
Le récit en librairie du comte Spencer sur sa sœur la princesse Diana fait la part belle à ce qu’on peut qualifier des « ragots».
Ainsi, pendant des années, une rumeur particulièrement embarrassante a couru sur le prince Charles : il aurait entretenu une liaison avec l’un de ses domestiques. Elle repose principalement sur les déclarations de George Smith, un ancien valet de la maison du prince de Galles. Smith affirmait avoir surpris Charles dans une situation intime avec un membre de son personnel.
Mais aucune preuve indépendante n’est jamais venue confirmer son récit. Et l’homme, alcoolique et dépressif, a fini par revenir sur sa parole
A l’époque, les soupçons de la presse se sont rapidement portés sur Michael Fawcett, ancien valet devenu l’un des collaborateurs les plus proches de Charles.
Charles lui faisait une confiance exceptionnelle. Cette proximité a alimenté les ragots, mais elle ne constitue évidemment pas la preuve d’une liaison.
La princesse Diana connaissait les accusations de George Smith. Selon son frère Charles Spencer, elle lui aurait déclaré, à l’époque où son mariage se désagrégeait : « Mon mari est amoureux de son valet. » Cette phrase est spectaculaire, mais elle reste une affirmation attribuée à Diana, et non la preuve que la rumeur était vraie.
A l’époque, lorsque l’affaire éclata dans la presse. Clarence House réagit officiellement et démentit catégoriquement l’accusation.
Une enquête approfondie avait également été menée sur les dysfonctionnements de la maison du prince. Elle avait examiné les déclarations de George Smith, mais n’avait apporté aucune preuve établissant une relation sexuelle entre Charles et un membre de son personnel. Un ancien serviteur de Charles et Diana, Simon Solari, contesta même certains détails matériels du récit de Smith.
Alors, vrai ou faux ? Ce que l’on peut affirmer est simple : la rumeur a bien existé. Diana en avait connaissance. George Smith a bien formulé une accusation. Mais celle-ci n’a jamais été corroborée par une preuve indépendante et Charles l’a formellement démentie.
La proximité exceptionnelle entre Charles et Michael Fawcett a fourni un terrain idéal aux ragots. Avec la guerre entre Charles et Diana, les rivalités entre domestiques et l’appétit de la presse britannique pour les secrets des Windsor, la rumeur a pris une ampleur considérable.
Une énorme rumeur, donc. Pas un fait établi. Et c’est assez minable de la part de Charles Spencer de sciemment distiller à nouveau le poison de la rumeur, alors que le roi est malade depuis trois ans et tente de rétablir une harmonie familiale avec son fils le prince Harry, dans un royaume secoué par la crise et les doutes sur l’avenir de la couronne. (Merci à Bertrand Meyer)
Camille
23 septembre 2026 @ 13:11
Minable, c’est le terme qui convient pour qualifier ce livre qui prétend diffuser les paroles d’une morte. Ce torchon diffuse des ragots et ensuite l’auteur veut nous faire croire que le but de ce livre est de s’épargner de longues interviews.
Qui peut croire que feu la reine qui ne souhaitais pas réagir à la mort de Diana Spencer, alors ex épouse de son fils et imprudente peronnelle à la télévision, et n’envisageait même pas des funérailles nationales avant l’insistance de Tony Blair, aurait envisagé de lui attribuer le statut d’altesse royale? Et si on en est au niveau des ragots, qu’est-ce qui empêche quelqu’un de l’entourage du roi Charles de publier un livre évoquant les rumeurs de la réelle paternité du prince Harry ?