Lorsqu’elle épouse, en 1874, le charismatique Lord Randolph Churchill, descendant de la prestigieuse lignée des ducs de Marlborough, Jennie Jerome n’a que vingt ans et séduit déjà Londres par son intelligence, sa beauté et sa modernité.
Rapidement, elle s’impose comme une actrice reconnue de la vie publique jusqu’aux cercles les plus fermés du pouvoir. Elle mène des campagnes électorales, prend la parole en public, fonde un magazine littéraire, soutient des œuvres humanitaires et participe aux grands événements de son époque, de la guerre des Boers à la Première Guerre mondiale.
Veuve à quarante-et-un ans, elle poursuit sans relâche ses engagements tout en veillant sur ses deux fils, Winston et Jack. Convaincue du destin hors du commun de son aîné, elle accompagne ses premiers pas politiques et nourrit son ambition avec une confiance et une énergie inébranlables ».
« Jennie. La femme qui a fait Churchill », Christine Oddo, Tallandier, 2026, 384 p.
Passiflore
14 août 2026 @ 16:01
Jeanette Jerome (fille de Leonard Jerome), veuve de Randolph Spencer-Churchill, décédé en 1895 à 45 ans, s’est remariée le 28 juillet 1900, avec George Cornwallis-West dont elle a divorcé, en 1914, puis s’est mariée avec Montagu Phippen Porch, le 1er juin 1918.
Pendant la seconde guerre des Boers (1899-1902), Jennie Churchill mobilisa la société britannique et des fonds américains pour transformer le paquebot Maine en un hôpital flottant pour soigner les soldats britanniques blessés sur le front sud-africain. Elle a personnellement servi à bord en tant d’administratrice et infirmière.
Iankal21
14 août 2026 @ 16:19
Ça a l’air passionnant, ce livre !
Athena
14 août 2026 @ 17:00
Churchill en garde un autre souvenir : une mère, oui, mais pas maternelle pour un sou, plus préoccupée de ses mondanités et de ses charités que de ses enfants … Churchill lui a écrit des lettres déchirantes lorsqu’il était pensionnaire à même pas 10 ans, dans lesquelles il suppliait qu’on vienne le chercher. Il n’a eu aucune réponse. Il y a même eu une année de pensionnat au cours de laquelle il n’a vu ni sa mère, ni son père. Ce dernier est mort de la syphilis après avoir mené une vie de barreau de chaise … C’est cette enfance à la dure, presque maltraitante, qui l’a façonné.
Lapiequichante
14 août 2026 @ 18:54
Derrière tout grand homme, il y a une femme. Sa mère. Et éventuellement ensuite sa femme.
Brimbelle
14 août 2026 @ 19:22
Ne pas oublier son épouse Clémentine, une femme très intelligente qui s’ occupa des cantines pour les ouvriers lors de la Première guerre mondiale et travailla pour la Croix Rouge lors de la Seconde.