
La château de Malmaison, construit en 1622, est acquis par Joséphine en 1799, 3 ans après son mariage avec Napoléon Bonaparte. Devenu empereur, Napoléon doit s’installer dans des résidences officielles comme les Tuileries, Saint Cloud, Fontainebleau,.. Les passages à Malmaison sont trop rares au gré de l’impératrice Joséphine.

Joséphine et Napoléon connaissent à Malmaison des jours de bonheur intense : c’est la période la plus heureuse de leur vie conjugale. En 1809, Joséphine s’y installe définitivement après sa séparation d’avec l’empereur.

10 mois après la mort de Joséphine en 1814, Napoléon s’étant échappé de l’île d’Elbe, y vient en pèlerinage. A la fin des 100 jours, c’est ici qu’il se réfugie auprès d’Hortense, la fille de Joséphine. Le 29 juin 1815, il revoit une dernière fois le château des jours heureux avant le départ pour Sainte Hélène. Ci-dessus le hall d’honneur


Les salles de réception du rez-de-chaussée (ci-dessus deux photos du hall de compagnie) possèdent de très beaux meubles, dont un beau guéridon en marqueterie de marbre. La cheminée remarquable est entourée par deux tableaux de Gérard et Girodet.

Le salon de musique conserve la harpe de l’impératrice Joséphine et le piano de la reine Hortense, mère de Napoléon III.


La salle du Conseil possède un décor en forme de tente, orné d’attributs gerriers. Les sièges proviennent de l’ancien château de Saint Cloud. Le château abrite un mobilier du Consulat et de l’empire d’une rare homogénéité.


La bibliothèque est décorée de fresqaue très délicates de style pompéien des artistes Fontaine et Percier. On y voit le bureau de Napoléon, au milieu de ses livres et cartes de campagne.

C’est dans ces pièces au 1er étage que Napoléon vint passer ses derniers moments à Paris, en juin 1815, entre Waterloo et le départ por Sainte Hélène. La chambre de l’Empereur contient un mobilier provenant des Tuileries, dont le lit du prince Eugène. La victoire exposée sur le guéridon est celle que tenait dans sa main la statue de l’empereur placée au sommet de la colonne de la Garnde Armée, place Vendôme et qui fut déposée en 1871.

Malmaison est bien le repos éternel de Joséphine puisqu’elle est inhumée non loin du château dans l’église Saint Pierre et Saint Paul. Décédée le 29 mai 1814 à 51 ans des suites d’un refroississement attrapé chez sa fille au château de Saint-Leu, elle repose dans un tombeau en marbre blanc. Elle est représentée dans la célèbre pose du tableau du sacre de David, agenouillée en costume de Cour.

Face au tombeau de sa mère, le mausolée de la reine Hortense a été érigé par son fils Napoléon III. Elle est décédée en 1837 au château d’Arenenberg dans le canton de Thurgovie en Suisse mais avait émis le souhaite de reposer aux côtés de sa mère. (Merci à Francky pour le reportage et les photos)
Alix
30 novembre 2010 @ 15:44
Francky êtes-vous conservateur du patrimoine?
Vous avez vraiment bon goût.
J’apprécie ce château, à l’architecture extérieure délicate et pas imposante. L’intérieur est vraiment exceptionnel : les collections sont aussi complètes que possible, et c’est un plaisir de découvrir à la fois le style empire et l’intimité de l’Impératrice avec sa touche personnelle.
L’ensemble n’est pas uniquement empire et laisse entrevoir le goût sûr de Joséphine en matière de décoration, au delà des pièces de réception, une bonne idée des avancées de l’époque, une bonne connaissance des beaux-arts, des siècles précédents et un très bon équilibre entre obligations mondaines et vie privée.
Un des domaines les plus agréables de la région parisienne. On rompt enfin avec le château spectacle total.
Alix
30 novembre 2010 @ 15:45
Pourtant je ne suis pas une inconditionnelle du style empire.
Colette C.
30 novembre 2010 @ 16:50
Merci, Francky, de me faire visiter à nouveau ce château que j’avais beaucoup apprécié il y a quelques années.On y sent une âme!
Francky
30 novembre 2010 @ 18:05
Caroline
Dans certains châteaux, il est permis de faire des photos, souvent sans flash, mais avec un bon appareil, çà marche quand même…
Dans les autres, il faut avoir de bons arguments pour pouvoir photographier…
Mayg
30 novembre 2010 @ 18:07
Merci à Francky pour ce très beau reportage.
Francky
30 novembre 2010 @ 18:08
Alix
Non, je ne suis pas conservateur en patrimoine, mais j’avoue que c’est une profession qui ne m’aurait pas déplu ! Ceci dit, je travaille un peu dans ce domaine tout de même…
Caroline
30 novembre 2010 @ 19:04
A Francky [mess34],je voulais photographier par exemple le magnifique interieur du chateau de Windsor lors de mon sejour recent a Londres,mais on me l’a interdit!snifff!
shandila
30 novembre 2010 @ 20:30
Francky tous les commentaires précédents sont unanimes, mais je ne résiste pas à rédiger ces quelques lignes pour vous dire un immense merci. Vous nous gâtez de façon somptueuse, et cela très souvent.
Une internaute reconnaissante.
liseluc
30 novembre 2010 @ 21:30
DANS MOM JARDIN J’AI LA ROSE DE LA « MALMAISON »….
Très belle: rose claire e bien profumèe.
Damien B.
30 novembre 2010 @ 21:31
Francky (29), Girodet me plaît tant par sa personnalité attachante que par son art imaginatif et intellectuel.
Vos sujets , toujours très plaisants à lire et à voir , contribuent à enrichir le site que Régine a créé et je suis impatient de découvrir vos nouveaux reportages.
Bonne soirée,
Damien B.
Francky
30 novembre 2010 @ 22:37
Je remercie tous les internautes qui, chaque fois, me gratifient de leurs sympathiques messages.
C’est avec plaisir que j’apporte ma modeste contribution au site de Régine, en fonction de mes disponibilités.
Et c’est elle qu’il faut d’abord remercier pour ce site où chacun peut échanger ses photos et connaissances sur des sujets très variés, mais toujours très intéressants. Je n’ai hélas pas toujours le temps de laisser des commentaires pour chacun, mais c’est avec beaucoup d’intérêt que je consulte le site chaque jour !
Amicalement.
Francky
LPJ
1 décembre 2010 @ 12:45
Le chateau de Malmaison est un magnifique musée. Lezs collections présentées sont de premier plan.
Il faut se souvenir que certains objets ainsi que d’autres présentés dans d’autres musées nationaux ont fait l’objet d’un don du prince Napoleon en 1979 afin que le patrimoine accumulé ne soit pas dispersé. Le Prince a ainsi évité les dispersions et ventes constatées dans d’autres familles (dont les Orléans) quant il s’agit de gérer les héritages.
Bianca
1 décembre 2010 @ 14:39
Je suis allée visiter ce château au mois d’août, il est absolument splendide par sa décoration intérieure et le mobilier, je me suis tellement attardée à l’admirer que je n’ai pas pu voir les jardins. Le Musée de Bois Préau est situé à côté, il est consacré aux souvenirs de Bonaparte, à ces campagnes, etc…il est actuellement en cours de restauration.
Je pense qu’une journée consacrée à cette visite est nécessaire et qu’il faut attendre que le Musée de Bois Préau soit ouvert à nouveau. Je me suis promis d’y retourner plus spécialement au mois de juin lorsque les roses sont en pleine période de floraison.
Autre château à visiter en vallée de Chevreuse à Dampierre-en-Yvelines, il est en mauvais état de conservation intérieurement et extérieurement mais il y a des choses magnifiques à admirer.
Bianca
1 décembre 2010 @ 14:44
Francky,
Vous ne serez jamais assez remercié pour toutes les merveilles que vous nous faites découvrir avec tant de gentillesse.
(Il est possible de faire des photos à la Malmaison mais, hélas je n’avais pas pris mon appareil pensant que c’était interdit, en revanche ce n’est pas possible à Dampierre).
martine
1 décembre 2010 @ 23:33
Caroline
Napoléon 1er appelait sa femme »Joséphine »pour une raison très simple….elle le trompait ouvertement et ses amants la nommaient »Rose » ou « Marie »et il ne voulait pas être confondu avec eux et n’aimant pas également »Marie-Joseph »,il l’a baptisé »Joséphine »,et « Rose »était son….3è prénom.Elle adorait la botanique,mais ce n’est pas elle qui a amené « la rose »,cela est….un Anglais,ça date bien plus loin,elle n’était pas née,on lui doit plutôt les… »salades de fruits »de sa Martinique.
palatine
2 décembre 2010 @ 09:12
Martine,
Bien sur qu’elle n’a pas « amené la rose » . Mais elle en a développé la connaissance et les variétés en France. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
Bonaparte n’était pas encore « trompé ouvertement » comme vous dites avant de rebaptiser Rose, qu’il adorait,au début, en Josephine.
Il est possible toutefois qu’il ait voulu un prénom neuf et tout à lui. Mais jusqu’à la rencontre avec Bonaparte, ce ne sont pas seulement ses amants qui appelaient Rose la future impératrice, mais ses parents , ses beaux-parents et Alexandre de Beauharnais.
petit page
2 décembre 2010 @ 22:33
merci Francky , du rêve , de l’Histoire et des histoires
Amelie
13 avril 2018 @ 18:29
Magnifique château méconnu