mis à part Sixte de Bourbon-Parme, qui fut ni historien ni constitutionaliste, quels sont les fameux professeurs de droit ou d’histoire qui défendirent ou à défaut expliquèrent les droits de la Maison d’Espagne au trône de France? Le doyen Vedel? Maurice Duverger? Leroy-Beaulieu? Duroselle? Renouvin?Jean Touchard? René Rémond?François Furet? Albert Soboul? La liste pourrait continuer.
Et c’est amusant de voir vous réfuter 1883 comme date de référence. Comment le légitimisme actuel qui s’appuie sur la soi-disant nullité des renonciations de 1712 pourrait-il être différent aujourd’hui de ce qu’il était à l’époque? Mais ce serait lui faire perdre le peu de sens qu’il aurait.
Vous êtes trop drôle dans votre rôle qui consiste à resusciter les idées défuntes. Seriez-vous écossais par hasard pour croire ainsi aux fantôme?
erwan
8 janvier 2012 @ 16:15
Nemausus, les Orléans ont certes maintenu leur aura lors de certaines présidences de la Vème République. Le temps a passé. Le duc de Cadix est malheureusement connu pour les terrifiantes circonstances de son décès sans oublier son beau mariage. Mais le comte de Paris, bien des années après sa disparition, réapparait au fil des pages d’un ouvrage qui ne vous laisse pas indifférent. Je n’ai rien contre une prochaine parution des dialogues et entretiens du duc de Cadix avec Georges Pompidou ou Valery Giscard d’Estaing.
Mayg
8 janvier 2012 @ 16:33
Nemausus,
Certains ont tendance à oublier que nous sommes en République, et que les rôle du président de la république n’est certainement pas de se mêler à des querelles dynastiques ni de désigner ou choisir un prétendant d’un trône qui n’existe plus.
Mais faute d’être reçu chez les autres monarques, les Orléans se sont sans doute dit que leur présence au côté du président de la république ferait l’affaire pour assoir leur légitimité. Le seul problème c’est que le peuple dans sa grande majorité n’a jamais manifester le désir d’une restauration de la monarchie ni même d’un rôle tout petit soit il d’un prétendant au trône à la tête du pouvoir.
Seul un petit groupe d’individus à tendance à croire que les Orléans sont adulés, plébiscité par les français…
Nemausus
8 janvier 2012 @ 23:36
vous avez la même lucidité que moi Mayg sur l’importance des « prétendants » auprès des Français… il n’y a que les henrikistes pour affirmer ridiculement que leur Orléans sont adulés par les Français…
je trouve très bien que le duc d’Anjou fasse parler de lui sans afficher d’ambition utopique comme seul sait le faire ce pauvre Jean qui s’intitule « de France »… c’est justement parce que le duc d’Anjou prend sa place dans l’espace médiatique que la hargne des henrikistes se décuple…
ce livre raconte les liens entre Mitterrand et Henri d’Orléans uniquement pendant la période des années 80/90 (info de Th plus bas)… qui sait ce que certaines révélations pourront nous apporter et faire comprendre sur l’attitude du vieux prétendant sur ses vieux jours ?
erwan
10 janvier 2012 @ 00:10
… »espace médiatique »?! Savez-vous ce que dure un espace médiatique? Peut-être le temps de la lecture d’un livre d’Ardisson. Guère plus. J’aime bien me souvenir que Louis XX connut son moment de gloire lors d’une rentrée littéraire. C’était il y a bien longtemps.
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:23
Erwan,
Je crois qu’il n’y a qu’à tirer l’échelle après tant de bêtises.
Nemausus est le comble de ce que la méchanceté et l’ignorance peuvent produire.
Bien à Vous
Cosmo
Nemausus
11 janvier 2012 @ 16:10
savoureux ce genre de message de quelqu’un qui se prétend victime d’agression mais qui agresse les autres, Mayg étant sa dernière victime parce qu’elle a eu le culot de le contredire…
Cosmo est hélas le comble de l’hypocrisie qui se cache derrière une neutralité qui n’est qu’un écran de fumée et se fait le champion des thèses les plus loufoques de l’orléanisme (reconnaissance par toutes les cours d’Europe, inexistence du légitimisme …)
il suffit qu’on raille un peu ses thèses, qu’on démontre ses mensonges/fausses erreurs sans cesse répétés pour qu’il se pose aussitôt en victime…
j’avais dit que nous reverrions Cosmo dans ce rôle de la grande pleureuse… je ne m’étais pas trompé ! ;)
Cosmo
11 janvier 2012 @ 18:00
Mais c’est que j’ai mille raisons de pleurer, Némésis!
Parfois de tristesse devant tant de bêtise mais le plus souvent de rire!
La pauvreté de votre discours, l’indigence de votre raisonnement, l’absence de culture, l’ignorance du mot humour font que vous remplacez avantageusement d’Artagnan.
Enfin, vous existez pour le plus grand amusement de tous. Et si d’aucuns se reconnaissent en vous, tant mieux pour eux!
Ne dit-on pas plus on est de fous, plus on rit!
Nemausus
11 janvier 2012 @ 00:45
s’il y avait si longtemps que ça les henrikistes enragés ne hurleraient pas à la mort dès que le duc d’Anjou passe dans un JT, donne une interview ou qu’un livre parle de lui… et vous oubliez que vos orléans sont de grands courtisans de cet espace médiatique qu’ils croient encore comme leur propriété exlusive… donc ce que vous appliquez au duc d’Anjou s’applique aussi aux Orléans ! les articles de PDV encensant vos princes ont ainsi la même furtivité… ;)
marie-françois
8 janvier 2012 @ 22:18
Nemausus
Pourquoi végétait elle cette cause légitimiste depuis 150 ans ? Il serait interessant que vous en donniez les raisons.
Il aura fallu qu’Alfonso de Bourbon , duc de Cadix sans emploi apres la mort de Franco et l’avenement de Juan Carlos, se presente pour que l’opération de promotion Beauffremont commence à porter ses effets.Neanmoins,j’ai cru comprendre que ce relais promotionnel n’existait plus. Il est donc à craindre que la cause végete à nouveau.
Lorsque vous indiquez que les Orléans ont eu leur période de gloire avec le précédent Comte de Paris, c’est péché par ignorance ou vouloir gommer l’histoire.Les mouvements monarchistes étaient beaucoup plus importants à l’époque de son pere le duc de Guise,de son oncle comme de son grand pere,le 1er comte de Paris.
Il y a eu un mouvement monarchiste intellectuellement fort en France au debut du XX ieme siecle qui s’appelle l’Action Française que vous devez connaitre. On peut penser ce que l’on veut de ses idées mais cela est un autre débat. Or l’Action Française ne connaissait qu’un prétendant qui portait le nom d’Orléans.
Les monarchistes français étaient tres nombreux à Palerme en 1931.Le jeune comte de Paris à l’époque n’était que ce que sa famille réprésentait.Ces monarchistes étaient également nombreux à Dreux en 1957 pour les noces de celui qui deviendra le troisieme comte de Paris.
Pour rester dans ce qui est une preuve et un témoignage de fidélité dynastique de la part des sympathisants monarchistes, que sont les noces princieres, quels ont ont été les appuis ou la participation des sympathisants au mariage du duc de Ségovie à Rome et à celui de son fils au palais du Pardo, en présence du Caudillo pour ne pas mentionner celui de son petit fils dans un pays exotique.
ARAMIS
8 janvier 2012 @ 23:43
Moins la cause monarchique avait de chance réelle de prospérer et plus la branche espagnole a prospéré…
Plus l’on s’est éloigné de la période de régime monarchique, plus la branche espagnole a eu du succès….
Plus la monarchie réelle a reculé, plus la prétention exotique s’est développée…
Moins le comte de Paris a pu jouer un rôle et plus la branche espagnole a pu prendre place…
Paradoxalement, je crois que ce fut un coup médiatique plus qu’historique et juridique ; que c’est l’impossibilité désormais acquise d’un retour à un régime monarchique qui a fait le succès des Luis Alfonso ; que c’est la méconnaissance progressive d’un réalité peut être un peu compliquée (la famille d’Orléans, cadette, devenue branche aînée dans le royaume et héritière de toute l’histoire monarchique) qui a favorisé, dans un contexte d’inculture accrue, le succès de l’idée plus simple, pour ne pas dire simpliste, de la validité absolue de la primogéniture… désignerait-elle comme roi de France une branche fort éloignée du Royaume de France depuis trois siècles et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle s’est bien gardée de se rapprocher du pays et du peuple que sa position revendiquée d’aîné lui donnerait vocation à diriger… ou même simplement à accompagner…
Un physique avantageux du père comme du fils (ah oui, on peut le dire !), un nom (Bourbon) qui flotte au vent comme un beau drapeau dans le ciel bleu de France, un prénom (Louis) propre à faire vibrer le coeur de tout monarchiste ou même de de tout républicain qui n’oublie pas l’oeuvre immense des rois de France, le tout mêlé à l’action médiatique conduite par un présentateur de télévision fort vulgaire (Ardisson), mais habile… et voilà pourquoi et comment Luis Alfonso a pris racine dans le paysage, ô combien limité, du royalisme…
Cosmo
10 janvier 2012 @ 11:41
Commentaire très juste, bien observé, Cher Aramis!
Nous pouvons également remarquer que le Prince Louis a juré fidélité à son Roi, Juan-Carlos, qu’il s’abstient de résider en France, que son « Dauphin », et son jumeau, nés aux Etats-Unis ont la nationalité américaine. Pour un prétendant au trône de France, tout cela fait un peu désordre. Mais comme d’aucuns n’en sont pas à une aberration près, cela ne saurait les interpeller.
Cordialement
Cosmo
Nemausus
8 janvier 2012 @ 23:46
vous avez raison, continuez à vivre sur la gloire passée de vos prétendants et sur leur affiliation à un mouvement extrémiste…
la branche aînée n’a sans doute pas été aussi activiste que vos orléans car plus lucide sur les chances d’une restauration et aussi après 1941 par le handicap du chef de maison… mais cette éclipse est terminée et ce n’est pas parce que les princes aînés ne paradaient pas, comme les Orléans de partout où ils le pouvaient, que leur droit s’était éteint pour autant !
ne vous inquiétez pas le duc d’Anjou assume pleinement avec lucidité son rôle sans besoin comme pour les orléanistes de l’enfumage servi par leur grand chambellan et affiliés…
marie-françois
9 janvier 2012 @ 20:48
Je reviens sur ma question : Que s’est il donc passé, du coté légitimiste, entre 1883 et 1975, car il faut bien considérer que le pauvre duc de Ségovie n’était qu’un pantin ?
Un grand silence, n’était il pas ?
Cosmo
9 janvier 2012 @ 12:35
Cher Marie-François,
On ne saurait mieux dire.
Nemausus exagère quand il dit que l’action légitimiste végétait. Elle n’existait tout simplement pas. Votre analyse est juste. Seul le comte de Paris était considéré comme le prétendant. Et l’Action Française était un mouvement politique bien réel.
Les prises de position des Bourbons aînés n’étaient que ce qu’elles étaient, des déclarations à leur usage personnel.
Cordialement
Cosmo
Mayg
9 janvier 2012 @ 19:10
Cosmo,
Si l’action légitimiste n’existait pas alors pourquoi vous appliquez vous à la combattre ?
Cosmo
9 janvier 2012 @ 23:18
Mayg,
Je ne combats absolument pas l’action légitimiste.
Je dis tout simplement qu’une analyse historique sérieuse de la situation politique et dynastique en France en 1873 et en 1883 rend la prétention légitimiste impossible à soutenir.
J’ai analysé pratiquement toute la presse à la mort du Comte de Chambord, et bien sûr beaucoup d’autres écrits. Pas un mot sur le comte de Montizon, le prétendant légitimiste auto-proclamé! Même l’Union, Le Journal légitimiste par excellence, n’y fait aucune allusion.
Seuls quelques individus, Comtesse de Chambord en tête, ont déclaré, à sa suite, le comte de Montizon prétendant, alors que les fidèles, ceux qui ont vécu aux côtés de Chambord comme Damas et Blacas ou ont été sa voix en France, comme Dreux-Brezé, ont reconnu le Comte de Paris comme héritier dynastique.
Et dans l’entre deux-guerres, le mouvement légitimiste n’exista pas plus. Je n’en ai pas étudié la presse mais je pense que les ducs de Madrid et le duc de San Jaimes n’existaient tout simplement pas dynastiquement parlant et leur mort passa inaperçue. Le vrai débat monarchiste était autour de l’Action Française.
Vous comprendrez bien que ceux qui prétendent le contraire sont soit mal informés soit des menteurs.
Donc je ne combats pas ce qui n’existe pas, je combats ceux qui veulent faire croire à ce qui n’a pas existé.
Le légitimisme après 1883 est une vue de l’esprit, une malhonnêteté intellectuelle à laquelle aucun historien sérieux ne peut prêter son concours.
Maintenant libre à vous de penser le contraire! Mais cette liberté de pensée ne peut s’appuyer sur aucune analyse sérieuse de la situation. C’est un voeu pieu.
Bien à Vous
Cosmo
Nemausus
9 janvier 2012 @ 23:19
Mayg,
parce que sans légitimisme, point de Cosmo… quel dommage n’est ce pas ? LOL
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:27
Et je serais bien tranquille. Car essayer de vous répondre intelligemment demande un effort extraordinaire.
Mais il est difficile de vous abandonner le terrain, car ce serait accepter le retour des ténèbres.
Nemausus
11 janvier 2012 @ 00:37
Mayg,
vous constaterez hélas que Cosmo reprend systématiquement avec mauvaise foi son autre dada de prétendre l’inexistence du légitimiste alors qu’Audouin, Actarus, moi même et d’autres ont prouvé le contraire à de nombreuses reprises car Cosmo redit systématiquement ce mensonge dès qu’il n’a plus rien à dire… en général son traité favori refait surface aussi juste avant ou après, c’est selon l’humeur du moment de Cosmo …
Ensuite Cosmo va redemander une énième fois qu’on se répète pour lui rappeler qu’il raconte n’importe quoi :
http://www.noblesseetroyautes.com/2011/10/le-prince-louis-de-bourbon-a-la-une-de-vanity-fair/#comments (cf mon message du 23/10 avec le paragraphe sur la continuité du légitimiste)…
Cosmo oublie qu’il existe des archives pour rappeler ces mensonges…car il ne s’agit plus d’erreurs quand on repète toujours la même fausse information malgré les démentis prouvant le contraire !
c’est vraiment pathétique… mais je vous rassure Mayg, vous aurez l’occasion de relire encore de nombreuses fois les ressucées favorites de Cosmo et de vous faire traiter de ridicule du moment où vous contredirez sa sainte parole… ;) :D
Cosmo
11 janvier 2012 @ 20:08
Nemausus,
Ces échanges d’amabilités réciproques n’avancent à rien et n’honorent ni l’un ni l’autre.
Nous avons deux tempéraments réactifs et nous l’avons suffisemment prouvé, quitte à ennuyer la plupart des lecteurs de N&R.
Ne conviendrait-il pas de faire la paix?
J’ai mes convictions, vous avez les vôtres. Et aucun argumentaire ne nous fera changer d’avis. Nous pouvons donc soit nous ignorer, soit échanger avec courtoisie, sans invectives inutiles voire dégradantes.
Je livre ceci à votre réflexion.
Bien à Vous
Cosmo
aubert
13 janvier 2012 @ 12:02
Quelque jours de réflexion et ne perdons pas patience, une réponse constructive va arriver.
Nemausus
17 janvier 2012 @ 20:34
belle expression de l’hypocrisie orléaniste !
erwan
8 janvier 2012 @ 14:43
Chère Mayg, je pense que c’est plus subtil que celà. Je n’ai guère de sympathie pour l’ancien président. On peut lui reconnaitre une continuité dans la pensée. Ce président élu par les électeurs classés à gauche habitait l’esprit d’un homme de droite ancien camelot du roi. Je ne pense pas qu’il ait perdu son temps à surveiller le prétendant. Il s’est fait plaisir. J’imagine que ces dialogues étaient délicieux.
Cosmo
8 janvier 2012 @ 16:31
Cher Erwan,
Je partage votre analyse.
Les deux personnages devaient être comme deux chats au bord d’une jatte de lait, savourant à l’avance leur plaisir mutuel pour l’un de recevoir un prince héritier de ces rois auquel Mitterand crut un jour et pour l’autre être reçu avec les honneurs dûs à l’héritier de ces rois auquel le Comte de Paris croyait encore.
Un tel dialogue, probablement savoureux, eût été impossible avec le Prince Alphonse de Bourbon, à des milliers d’années-lumière de l’esprit français.
Cordialement
Cosmo
erwan
10 janvier 2012 @ 00:53
Cher Cosmo, vous avez tout dit en citant l’esprit français. Ce sujet a débordé à nouveau. Il y avait tant à écrire sur ces deux hommes que j’apprécie peu. La jalousie l’a emporté. Le duc de Cadix qui s’est invité malgré lui succombe à nouveau. Louis Alphonse était trop jeune mais ses soutiens lui accordent un droit de regard quand il ne demande rien. La hargne et l’agressivité laissent peu de place à la courtoisie. Je regrette ce détournement. Il devait y avoir de la malice et des sous-entendus complices ou pas dans ces dialogues entre ces hommes cultivés et intelligents, prisonniers d’un role. Ils ont traversé un siècle bouleversé. Cher Cosmo, vos commentaires sont savoureux.
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:29
Merci, Cher Erwan!
Il est dommage que la bêtise et la méchanceté de certains ne permettent jamais d’élever le débat.
Détournement est le terme exact.
Cordialement
Cosmo
Lisa
5 janvier 2012 @ 22:11
Ces deux personnages se ressemblent ……ils sont complexes, tortueux, insaisissables, secrets, imbus de leur personne, durs, froids, autant l’un que l’autre.
Nemausus
8 janvier 2012 @ 12:42
belle peinture réaliste des 2 personnages….
Aramid
8 janvier 2012 @ 17:25
Et de ce cher Louis XIV !
erwan
8 janvier 2012 @ 16:23
C’est vrai Lisa, sans oublier la solitude.
aubert
13 janvier 2012 @ 12:04
N’est-ce pas une liste applicable à tous les dirigeants.
glafouti
5 janvier 2012 @ 23:06
Deux hommes qui ce ressemblaient : issue du même milieux ou presque (sans jeu de mots)avec le même itinéraire politique et les mêmes amitiés particulière tout cela devaient bien finir par une inclinaisons mutuel mais bon pour la véritable histoire cela est si dérisoire !
Th
6 janvier 2012 @ 09:54
Nemausus :
Le livre évoque simplement que le Comte de Paris avait rencontré F Mitterrand avant la seconde guerre, en Belgique. Le livre s’attache à leurs relations dans les années 1980/90.
Patricia C :
Il y a « Dialogue sur la France », écrit par feu le Comte de Paris, et un bon chapitre dans « Histoire secrète de la droite », par Branca et Floch, chez Plon.
Loriot :
L’expression « monstre sacré de la vie politique française » relève certes du jargon mais, quoi que l’on pense de feu le Comte de Paris, à son époque, les Français savaient identifier le – ou un – prétendant au trône de France, ce qui, objectivement, n’est plus le cas désormais, en dehors du cercle des spécialistes ou des passionnés.
Baia :
Je doute que l’intervenant « Charles » trouve ce livre à son goût car le chapitre « Affaires de famille » donne un aperçu cruel mais lucide sur les relations du Comte de Pars et sa descendance – comte de Clermont et duc de Vendôme.
ambre
6 janvier 2012 @ 11:13
En effet, thème intéressant… 2 personnages qui devaient probablement s’envier un peu mutuellement, l’un parce qu’il était à la tête de l’Etat, l’autre parce qu’il était un président tout à fait régalien dans son exercice du pouvoir.
COLETTE C.
6 janvier 2012 @ 15:36
J’ignorais tout de cette amitié !
emporio
6 janvier 2012 @ 21:41
Ce livre fait Beaucoup parlé de lui chez les Alfonsistes a en lire les post,
Que cela ne déplaise, même pour la république(que je respecte) et ses très républicains représentant Henri d’Orléans fût un grand Monsieur.