Archiduchesse gravitant dans l’entourage des plus grandes personnalités de l’époque, elle aime le faste et encourage les mondanités tout en jouissant de l’intimité d’une vie conjugale réussie.
Curieuse et énergique, cette femme de caractère est aussi une collectionneuse d’art avisée, une écrivaine de grand talent et une femme politique de haute volée, notamment figure de premier plan sous la Révolution.
Une femme profondément humaine aussi. La grande blessure de sa vie ? L’absence d’enfant dans son couple, fait rarissime parmi la progéniture de Marie-Thérèse. Le destin de Marie-Christine, peu commun pour celui d’une princesse, trouve ici enfin un récit à sa mesure ». (Merci à Marina)
« Marie Christine de Habsbourg-Lorraine. L’anti-Marie-Antoinette », Marie Petitot, Passés/Composés, 2026, 400 p.
Roxane
27 octobre 2026 @ 10:55
Oh super ! Cela me donne envie de lire ce livre.
Belle journée à tous
Passiflore
27 octobre 2026 @ 11:08
Marie-Christine (1742-1798) était la fille préférée de l’impératrice Marie-Thérèse, qui lui permit de choisir son époux. Elle s’était mariée, en 1766, avec Albert de Saxe-Teschen (1738-1822), oncle de Louis XVI, et qui devint beau-frère de Marie-Antoinette. Il fut avec Marie-Christine gouverneur-général des Pays-Bas autrichiens, de 1780 à 1794.
C’est à partir d’un voyage en Italie, en 1776, qu’Albert s’intéressa aux collections graphiques et, à cette date, que fut fondé l’Albertina de Vienne. Le comte Jacopo Durazzo, ambassadeur d’Autriche à Venise, avait réuni une importante collection de vieilles estampes italiennes pour le duc. Il s’intéressa, ensuite, aux dessins des maître néerlandais. Ils avaient vécu à Presbourg (actuelle Bratislava) quand le duc était gouverneur de Hongrie, entre 1765 et 1780. Ils firent construire le château de Schonenberg (actuel Laeken), entre 1782 et 1784.
Après la bataille de Jemmapes (6 novembre 1792), ils durent fuir précipitamment Bruxelles et le tiers de leur collection fut perdu dans un naufrage entre Ostende à Hambourg. En 1796, Albert échangea avec l’empereur François un lot d’estampes contre de magnifiques dessins de Dürer.
Après la mort de l’archiduchesse, en 1798, Albert de Saxe-Teschen fit élever par Canova un mémorial en l’honneur de son épouse dans l’église des Augustins sur lequel il fit inscrire « VXORI OPTIMAE, ALBERTVS ».Tous deux sont enterrés dans la crypte des Capucins.
Françoise Marsegne
27 octobre 2026 @ 11:38
La reine de France aurait dû écouter sa mère et les conseillers politiques