Faisons tomber le masque de la jolie princesse et rencontrons la vraie femme que fut Élisabeth de Wittelsbach.
Mariée adolescente, arrachée à l’enfance, elle a été privée de toutes ses libertés par la cour d’ Autriche, la plus réactionnaire de son époque, qui l’a cantonnée à la maternité et la beauté.
Sissi n’est qu’un surnom, une réduction, une infantilisation. Élisabeth était une femme entière, une intellectuelle, une poétesse éprise d’absolu. La frustration et de nombreux deuils l’ont projetée dans une dépression profonde. Son destin fut pavé de drames et de fragilité psychologique. Le conte de fées était faux, sa vie fut en réalité un contenoir.
Laurène Vernet signe un récit historique sous forme de portrait intime, aussi documenté que sensible ».
Robin des Bois
30 mai 2026 @ 06:42
Je n’ai pas d’admiration pour Sissi. C’est pour moi une femme égoïste qui voulait bien profiter des avantages de son statut mais éludait tous les devoirs qui y étaient attachés. Son mari travaillait énormément et il n’a jamais pu avoir le réconfort d’une compagne attentive et aimante. Elle prenait mais ne donnait rien. Il lui pardonnait tout et elle en a profité. Ses poèmes à la noix et ses vers de marmiton n’ont pas révolutionné la littérature allemande, c’est sûr. Ses pérégrinations et ses lectures ne m’ont jamais impressionné. Narcissique au possible, attachée à sa beauté et sa minceur, avec son régime aberrant, elle finit par perdre toutes ses dents.
Elle défendait à ses dames d’honneur de se marier.
Dans la vie tout le monde traverse des moments difficiles, et Sissi a été dans ce cas, mais en faire une martyre me fait rigoler. Les descendants des neveux de François-Joseph s’accordent à dire que le choix de l’Empereur ne fut pas bon.
Et cette femme n’était pas bonne non plus. Sa méchanceté envers sa belle-fille Stephanie après Mayerling, est assez révélatrice. Au lieu de la consoler, elle lui fit la vie dure. Ce détail la peint tout entière. L’Empereur fut plus humain avec la jeune veuve.
Je ne connais pas la maison d’édition La Tribu. Et vous non plus sans doute…
Mes impressions proviennent de la lecture de quelques bonnes biographies, d’historiens sérieux et il est normal que je n’aie pas admiré la personne qu’ils ont dépeinte. L’un d’eux a compté les jours qu’elle passait à Vienne dans une année,et ce sur plusieurs années. C’était l’Arlésienne de la Hofburg.
Jean-Luc Leroy
3 juin 2026 @ 15:34
Je ne suis pas ok pour les dents a sa mort il y a eu une autopsie elle avait toute ses dents
blablabla
9 juin 2026 @ 13:39
Entièrement d’accord avec vous Robin des Bois.
IRis
30 mai 2026 @ 08:18
Il y a longtemps que le mythe d’une Sissi de conte de fée a été revu et corrigé…
Marie-Caroline de Bretagne *
30 mai 2026 @ 08:27
Ce n’est pas sûr que ce texte nous apprenne quoi que ce soit que nous ne sachions déjà sur cette femme fascinante pour son époque. Cela dit, « pour en finir avec le mythe de la princesse » est plutôt une bonne idée… 😉
salome
30 mai 2026 @ 08:43
Je ne vois pas ce que ce livre essaye de démontrer. Effectivement, l’étiquette à la Cour d’Autriche était dure mais Sissi a passé son temps à la contourner et finalement à l’éviter en voyageant. Elle n’a pas été empêchée de mener la vie qu’elle voulait, voyageant la plupart du temps, ayant les amis fidèles qu’elle voulait. Je voudrais bien voir la reine des Belges mener l’existence de Sissi, elle aurait tout le monde contre elle, on dirait qu’elle profite honteusement de la liste civile. Le plus dur pour Sissi a été évidemment le décès de ses enfants et les nombreux autres décès de son entourage. Le fait d’être partiellement écartée de l’éducation de ses enfants pour ses premières maternités l’avait aussi affectée, mais elle était fort jeune (elle n’avait que 17 ans à la naissance de son premier enfant)
Roxane
30 mai 2026 @ 08:45
Derrière les icônes, il y a souvent des individus torturés et immatures. Jamais des individus équilibrés en tout cas. Un autre exemple est Diana.
C’est sûr que « Sissi » est un mythe et rien d’autre. Pour avoir lu plusieurs biographies et creusé le sujet, j’en ai conclu qu’en plus d’avoir vécu de nombreux traumas, cette princesse devait avoir un trouble de la personnalité narcissique. Autant elle m’a semblé à plaindre, autant elle m’a semblé antipathique.
Gabrielle-Pnth
3 juin 2026 @ 23:22
Non, Elisabeth n’était sûrement pas narcissique. En revanche (à charge pour son descendant de confirmer ou d’infirmer), elle présentait une personnalité suggérant plusieurs troubles psychiques :
• Anorexie mentale sévère (quasi certaine) ;
• Trouble dépressif récurrent / état mélancolique chronique ;
• Traits obsessionnels marqués centrés sur le corps, le poids et la beauté.
Ce à quoi il faut ajouter la fameuse « mélancolie des Wittelsbach » qui est un cumul de divers toquettes.
Robin des Bois
4 juin 2026 @ 10:31
Oui, c’est bien possible ces troubles. Et les Wittelsbach étaient tous un peu dérangés.
Gabrielle-Pnth
4 juin 2026 @ 17:10
Heureusement que tout cela ne s’est pas transmis à la descendance. 😆
Albertina
30 mai 2026 @ 09:30
Mariée et mère très jeune en effet, et dans une Cour pas vraiment adaptée à son caractère…Pas étonnant qu’elle se soit « rebellée » en passant le moins de temps possible à Vienne. Et bien qu’ayant dit à sa plus jeune fille: « le mariage est une institution absurde. Enfant de 15 ans, j’ai été vendue! », elle-même n’a eu guère de compassion pour sa belle-fille Stéphanie de Belgique, mariée à son fils Rodolphe au meme âge. Ni pour sa très jeune belle-soeur Charlotte de Belgique ( épouse de Maximilien empereur de Mexique, tous deux au destin tragique).
Robin des Bois
4 juin 2026 @ 10:33
Le mariage était peut-être absurde mais l’argent de son mari l’arrangeait bien.
Mayg
4 juin 2026 @ 15:56
😅
Menthe🌻🌻
30 mai 2026 @ 09:57
Je crois qye nous sommes nombreux ici à soupçonner ce qu’était, en réalité, la vie d’Élisabeth d’Autriche, mais les films sirupeux d’Ernst Marishka, laissant à peine entrevoir le vrai, sont tellement ancrés dans l’esprit d’une grande majorité de gens que la vérité ne parviendra peut-être jamais à dépasser la fiction.
aubépine
30 mai 2026 @ 10:43
Elle avait des problèmes psychologiques ,c’est une tare chez les Wittelsbach , mais si elle n’avait pas eu une fortune considérable à sa disposition et un homme qui l’adorait , aurait- elle pu assouvir ses caprices ? comment faisait le commun des mortels pour vivre avec les soucis de la vie , ils devaient faire avec ; les drames de sa vie étaient certes à prendre en compte mais sont ceux de tout le monde ,on connait ses problèmes parce qu’elle était jeune au départ et exposée ; elle a eu quelque influence positive notamment au sujet de la Hongrie mais la plupart du temps elle était absente de Vienne , n’assumant pas son rôle .
Cela dit , je lirai volontiers ce livre après celui de Jean des Cars .
Gabrielle-Pnth
3 juin 2026 @ 23:36
La « tare » n’a quand même pas empêché l’un d’eux de devenir un ophtalmologue réputé. Ils ne sont pas tous barjos…
Marie LORIN
30 mai 2026 @ 10:51
Belle et très malheureuse !
DX
30 mai 2026 @ 11:21
« Le mythe de la princesse » ? qu’elle ne fut jamais car née duchesse en Bavière.
Je dirais impératrice.
DEB
30 mai 2026 @ 11:36
Je pense que le mythe a disparu depuis quelques années.
Adolescente, je croyais qu’elle avait été brisée par sa belle-mère et je voyais en elle une héroïne romantique et désenchantée.
Maintenant, je ne vois plus que le désenchantement toujours bien présent sur fond d’une dépression sévère et sans doute accompagnée d’une anorexie .
Fuir, toujours fuir son mal- être profond par des voyages incessants.
A-t-elle connu des moments de sérénité ?
Je ne crois pas.
DEB
30 mai 2026 @ 12:22
Je pense que le mythe a disparu depuis quelques années.
Adolescente, je croyais qu’elle était une héroïne romantique brisée par sa belle-mère.
Il ne reste que le désenchantement sur fond de dépression sévère et sans doute d’anorexie.
A-t-elle connu des moments de bonheur dans ses voyages incessants pour fuir son mal-être ?
Je ne le crois pas.
DX
30 mai 2026 @ 12:23
Ses soeurs avaient aussi un surnom.
Quant à Elisabeth, il lui arrivait de signer Sissi ou Sisi.
En Belgique, Elisabeth n’est-elle pas appelée Lisa dans l’intimité ?
Gabrielle-Pnth
3 juin 2026 @ 23:38
Oui, c’est son surnom dans l’intimité mais où situez-vous le rapprochement ?
ISA
30 mai 2026 @ 12:38
Les historiens s’accordent en effet sur l’impérial enfer vécu par cette princesse, de son éprouvante nuit de noces aux tragédies familiales en passant par la main-mise de la terrible archiduchesse Ludovica…
Mayg
30 mai 2026 @ 12:50
Le mythe de Sissi est du pour beaucoup au film avec Romy Schneider.
Quant au fait qu’elle ait été cantonnée à la maternité et à la beauté, on pourra dire la même chose d’une princesse actuelle, si vénérée de certains ici. Au temps d’Élisabeth de Wittelsbach ça ne surprenait personne, mais au 21ème siècle…
Carole 007
30 mai 2026 @ 14:22
Excellente remise à niveau pour moi.
Je n’ai rien lu sur ce sujet. 😌
Mes souvenirs s’arrêtent au film… que ma grand-mère maternelle (Suisse) avait regardé avec moi….
Romy Scheider avec une certaine robe bleu ciel…
Ce livre est le bienvenu !
Miss Codan
30 mai 2026 @ 15:39
J’ai visité il y a quelques années l’appartement de l’impératrice à la Hofburg. De tout ce que j’ai pu y voir et y lire, j’ai eu surtout l’impression que c’était une enfant trop gâtée qui n’en a fait qu’à sa tête durant toute son existence et passait bien plus de temps en voyage dans son luxueux train (dans lequel elle emmenait même sa vache pour le lait) qu’auprès de son époux à assurer ses devoirs d’impératrice et de mère…Cela a détruit le mythe dans mon esprit…
Passiflore
30 mai 2026 @ 16:41
Les mémoires d’Irma Sztáray, dernière dame d’honneur d’Elisabeth d’Autriche, ont été publiées par Payot en 2007 sous le titre « Mes années avec Sissi ». Elle écrit ceci : « le 9 septembre [1898] à huit heures du matin, nous nous rendîmes à Pregny [invitées par la baronne Julie de Rothschild] par un délicieux temps d’automne […] Une fois à Territet, nous embarquâmes sur un bâtiment dont les membrures étaient d’un blanc aveuglant au soleil […] Nous arpentions le pont quand soudain une scène bruyante attira mon attention. Un garçonnet d’environ cinq ans […] déclara la guerre à sa mère […] Le petit héros se préparait à l’attaque avec de redoutables trépignements et vociférations pendant que la maman très gênée ne savait que faire […] « Si seulement Valérie pouvait voir ça ! Comme ce jeune coquin la réjouirait ! » […] Toutefois, afin que la mère ne perde pas le dessus elle dut intervenir au plus vite et, grâce à quelques mots aimables et de beaux fruits, elle réussit si bien que le petit tigre se fit doux comme un agneau, et même, avant l’accostage, s’approcha de l‘impératrice et lui fit bien poliment ses adieux. »
Ceci se passait la veille de l’assassinat de l’impératrice et le petit garçon était mon grand’oncle [que je n’ai pas connu], frère de ma grand’mère. Leur père avait fondé une distillerie de cognac près d’Arad [alors en Hongrie] et les enfants et leur mère revenaient en France.
Esquiline
30 mai 2026 @ 16:50
On va tout savoir. Enfin!
Framboiz 08
30 mai 2026 @ 21:56
A lire,je pense !
Framboiz 08
30 mai 2026 @ 21:57
A lire, je pense !
Caroline
30 mai 2026 @ 23:32
On sait assez sur la vraie vie de Sissi d’ Autriche, si loin du conte de fées même si on a vu le beau film romantique sur elle !
Encore une historienne qui veut rabaisser Sissi d’ Autriche en voulant la comparer à Marie- Antoinette et Lady Diane !
Gilles de Bise
31 mai 2026 @ 06:19
Une pauvre fille qui aurait mérité mieux. C’était l’époque où les personnes concernées ne devaient qu’obéir à ceux qui tiraient les ficelles des familles gouvernantes. C’est fort heureusement moins le cas actuellement, mais ça existe encore.
Françoise Marsegne
31 mai 2026 @ 07:51
Rien
Stéphanie
31 mai 2026 @ 07:56
J’ai écouté Olivia de Lamberterie en parler, et ça m’a vraiment donné envie de le lire. Comme beaucoup, j’ai grandi avec les Sissi de Romy Schneider, mais à l’adolescence, j’avais lu une biographie et j’avais trouvé le personnage encore plus passionnant que la Sissi romantique des films.
Et apparemment ce livre, est ponctuée des poèmes de l’impératrice, ce qui doit aider à dévoiler la personne Complexe qu’était Elisabeth d’Autriche.
Lionel
31 mai 2026 @ 09:47
Ca commence tout de même très mal, l’impératrice ne s’appelait pas et ne s’est jamais appelée Elisabeth « de Wittelsbach ».
On pourrait au moins attendre que la biographe connaisse le patronyme de son sujet d’étude et ne se fie pas uniquement aux erreurs du net.
Bambou
31 mai 2026 @ 10:52
C’est sûr qu’elle n’a pas eu une vie facile. Quitter sa famille très jeune pour se fader une belle-mère , un époux coincé et très attaché à sa « môman » et une étiquette de cour épouvantable. Sans compter le malheur de perdre son fils et une de ses filles très jeune….
Je comprends qu’elle ait chercher à fuir tout cela !!!
Pascal Hervé
31 mai 2026 @ 11:36
Je crains que ce livre écrit par une femme ne soit qu’une accumulation des revendications du féminisme actuel , la présentation en tout cas me le suggère.
Je peux évidemment me tromper.
Il y a longtemps que l’on sait beaucoup de choses sur la véritable impératrice et reine Elisabeth ,grâce à ses biographes et aussi grâce à certains contributions éclairés de N&R .
Je passe sur l’utilisation moderne du mot ”icône ” qui me choque toujours et j’ignore ce qu’est un ”contenoir” ,peut-être un conte noir ?
Sa vie fut évidemment entachée de drames mais elle n’était pas si noire que cela , son époux lui passait presque tous ses caprices et elle aimait être adulée pour sa beauté tout en jouant les coquettes ,on pourrait peut-être presque dire les allumeuses .
On peut sans doute dire qu’elle était névrosée mais c’est un peu facile et même choquant de toujours en rejeter la faute sur l’entourage ,le mari ,les parents.
Certaines personnes ont un mauvais karma ,voilà tout .
Bénédicte
31 mai 2026 @ 22:42
Cela fait un moment que l’on connait la véritable histoire..
milou
1 juin 2026 @ 06:48
Excellent livre!
Sissi autrement!