Mais très tôt, il choisit de tracer son propre chemin : engagé volontaire à seize ans, décoré de la médaille militaire à dix-sept, il incarne cette jeunesse qui refuse la défaite et se jette dans la lutte.
De la Résistance à la campagne de France, puis à l’Indochine, son parcours fulgurant s’inscrit dans l’histoire tragique et glorieuse de l’armée française au XXe siècle.
Héros précoce, officier passionné « sans peur et sans reproche », il tombe à vingt-trois ans au Tonkin, fidèle jusqu’au bout à la devise de son père : « Ne pas subir. »
A travers lettres, témoignages et archives inédites, ce livre retrace l’itinéraire de celui qui fut bien plus que « le fils du maréchal ». La vie de Bernard de Lattre est marquée par les drames et les espoirs d’une génération sacrifiée. Entre amour filial et épopée nationale, cette biographie redonne enfin sa place à l’une des figures les plus poignantes de la mémoire militaire française. »
« Bernard de Lattre. Au nom du père », Alexis Neviaski, Editions Pierre de Taillac, 2026, 314 p.
Claude Patricia
15 juin 2026 @ 05:24
Ouh là, ce doit être intéressant.
Mon grand père a dû le connaître en Indochine.
Passiflore
15 juin 2026 @ 07:03
Bernard de Lattre a été tué par un obus tombé dans son poste de commandement lui occasionnant plus de 80 blessures. Après ses obsèques en la cathédrale Saint-Joseph de Hanoï, son corps fut ramené à Paris et il reçut l’hommage de la Nation à la cathédrale Saint Louis des Invalides. Il a été enterré, le 6 juin 1951, dans le petit cimetière de Mouilleron-en-Pareds (Vendée), village natal du général.
Nous ne sommes pas allés au cimetière de Mouilleron-en-Pareds mais, en août dernier, nous ne pouvions visiter la maison du maréchal de Lattre, faute de personnel, contrairement à celle de Clemenceau, située à quelques mètres. Je ne sais pas ce qu’il en est, cette année ?
Jean Pierre
15 juin 2026 @ 10:18
Quand on pense qu’un si petit village du bocage a vu naître deux gloires antionales.
Antoine1
15 juin 2026 @ 13:52
Passiflore, quel dommage de n’avoir pu visiter la maison familiale du maréchal. On dirait qu’il l’a quittée la veille. Rien n’a bougé. L’intérieur n’est pas beau, style Louis-Philippe et Napoléon III dans toute leur « splendeur ». Mais c’est une maison qui a une âme. Si vous connaissez celle de Pasteur à Arbois, c’est la même atmosphère. Après avoir visité la maison de Lattre, celle de Clémenceau, complètement démeublée, m’avait semblé très quelconque et peu attrayante.
Passiflore
16 juin 2026 @ 08:10
Antoine 1, merci pour votre réponse. Oui, j’aime les maisons qui ont une âme, ce qui n’est pas du tout le cas, en effet, de celle de Clemenceau. Je ne connais pas la maison de Pasteur à Arbois (une idée de visite) mais son appartement dans l’Institut Pasteur, resté en l’état. Même chose pour l’appartement de Clemenceau, rue Benjamin Franklin, dans le XVI. Je ne suis jamais entrée dans sa « bicoque » de Saint Vincent sur Jard (Vendée), me contentant d’admirer la vue exceptionnelle qu’on y a sur l’Océan.
NB
17 juin 2026 @ 23:09
Ce n’est pas une « bicoque » :) mais plutôt une maison basse, simple, très bien meublée, remplie de souvenirs attachants qui donnerait presque l’impression d’être encore habitée. Sans parler du jardin et de cette vue incroyable sur la mer et la côte
Passiflore
18 juin 2026 @ 11:37
NB, c’est Clemenceau lui-même qui désignait ainsi sa maison et c’est pourquoi j’ai mis des guillemets avant le mot, en tant que citation. Je ne me serais jamais permis de l’appeler ainsi.
Fleur
18 juin 2026 @ 11:16
Passiflore, comme vous l’avez fait, on écrit effectivement « Clemenceau », avec e et non é. Même si on prononce « clé ».
Caroline
15 juin 2026 @ 23:09
Je reconnais Bernard de Lattre dans de vieux journaux chez mes grand- parents et j’ignorais entièrement sa fin tragique !
Merci pour votre article intéressant !
Stéphanie
15 juin 2026 @ 13:54
Le fils ainé du maréchal Leclerc est mort aussi en Indochine.
Plume
15 juin 2026 @ 14:21
J’ai eu la chance de pouvoir visiter les 2 musées de Lattre et Clémenceau il y a quelques années. Le 1er était très émouvant. Je me rappelle bien également la Maréchale participant à l’émission Les Dossiers de l’Ecran. Elle retenait ses cheveux dans un filet noir et racontait très dignement l’épopée de ses 2 hommes.
Gabrielle-Pnth
15 juin 2026 @ 21:33
Mon grand-père maternel l’a connu et de ce fait, connaissait aussi le général (qui est devenu maréchal de France). Il en parle dans ses petits carnets.
Et j’ai été à l’école avec une petite-nièce (il me semble) du Maréchal.
Baboula 😻
18 juin 2026 @ 14:37
La radio avait diffusé la cérémonie de remise du bâton de Maréchal à titre posthume lors de ses funérailles aux Invalides Je n’ai jamais oublié . Et oui la radio transmettait aussi les matchs de tennis sur parquet le dimanche .apresmidi..Que de souvenirs !
Sigismond
16 juin 2026 @ 08:11
Un lien de parenté avec Laure de Lattre, la lofteuse ?
Gabrielle-Pnth
17 juin 2026 @ 16:11
En l’état des connaissances généalogiques disponibles, il n’existe aucun lien de parenté documenté entre Bernard de Lattre de Tassigny et Laure de Lattre.
La lignée « de Lattre de Tassigny », à laquelle appartenait Bernard, constitue une branche cadette bien identifiée, aujourd’hui éteinte en ligne directe. À l’inverse, les porteurs contemporains du nom « de Lattre » relèvent le plus souvent d’autres lignées, parfois issues d’une branche aînée distincte.
Si l’on admet l’hypothèse d’un rattachement plus ancien, il est théoriquement possible que ces différentes familles partagent un ancêtre commun, probablement situé entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, voire antérieurement. Toutefois, en l’absence de filiation continue établie par les sources (état civil, registres paroissiaux, archives notariales), une telle parenté demeure conjecturale.
En conséquence, on peut affirmer qu’il n’existe pas de lien familial identifiable au sens généalogique strict, tout en admettant la possibilité d’une parenté très éloignée, non démontrée à ce jour.
Sigismond
18 juin 2026 @ 10:35
Merci pour ces infos.
Gabrielle-Pnth
18 juin 2026 @ 14:32
Avec plaisir.