Sortie en librairie de l’ouvrage « La rose et le lys » écrit par Cyrille Schott et qui revient sur les rapports entre le président François Mitterrand et le comte de Paris. Voici la note de l’éditeur : « Entre Charles de Gaulle et Henri d’Orléans, comte de Paris, les liens sont bien connus, entre François Mitterrand et le chef de la Maison de France, ils le sont moins. Leurs relations, pourtant anciennes, valurent au prétendant au trône une place à part à l’Elysée. Les célébrations du millénaire capétien, en 1987, leur offrirent l’occasion de les renforcer. Jeune énarque, conseiller auprès de la présidence, Cyrille Schott fut le témoin de l’étrange relation qui s’était instaurée entre ces deux monstres sacrés de la vie politique française. Dans un récit sobre et vivant, étayé de ses souvenirs et de leurs confidences, l’auteur retrace cette amitié qui n’en portait pas le nom. Car les deux hommes se respectaient et s’appréciaient. Le vieux président socialiste soutint le comte dans la querelle dynastique qui l’opposa à la branche espagnole Bourbon, écartant le duc d’Anjou des célébrations capétiennes en 1987. Pour sa part, le comte de Paris lui offrit son soutien indéfectible ou presque, notamment durant les années difficiles de la cohabitation ou lors de sa réélection. Au cours des années, la mise en avant du chef de la Maison de France, loin de surprendre, témoigna au contraire de la volonté du président-monarque de s’inscrire dans le droit-fil de la « France éternelle », quitte à mécontenter certains de ses proches socialistes… » (Merci à Michèle)
« Le rose et le lys », Cyrille Schott, Editions Plon, 2012

aubert
7 janvier 2012 @ 13:53
On peut être assuré que cet ouvrage ne plaira pas aux « légitimistes ».
On peut-être assuré qu’il plaira aux Orléanistes, malgré la présence envahissante de la dame des dernières années.
On peut-être assuré que l’auteur n’oublie pas de se mettre envaleur.
Charles
7 janvier 2012 @ 23:53
Je m’amuse à lire les commentaires deplacés des quelques luisalfonsistes du site Noblesse et Royautés. A peine evoque-t-on le Comte de Paris ou les princes d’Orléans que cette poignée d’ultra vomisse à l’unisson sur nos princes d’une maniere outranciere, ridicule et vaine.
Ces soit-disant royalistes qui defendent une cause sans legitimité n’ont que la haine et la medisance pour argumenter.
Heureusement que l’heritier d’Hugues Capet, de Saint Louis et d’Henri IV se fiche complement de ses delires verbaux et assume la place qui est la sienne. Oui le Comte de Paris, heritier legitime de nos rois est present en France et rassemble autour de sa personne. Le duc de Vendome en digne heritier à la fois de Louis-Philippe et de Charles X sera un pretendant digne de ce nom.
La notion de service a toujours été mis à l’honneur chez les princes d’Orleans et les Francais le savent.
Dans quelques jours les princes prieront pour Louis XVI, au milieu de leurs fideles avec ferveur.
Vive le roi Henri VII !
Vive le Dauphin Jean !
Vive le Petit Dauphin Gaston !
Espérance
Nemausus
8 janvier 2012 @ 12:40
moi c’est ce genre de message courtisan qui me fait rire…
Apparemment le grand chambellan henrikiste ne priera pas pour Louis XVI mais pour sa trinité… :D
joyes
8 janvier 2012 @ 20:20
La passion vous égare !!!
Louis
9 janvier 2012 @ 17:59
Cher Charles, j’ai tendance à pencher du côté orléaniste mais par pitié, ne parlez pas de « dauphin Jean » !! Ce genre d’orléanisme me donne envie de changer de camp… Le dauphin orléaniste est et reste le comte de Clermont, handicap ou pas.
Mayg
9 janvier 2012 @ 19:16
Charles,
Et moi je vous répondrais que:
« Je m’amuse à lire les commentaires deplacés des quelques orléanistes du site Noblesse et Royautés. A peine évoque-t-on Louis de Bourbon, duc d’Anjou ou les princes de Bourbon que cette poignée d’ultra vomisse à l’unisson sur nos princes d’une maniere outranciere, ridicule et vaine.
Ces soit-disant royalistes qui defendent une cause sans legitimité n’ont que la haine et la medisance pour argumenter.
Heureusement que l’heritier d’Hugues Capet, de Saint Louis et d’Henri IV se fiche complement de ses delires verbaux et assume la place qui est la sienne… «
erwan
9 janvier 2012 @ 23:53
Mayg, vous exagérez. Personne ici ne vomit Louis Alphonse. Vous confondez les réponses à quelques commentaires agressifs avec le traitement cordial réservé sur ce site à ce prince.
Nemausus
11 janvier 2012 @ 00:20
Erwan a la mémoire excessivement courte… je l’invite à aller sur les articles consacrés notamment au livre de Daniel de Montplaisir pour lire le « traitement cordial » des henrikistes…. sans parler des articles consacrés à l’annonce de la naissance des jumeaux…
mais encore faut-il être objectif ….
erwan
12 janvier 2012 @ 00:33
Nemausus, je n’ai pas la mémoire courte même si à l’époque évoquée je n’étais que lecteur. Les attaques personnelles contre le prince Louis Alphonse sont excessivement rares, je le maintiens. Je trouve ce prince et sa famille bien sympathiques. Vous avez raison, je ne suis pas objectif!… Je me garde bien de vous confondre avec le prince Louis Alphonse. Les réponses à vos commentaires vous sont adressées. Le prince souriant que vous soutenez maladroitement n’en est pas le destinataire. Nemausus, il est temps que vous cessiez de confondre les réponses à vos messages virils avec les textes qui nourissent un débat passionnant qui manque d’équilibre faute de courtoisie.
Nemausus
12 janvier 2012 @ 23:46
c’est bien ce que je disais, l’objectivité dans la réponse prévisible d’erwan fait encore défaut ….
Mayg
12 janvier 2012 @ 13:09
Erwan,
Je n’exagère en rien.
Certains sur ce site ont eu des mots très dure envers Louis de Bourbon. Et n’ont pas hésiter à l’attaquer sur des points relevant de la bassesse et de la petitesse…
marie-françois
8 janvier 2012 @ 11:22
Il est question dans ce livre de la demande adressée à F Mitterand, en 1983, par le duc de Cadix/Anjou du retour de Charles X en France. Demande qui n’a pas été suivie d’effet.
Il est à noter que des souverains français morts en exil; Napoléon, Charles X, Louis Philippe et Napoléon III,deux sont revenus :Napoléon à la demande des autorités françaises de l’époque sous Louis Philippe, et ce dernier ramené par la famille d’Orléans.
Les soi disants légitimistes n’ont rien fait par contre pour leur roi, en pres de 200 ans.
Nemausus
8 janvier 2012 @ 23:50
vous dites une chose et après son contraire… très révélateur de l’esprit orléaniste… :D
marie-françois
9 janvier 2012 @ 21:00
Non! Cela montre simplement qu’il ne s’est trouvé personne pour ramener cette sépulture en deux siecles. Cela n’interessait personne et surtout pas les prétendants légitimistes.
Etant une affaire privée, les autorités francaises ne s’y seraient pas opposées comme elles ne l’ont pas fait pour le retour de Louis Philippe.
Th
10 janvier 2012 @ 09:58
Marie-François,
Précisément, ce livre montre l’opposition larvée des autorités françaises à l’époque. La Slovénie aurait aussi son mot à dire, quant à l’opportunité même, elle est discutable.
Le Figaro Magazine a consacré il y a quelques mois un article à la visite de Louis-Alphonse de Bourbon à la basilique de saint-Denis, dans lequel il s’insurgeait contre le mauvais état de cette basilique et blâmait les pouvoirs publics. La tête du roi Henri IV était également évoquée dans ce même article.
Nemausus
11 janvier 2012 @ 16:27
il serait d’ailleurs intéressant de connaître les raisons et les motivations de ce refus.
Cosmo, comme toujours, affirme au nom des Français (il serait devenu leur porte-parole ?) qu’il y a du mépris pour Charles X… comment le sait-il ? il a fait le même sondage qu’à Gibraltar ou a interrogé ses amis des salons orléanistes ? on pourrait l’accuser de pédanterie si son affirmation n’était tout simplement que pure loufoquerie !
Cosmo
10 janvier 2012 @ 11:48
Cela montre également le désintérêt, voire le mépris des français pour Charles X.
Cordialement
Cosmo
HRC
8 janvier 2012 @ 16:49
je me demande souvent pour quelle cause actuelle roulent certains dit « légitimistes ».
?
le sourire de Louis de Bourbon ? je ne crois pas.
ARAMIS
8 janvier 2012 @ 23:48
c’est pourtant la meilleure et la plus belle des raisons… mais peut être est elle inavouable pour certains !
HRC
9 janvier 2012 @ 21:29
bon, alors je vais dire que j’ai choisi l’orléanisme pour le regard bleu et aigu de Charles-Philippe d’Orléans..
Cosmo
10 janvier 2012 @ 11:52
Je partage votre avis sur le côté inavouable de certaines passions légitimistes. Certains vivent encore dans des placards…Alors ils subliment et veulent nous faire gober une théorie absurde alors qu’il ne s’agit que de l’expression exacerbée d’un désir impossible…
Bonne Journée
Cosmo
Th
11 janvier 2012 @ 18:57
« le côté inavouable de certaines passions légitimistes », « Certains vivent encore dans des placards », « l’expression exacerbée d’un désir impossible » :
si je vous comprends bien, vous considérez que Louis de Bourbon est une icône gay et ceux qui défendent ses droits au trône de France sont des homosexuels refoulés/honteux/inavoués ?
Si c’est le cas, c’est énorme !!
Cosmo
11 janvier 2012 @ 20:50
Th,
Sans aller jusque là, il n’est pas interdit de penser que la passion déchaînée chez certains par Louis de Bourbon dépasse largement le débat dynastique.
Certaines déclarations frisent l’hystérie et certaines attaques contre les Orléans également, loin de toute raison.
Icone gay pour certains, sans aucun doute! Objet d’adulation pour d’autres, certainement!
Désolé de vous avoir choqué(e)!
Bien à Vous
Cosmo
erwan
12 janvier 2012 @ 00:44
C’est énorme en effet, celà ressemble à la réalité. Les attaques habituelles sur le physique des Orléans sont habituelles, gratuites, surprenantes, méchantes et injustes. La querelle et le débat restent passionnants. Quant à choisir un prétendant au physique…il faut le voir chez soi. Et je doute que celà soit possible.
Nemausus
9 janvier 2012 @ 00:03
Cosmo affirme que feu Henri d’Orléans dialoguait avec les autorités et que les Bourbons ne purent frapper aux portes du pouvoir… lol…il oublie surtout de dire que ces portes du pouvoir furent claqués à la figure d’Henri d’Orléans au moment où celui-ci se voyait déjà à Reims… la reine des Gitans, selon de Gaulle, aurait eu plus de chance…. lol… De Gaulle s’est servi du prince et Mitterrand aussi pour son ego personnel… quelle gloire en effet !
erwan
9 janvier 2012 @ 23:34
Henri d’Orléans ne dialoguait pas avec les autorités. Il a eu des entretiens avec Charles de Gaulle et François Mitterrand. Je ne vois pas ce qui vous permet d’écrire que les portes du pouvoir furent claquées. Qui peut claquer une porte quand elle est fermée? On peut revenir, si vous le voulez, sur la détestation profonde qu’éprouvait le comte de Paris pour Georges Pompidou ou son successeur Valery Giscard d’Estaing. Qui a claqué la porte?…
Padraig
9 janvier 2012 @ 03:25
Chère HRC, poser la question que vous posez, c’est y répondre !
En tout cas, quel torrent de haine contre la Famille de France chez les pseudo-légitimistes dès que l’actualité leur en fournit un prétexte !
Mais on peut constater ici, une fois de plus leur intérêt passionné pour tout ce qui concerne cette Famille et ses représentants actuels ou passés.
HRC
9 janvier 2012 @ 21:26
un féal hommage à l’envers, en quelque sorte…
Th
9 janvier 2012 @ 11:07
Marie-François,
Les pages 114 à 117 reproduisent la lettre de demande de retour des cendres de Charles X adressée à F. Mitterrand par Alphonse de Bourbon et l’argumentaire développé par Cyrille Schott dans une note soumise à F. Mitterrand pour s’opposer de manière évasive à ce retour.
Donc, il y a bien eu une demande dans les années 1980, la biographie d’André Castelot consacrée à Charles X mentionnait un retour des cendres de Charles X. La mort d’Alphonse de Bourbon étant intervenue dans l’intervalle, on peut imaginer que cette demande a perdu son actualité.
Par ailleurs, pour y être allé, il me semble que le couvent de la Castagnavizza est un lieu infiniment plus recueilli que Saint-Denis et que, en l’état actuel de l’opinion publique française, un tel retour ne susciterait que l’indifférence voire le sarcasme.
marie-françois
11 janvier 2012 @ 20:41
Th
Pourquoi les autorités françaises se préccuperaient elles de ce retour ?
Elles ne l’ont jamais faites sauf avec le retour des cendres de Napoléon.
Un seul retour a eu lieu celui de Louis Philippe opéré par la famille d’Orléans.
Il faut bien noter que Charles X n’a plus de famille bien qu’ il y aient de nombreux Bourbons.
Th
13 janvier 2012 @ 00:42
Marie-François,
Car les autorités françaises doivent donner leur accord pour qu’il soit inhumé à Saint-Denis, je présume.
Lorsque les cendres de louis-Philippe Ier ont été rapatriées, le contexte politique était différent – majorité conservatrice à la chambre des députés. De plus, la chapelle de Dreux n’appartenait pas à l’Etat.
Pendant la 1ère guerre mondiale, l’impératrice Zita avait fait mettre les cercueils à l’abri car Charles X a bien une descendance, donc une famille et des ayant-droits, à savoir les Bourbons de Parme.
joyes
9 janvier 2012 @ 12:26
Les descendants des familles royales doivent être appelés « de Bourbon », « d’Orléans » ,selon leur état-civil,puisqu’il n’y a plus de famille régnante en France.
Mélusine
9 janvier 2012 @ 14:01
Des roses, des lys…quelques violettes impériales et voilà qu’apparaît un bouquet ravissant, aux parfums enivrants. Quoi de plus gracieux que les symboles fleuris ?
Le Normand
9 janvier 2012 @ 15:14
L’union de deux personnages douteux, dénués de toute légitimité, prêts à toute manipulation : HFrançois Mitterand et Henri d’Orléans ne sont vraiment pas des modèles pour la France.
aubert
9 janvier 2012 @ 16:07
N’étant pas un électeur de François Mitterand je ne peux que plus facilement vous demandez ce qui vous permet de déclarer qu’il n’était pas légitime.
La République est aujourd’hui le régime de notre pays et monsieur Mitterrand a été élu à l’issue d’un vote démocratique et constitutionnel. Qu’on l’ait aimé ou pas, que l’on soit républicain ou pas il était, me semble-t-il, légitime.
Cosmo
10 janvier 2012 @ 11:56
N’étant pas électeur de Mitterrand moi-même, je ne peux que vous approuver. La légitimité réside aujourd’hui dans le peuple français et en ses représentants démocratiquement élus.
Le reste est de la querelle byzantine.
Bonne Journée
Cosmo
VERSAILLAISE
9 janvier 2012 @ 18:43
Le Président F Mitterand tenait sa légitimité du suffrage universel! le seul vraiment valable.
erwan
10 janvier 2012 @ 01:43
François Mitterrand a été élu à deux reprises de façon légale. L’ancien président, le comte de Paris ne se sont pas érigés en modèles. Ils ont été adulés et détestés par une génération qui n’ose guère révéler ses préférences passées. C’est dommage. La génération suivante puis l’autre sont en attente de mémoire. Il est temps que certains quittent leurs caches pour nous raconter ces adhésions mystérieuses qui ne sont pas honteuses. Plus d’un électeur sur deux pour Mitterrand. Tant de PDV pour l’autre sans ignorer la Nouvelle Action Française et Renouvin à l’opposé. La réserve étonnante de ceux qui ont connu cette époque est surprenante. Ce site n’étant pas dédié à la politique, j’attends avec impatience les souvenirs de ceux qui soutenaient le comte de Paris. N’ayez pas peur, passez le flambeau.
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:53
Comme j’aimerais pouvoir contribuer à un débat ouvert par une question intelligente sur l’amnésie des français.
Il n’a jamais vraiment été répondu à la question du choix intime des uns ou des autres à un moment donné de notre histoire.
Pourquoi avoir été communiste ou camelot du roi en 1936? Sans doute un peu l’origine sociale mais pas forcément car il y eut des grands bourgeois communistes et des prolétaires monarchistes.
Mitterand et le Comte de Paris, contrairement au Général de Gaulle, étaient faits de ces contradictions.
Cordialement
Cosmo
Jean Pierre
9 janvier 2012 @ 16:10
Je n’entre pas dans le débat sur la légitimité du comte de Paris à prétendre à la couronne de France. Il me semble par contre que François Mitterrand bénéficia de celle du suffrage universel par deux fois.
La Republique serait-elle encore « la gueuse » ?
pierre-yves
9 janvier 2012 @ 16:44
Chapeau !
Se battre avec autant d’énergie, d’obstination et de fureur pour une cause perdue, il n’y a que sur N & R qu’on voit cela !
J’aimerais bien qu’un jour on nous (« nous » étant tout ceux qui ne prennent pas part à cette interminable algarade mais en sont les témoins et, éventuellement, les observateurs) pourquoi il est si essentiel, pour certains d’entre vous, de monter au créneau avec une hargne aussi incandescente pour défendre la préeminence de tel ou tel comme prétendant à cette glorieuse utopie qu’est le trône de France.
A travers ces invectives souvent grotesques, qu’est-ce qui se joue pour chacun de ceux qui sont si avides de croiser le fer à ce sujet ? De quel enjeu intime est-il question ? Ecouler son agressivité ? Etre coûte que coûte le plus fort ?
Qu’on se batte pour faire avancer la cause de la monarchie si on est convaincu de la supériorité de ce système politique, je peux l’entendre. Je conçois qu’il soit intéressant de discuter du sens que cela peut avoir dans notre pays tel qu’il est aujourd’hui.
Mais centrer l’affrontement sur des compétitions en légitimité de tel ou tel, c’est tout bonnement absurde, surréaliste, hors de notre entendement.
La manière dont on prend la question est tout simplement folle. Comme si 150 ans de république n’avaient pas changé la relation des Français à l’institution monarchique. Comme si d’ailleurs, les Français, sur ce sujet, on s’en fichait éperdument.
A mes yeux d’innocent, le plus légitime ne peut être que celui qui aura le plus envie de s’investir et se montera le plus efficace pour faire progresser le cause monarchique dans notre pays. A côté de cette vérité toute bête, 1713 ou 1883, c’est, pardonnez-moi, du vent.
Que les orléanistes et légitimistes acharnés de ce forum ne prennent pas la peine de répondre à ces questions de simple bon sens, cela montrera bien qu’ils sont totalement à côté du réel, enfermés dans leur délire jusqu’aux confins de la névrose. C’est leur droit.
Mais ce serait très décevant pour beaucoup d’entre nous.
HRC
9 janvier 2012 @ 21:33
dur à lire, Pierre-Yves !
vous voudrez bien noter que depuis quelques temps, l’humour est aussi présent, bien soulageant d’ailleurs.
erwan
10 janvier 2012 @ 01:47
Pierre-Yves, « enjeu intime » est sans doute le moment fort de votre excellent commentaire. Pour les reste vous le savez bien, il faut lire entre les lignes.
Cosmo
10 janvier 2012 @ 12:30
Pierre-Yves,
Vous avez complètement raison. Tout cela est inutile et si je suis un des intervenants les plus actifs sur le sujet, c’est tout simplement parce que je n’admets pas la malhonnêteté intellectuelle de certains qui triturent l’histoire pour soutenir leur thèse.
Il y eut des situations de fait en 1713, en 1873 et en 1883 qui mit la Maison d’Orléans en position de prétendre légitimement au trône de France. Les évènements et les hommes en ont décidé autrement et la république dans les deux dernières décennies du XIXème siècle a été consolidée.
C’est aujourd’hui le régime légitime sans contestation possible. Mais il est difficile d’accepter, même si on n’est pas orléaniste, et je ne le suis pas, que les membres de cette famille soit traitée d’imposteurs, descendants de régicides et de parjure en vertu d’analyses erronées. Les Orléans ont leur place au sein de l’histoire dynastique de la France, comme les Bourbons.
L’engagement monarchique est aujourd’hui mission impossible car le concept du droit héréditaire, et a fortiori du droit divin, ne fait plus partie de l’inconscient collectif français. Il est encore dans l’esprit de quelques nostalgiques dans les deux camps fort peu nombreux.
Que reste-t-il aux princes? Défendre la mémoire de leurs ancêtres, promouvoir une certaine éthique, partager la communauté de destin, faire un peu rêver…Ce n’est pas grand chose mais c’est suffisant pour qu’ils continuent à exister. Ils sont en quelque sorte « Patrimoine national ».
Faire progresser la cause monarchique, pour moi, se limite à la réhabilitation de l’Ancien Régime, non comme modèle de pouvoir ou social, mais comme partie importante de notre histoire qui mérite d’être enseignée et non caricaturée.
L’aventure France n’a pas commencé en 1789 comme certains veulent le faire croire. Et les français ont du mal parfois à se réconcilier avec leur histoire.
Cordialement
Cosmo
HRC
12 janvier 2012 @ 01:46
certains fossilisent une idée, la monarchie, laquelle a dans le réel passé son temps à s’adapter !!
le beau jeune prince qui vit en Espagne a pour certains sur ce blog la même fonction que pour les Ecossais ce prince Stuart qui entraîna certains clans sur le champ de bataille de Culloden,beau, parti au delà des mers, parfaitement mythifiable, pour enjoliver l’échec et faire oublier les morts.
C’est joli, le rêve, mais passer son temps a attaquer très bas les descendants d’un Prince qui tenta de s’adapter à son époque, je crains surtout que ce ne soit la preuve d’un gros refus de l’époque, et d’une magistrale erreur sur ce que fut la monarchie en France : une construction permanente.
Cosmo
12 janvier 2012 @ 23:35
Chère HRC,
C’est bien ce que j’ai essayé d’expliquer avec la possibilité d’évolution des lois fondamentales du Royaume en 1712. Malheur à moi!
La monarchie fut pour certains si fichée qu’ils la firent périr.
Allez expliquer que l’attitude de Charles X en 1830 était suicidaire, vous serait taxée de traitrise et de forfaiture!
Allez expliquer que après tout le Comte de Chambord avait compris que la restauration monarchique n’était acceptable que tout autant que le Comte de Paris était son heritier dynastique, vous serez taxée de d’interprête fantaisiste.
Les interprétations légitimistes de l’Histoire ne sont même pas fantaisistes, elles sont un refus absolu de la réalité de notre pays.
Songer à un prince espagnol comme roi en 1883 est ubuesque.
Cordialement
Cosmo
aubert
10 janvier 2012 @ 20:56
C’est une affaire qui divise pas seulemnt N&R. Pour avoir été pendant des décennies abonné de l’Intermédiaire des Chercheurs et Curieux je peux dire que là aussi le débat était passionné.Le baron Pinoteau, entre autres, veillait au grain.
Bien OK avec vous, comment voulez-vous montrer aux français l’intérêt de la monarchie avec de telles diatribes et divisions.
Tous cela d’ailleurs en oubliant soigneusement qu’une restauration ou instauration ne pourrait pas, dans le contexte actuel, être celle d’une monarchie mais une royauté où le roi règne mais ne gouverne pas. Où dans ce cas tout prétendant ne peut même pas exposer un programme de gouvernement puisqu’il n’en est pas chargé, ce qui l’empêche de justifier son utilité. Et où, de plus, rien ne dit qu’un capétien serait choisi pas plus qu’un Bonaparte, mais peut-être un homme habile qui dans une situation dramatique réussirait à s’imposer.
Oui Pierre-Yves, vous avez raison, toutes ces admonestations sont ridicules et pathétiques.
Cosmo
10 janvier 2012 @ 23:34
Cher Aubert,
Nous sommes bien en République.
La lecture de certains commentaires me conforte chaque jour dans cette opinion.
Cordialement
Cosmo
HRC
13 janvier 2012 @ 00:00
l’utilité d’un roi est de permettre d’assumer l’ensemble de l’histoire d’un pays, l’ensemble de sa diversité aussi. Le gouvernement est là temporairement pour assurer la réalité et l’opinion à un moment donné dans une situation donnée, il passera, le pays restera.
enfin, en Espagne, GB, Danemark, ect..
Padraig
17 janvier 2012 @ 01:34
Chère HRC,
Je partage assez votre contribution (la plupart du temps d’ailleurs…) ;-)
Bien cordialement.
HRC
11 janvier 2012 @ 00:20
je me contentais de suivre de loin, sans écrire, par souvenir de la démarche de Feu le Comte de Paris qui m’intriguait, et un peu plus, j’avoue, et de lire ailleurs.
Mais ce sont diverses affirmations de Nemausus qui m’ont fait prendre le clavier contre.
ceci dit, je n’aime pas notre constitution maintenant que son objet est un souvenir. J’aimerais une démocratie parlementaire, forme allemande républicaine ou forme danoise/espagnole monarchique.
erwan
12 janvier 2012 @ 01:09
HRC, je suis comme vous. La Vème République m’épuise. Une monarchie avec un parlement à l’identique me conviendrait. Celà nous ferait économiser une élection stupide qui désigne un homme providentiel détesté 100 jours après. Celà ne supprimerait pas pour autant les traditionnels maux français. Celà atténuerait un peu ces divisions ridicules concentrées sur le chef de l’Etat. Elles permettent d’éviter tout mouvement. Vous allez me trouver bien naif…
Cosmo
12 janvier 2012 @ 23:37
Erwan,
Bien d’accord avec vous!
Mais nous n’avons pas le choix. Et les interventiosn de certains sur le site ne font qu’envenimer les choses.
Cordialement
Cosmo
HRC
12 janvier 2012 @ 23:47
oh non, je suis naïve aussi, alors.
un jeune homme travaillant dans une monarchie m’a dit d’emblée qu’il était heureusement surpris par les débats politico-économico-sociaux, des débats argumentés plus calmes sur le fond, et qu’il l’attribuait au fait que personne n’essayait d’incarner le pays à soi tout seul, puisqu’il y a déjà quelqu’un pour ça !
j’étais contente, je l’avoue.
Cosmo
13 janvier 2012 @ 16:08
Chère HRC,
Vous définissez parfaitement la valeur du régime monarchique constitutionnel.
La souveraineté ne peut faire l’objet d’aucun appropriation alternative puisqu’elle réside au sein d’une famille non élue, symbole du pays.
Les débats, voire les élections, y sont donc moins passionnées.
Mais il existe de républiques où le débat politique ne tourne pas forcément à l’empoignade pour ne pas dire pugilat et règlement de comptes.
Une monarchie constitutionnelle aurait été une bonne chose pour la France. Le Comte de Chambord en décidé autrement, hélas.
Cordialement
Cosmo
Padraig
14 janvier 2012 @ 20:59
Cette monarchie parlementaire bleu-blanc-rouge (débarrassée des restrictions de la monarchie censitaire défendue par l’hyper conservateur Guizot…) était la direction politique vers laquelle
se dirigeait la Maison d’Orléans.
Deux de ses princes (et non des moindres, car ils étaient les favoris de l’opinion publique et de l’Armée) y étaient très favorables, François-Ferdinand prince de Joinville et Henri duc d’Aumale. Ces 2 princes d’Orléans savaient qu’en recherchant une réconciliation avec Henri V et son drapeau blanc, le dernier Bourbon français survivant, cela ne déboucherait que sur une impasse. Certains membres de la Famille d’Orléans ont préféré la réconciliation. Hélas !
Cosmo
15 janvier 2012 @ 19:12
Cher Padraig,
Pensez-vous que le Comte de Chambord ait été sincère dans son rapprochement avec les Orléans, en vue d’une restauration monarchique dont les bases étaient évidentes?
Ou croyez-vous que le Comte de Chambord ne voulait qu’accorder son pardon aux Orléans pour les « fautes » de leurs ancêtres après les avoir fait venit à Canossa?
Personnellement je ne crois pas Chambord retors au point d’avoir été dans le second cas de figure. Et je ne le crois pas stupide au point d’avoir pensé qu’une fois sur le trône il pouvait imposer le Comte de Montizon comme son héritier à la place du Comte de Paris.
Votre opinion m’intéresse beaucoup.
Aumale et Joinville en effet étaient clairvoyants mais une restauration monarchique ne pouvait passer que par un accord entre légitimistes et orléanistes, aucun groupe n’ayant la majorité à lui tout seul.
Cordialement
Cosmo
padraig
16 janvier 2012 @ 20:08
Cher Cosmo,
Je pense simplement que l’hypothèse Bourbon d’Espagne n’existait pas à l’époque (pas plus que maintenant d’ailleurs…)
Les Orléans n’avaient qu’à attendre patiemment l’extinction de la Branche aînée des Bourbons français dont tout le monde savait qu’elle était dans l’impossibilité d’avoir un héritier pour leur succéder très naturellement.
Certains membres de la Famille « cadette » (Paris, Chartres, Nemours, Montpensier) tenaient prioritairement à une réconciliation avec la Branche aînée avant qu’elle ne s’éteigne. À mon avis, c’était plus un esprit de famille complexé par les reproches nés lors de la montée sur le Trône de la Monarchie de juillet qui guidait ceux-ci.
Joinville et Aumale avaient l’esprit plus « politique » et patriotique, ils voulaient prioritairement que sous les plis du drapeau tricolore, une vraie réconciliation française se mette en place elle aurait fait la synthèse pacifique des 3 régimes qui avaient déchiré notre pays depuis la fin du XIIIème siècle : Monarchie, République et Empire.
Qu’en pensez vous ?
HRC
17 janvier 2012 @ 10:56
Cosmo ne suis, mais d’accord et un peu désolée : oui.
padraig
18 janvier 2012 @ 18:50
Chère HRC,
Vous devez bien vous douter que vous êtes la bienvenue dans ce début de discussion… ;-)
Sans m’avancer trop, je suis sûr que Cosmo partagera ce point de vue !
Cosmo
17 janvier 2012 @ 12:13
Cher Padraig,
Je trouve votre analyse pertinente.
Peut-être y-a-til eu volonté de saisir le moment qui semblait opportun en vue du rétablissement de la Monarchie? Et ce moment ne pouvait exister que par l’accord des deux courants.
Il est probable, mais loin d’être certain car la républqiue s’affermissait chaque jour, que si les Orléans avaient attendu patiemment la mort du Comte de Chambord, la restauration eût été possible sans une inutile réconciliation.
L’hypothèse Bourbon d’Espagne est en effet une vue de l’esprit, une fantaisie née dans quelques têtes sans aucune conscience politique, ni connaissance du terrain.
Cordialement
Cosmo
corentine
17 janvier 2012 @ 17:41
bravo Pierre-Yves
HRC
15 janvier 2012 @ 17:23
la noblesse de province privilégiait cette réconciliation, pour des tas de raisons complexes.
voir « la république des ducs », de… j’ai oublié qui !
Cosmo
16 janvier 2012 @ 19:26
Chère HRC,
La classe des possédants dans son ensemble,paysannerie, bourgeoisie, noblesse, aristocratie tous unis, qui avait applaudi à l’Empire en 1852, effrayée par la Commune, privilégiait cette solution.
Cette réconciliation était le fruit de tractations, discussions, acceptations dans le but de donner un roi aux Français. Et dans la logique de l’époque, le Comte de Chambord pour satisfaire les légitimistes, puis le Comte de Paris pour satisfaire les Orléanistes, les légitimistes sérieux n’ayant plus de champion à la mort de Chambord. Le combat entre les deux partis eût dû cesser en 1883.
L’acharnement de la Comtesse de Chambord et de ses amis et parents (Les Parme en tête) n’a pas divisé les monarchistes à l’époque car presque tous avaient compris la leçon de 1873. Il a fallu attendre l’improbable duc de Ségovie et son sémillant fils pour que certains légitimistes redonnent de la voix. Les Montizon, Madrid et San Jaime étant restés plutôt sotto voce sur le sujet. Après tout, ne pouvaient-ils pas venir en France tranquillement et pourquoi se mettre à dos les autorités de la république en insistant trop sur un trône qui n’était pas le leur. Ils avaient déjà bien du mal avec l’Espagne.
Je pense que les ducs de la République étaient le duc de Broglie, le duc d’Audiffret-Pasquier et le Marcéhal de Mac-Mahon, duc de Magenta. Quant à l’expression elle-même, je me demande si elle ne vient pas de Jules Favre.
Cordialement
Cosmo
HRC
17 janvier 2012 @ 10:50
ouf, merci à Padraig et Cosmo de leurs précisions, et de maintenir une vraie reflexion sur l’Histoire dans ce coin du blog !
Cosmo
19 janvier 2012 @ 20:28
Chère HRC,
Comme l’a dit Padraig, vous êtes plus que bienvenue dans la discussion.
La réflexion sur 1873 et 1883, si elle est aujourd’hui toute théorique, fait partie de cette tentative de réconcilier les français avec leur histoire.
La république est aujourd’hui le régime légitime incontesté de la France, mais il n’en a pas toujours été ainsi. La monarchie n’a pas toujours été considérée comme anachronique et impossible.
Comparer les points de vue, y compris avec les légitimistes, est toujours passionnant. La condition est que la courtoisie règne comme c’est la cas pour la plupart d’entre nous.
Comme on se passionne pour Mayerling ou d’autres mystères on peut se passionner pour l’échec de restauration en 1873. Cela ne change rien à l’histoire mais toute étude est intéressante.
Cordialement
Cosmo
ARAMIS
17 janvier 2012 @ 13:13
de Halévy, non ?
Nemausus
17 janvier 2012 @ 20:46
comme je l’ai déjà dit le 11/01, Cosmo, suivi par son Triboulet, reprend systématiquement son vieux mensonge éculé, sur l’inexistence du légitimisme entre 1883 et l’affirmation des droits par le duc d’Anjou et de Ségovie, pour se rassurer sans doute…
Mais cela reste néanmoins toujours un mensonge prouvé comme tel ! et celui qui dit un mensonge s’appelle …. ;)
Cosmo
19 janvier 2012 @ 11:05
Nemausus,
Vous confondez histoire et opinion.
La thèse que vous defendez n’a aucune autre base que la volonté de la Comtesse de Chambord de nuire aux Orléans qu’elle détestait par tradition familiale et quelques individus autour d’elle. Que le comte de Montizon se soit déclaré Prétendant au trône de France est une chose, qu’il l’ait été réellement et reconnu comme tel, en France et à l’étranger, en est une autre.
Je vous mets au défi de prouver une seule déclaration de personnes habilitées, politiciens, écrivains, journalistes ayant fait une déclaration en faveur du Comte de Montizon. Quand bien même ses droits auraient été légitimes, nul en France n’aurait voulu d’un prince espagnol.
Vous oubliez qu’en 1873 une partie des Français voulaient un roi et non reprendre la tradition des Bourbons interrompue en 1830. Ils voulaient la tranquillité et non les troubles, fussent-ils seulement dynastiques, et la preuve en est que l’intransigeance du Comte de Chambord face au drapeau a fait capoter la restauration. Alors imaginez s’ils avaient pensé que Montizon succéderait à Chambord, c’était la révolution avant même la restauration.
J’ai étudié la presse en 1883 et pas un journal, y compris L’Union, organe légitimiste ne fait allusion à Montizon. Au mieux, il est considéré que le légitimisme n’existe plus en France et pour la plupart, le légitimisme est désormais représenté par le Comte de Paris.
Voilà la réalité historique et les déclarations de la branche aînée n’y changent rien.
Bien à Vous
Cosmo
Marie de Bourgogne
19 janvier 2012 @ 21:55
J’aime beaucoup vous lire Cosmo (je tenais à vous le dire).
Vos commentaires ainsi que ceux de Padraig sont très intéressants.
Amicalement
Cosmo
20 janvier 2012 @ 18:50
Chère Marie de Bourgogne,
Merci pour votre appréciation!
Amicalement
Cosmo
Nemausus
21 janvier 2012 @ 11:28
tout ça n’est que pure interprétation orléaniste de la part de Cosmo…
mais les orléanistes nous ont donné l’habitude de pratiquer la politique de l’autruche en affirmant que les légitimistes ont disparu depuis 1883… et bien après 129 ans la branche aînée et leurs partisans sont toujours là et continuent d’affirmer les droits légitimes, n’en déplaise aux partisans des Orléans et malgré leurs tentatives d’interdire l’expression légitimiste…
moi aussi je peux donner une interprétation légitimiste de l’échec de la restauration en 1873 : le comte de Chambord a senti le piège orléaniste se refermer sur lui en voyant que la majorité des députés royalistes opportunistes soutenaient les Orléans.
on peut très bien imaginer qu’Henri V devenu roi, les Orléans et leurs affidés auraient fait le siège du prince pour qu’il fasse modifier les lois fondamentales en faveur des Orléans avec le chantage d’un coup d’état pour le renverser (comme l’avaient déjà fait les Orléans en 1830).
Comme je l’ai déjà dit, alors que Cosmo affirme sans aucun fondement (sauf à lire dans une boule de cristal) que le pseudo comte de Paris aurait succéder normalement au comte de Chambord en cas de restauration, Henri V en cas de restauration aurait très bien pu revenir en France accompagné de la branche carliste ou tout au moins de son neveu le futur duc de Madrid pour l’établir en France. Pendant le règne de son oncle, le prince-infant Charles avait tout le temps de s’imposer comme le successeur légitime selon les lois fondamentales…. supposition certes mais tout autant que les affirmations orléanistes sur leur succession automatique à Henri V.
Mais en 1873, voyant qu’Henri V ne transigerait pas sur les principes et donc forcément sur les lois fondamentales, les orléanistes ont préféré durcir leur position et empêcher la restauration de la branche aînée, comptant sur la mort prochaine du chef de la maison de Bourbon et faire le coup de force pour imposer les Orléans lors d’une prochaine restauration. Les Orléans évitaient ainsi une restauration légitime qui aurait pu leur échapper si Henri V, devenu roi, avait refusé de les faire désigner comme ses héritiers en faisant modifier les lois par le parlement.
Mais fort heureusement ce coup de bluff des Orléans a échoué et les républicains ont su utilisé ce répit pour s’installer définitivement auprès des Français en seulement 10 ans !
Alors l’échec de la restauration attribué au comte de Chambord par les orléanistes n’est pas surprenant mais moi je l’attribue aux manigances des Orléans qui ont cru pouvoir manipuler tout le monde en leur faveur et en escomptant sur la disparition d’Henri V sans avoir à passer par des modifications aléatoires de lois.
Cosmo
21 janvier 2012 @ 17:24
Nemausus,
Quel piège se serait refermé sur le Comte de Chambord? Celui de devenir roi de France?
Et pensez-vous sérieusement que les Français auraient accepté un prince carliste comme roi?
C’est dire n’importe quoi. Comme écrire le Prince-Infant! C’est donner à rire à tous vu l’énormité du propos et son impossibilité dynastique.
Modifier quelles lois fondamentales? Elles n’existaient plus depuis fort longtemps, les Français s’en moquant comme d’une guigne. Le principe de légitimité nécessitait le concours du peuple par la voix de ses représentants légaux. Le Comte de Chambord l’avait compris mais a tenté un coup de force avec le drapeau. Il eut l’humiliation d’attendre à Versailles un signe de Mac Mahon, qui bien qu’ardent légimiste refusa de le recevoir. Et Chambord retourna penaud en Autriche après avoir essuyé l’échec de sa tentative. C’est dire l’envie que les Français avaient de voir un Bourbon et ses principes sur le trône! Alors ne mettez pas l’échec sur le dos des Orléans, mettez le sur l’absence de volonté des Français de retourner aux principes de l’Ancien Régime.
Une chose est certaine, vous ne brillez pas par votre connaissance de l’histoire et des réalités politiques de la France de l’époque.
Votre amour des Bourbons et votre haine des Orléans vous égarent.
Quant au légitimisme selon vos vues, je réaffirme, et je ne suis pas le seul, qu’il a bel et bien disparu en 1883. Et il n’est pas besoin de boule de cristal, un minimum de raison et d’analyse suffisent à l’expliquer et le comprendre. Encore faut-il le vouloir!
Nemausus
22 janvier 2012 @ 15:01
Cosmo en plus d’avoir l’énorme prétention de se présenter en porte-parole des Français de 2012 a aussi la prétention exorbitante de vouloir être le porte-parole des Français de 1883 ! rien de moins ! aurions nous un nouveau comte de St-Germain qui prétend traverser les âges ? :D
Cosmo brille de plus en plus par le ridicule à force de vouloir ressembler à Charles qui se prétend régulièrement le porte-parole des cours d’Europe !
HRC
21 janvier 2012 @ 16:40
pour faire bref, Nemausus, la stabilité de la France vous intéresse moins que vos convictions légitimistes. Dont acte.
votre post est parano, carrément, surtout. Et là, ce n’est pas le prince de Bourbon, ni le Comte de Chambord, que je qualifie, ce n’est que vous.
ARAMIS
21 janvier 2012 @ 16:44
L’impyable Nemausus aurait mieux fait de se consacrer, en ce jour, au pieux souvenir de Louis XVI … il a préféré nous faire de la politique fiction :
« on peut très bien imaginer qu’Henri V devenu roi, les Orléans et leurs affidés auraient ..etc;. »
» Henri V en cas de restauration aurait très bien pu revenir en France etc… »
Ce qu’ont fait les Orléans ne suffisant plus à satisfaire la vindicte éternelle qu’il leur voue, il faut qu’il invente ce qu’ils auraient pu faire pour y trouver de nouveaux motifs de suspicion, de mépris et de haine…
L’histoire ne s’est heureusement pas écrite avec ses rêves…
En outre, si Henri V aurait pu il y a plus d’un siècle revenir avec le prétendant espagnol d’alors, force est de constater que Louis, bien que français, ne s’est pas déplacé en terre de France pour ce 21 janvier.
Bon on attendra le marathon de Paris pour le revoir sous un jour plus ludique que ce sinistre 21 janvier…et ce n’est pas plus mal !
Cosmo
22 janvier 2012 @ 11:55
Cher Aramis,
Nous atteignons avec ce commentaire de Nemausus le summum du ridicule et du mépris pour les français et leur histoire.
Vous avez parfaitement raison. Le prince Louis est plus sérieux en marathonien qu’en prétendant au trône.
Son absence de France en ce 21 janvier montre son ordre de priorité. Et c’est très bien ainsi.
Et il courra sans doute, comme l’an dernier, en affichant les trois couleurs. Mais peu importe le drapeau, nous pourrons enfin, en France, admirer Louis le Beau.
Cordialement
Cosmo
Aramis
23 janvier 2012 @ 09:42
Cher Cosmo, pour une fois je ne suis pas d’accord avec vous. Nous n’avons pas atteint le summum… car avec Nemausus les limites du ridicule sont sans cesse dépassées. Chut cela reste entre nous, mais je gage que nous en aurons une démonstration bientôt.
Cosmo
23 janvier 2012 @ 17:28
Cher Aramis,
Je crois que vous avez raison. Il est des bêtises abyssales. Mais vous savez comme moi que le propre des imbéciles est de ne pas se rendre compte de leur état, c’est ce qui leur permet d’aller toujours plus loin.
Une chose est sûre, certains ridicules, s’ils ne tuent pas leurs auteurs, nous font parfois bien rire. Le « Prince-Infant » pour qualifier le responsable de la troisième guerre carliste et selon certains l’héritier du trône de France est la dernière trouvaille. Il fallait y penser.
Cordialement et discrètement
Cosmo
HRC
21 janvier 2012 @ 16:45
Nemausus : » en faisant modifier les lois par le parlement » : là vous atteignez les sommets de la rêverie ! (on pourrait sûrement trouver un autre mot plus cru à ce sujet..)
Cosmo
22 janvier 2012 @ 12:02
Chère HRC,
Outre le fait de nous faire rire une fois de plus, Nemausus a l’art de disqualifier son prétendant par des propos au ridicule achevé.
Et comme vous le dites, les intérêts de la France passent bien après ses convictions légitimistes, s’inspirant en cela son cher Charles X qui sut en six ans ruiner les efforts de son aîné pour stabiliser le pays. Mais le Comte de Chambord n’en fit-il pas de même en ruinant les chances d’une monarchie constitutionnelle en France?
Cordialement
Cosmo
Nemausus
22 janvier 2012 @ 11:07
ma fiction est égale à la fiction des Orléans qui depuis 1883 inventent leur succession à la suite du comte de Chambord. Cosmo est sans doute comme Nostradamus à prévoir ce qui se serait passé si la branche carliste avait suivi un Henri V restauré, bien entendu uniquement du point de vue orléaniste viscérale haineux envers tout ce qui est Bourbon. car en matière de haine, vous me donnez des leçons tous les jours !
ma fiction n’avait pour but que de montrer que le roman que nous sert Cosmo depuis quelque temps, peut aussi être vu pas seulement du point de vue orléaniste. Bien entendu les henrikistes de ce site allaient dire qu’il s’agit de la paranoïa : c’était justement pour leur montrer qu’il suffisait de s’inspirer de leurs propres inventions pour écrire une autre fiction que la leur ! ;)
Et les henrikistes de N&R vivent aussi dans la rêverie de la suprématie de leurs Orléans… tout comme HRC qui voudrait à l’instar de Cosmo modifier les lois de son propre chef sans passer par le parlement…. cela montre toute l’étendue des connaissance juridique de ces gens là !
Et Cosmo retombe dans son dada en affirmant que les lois fondamentales avaient disparu : cette ridicule affirmation avait déjà été raillée… mais alors sur quoi les Orléans fondent ils leurs prétentions ? sur rien, maintenant grâce à Cosmo nous le savons ! ;)
Cosmo réaffirme son mensonge sur le légitimisme et bien moi je réaffirme que c’est un affabulateur et sa prétention à connaître ce qu’auraient pensé et fait les Français en 1883 est aussi ridicule que pédante!
Nemausus
22 janvier 2012 @ 21:35
les henrikistes qui sont intervenus sur mon message fiction sont tellement imbus de leurs personnes qu’ils ne se sont même pas rendus compte que je me payais leur tête en imaginant cette fiction à l’instar des fictions « cosmiques » sur les droits des Orléans développées par Cosmo qui ne reposent sur rien comme l’a prouvé justement ce cher Cosmo en affirmant la disparition des lois de succession ! c’est jouïssif :D
Cosmo
23 janvier 2012 @ 17:39
Cher Nemausus,
Vous ne pouvez imaginer mon bonheur à savoir que je vous donne du grain à moudre car depuis quelques jours, mon nom apparaît sous votre plume toutes les trois lignes.
C’est aussi un honneur pour moi car vous, si intelligent, si fin, si érudit, vous vous intéressez à l’imbécile henrikiste que je suis.
Ma bêtise vous donne toutefois à penser car vous prenez la peine de me reprendre à chaque fois.
Moi à votre place, mais je n’ai pas votre intelligence et votre capacité de jugement, je laisserais tomber car comment un temps aussi précieux que le vôtre peut-il être perdu avec moi.
En plus je suis tellement idiot que je confonds lois de succession et lois fondamentales. Mais quel crétin je suis!
Franchement, heureusement que vous êtes là pour porter la bonne parole.
Je reste, Cher Nemausus, de vos pensées l’unique et préoccupant objet.
Cosmo
HRC
23 janvier 2012 @ 19:16
quel taquin vous faites-là, Nemausus ! vous devez être très jeune !
HRC
26 janvier 2012 @ 11:44
jouïssif, dites-vous, Nemausus ?
ah.
la charité impose donc qu’on vous laisse à ce qui vous reste.
Cosmo
23 janvier 2012 @ 10:54
Et bien, voilà que l’on monte en puissance vers les sommets de la prétention, de la bêtise et de l’ignorance crasse!
HRC
23 janvier 2012 @ 19:24
décès la semaine dernière de Pierre Goubert, qui a relancé les études sur la société de l’Ancien Régime.