
C’est sur les contreforts des monts du Vichyssois, dominant la plaine de la Limagne que se dresse l’imposant château féodal de Busset qui fut depuis 1498 le fief de la maison de Bourbon-Busset, branche aînée mais non dynaste de la maison capétienne.
Après avoir été le fief des comtes de Vichy puis celui des barons d’Alègre, c’est en effet par le mariage en 1498 de Marguerite d’Alègre avec Pierre de Bourbon, chambellan du roi Louis XII, fils de Louis, évêque de Liège, et petit-fils de Charles Ier, duc de Bourbon, que la demeure entrait dans la maison de Bourbon, donnant ainsi naissance à la branche des Bourbon-Busset.

Selon la tradition familiale, Pierre de Bourbon serait issu du mariage qu’aurait contracté en 1464 le prince-évêque de Liège avec Catherine d’Egmont, duchesse de Gueldres. Toutefois cette union qui aurait été célébrée avant que Louis ne reçut l’ordination sacerdotale en 1466, ne fut jamais reconnue ni par son frère le duc Pierre II de Bourbon, ni par le roi Louis XI, beau-père de Pierre, aucune trace de contrat de mariage, n’ayant en effet jamais été retrouvée.

Il faut rappeler que Pierre II avait épousé Anne de Beaujeu, fille de Louis XI et que cette dernière entendait garder uniquement pour sa descendance à la fois l’aînesse et l’apanage de la maison de Bourbon.
Cette situation a conféré aux Bourbon-Busset un statut singulier : reconnus comme aînés de la maison capétienne mais non dynastes car selon les cas illégitimes ou simplement issus d’un mariage non reconnu par le roi, ils portent les armes de France chargées d’une brisure (souvent assimilée à une brisure de bâtardise) et d’un chef à la croix de Jérusalem.

Toutefois, depuis XIXème siècle, après la mort du dernier des princes de Condé, les Bourbon-Busset ont pris l’habitude de supprimer le chef de Jérusalem et de porter seulement les armes de France avec brisure, qui sont précisément celles que portaient ces princes avec deux anges au naturel pour tenants et l’ancienne devise des ducs de Bourbon « Espérance », le tout surmonté d’une couronne fleur-de-lysée de fils de France.

Enfin, ils ont reçu par un brevet officiellement décerné par Louis XV en 1761 le titre de « cousin du roi » et ont été admis par trois fois aux honneurs de la Cour en 1753, 1767 et 1772.
La Maison de Bouron-Busset a contracté tout au long des siècles des alliances avec de nombreuses maisons ducales françaises ou étrangères parmi lesquelles on peut citer les La Rochefoucauld (1564), La Vauguyon (1725), Clermont-Tonnerre (1743), Gontaut-Biron (1818), d’ursel (1882), Brissac (1884) ou Mortemart (1944). Sans oublier l’alliance contractée en 1927 par Madeleine de Bourbon-Busset avec le prince Xavier de Bourbon-Parme, fils de Robert, duc de Parme et de Maria Antonia, Infante de Portugal.
Elle a fondé deux branches : celle des comtes de Lignières par le mariage en 1796 de Louis-Antoine de Bourbon avec Marguerite, fille du marquis de Lordat, héritier du domaine de Lignières en Berry et en 1875 celle des comtes de Châlus par le mariage de Guy de Bourbon avec la princesse Yolande de Polignac, fille du prince Armand et de Marie Louise de Berton des Balbes, des ducs de Crillon.
Fixés depuis la fin du XVème siècle dans leur demeure ancestrale de Busset, les barons puis les comtes de Busset ont toujours servi avec fidélité et loyauté la monarchie légitime. Parmi eux, on peut citer Pierre (1464-1529), qui fut conseiller et chambellan du roi Louis XII, Claude (1531-1588), gouverneur du Limousin et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, César (1565-1631), gouverneur de Carlat et de Murat, Louis (1648-1677), lieutenant général de l’artillerie de France tué au siège de Fribourg, François (1722-1793), maréchal de camp qui s’illustra pendant la guerre de succession d’Autriche et fut premier gentilhomme de la chambre du comte d’Artois, Louis François (1749-1829), menin du dauphin (futur Louis XV) qui émigra pour rejoindre l’armée du prince de Condé (cf. illustration).

François-Louis (1782-1856), pair de France, lieutenant-général qui démissionna en 1830 pour ne pas servir le régime de Louis-Philippe ou encore Robert (1848-1918) qui fut pendant vingt ans le fidèle représentant du comte de Chambord en Bourbonnais.
Le château de Busset fut édifié au XIVème siècle par les comtes de Vichy sur les vestiges d’une ancienne commanderie de templiers. Il se présente sous la forme de deux puissants corps de bâtiments se coupant à angle droit et flanqués de quatre tours du trésor, de l’horloge, Henri IV et de Riom, cette dernière étant la plus spectaculaire avec le hourd de bois surmonté d’une toiture en bardeaux qui la couronne.

L’édifice fut ensuite modifié sous la Renaissance lors du mariage en 1530 de Philippe de Bourbon, baron de Busset avec Louise Borgia, fille de César Borgia, duc de Valentinois et petite-fille du fameux pape Alexandre VI, né Rodrigo Borgia. C’est Louise qui fit notamment aménager dans l’aile gauche une galerie ouverte à onze arcades en plein cintre dans le goût italien.

Mais c’est au milieu du XIXème siècle que la demeure devait connaître d’importants remaniements qui allaient profondément modifier l’ensemble de l’aile Nord tant ses façades que ses décors intérieurs. Elles furent confiées par le comte François-Louis-Joseph de Bourbon-Busset au célèbre architecte angevin René Hodé qui rhabillera alors l’ensemble du corps de logis nord dans un style néo-gothique exubérant. Précurseur de Viollet-le-Duc, Hodé « enrichira » les différentes façades de créneaux, mâchicoulis, poivrières rehaussant les toitures et les coiffant d’imposants épis de faîtage.

Il achèvera son ouvrage en plaçant sur le tympan de la porte d’entrée de la demeure les armes modernes des Bourbon-Busset surmontées d’une couronne de fils de France soutenue par deux anges dans des nuées.

Quant aux intérieurs, ils seront également totalement transformés par l’architecte angevin : les murs seront garnis de lambris de chêne à décor « en plis de serviette » et recouverts de cuirs gaufrés ou de papiers peints de fleur-de-lys stylisées et croix de Jérusalem, les cheminées seront recouvertes de polychromies aux couleurs vives tandis que des clés d’ogives seront rajoutées aux plafonds des galerie dans le plus pur style néogothique.

Toutefois à partir de 1920, le comte François de Bourbon-Busset (1875-1954) fera procéder à une importante campagne de « dérestauration » des façades et des couvertures qui visera à redonner à la demeure son aspect d’origine en supprimant l’essentiel des éléments néogothiques qui alourdissaient les façades et en rabaissant la hauteur de la plupart des toitures.

A l’intérieur également, les polychromies qui recouvraient murs, plafonds et cheminées seront également supprimées. seule la cheminée d’une chambre a conservé son décor néogothique. (Merci à Néoclassique pour cet article, ses recherches, et les images)
La suite de cet article demain…
chaton
15 février 2011 @ 23:10
peut – on le visiter ?
Charles
15 février 2011 @ 23:34
Neoclassique,
Il n’est pas utile d’être aussi cassant et meprisant avec une personne qui ne partage pas votre avis.
Contrairement a ce que vous dites d’autres Bourbon-Busset ont porte ou portent toujours le beau prenom de Philippe.
Pour votre information, outre le futur chef de famille, un fils de Pierre et de Marguerite de Tourzel se prenommait aussi Philippe ainsi que Philippe, comte de Chalus ne en 1942 et epoux d’Isabelle de Lacger.
D’autre part, le prenom de Philippe n’est pas un prenom exclusif Orleans, c’est pourquoi votre reflexion semble pour le moins curieuse et malvenue. Seriez-vous a ce point obsede par les princes d’Orleans pour reagir de la sorte?
Je tiens aussi a vous dire que vous n’etes pas le seul a connaitre un ou des membres de la Maison de Bourbon-Busset. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui m’a explique que le chateau de Busset a echappe a Jacques en raison de son mariage roturier. Il est donc malvenu de me critquer et d’emettre des doutes sur des informations qui m’ont ete directement communiquees par un membre eminent de la Maison de Bourbon-Busset.
Ogier le Danois
15 février 2011 @ 23:58
Pourquoi Jérusalem?
neoclassique
16 février 2011 @ 00:43
Charles,
En tout cas Charles et Ariane, comme vous dites, ne vous reçoivent pas, moi oui. Alors je sais mieux que vous ce qu’ils disent et ce qu’ils pensent.
Et point final avec vous. Je ne vous répondrai plus.
Je n’aime pas perdre mon temps avec des gens comme vous qui n’apportent rien d’autre au débat que des banalités des mensonges, des cancans ou des flatteries courtisanes.
Bref tout ce que j’exècre
neoclassique
16 février 2011 @ 01:00
Marie-François 58
nous ne sommes pas d’accord vous et moi, nos positions sont opposées mais je ne refuse pas à dialoguer avec vous dès lors que vos arguments sont fondés et de bonne foi.
Mais les mensonges, les erreurs, les cancans ,les banalités, les fadaises et pire que tout cette manière de faire celui qui soit-disant sait tout, sans parler de ses flatteries de courtisans de votre compère Charles, moi, je n’en peux plus.
moi quand je sais, je parle, quand je ne sais pas, je me tais et quand j’écris, rigueur scientifique oblige, je vérifie mes sources.
neoclassique
16 février 2011 @ 09:24
Chaton 61
Oui, le château se visite, la visite est d’ailleurs intéressante même si tous les souvenirs historiques sont partis et que beaucoup ont aujourd’hui, Dieu merci, puis rejoindre des musées tels que Chambord, Bordeaux ou St Cloud.
Palatine 60
j’estime, pour ma part, qu’il faut rester discret sur les circonstances familiales qui ont pu amener à la perte d’une propriété car on ne connait pas toujours les tenants et les aboutissants des circonstances, parfois complexes, qui ont conduit à la vente d’un bien patrimonial
Enfin, pour une dernière fois tordre le cou à la rumeur propagée par un certain personnage « qui tient de quelqu’un qui connait quelqu’un qui lui a dit que » et selon laquelle Jacques, 15e comte de Busset n’aurait pas eu le château de Busset en raison de son mariage, je précise une dernière fois que c’est FAUX, ARCHIFAUX.
Le château de Busset,depuis le premier Bourbon-Busset, a toujours été transmis à l’aîné des fils. S’il a été exceptionnellement dérogé à la règle et si l’aîné qu’était Jacques a eu Le Saussay au lieu de Busset, ce n’est qu’à sa demande express en raison des liens d’affection extrême qu’il avait pour sa mère et rien d’autre même s’il adorait aussi Busset. Son mariage n’y est absolument pour rien. Le 15e comte de Busset, que j’ai eu le bonheur de bien connaître, était par ailleurs, comme bien des lecteurs ont eu raison de le souligner, un homme exceptionnel par sa générosité, son ouverture aux autres, sa passion pour l’histoire et la littérature mais aussi sa délicieuse expièglerie. C’est très volontiers que j’évoquerai sa mémoire dans un article sur Le Saussay.
Etienne
16 février 2011 @ 11:24
Néoclassique,
Autant votre reportage est interessant, autant vous êtes hautain, dédaigneux et arrogant envers notre ami Charles.
Ce copmportement peu digne ne vous honore pas et surtout refléte la petitesse de votre esprit partisan et suffisant.
Il serait temps d’apprendre à vous moderer. En tout cas cela ne me donne pas envie de me rendre à une de vos conférences.
Charles reste poli et surtout ne se prend pas au sérieux. La est la différence.
Marie du Béarn
16 février 2011 @ 11:50
Au fait Etienne, vu que vous nous en avez parlé maintes fois sur quelques articles de N&R, avez-vous « enfin » adhéré à l’association Gens de France?
Thierry
16 février 2011 @ 12:00
@ Palatine, je n’avais pas encore lu votre 53: une fois de plus, comme je suis d’accord avec vous et votre manière de commenter les choses.
Je ne savais pas que « le Lion », Laurence de B.B. avait sûbi ce genre de reproches (« mésalliance » mais j’ai peut-être mal compris, n’ayant pas lu l’intégralité des messages). J’imagine comment son époux, qui la chérissait plus que tout, a du considérer à leur juste valeur, ce genre de considérations, le cas échéant, s’agissant d’une personne aussi estîmable que Laurence.
Thierry
16 février 2011 @ 12:25
@ Comme vous le dîtes, Etienne (en 67), la politesse est un atoût majeur, qui doit être notre règle et qui permet de se chamailler, voire de s’engueuler, tout en restant cordiaux. Si l’humour s’en mêle, alors ce peut même être une fête.
neoclassique
16 février 2011 @ 12:25
Etienne 67
c’est très loyal à vous de venir à la rescousse de votre ami Charles que j’ai pris à partie car je n’apprécie pas et n’apprécierai jamais les gens qui, comme lui:
1. profèrent des mensonges ou des erreurs patentes sans jamais les reconnaître ou avoir le courage de s’en excuser (notamment la soit disant reconnaissance du comte de Paris par le duc de Parme)
2. distillent sans cesse des informations insidieuses et fausses sous couvert de soit disant informations de bonnes source, quant il ne s’agit pas de ragots dignes da la presse de gare
3. n’écrivent que des flatteries creuses et courtisanes
à l’égard de ses chers princes d’Orléans dont je ne pesne pas qu’il soit valorisé par quelqu’un comme lui.
Rassurez-vous mes conférences ne manquent pas de public et votre absence ne me fera pas défaut.
Quant à votre leçon de modestie, commençez à la donner à votre ami Charles.
Sigismond
16 février 2011 @ 19:27
cecil (55)
Merci pour ces précisions très intéressantes. Vous avez tout à fait raison, j’avais oublié les deux filles du dernier marquis de Rothelin ! À la fameuse comtesse de La Motte († 1791), succéda donc comme aînée des Capétiens illégitimes Marie-Henriette d’Orléans († 1820), dont la branche était issue d’un bâtard de Louis de France, duc d’Orléans (grand-père du roi Louis XII) et de Mariette d’Enghien. Marie-Henriette d’Orléans avait une sœur cadette, Françoise-Dorothée d’Orléans († 1818). Ce n’est donc qu’en 1820 que les Bourgogne sont devenus les aînés illégitimes.
Je connais les branches supplémentaires Saint-Remy dont vous parlez (celle de Gustave † 1881 et celle d’Alfred † 1923), mais je ne les ai pas citées car leur rattachement réel aux Capétiens est mis en doute par certains historiens. Même chose pour les Le Hardy de Beaulieu. D’ailleurs, une autre branche capétienne illégitime subsisterait peut-être encore : la branche des Beaumont, issue d’un bâtard de l’infant Louis de Navarre (frère du roi Charles II) et de Maria de Lizarazu.
Il est donc difficile d’attribuer avec certitude le « titre » d’aîné des Capétiens illégitimes (qui de toute façon, n’a aucune incidence dynastique). Il semble qu’actuellement ce soit Charles de Bourbon, comte de Busset, de droit pair de France avec le titre de baron.
Sigismond
16 février 2011 @ 19:32
neoclassique (47)
Merci d’avoir évoqué la magnifique réception donnée par Brenda et François de Bourbon-Busset pour célébrer le Millénaire capétien, le 18 juillet 1987 au château de Busset. Cette soirée fut présidée par le duc d’Anjou et de Cadix et sa mère la duchesse d’Anjou et de Ségovie. Beaucoup de princes de Bourbon (parmi lesquels le duc d’Anjou actuel, qui accompagnait son père et sa grand-mère paternelle) et d’autres dynasties furent présents, ainsi que de nombreuses personnalités françaises. Une question : j’aimerais savoir si le duc d’Aquitaine était présent à cette soirée ?
J’adresse mes respectueux hommages à Mme Brenda de Bourbon-Busset, qui vient de fêter cette semaine ses 91 ans. Le mariage de Brenda Balfour et François de Bourbon-Busset avait été célébré (en 1949 à Paris) par le futur pape Jean XXIII (alors nonce apostolique).
neoclassique
17 février 2011 @ 11:18
Sigismond
j’avoue ne pas savoir si Gonzague, duc d’Aquitaine assistait à ce bal splendide digne du marquis de Cuevas, du baron de Rédé ou de Charles de Beisteigui. Mais je ne le pense pas.
La fête fut somptueuse mais, hélas, elle fut aussi le chant du cygne de la maison de Bourbon-Busset…
et la fin de vie de Brenda, seule dans son appartement de Busset, est bien triste quand on sait ce que fut la vie brillante du château autrefois…
cecil
17 février 2011 @ 13:12
neoclassique,
Qui est ce « Gonzague, duc d’Aquitaine » que vous nommez?
Sigismond,
J’ai lu votre réponse (73) avec beaucoup d’intérêt.
Lorsque vous parlez de branches supplémentaires à propos de Gustave et d’Alfred de St-Rémy, que voulez vous dire exactement? La branche ayant « donné » la comtesse de La Motte est-elle la seule dont toute la filiation est avérée? Y aurait-il pour les autres branches, des doutes sur la véritable filiation de certain des membres qui y sont rattachés? Et dans ce cas, de quelles personnes s’agit-il exactement?
Je sais que cela fait beaucoup de questions mais cela me passionne. Pour ne pas passer la journée à me répondre, pouvez-vous me donner des références de publications sur le sujet? Les noms des historiens que vous évoquez, notamment.
Par avance, merci.
neoclassique
17 février 2011 @ 14:36
Cécil 75
Gonzague de Bourbon, duc d’Aquitaine, était:
– le frère cadet d’Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix, chef de la maison de Bourbon et
– le fils de Jacques de Bourbon, duc d’Anjou et de Ségovie, chef de la maison de Bourbon et d’Emmanuela de Dampierre, des ducs de San Lorenzo
– le petit fils d’Alphonse XIII, roi d’Espagne et de Victoria, princesse de Battenberg
Th
17 février 2011 @ 19:09
Etienne, message 67 :
Ce qui est, selon moi, lassant dans les messages de l’internaute Charles, c’est précisément qu’il se prend au sérieux.
Sigismond
18 février 2011 @ 08:32
neoclassique (74)
Merci pour votre réponse. Je me posais cette question car je n’ai pas vu le prince Gonzalve sur les quelques rares mais magnifiques photos que j’ai pu voir de ce grand bal.
Comment ne pas partager vos regrets concernant le château de Busset, mais j’en resterai à vos sages paroles dans votre commentaire n° 66 (réponse à Palatine).
Sigismond
18 février 2011 @ 08:37
cecil (75)
Les Saint-Remy se sont bien éteints avec la « comtesse » de La Motte. Les deux branches dont nous parlons n’étaient pas capétiennes. La branche de Gustave († 1881), ce sont ceux qu’on a appelés « les Valois de Troyes ». Ils prétendaient descendre de Pierre de Saint-Remy (1648-1695), seigneur de Luze, sixième fils de René de Saint-Remy, baron de Fontette. Et la branche d’Alfred († 1923), ce sont les Valois de Rastatt (anoblis par un roi de Wurtemberg avec le titre de baron von Valois), qui prétendaient descendre de Charles de Saint-Remy (1720-…), l’oncle de la « comtesse » de La Motte dont vous avez parlé dans votre commentaire n° 55.
Référence : « Les Valois » de Patrick Van Kerrebrouck, Christophe Brun et Christian de Mérindol, paru en 1990.
cecil
18 février 2011 @ 15:20
Sigismond,
je vous remercie.
D’autres historiens qui se seraient-ils penché sur le sujet, en dehors de ceux que vous nommez?
Ni Pierre, ni Charles de Saint-Rémy n’auraient eu de descendance?
cecil
18 février 2011 @ 15:20
Sigismond,
je vous remercie.
D’autres historiens se seraient-ils penché sur le sujet, en dehors de ceux que vous nommez?
Ni Pierre, ni Charles de Saint-Rémy n’auraient eu de descendance?
Sigismond
19 février 2011 @ 13:16
cecil (75)
Je me permets de compléter la réponse de neoclassique (76). S.A.R. Mgr le prince Gonzalve de Bourbon (de droit fils de France), duc d’Aquitaine, seconda avec dignité et dévouement son frère puis son neveu, dans leur rôle de chefs de la Maison de Bourbon. Ceux qui ont connu le prince Gonzalve s’accordent à dire que c’était un prince sympathique et chaleureux, à l’image de son père (auquel il ressemblait aussi physiquement). Le duc d’Aquitaine avait aussi un solide sens de l’humour, hérité de sa mère Emmanuelle de Dampierre, duchesse d’Anjou et de Ségovie. Dans ses mémoires (page 167), Madame dit que la capacité du prince Gonzalve pour capter les moments et les situations absurdes était immense. La Princesse dit aussi que le duc d’Aquitaine montrait une certaine dose de pragmatisme qu’elle considérait très intelligent, car elle pense qu’il s’agissait d’une autodéfense. Sa position de cadet (loyal) autorisait au prince Gonzalve un franc-parler, dont il ne se privait pas pour défendre son frère et son neveu. Fait chevalier de l’ordre du Saint-Esprit par son père en 1972, le duc d’Aquitaine était aussi grand-croix de l’ordre des Saints-Maurice et Lazare (le VRAI ordre de Saint-Lazare), que lui avait conféré le prince Victor-Emmanuel, duc de Savoie. Le prince Gonzalve était aussi chevalier d’honneur et de dévotion de l’ordre de Malte, comme son frère et son neveu (le prince Louis en étant même bailli grand-croix).
Sigismond
19 février 2011 @ 17:47
cecil (80) (81)
Ni Pierre (né en 1648 et mort avant 1695 ; une infirmité l’empêcha d’être soldat et il vécut à Fontette où il épousa une paysanne dont on ignore le nom), ni Charles de Saint-Remy (né en 1720 mais dont on ne sait rien ensuite) n’ont eu apparemment de descendance.
Michel Benoît a prouvé en 1990 (dans le n° 116 de la revue « Héraldique et généalogie ») que le Pierre Valois († 1694) dont descendaient les Valois de Troyes n’avait rien à voir avec Pierre de Saint-Remy.
Quant aux Valois de Rastatt, il s’agirait là aussi d’une simple homonymie de prénom entre Charles Valois (grand-père du premier baron von Valois) et Charles de Saint-Remy. Rien n’atteste qu’il s’agisse de la même personne.
cecil
19 février 2011 @ 19:24
néoclassique, Sigismond,
Encore merci pour les infos sur les St-Rémy.
Pour le duc d’Aquitaine, je n’ai pas réalisé tout de suite de qui il s’agissait, car l’adaptation du Gonzalo espagnol en « Gonzague » est erronée.
Par contre, Sigismond, avec Gonzalve, donne la meilleure traduction.
Cela dit, je trouve ridicule de franciser à tous prix n’importe quel prénom, surtout ceux qui ont un équivalent français totalement inusité, comme c’est le cas ici. D’autres exemples qui a failli me faire mourir…de rire, ce sont ceux du roi Hérault de Norvège et du prince Gondacre de Liechtenstein. Vous en connaissez beaucoup, vous, des Gondacre, des Hérault et de Gonzalve français?
Allez vous appeler la petite Savannah Phillips, Savane? Et comment faites vous avec Kardam ou Kubrat de Bulgarie?
cecil
19 février 2011 @ 19:25
néoclassique, Sigismond,
Encore merci pour les infos sur les St-Rémy.
Pour le duc d’Aquitaine, je n’ai pas réalisé tout de suite de qui il s’agissait, car l’adaptation du Gonzalo espagnol en « Gonzague » est erronée.
Par contre, Sigismond, avec Gonzalve, donne la meilleure traduction.
Cela dit, je trouve ridicule de franciser à tous prix n’importe quel prénom, surtout ceux qui ont un équivalent français totalement inusité, comme c’est le cas ici. D’autres exemples qui ont failli me faire mourir…de rire, ce sont ceux du roi Hérault de Norvège et du prince Gondacre de Liechtenstein. Vous en connaissez beaucoup, vous, des Gondacre, des Hérault et de Gonzalve français?
Allez vous appeler la petite Savannah Phillips, Savane? Et comment faites vous avec Kardam ou Kubrat de Bulgarie?
G.D.
19 février 2011 @ 22:54
Cecil (75),
Puisque nous en sommes à parler de don Gonzalo de Borbon y Dampierre, pour compléter le portrait que vous en fait Néoclassique, n’oublions pas de mentionner qu’il était le digne fils de son père, le duc de Ségovie: tant les déboires sentimentaux que les « ennuis de santé » ne lui furent épargnés.
Sigismond
21 février 2011 @ 19:09
cecil (84) (85)
Je suis tout à fait d’accord avec vous pour ne pas franciser les prénoms Harald, Gundakar, Savannah, Kardam, Kubrat, etc., mais le prince Gonzalve lui, était français. Sur son passeport français, il y avait bien écrit S.A.R. Gonzalve de Bourbon, duc d’Aquitaine. En 1984, la République française avait reconnu que le prince était français depuis sa naissance, car sa mère est française. D’ailleurs, depuis les années 50, les légitimistes (dans de nombreux livres et articles de presse) ont toujours appelé le prince Gonzalve et non Gonzalo. Son frère (le prince Alphonse) aussi l’appelait Gonzalve (lire « Le duc d’Anjou m’a dit », publié en 1989 aux éditions Perrin). Et on peut voir dans la 4e édition de l’État présent de la Maison de Bourbon (page 102), la signature manuscrite du prince : il signait « Gonzalve Duc d’Aquitaine » (je doute que le roi de Norvège ait jamais signé Hérault :-)
Ceux qui s’obstinent à parler de « don Luis Alfonso » et de « don Gonzalo », ce sont les orléanistes. Ils ne supportent pas que la branche aînée soit française, car cela bouscule leurs certitudes :-)
cecil
22 février 2011 @ 15:11
Sigismond,
Entre eux, savez vous comment les Bourbons, qui sont, effectivement français, mais aussi espagnols, s’appellent, ou s’appelaient (pour ceux qui sont décédés)?
Je connais pas mal de gens qui ont double, voire triple nationalités, et, sur leurs divers passeports, leur prénom reste le même. Mes cousins sont franco-mexicain et, tant pour leurs papiers français que pour leurs papiers mexicains, ils sont Flora et Rémi. Je n’aurais jamais, ni personne de mon entourage, l’idée d’appeler ma cousine Flore.
J’ai des exemples à la pelle de cet état de chose.
parella
22 février 2011 @ 19:47
à Pourceaugnac.
Il est indiscutable que le mariage de Louis de Bourbon avec Catherine d’Egmont n’a JAMAIS EXISTE. je le regrette pour mes amis Bourbon Parme mais j’affirme qu’ils n’ont pas besoin de cette illusion pour être grands et dynastes en France.
Il est par ailleurs tout à fait exact que les premières armes des Bourbon Busset furent d’argent au pal élargi de Bourbon, au chef de Jérusalem. Cette particularité héraldique signe la bâtardise et fut aussi employée à la cour de Bourgogne (où les bâtards furent nombreux) au même titre par exemple que ce que l’on nomme une « champagne ». Ce pal fut porté sans l’ombre d’une hésitation par les premiers descendants de l’évêque Louis.
Quoi qu’il en soit le port des armes de Bourbon sur la totalité du champ de l’écu mais avec un chef de Jérusalem leur est aujourd’hui tout à fait licite. En revanche la couronne ne peut être que celle de…baron, comme elle figure du reste sur les lettres patentes du 23 avril 1824 conférant la pairie à François-Louis-Joseph.
R-N
22 février 2011 @ 19:54
C’est Charles IX, non Henri III, qui a érigé Busset en Comté.
Je confirme que jamais le Duc de Parme défunt n’a reconnu les prétentions Orléans.