
C’est sur les contreforts des monts du Vichyssois, dominant la plaine de la Limagne que se dresse l’imposant château féodal de Busset qui fut depuis 1498 le fief de la maison de Bourbon-Busset, branche aînée mais non dynaste de la maison capétienne.
Après avoir été le fief des comtes de Vichy puis celui des barons d’Alègre, c’est en effet par le mariage en 1498 de Marguerite d’Alègre avec Pierre de Bourbon, chambellan du roi Louis XII, fils de Louis, évêque de Liège, et petit-fils de Charles Ier, duc de Bourbon, que la demeure entrait dans la maison de Bourbon, donnant ainsi naissance à la branche des Bourbon-Busset.

Selon la tradition familiale, Pierre de Bourbon serait issu du mariage qu’aurait contracté en 1464 le prince-évêque de Liège avec Catherine d’Egmont, duchesse de Gueldres. Toutefois cette union qui aurait été célébrée avant que Louis ne reçut l’ordination sacerdotale en 1466, ne fut jamais reconnue ni par son frère le duc Pierre II de Bourbon, ni par le roi Louis XI, beau-père de Pierre, aucune trace de contrat de mariage, n’ayant en effet jamais été retrouvée.

Il faut rappeler que Pierre II avait épousé Anne de Beaujeu, fille de Louis XI et que cette dernière entendait garder uniquement pour sa descendance à la fois l’aînesse et l’apanage de la maison de Bourbon.
Cette situation a conféré aux Bourbon-Busset un statut singulier : reconnus comme aînés de la maison capétienne mais non dynastes car selon les cas illégitimes ou simplement issus d’un mariage non reconnu par le roi, ils portent les armes de France chargées d’une brisure (souvent assimilée à une brisure de bâtardise) et d’un chef à la croix de Jérusalem.

Toutefois, depuis XIXème siècle, après la mort du dernier des princes de Condé, les Bourbon-Busset ont pris l’habitude de supprimer le chef de Jérusalem et de porter seulement les armes de France avec brisure, qui sont précisément celles que portaient ces princes avec deux anges au naturel pour tenants et l’ancienne devise des ducs de Bourbon « Espérance », le tout surmonté d’une couronne fleur-de-lysée de fils de France.

Enfin, ils ont reçu par un brevet officiellement décerné par Louis XV en 1761 le titre de « cousin du roi » et ont été admis par trois fois aux honneurs de la Cour en 1753, 1767 et 1772.
La Maison de Bouron-Busset a contracté tout au long des siècles des alliances avec de nombreuses maisons ducales françaises ou étrangères parmi lesquelles on peut citer les La Rochefoucauld (1564), La Vauguyon (1725), Clermont-Tonnerre (1743), Gontaut-Biron (1818), d’ursel (1882), Brissac (1884) ou Mortemart (1944). Sans oublier l’alliance contractée en 1927 par Madeleine de Bourbon-Busset avec le prince Xavier de Bourbon-Parme, fils de Robert, duc de Parme et de Maria Antonia, Infante de Portugal.
Elle a fondé deux branches : celle des comtes de Lignières par le mariage en 1796 de Louis-Antoine de Bourbon avec Marguerite, fille du marquis de Lordat, héritier du domaine de Lignières en Berry et en 1875 celle des comtes de Châlus par le mariage de Guy de Bourbon avec la princesse Yolande de Polignac, fille du prince Armand et de Marie Louise de Berton des Balbes, des ducs de Crillon.
Fixés depuis la fin du XVème siècle dans leur demeure ancestrale de Busset, les barons puis les comtes de Busset ont toujours servi avec fidélité et loyauté la monarchie légitime. Parmi eux, on peut citer Pierre (1464-1529), qui fut conseiller et chambellan du roi Louis XII, Claude (1531-1588), gouverneur du Limousin et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, César (1565-1631), gouverneur de Carlat et de Murat, Louis (1648-1677), lieutenant général de l’artillerie de France tué au siège de Fribourg, François (1722-1793), maréchal de camp qui s’illustra pendant la guerre de succession d’Autriche et fut premier gentilhomme de la chambre du comte d’Artois, Louis François (1749-1829), menin du dauphin (futur Louis XV) qui émigra pour rejoindre l’armée du prince de Condé (cf. illustration).

François-Louis (1782-1856), pair de France, lieutenant-général qui démissionna en 1830 pour ne pas servir le régime de Louis-Philippe ou encore Robert (1848-1918) qui fut pendant vingt ans le fidèle représentant du comte de Chambord en Bourbonnais.
Le château de Busset fut édifié au XIVème siècle par les comtes de Vichy sur les vestiges d’une ancienne commanderie de templiers. Il se présente sous la forme de deux puissants corps de bâtiments se coupant à angle droit et flanqués de quatre tours du trésor, de l’horloge, Henri IV et de Riom, cette dernière étant la plus spectaculaire avec le hourd de bois surmonté d’une toiture en bardeaux qui la couronne.

L’édifice fut ensuite modifié sous la Renaissance lors du mariage en 1530 de Philippe de Bourbon, baron de Busset avec Louise Borgia, fille de César Borgia, duc de Valentinois et petite-fille du fameux pape Alexandre VI, né Rodrigo Borgia. C’est Louise qui fit notamment aménager dans l’aile gauche une galerie ouverte à onze arcades en plein cintre dans le goût italien.

Mais c’est au milieu du XIXème siècle que la demeure devait connaître d’importants remaniements qui allaient profondément modifier l’ensemble de l’aile Nord tant ses façades que ses décors intérieurs. Elles furent confiées par le comte François-Louis-Joseph de Bourbon-Busset au célèbre architecte angevin René Hodé qui rhabillera alors l’ensemble du corps de logis nord dans un style néo-gothique exubérant. Précurseur de Viollet-le-Duc, Hodé « enrichira » les différentes façades de créneaux, mâchicoulis, poivrières rehaussant les toitures et les coiffant d’imposants épis de faîtage.

Il achèvera son ouvrage en plaçant sur le tympan de la porte d’entrée de la demeure les armes modernes des Bourbon-Busset surmontées d’une couronne de fils de France soutenue par deux anges dans des nuées.

Quant aux intérieurs, ils seront également totalement transformés par l’architecte angevin : les murs seront garnis de lambris de chêne à décor « en plis de serviette » et recouverts de cuirs gaufrés ou de papiers peints de fleur-de-lys stylisées et croix de Jérusalem, les cheminées seront recouvertes de polychromies aux couleurs vives tandis que des clés d’ogives seront rajoutées aux plafonds des galerie dans le plus pur style néogothique.

Toutefois à partir de 1920, le comte François de Bourbon-Busset (1875-1954) fera procéder à une importante campagne de « dérestauration » des façades et des couvertures qui visera à redonner à la demeure son aspect d’origine en supprimant l’essentiel des éléments néogothiques qui alourdissaient les façades et en rabaissant la hauteur de la plupart des toitures.

A l’intérieur également, les polychromies qui recouvraient murs, plafonds et cheminées seront également supprimées. seule la cheminée d’une chambre a conservé son décor néogothique. (Merci à Néoclassique pour cet article, ses recherches, et les images)
La suite de cet article demain…
neoclassique
14 février 2011 @ 18:10
Nemausus
Et oui, le dénommé Charles est incorrigible.
il tente de récupérer chaque sujet au profit de ses chers Orléans. Mais ce n’est pas exact. Les Bourbon-Busset, comme je l’ai dit, sont aujourd’hui partagés entre les Orléans et la branche aînée des Bourbon.
JAusten
14 février 2011 @ 18:26
merci Néoclassique pour ce très charmant reportage
il me semble que la famille aurait gardé au moins une aile ou alors une maison sur la propriété ?
shandila
14 février 2011 @ 18:36
Merci à Néoclassique et Régine pour ce passionnant sujet. Texte interessant et très belles photos. Cette rubrique est toujours source d’enrichissement personnel.
AnnedeBeaujeu
14 février 2011 @ 18:58
Un très grand merci à Néoclassique et à Régine pour cette riche documentation,très bien illustrée de surcroît.J’attends aussi la suite !
Là réside bien tout l’intérêt du site de Régine: on découvre ou redécouvre ;on apprend et puis voilà notre curiosité bientôt piquée au vif!
Nos recherches s’en trouvent alors orientées et dans le meilleur des cas souvent assouvies et parachevées par un petit voyage imprévu quelques semaines auparavant.Quel charme alors lorsque l’on a le temps de se faire plaisir!…
Alors ce soir par exemple; si l’impatience vous gagne et si Régine le permet,allez jeter un oeil sur Google… tapez : « » Château de Busset « » ,je vous suggère alors d’ouvrir en premier: »images correspondant à « Château de Busset »et là…vous ne serez pas déçus par la beauté des images puis ensuite tapez sur le site succédant immédiatement à celui-ci Château de Busset, Wikipédia.Vous retrouverez quelques infos et au bas de cette page; ouvrez: »Château de l’Allier »…vous en aurez un aperçu ,hélas bien trop bref tant il en manque et non des moindres.
Partez bientôt à la redécouverte des Bourbon-Parme aussi dont nous parlions il y a peu avec le décès de Charles ex-époux de Irène des PaysèBas;voyez les châteaux de Fourchaud/Besson ;celui d’Anne de Beaujeu à Moulins;d’autres comme à Montluçon /Bourbon L’ Archambault/ Cérilly après être passé par la nécropole royale de Souvigny.Après ,allez voir dans les gorges de la Sioule celui de Chouvigny etc…Je ne peux tous les citer à mon grand regret et puis je n’ai pas le talent de Néoclassique ni celui de Pourceaugnac.Ces châteaux se visitent tous ou presque.Vous n’imaginez pas combien l’on est surpris de découvrir ou redécouvrir autant de merveilles pour la plupart en bon état de conservation.
Le Bourbonnais est un véritable livre d’Histoire à ciel ouvert pour autant que l’on prépare son périple un peu à l’avance ,pour ne rien manquer et éviter de revenir sur ses pas.C’est un peu comme si en faisant quelques kilomètres on tournait la page d’un livre de la grande Histoire.Chaque siècle y est évoqué ,présent.
N’est-ce pas Yvesdijon ? Notre berceau aura tangué sous le même ciel ! De plus,le bleu du ciel bourbonnais est aussi beau ,aussi pur paraît-il que celui du Val de Loire!
Bon,vivement demain pour lire la suite, Néoclassique!
Bonsoir à tous et faites de belles visites …en rêvessss.Adb
AnnedeBeaujeu
14 février 2011 @ 19:06
Oups:…des Pays-Bas
Un petit galopin de -e- pressé de sauter les touches du clavier sans doute ,est venu squatter mine de rien, la place du tiret! Non mais ! Cela ne se fait pas ! Adb
Pourceaugnac
14 février 2011 @ 21:01
à Neoclassique : merci encore pour ce bel article et pour la qualité de vos réponses.
D’accord avec vous finalement sur ces variations en matière de couronne. On voit bien le duc de Penthièvre, arborer une couronne de prince du sang dans « L’Armorial Dubuisson » de 1757.
Très belle peinture de Guillemette de Colbert-Chabanais, comtesse de Busse, mère de l’académicien au château de Saussay.
Colette C.
14 février 2011 @ 21:07
Merci, Néoclassique, pour cette rétrospective si intéressante.
Sylvie-Laure
14 février 2011 @ 21:33
Néoclassique, soyez remercié (e) ?? pour ce magnifique reportage, qui plait beaucoup. Nous aimons nos châteaux, en France, et leur Histoire, nous interesse bien, les collections, les Familles qui en héritent, les restaurent, les font visiter parc, jardins et Demeures, bref, tout ce qui nous rappellent que nous avons eu par le passé, des rois, et des Familles de la Noblesse, qui maintiennent tant bien que mal, nos pages d’Histoire,
et que j’ai toujours plaisir à visiter, et admirer parmi mes loisirs, et vacances que je passe dans mon beau Pays.
Cet Eté, ce sera encore l’Auvergne, et les Monts du Sancy.
Charles
14 février 2011 @ 21:34
Il est aussi interessant a noter qu’un ancetre de Marie-Liesse de Rohan-Chabot, duchesse d’Angouleme : Louis Antoine Paul de Bourbon-Busset, vicomte de Busset, seigneur de Vezigneux est ne le 11 novembre 1753 au chateau de Busset et deceda le 9 fevrier 1802 au chateau de Ligneres, aujourd’hui propriete du prince Sixte-Henri de Bourbon de Parme.
Le comte Gabriel de Chabannes (1898-1966) arriere-grand-pere de notre duchesse d’Angouleme est ainsi une arriere-arriere-petite-fille de ce vicomte de Bourbon-Busset (1763-1802), chatelain de Busset.
neoclassique
14 février 2011 @ 21:36
Pourceaugnac 36
tout à fait d’accord avec vous, cette peinture de Guillemette de Colbert est tout à fait intéressante.
Elle est signée du grand portraitiste des gens du monde qu’était Marcel Baschet et elle faisait pendant au portrait de son époux, également par Baschet, que vous verrez dans la suite du reportage et qui malheureusment est restée à Busset et n’a pas pu venir rejoindre son pendant au Saussay.
Vous connaissez le Saussay?
pierre-yves
14 février 2011 @ 22:41
Une visite comme si on y était, avec photos et force détails sur l’histoire de cette propriété, des expositions en rafale, décidément, c’est culture à donf sur N&R !
Merci à néoclassique pour son travail très documenté.
neoclassique
14 février 2011 @ 22:43
JUL 29
comme je l’ai indiqué dans une réponse, le comte et la comtesse François de Bourbon-Busset avaient pu négocier au moment de la vente du château, un droit de séjour dans la demeure jusqu’à leur mort. Ayant survécu à son mari, Brenda de Bourbon-Busset occupe donc toujours aujourd’hui un vaste appartement de 5 pièces situé au rez-de-chaussée de l’aile sud
Charles
14 février 2011 @ 22:45
La Maison de Bourbon-Busset a toujours soutenu avec loyaute les princes de la Maison d’Orleans depuis le deces du comte de Chambord.
Seule Brenda Balfour epouse d’un cadet Bourbon-Busset a soutenu don Alfonso de Borbon-Dampierre, duc de Cadix. Cette derniere a invite plusieurs fois a Busset le petit-fils d’Alfonse XIII car elle souhaitait plus que tout le marier a sa fille Anne-Laure veuve du comte Robert de Bourbon-Busset. Quant au comte Francois epoux de Brenda Balfour, il etait tres proche de la comtesse de Paris au grand desespoir de son epouse Btenda !
Aujourd’hui Charles, comte de Bourbon-Busset, son fils Philippe ainsi que son frere Jean-Louis, vicomte de Bourbon-Busset soutiennent le chef de la Maison de France et le duc de Vendome.
Louise.k.De France
14 février 2011 @ 23:25
J’ai beaucoup aimé ce début de visite et attends la suite avec impatience.
Francky
14 février 2011 @ 23:27
Charles
Vous qui saisissez l’occasion de cet article pour parler de vos chers Orléans, je vous rappelle que le 10 février était l’anniversaire du prince François, fils de Michel d’Orléans, comte d’Evreux et qu’il eut peut-être mérité un portrait, ainsi que vous le faites pour tous les enfants et petits-enfants des Comtes de Paris défunts….
Je regrette un peu cette « différence de traitement » que vous accordez à certains, car il me semble qu’ils appartiennent tous à la même famille, non ? Et le prince François n’a pas encore « démérité » à vos yeux, du moins je l’espère…
Charles
15 février 2011 @ 09:31
Francky,
Vous avez raison de souligner le récent anniversaire du prince François d’Orléans, Petit-Fils de France.
Ce dernier est un prince discret, presque timide. Je me ferais une joie de faire son portrait l’an prochain, à l’occasion de son 30ème anniversaire.
Bien à vous,
Charles
neoclassique
15 février 2011 @ 09:38
Sans vouloir accorder de l’importance à l’habituel couplet du porte-voix de la maison d’Orléans, ceux-ci me semblant décidément relever d’une certaine forme de névrose obsessionnelle, je me dois cependant d’en corriger l’inexactitude en précisant les choses suivantes :
1. les Bourbon-Busset n’ont jamais soutenu avec loyauté les Orléans. Certains se sont ralliés avec résignation au comte de Paris, d’autres ont purement et simplement refusé de le suivre. D’ailleurs, aucun d’eux n’a joué un rôle actif auprès des Orléans comme ce fut le cas auprès des Bourbon.
2. lorsqu’en 1987, le comte et la comtesse de Bourbon-Busset ont organisé un extraordinaire grand bal pour célébrer le millénaire capétien, ils l’ont tout naturellement fait présider par l’aîné des capétiens, à savoir le duc d’Anjou. Et aucun prince d’Orléans ne fut invité.
3. amateur de femmes belles et élégantes, le comte François de Bourbon-Busset ne pouvait qu’être séduit par la comtesse de Paris qui l’était incontestablement. Mais point n’était besoin de lui parler du comte de Paris…
4. quant à Charles de Bourbon, l’actuel comte de Busset, il est si peu intéressé par les Orléans qu’il n’accompagnait même pas sa femme au mariage du comte de Paris.
Tout es dit.
neoclassique
15 février 2011 @ 11:05
Enfin, toujours en réponse au message du porte-voix de la maison d’Orléans (43), j’ajouterai qu’aucun des Bourbon-Busset n’a jamais porté dans ses prénoms celui de Philippe, prénom usuel des Orléans.
Et ceci n’est, bien entendu, pas un hasard….
Charles
15 février 2011 @ 12:48
Néoclassique,
Le bal dont vous parlez a été organisé par le comte et la comtesse François de Bourbon-Busset et non par le chef de famille comme vous le dites. Brenda Balfour, comtesse François de Bourbon-Busset avait organisé une fête grandiose sans en avoir les moyens. Son gout du luxe et ses dépenses irraissonables ont précipité la vente du châreau au grand dam du chef de famille.
D’autre-part, le comte de Bourbon-Busset actuel est tres proche du comte de Paris actuel contrairement à vos affirmations. Charles, comte de Bourbon-Busset était même présent à l’acte de titulature du prince Charles-Philippe d’Orléans, Petit-Fils de France. La présence du véritable ainé des Capétiens avait valeur de symbole.
Charles, comte de Bourbon-Busset a été choqué et malheureux de la vente du chateau de Busset.
Sigismond
15 février 2011 @ 12:50
Pourceaugnac (17)
Merci beaucoup pour ces rappels très importants concernant la filiation illégitime de Pierre de Bourbon, bâtard de l’évêque de Liège et d’une inconnue, et concernant la bâtardise assumée dans les armes de cette branche, non dynaste puisque illégitime. Anne de France, dame de Beaujeu puis duchesse de Bourbon, n’est pour rien dans l’inexistence du mariage inventé de l’évêque de Liège.
Rappelons aussi que jusqu’en 1791, la branche aînée illégitime (donc non dynaste) des Capétiens était celle des Saint-Remy, issue d’un bâtard du roi Henri II et de Nicole de Savigny. Cette branche s’éteignit avec Jeanne de Saint-Remy, la fameuse comtesse de La Motte de l’affaire du Collier de la reine.
Puis la nouvelle branche aînée illégitime (donc non dynaste) des Capétiens devint celle des Bourgogne, issue d’un bâtard du duc Jean sans Peur et d’Agnès de Croy. Cette branche-là s’éteignit en 1908 avec Marie de Bourgogne, veuve de Marie-Gaston de Marolles.
Charles
15 février 2011 @ 13:05
Néoclassique,
Pourquoi dites-vous qu’aucun Bourbon-Busset n’a porté le prénom de Philippe?
Car cette affirmation est encore fausse.
l’héritier du nom porte d’ailleurs ce prénom à l’heure actuelle.
neoclassique
15 février 2011 @ 13:32
Charles,
1. Je n’ai jamais parlé d’un bal organisé par le chef de famille. Apprenez que, chez les Bourbon-Busset, lorsqu’on parle du chef de famille, on dit le comte de Busset, jamais le comte de Bourbon-Busset.
2. Vos propos sur le train de vie de la comtesse François de Bourbon-Busset sont parfaitement inélégants. Je les ai tus par discrétion. Je suis surpris que vous ne les teniez pas s’agissant de feu votre comte de Paris.
3. Je suis un ami proche des Bourbon-Busset, ce que vous n’êtes pas. Je sais sans doute mieux que vous ce qu’ils pensent des Orléans. Mais, contrairement à vous, je sais rester discret.
Point final.
Palatine
15 février 2011 @ 14:41
c’est affreux ce que Charles raconte sur la mauvaise gestion de la comtesse de Bourbon-Busset, ses fêtes et son train de vie. Son beau-père aurait été plus avisé de laisser son château à Jacques, malgré sa « mésalliance ». Laurence Ballande avait fait de solides études et géra bien les terres de son mari Jacques et à l’heure actuelle les enfants de celui-ci ont encore Le Saussay et peut-être les terres que Laurence avait administrées dans le midi de la France. Elle avait des goûts simples et détestait le luxe.
Preuve que souvent une bonne formation et une tête bien faite valent mieux que des ancêtres. En Toscane, nous avons vu vers les années 60 des domaines entiers morcelés et des châteaux vendus parce que des héritiers n’ayant pour tout apanage que leur beau nom, et un style de vie dispendieux, confondaient capital et revenus .
Charles
15 février 2011 @ 16:07
Dans votre commentaire 25, vous avez cru bon avec mepris reprendre Michael quant a l’appelation de la comtesse de Bourbon-Busset.
Vous avez precise a mon ami Michael « on dit la comtesse Charles », alors que vous vous trompez, s’agissant de l’epouse du chef de famille vous auriez du dire « on dit la comtesse sans prenom ».
Vos commentaires a mon endroit sont souvent meprisants et je le deplore. Il semblerait que mon attachement et ma fidelite envers la Maison royale de France vous exaspere et vous vous permettez d’être deplaissant a mon endroit.
Il me semble que nous pouvons nous respecter sans partager le meme avis.
Je dois aussi vous dire que je ne suis pas le porte voie de la maison d’Orleans comme vous le dites si souvent d’une maniere irrespectueuse.
Avez-vous oublier que je vous ai felicite pour votre magnifique exposition consacree a la duchesse de Berry.
Bien a vous,
Et sans rancune
Charles
cecil
15 février 2011 @ 18:35
Sigismond,
Votre mail 50 contient plusieurs inexactitudes.
La branche des Valois de Saint-Remy ne s’est pas éteinte à la mort de la comtesse de La Motte.
Lorsque celle-ci décéda, en 1791, il restait encore pas mal de représentants de la branche ainée de cette lignée. Le dernier baron de Fontette, Gustave, est mort en 1880, et sa plus jeune soeur, en 1925. Ils étaient les descendants du premier petit-fils d’Henri de Valois (le batard d’Henri II que vous évoquez très justement). Jeanne, elle, était issue du 2e petit-fils, et son oncle, Charles, eut, lui-même, une descendance, établie en Allemagne, jusqu’en 1923, pour les males (Alfred) et 1934, avec Elisabeth. Il se pourrait même que cette famille existe toujours car l’un des petit-fils de Charles eut une postérité dont le détail est inconnu.
Quand bien même, on considèrerait l’extinction des Saint-Rémy en 1791, la branche suivante en lice pour l’ainesse des Capétiens aurait alors étée celle de Longueville, issue d’un batard de Louis d’Orléans (grand-père de Louis XII et arrière de François I).Les 2 filles du dernier marquis d’Orléans-Rothelin, Marie-Henriette et Françoise-Dorothé, sont mortes respectivement en 1792 et 1818.
Enfin, La descendance illégitime des ducs de Bourgogne est bien vivante, et en nombre. Ils sont belges et se nomment Le Hardÿ de Beaulieu. Ce sont, probablement, les véritables ainés des capétiens.
Pour davantage de précisions, voyez ce lien:
http://genealogy.euweb.cz/capet/index.html
Robert A Valois
6 août 2012 @ 02:07
I am descended from the Rastatt Valois, specifically from a brother, Franz Joseph Valois a brother of Baron Mathias Ludwig von Valois, a Generalmajor in the kingdom of Wuerttemberg. I have studied and researched the family for many years, but have never found a shred of proof that the person « Charles » of the St Remy family is related to the Rastatt Valois. I would appreciate any information connecting Charles of St Remy to Ludwig Gabriel Valois 1738-1789, of Rastatt, a Baden Hussar, and the first of my line to reside in Rastatt. Thank you. Robert A Valois
neoclassique
15 février 2011 @ 19:22
Charles
Je suis en froid avec vous, vous le savez fort bien, depuis les propos mensongers que vous vous êtes permis à propos de la soi-disant reconnaissance du comte de Paris par la duc de Parme. Je vous ai demandé de reconnaître votre erreur. Vous n’avez jamais eu le courage ou l’honnêteté de la faire.
Je me suis par la suite rendu compte que vous aviez tendance à distiller toujours de manière insidieuse des bruits déplaisants, des informations fausses ou mensongères, quand il ne s’agit pas de ragots ou des commérages de bas étage et ce, toujours sous couvert de soit-disant informations de bonne source. Je trouve ce procédé particulièrement indigne.
Que vous soyez orléaniste, c’est votre affaire. Mais je trouve ensuite que vous ne tenez, dans les innombrables communications que vous nous faites sur le moindre fait et geste d’un Orléans, que de ridicules propos de courtisan.Je ne pense pas que c’est en les défendant aussi béatement que vous ferez avancer la cause du prince Jean d’Orléans, un prince que je trouve sympathique comme je vous l’ai dit.
J’aime les gens avec lesquels je peux avoir un débat contradictoire, riche, argumenté et pertinent comme par exemple avec Aramis. Ce n’est pas votre cas.
Je n’ai pas aucune leçon à recevoir de vous en matière d’usages mondains ou de savoir vivre surtout s’agissant des Bourbon, Parme ou Busset, que je connais fort bien.
Enfin sachez que je ne suis pas sensible aux compliments, surtout les vôtres.
neoclassique
15 février 2011 @ 19:35
Charles 57
je confesse une erreur de ma part: il y a effectivement, un seul Bourbon prénommé Philippe, c’et le fils de Charles. Mea culpa!
Mais n’allez en tirer aucune conclusion hâtive comme vous le faites chaque fois pour attester une soit-disant fidélité à vos chers Orléans.
marie-françois
15 février 2011 @ 20:01
Charles
Neoclassique ne peut s’empecher d’etre méprisant comme désagréable avec les personnes avec qui ils dialoguent meme lorsque c’est à l’occasion d’un theme qu’il a lui meme proposé.
Ses articles sont tres interessants et fort bien documentés.Il en est tres souvent remerçié. C’est pour cela qu’il est dommage qu’il prenne la mouche tres vite s’emporte et devienne vite catégorique.
Vous avez raison de souligner que la famille de Jacques de Bourbon Busset est proche des Orléans et que l’héritier s’appelle Philippe.
Vous auriez pu ajouter que les François de Bourbon Busset aurait souhaité que leur fille Anne Laure épouse le duc de Cadix.Il faut croire que la belle n’a pas étée aussi docile qu’espérée, devinant sans doute un complot politique. Comme on la comprend!
Charles
15 février 2011 @ 20:11
Neoclassique,
Ce que pensent les Bourbon-Busset des Orleans, je le sais tres bien. Ils adorent leurs cousins Orleans. Charles et Ariiane recoivent regulierement Monseigneur et Madame.
Seule Brenda, comtesse Francois de Bourbon-Busset n’appreciait pas les Orleans et je crois savoir que c’etait reciproque.
Palatine
15 février 2011 @ 21:46
Charles, ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles. Je trouve affreux de voir vendu un château familial pour cause de mauvaise gestion.
Néoclassique, je trouve que Charles est réaliste et pas inélégant en expliquant à ses amis internautes les raisons de la ruine qui a mené à la vente d’un château resté dans la famille pendant des siècles. Il est d’ailleurs le premier à le déplorer.
Budget familial ou budget patrimonial, nous savons toutes , qu’il faut garder un équilibre entre les entrées et les sorties, et quand celles-ci excèdent les entrées, ce n’est pas du tout inelegant de dire qu’on va à la ruine.