En 1995 dans un ouvrage intitulé « Mon bonheur de grand-mère« , la défunte Comtesse de Paris évoquait ses petits-enfants en ces termes : « Mes petits-enfants, ils sont si nombreux ! J’en ai trente-neuf. Je pourrais en avoir quarante, mais un petit ange est très vite parti au Paradis. Il s’appelait Louis-Philippe, il avait de beaux yeux bleus« .
La Princesse évoquait le décès brutal du second fils du Prince Thibault, mais aujourd’hui avec le départ du Prince François c’est un autre petit-fils qui s’en est allé.
La Comtesse de Paris avait même consacré un chapitre particulier à ce petit-fils bien aimé intitulé : « François de France, mon petit-fils« .
La Princesse écrit notamment : « Le caractère de François est extrêmement intéressant. Il aime qu’on ait une bonne image de lui. Lorsqu’il était petit, il n’aimait pas se voir et déchirait les photographies qui le représentaient. Tandis qu’aujourd’hui il aime se faire photographier dans les groupes de famille. Mais ce qui est merveilleux chez François, c’est son attitude de recueillement à l’église, durant les offices. Il aime assister à la Sainte messe, qu’il suit très bien. Il communie avec recueillement. Oui, mon François est heureux près de Dieu, en son église. Qu’y a-t-il dans cette âme si pure ? Il y a tant de choses à dire dans le sourire de mon petit-fils »
La Princesse ajoute « François et moi, nous nous sommes toujours compris, même sans paroles. Quand il était petit, il venait souvent passer des vacances chez nous à Eu ou à La Quinta. Pauvre petit bonhomme ! Vers quatre ou cinq ans, à La Quinta, les premières années il rampait vaguement sur le tapis. J’ai décidé de lui apprendre à marcher. Nous étions déjà de très bons amis tous les deux. Et il ne voulait jamais me quitter. »
Plus loin la Comtesse de Paris ajoute « Lorsqu’il vient chez moi, je l’emmène souvent visiter des musées. Il aime regarder les peintures. Les personnages l’intéressent plus que les paysages ».
Sur ce document, le Prince François pose à l’occasion de la premiere Communion de sa soeur la Princesse Marie avec ses grands-parents les défunts Comte et Comtesse de Paris au Manoir de Coeur-Volant. (Merci à Charles – Photo DR)

Gérard
3 janvier 2018 @ 16:53
Merci beaucoup Charles de nous avoir rappelé ces beaux écrits de la Comtesse de Paris sur François. Ces sentiment bien sûr étaient les mêmes que ceux de son époux mais les hommes et surtout ceux de son temps se livraient rarement sur les questions privées.
Les mains entrecroisées de l’enfant et de son grand-père suffisaient.
brigitte et christian
3 janvier 2018 @ 17:28
bonjour à tous
merci à Charles de nous remettre en mémoire ce texte si émouvant de Madame . Elle avait bien perçu avec son cœur L’âme du prince François et c’est bien le portrait que Charles nous a fait de ce prince attachant.
Comment sa sœur la princesse Blanche va-t-elle accueillir cette triste nouvelle ?
amitiés du sud ouest sous la pluie
Michèle Lobre
3 janvier 2018 @ 17:33
Quels écrits émouvants de la part de cette royale Grand Mère , tout vient du cœur. Cette lecture donne les larmes aux yeux. Mais je rejoins un peu Leonor, est ce la consanguinité qui a joué (mais d’ou viendrait elle) ou alors la simple malchance ? Quant au Comte de Paris je l’écris comme je le pense nul comme époux et comme père, style courage fuyons . Pour la duchesse de Montpensier double peine. Tellement peu juste les enfants qui partent avant leurs parents.
Leonor
4 janvier 2018 @ 11:01
Michèle Lobre, on sait , maintenant, que c’était la toxoplasmose. Cela a été communiqué depuis. La duchesse ( la maman) – ainsi nous l’apprend Marianne -, a par la suite amèrement regretté qu’aucune investigation n’ait été faite après la naissance du prince François, et qu’une recherche n’ait été faite , lors de la grossesse suivante , que très tard. Faite plus tôt, en début de grossesse, et en cas de résultat indiquant la présence d’une toxoplasmose, il y a moyen de suivre de près mère et foetus, et de mettre en place les soins recommandés, qyu peuvent permettre d’éviter le handicap, totalement, ou partiellement.
Et, bis repetita repetita repetita : ce n’est pas d’avortement que je parle. C’est de précaution préalable, ou de soins etc en début de grossesse.
Ca serait bien si on me lisait correctement, sans grille de lecture préfabriquée. Grrrr.. ( Ce n’est pas à vous que s’adresse mon grognement, Michèle Lobre, c’est à certains lecteurs qui lisent en surface, et enclins à me prêter des propos et pensées qui ne sont pas les miens).
Quant au 2e § de votre message, Michèle : entièrement d’accord aussi Cordialement à vous.
Claude-Patricia
4 janvier 2018 @ 18:03
Léonor, allo, comment voudriez-vous toujours éviter le handicap??
Leonor
5 janvier 2018 @ 11:12
Je n’ai jamais écrit » toujours », Claude-Patricia.
Je parle, ici, de la toxoplasmose et de ses effets.
Et, oui, on peut en limiter els effets ( cf. Margaux ci-dessous), voire les prévenir.
limaya
5 janvier 2018 @ 16:46
Leonor s’accroche à ses » grilles de lecture » 3 ou 4 fois citées en peu d’interventions…il va falloir si faire
Leonor
7 janvier 2018 @ 23:51
S’ Y faire, Limaya, S’ Y faire . Eh oui.
Margaux ?
5 janvier 2018 @ 01:13
Il est quand même très dur d’éviter les séquelles de la toxoplasmose. Par contre, en limiter les conséquences, oui ça c’est faisable.
Gérard
7 janvier 2018 @ 00:04
La consanguinité n’avait vraiment rien à voir avec le handicap. Éloignons-nous des blagues sordides à cet égard et qu’on a pu entendre à la télévision et qui sont une honte pour les personnes handicapées. Évidemment la honte n’est que pour ceux qui trouvent à plaisanter sur ce sujet.
Leonor
8 janvier 2018 @ 00:01
Consaguinité et handicap :
Non, dans le cas du prince François, le handicap n’avait rien à voir avec la consanguinité.
Mais en général, bien sûr, si , la consanguinité présente des risques majeurs .
Je ne vois pas comment on pourrait le nier .
Ici, entre moult autres lectures plus scientifiques, cet article du Monde :
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/01/au-maroc-ces-enfants-malades-des-unions-consanguines_5120559_3212.html
Ceci dit, Gérard, bien sûr aussi que ce ne sont pas des situations qui permettent la plaisanterie.
Sauf à penser qu’on peut rire de tout : problème philosophique et éthique. Problème éternel et d’actualité d’ailleurs, puisque » anniversaire » ces jours-ci de l’attentat Charlie Hebdo.
Marie-Françoise
3 janvier 2018 @ 17:33
un bel hommage très émouvant et tout l’amour d’une grand-mère pour ses petits-enfants ! je crois que la petite Marie était elle aussi handicapée !
Gérard
4 janvier 2018 @ 02:50
Non Marie n’a jamais été handicapée. Elle a toutes les qualités de l’intelligence et du cœur. Elle a été comme ses frères un grand secours pour sa mère, c’est une princesse formidable.
Marie-Françoise
3 janvier 2018 @ 17:41
un bel hommage très émouvant et tout l’amour d’une grand-mère pour ses petits-enfants ! je crois que la petite Marie était elle aussi handicapée !
vérification faite il s’agit de Blanche une autre petite-fille de Madame la Comtesse de Paris et non de Marie la soeur de françois !
marianne
3 janvier 2018 @ 19:10
Marie, Blanche et François sont les frère et soeurs de Jean !
Ellen
3 janvier 2018 @ 22:00
Blanche est AUSSI la sœur de François
Hadrien-Marie
4 janvier 2018 @ 00:49
La Princesse Blanche est la sœur du Prince François.
Honte à « Point de vue »… Cette semaine, couverture: Madame Brigitte Macron!
Leonor
4 janvier 2018 @ 11:02
Ca fait longtemps que Pdv a perdu tout sens des valeurs.
Claude-Patricia
4 janvier 2018 @ 11:15
Ils l’évoqueront peut-être. Affaire à suivre en effet. Mais la famille ne souhaitera peut-être pas plus de publicité, allez savoir.
Geoffroy
4 janvier 2018 @ 19:30
Bah, avec les fêtes, le numéro devait déjà être bouclé… Et puis, cela fait bien 15 ans que PdV n’est plus ce qu’il était.
milou
5 janvier 2018 @ 07:21
Mais Blanche est la soeur de François…et de Marie aussi, Marie-Françoise…
ml
BARBE A PAPA
5 janvier 2018 @ 19:07
encore un nouveau pseudo ml, je me demandais aussi … point de commentaire de notre marie louise mdr
beji
3 janvier 2018 @ 19:00
Sur les questionnements,la comtesse de Paris a écrit dans son livre avec l’autorisation de la duchesse de Montpensier précise-t-elle : »ma belle-fille a subi des traitements de cheval ».
terry
3 janvier 2018 @ 21:32
quel probleme pour la famille de france : où inhumer le prince françois ? A dreux sans doute mais loin de sa maman qui elle n’y reposera pas !
Ellen
4 janvier 2018 @ 09:26
Et pourquoi la duchesse de Montpensier, la maman de François, ne reposerait-elle pas à Dreux ?
Gérard
4 janvier 2018 @ 10:07
Mais pourquoi voulez-vous que, le plus tard possible, la duchesse de Montpensier ne repose pas à Dreux ?
Numérobis.
4 janvier 2018 @ 12:29
Terry, quel que soit le lieu où reposera un jour Madame la Duchesse de Montpensier, son fils sera avec elle, puisque dans son cœur, ce cœur qui l’a tant aimé, et qui est sa seule demeure dans le Christ.
Charles
4 janvier 2018 @ 17:08
Qu’en savez-vous?
Margaux ?
5 janvier 2018 @ 01:23
Vous ne savez strictement rien de ce que vous alléguez.
Numérobis.
5 janvier 2018 @ 20:34
et vous Margaux ;?
Muscate-Valeska de Lisabé
6 janvier 2018 @ 19:19
J’avoue que j’aimerais le savoir.
Clément II
7 janvier 2018 @ 13:52
Personne ne sait, ni le Comte de Paris, ni ses fils n’ont communiqué à ce propos. Il semble quand même que la mère des héritiers ne soit pas bannie comme d’autant semblent vouloir le croire. Il est loisible de penser ce que l’on veut de cette famille – je n’en pense pas moi-même que du bien, mais ses membres restent des humains.
Niicole B
3 janvier 2018 @ 22:32
Dans cette photo tout l’amour des grands-parents pour leurs petits enfants. J’aime le regard tendre du Comte de Paris et ce geste rassurant de la main. Tout un symbole.
gone
4 janvier 2018 @ 12:45
Je crois me souvenir que seul le comte de Paris a visité son fils Thibault lors de son incarcération.
Pour un homme de l’orgueil et de la trempe du prince cela vaut bien autant qu’un propos, écrit ou oral.
Gérard
5 janvier 2018 @ 11:49
Le comte de Paris fit trois fois le long voyage pour se rendre à la prison de son fils et la première fois la presse l’avait su et l’a mitraillé ce qui a été très douloureux pour lui. Il n’est pas impossible que la comtesse de Paris soit également allée voir son fils. Plusieurs des frères et sœurs s’y sont rendus dont Diane et sans doute Henri.
Rappelons que le prince a été condamné à une peine inférieure à celle qu’il a subie puisqu’il a fait 14 mois de détention préventive et qu’il a été condamné à un an de prison avec sursis. Il a toujours protesté de son innocence mais n’a pas interjeté appel.
On sait que les appels en cette matière sont très rarement productifs.
C’était à peu près l’époque où le prince de Naples fut inquiété pour une mort suspecte et eut un sort plus favorable ce qu’en privé le comte et la comtesse de Paris trouvaient un peu curieux. Le cousinage germain avec deux souverains européens avait été mis en avant dit-on discrètement.
Ami des Bataves
6 janvier 2018 @ 15:50
Je pense que le prince de Naples aurait dû écoper d’une plus lourde peine. En prison préventive, il aurait dit à un co-détenu qu’il s’en tirerait sans problème vu son rang, et admettait qu’il avait vraiment tiré sur ce yacht, blessant mortellement un jeune Allemand. J’ai toujours trouvé cet homme méprisable.
Pour le jeune Thibaut, je suis convaincu qu’il n’a pas sciemment servi d’indicateur. Il a pu commettre une indiscrétion, en parlant d’un endroit regorgeant d’objets de valeur, mais ce jeune homme n’aurait jamais trempé dans une histoire de vol. Cela ne lui ressemblait pas.
Son épouse, mise de côté par la famille, ne l’abandonna pas dans cette épreuve. Et son père le comte de Paris eut une attitude digne et ne condamna pas son fils. Paix à l’âme de Thibaut. Et sa veuve devait être une personne de qualité.
Luise
7 janvier 2018 @ 06:37
Qu’en savez – vous de la vie du prince de Naples ?
Pour votre information le Prince a toujours été acquitté par les juges
Clément II
7 janvier 2018 @ 13:57
Vous dégoisez, le prince de Naples a toujours été acquitté (relaxé) par ses juges. Ceci ne présume de rien, c’est juste le résultat d’une action qui ne reposait sur aucune preuve solide. C’est justice.
Au-delà, aimer ou détester le prince ne change rien.
Gérard
8 janvier 2018 @ 02:55
La princesse Marion n’a pas été mise de côté par la famille et en particulier par le comte et la comtesse de Paris et au contraire elle s’est toujours montrée pleine de gratitude pour ce qu’ils ont fait pour elle et son fils.
Comme la duchesse de Montpensier notamment Marion est restée très proche du comte de Paris jusqu’au bout.
Gérard
8 janvier 2018 @ 03:02
Toujours en l’espèce n’est peut-être pas le mot car le prince de Naples n’est passé qu’une fois devant la Cour d’assises à l’issue d’une procédure interminable et effectivement il a été acquitté et condamné seulement pour port d’armes.
Kalistéa
5 janvier 2018 @ 22:58
Gérard j’ai entendu madame dire qu’elle s »était » trottée » souventes fois à Pau pour visiter son fils , alors…A moins qu’elle n’ait menti , ce que je ne crois pas , elle y a bien été !
DUCHESSE
6 janvier 2018 @ 16:03
Je me souviens aussi de cette réflexion à l’époque de la comtesse de Paris…
Gérard
6 janvier 2018 @ 19:03
Vous avez raison Kalistéa. Il me semblait bien. Elle a dû y aller aussi avec le prince.
Gérard
7 janvier 2018 @ 00:09
Je voudrais compléter à l’issue de cette journée de deuil et d’espérance ce qu’a écrit notre ami Charles.
La Comtesse de Paris dans ses souvenirs de grand-mère évoqua l’Arche et son 30e anniversaire à la Mutualité à Paris : « J’étais assise sur un des bas-côtés à droite du maître-autel. Et au loin, sur l’estrade à gauche, j’ai aperçu François parmi des jeunes gens qu’il dépassait d’une bonne tête. À ce moment, il m’a vue également, au milieu de la foule. Nos regards se sont croisés, pour autant que j’aie pu voir avec mauvaise vue. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que François ne savait pas que je devais venir à cette cérémonie. Après la grand-messe, toujours dans cette grande salle où nous étions plus d’un millier, je suis allée, suivant la foule, vers le hall où se trouvaient des stands d’exposition. Je cherchais les livres à un comptoir, et tout d’un coup, François est apparu devant moi, tout souriant. Il m’a tout de suite trouvée dans cette foule. Il m’a baisé la main, je lui ai demandé : « Ça va ? » Il m’a répondu : « Oui, ça va». » Nous nous nous sommes embrassés, il m’a souri et il est reparti. C’était très court, mais nous étions aussi heureux l’un que l’autre. Il sait que je l’aime, et je sais qu’il m’aime. Le silence en amour, comme je l’ai dit plus haut avec bon-papa.
Mon François a également de très belles mains, comme bon-papa. »
Arielle
8 janvier 2018 @ 13:04
Terrifiants grands-parents.