
Amélie de Bourbon-Parme a épousé hier soir Igor Bogdanoff à la mairie du XVI arrondissement de Paris. Une fête aura lieu demain au château de Chambord. (merci à JM Gribouille – Copyright photo : Yahoo)

Amélie de Bourbon-Parme a épousé hier soir Igor Bogdanoff à la mairie du XVI arrondissement de Paris. Une fête aura lieu demain au château de Chambord. (merci à JM Gribouille – Copyright photo : Yahoo)
Jean Claude
6 octobre 2009 @ 13:28
Hélène (Commentaire N°115) : personne n’est un moins que rien : vous avez une richesse personnelle irremplaçable, comme chacun. Le titre ou l’absence de titre n’est pas un étalon de respectabilité ou de valeur personnelle.
Une fois, lors d’un entretien, un journaliste demanda à l’actuel Comte de Paris (qui était alors Dauphin de France) : « comment dois-je vous appeler ? Monseigneur ou Monsieur ? ».
Monseigneur a répondu : « La tradition veut qu’on m’appelle Monseigneur, mais vous savez, Monsieur n’est que le raccourci de Monseigneur ».
Ceci montre que c’est toujours avec le plus de simplicité de langage que l’on se trouve le mieux à même de dialoguer avec des personnes titrées que l’on rencontre.
Pétronille
6 octobre 2009 @ 15:45
Pour répondre à Laurent D : en français, nous utilisons la 2ème personne du pluriel, le « vous de politesse », quand nous nous adressons à certaines personnes, celles que nous respectons,celles que nous connaissons à peine, etc…C’est un peu l’équivalent de ce qu’on appelle le « nous de majesté ».
Le castillan ignore cet usage. Dans cette langue, on a le choix entre
-dire « tu »
-et dire « usted » c’est-à- dire « vuestra merced »,en français « votre grâce », ce qui oblige à employer la 3ème personne!
Autrement dit,on demande soit : »comment vas-tu? »,soit : »comment va votre grâce? »; il n’y a pas de milieu…On peut concevoir que le roi d’Espagne n’ait pas spécialement envie de donner du « votre grâce » à Ugo Chavez! Cette particularité explique aussi sans doute que les Espagnols tutoient assez vite en général les gens qu’ils rencontrent.
Philippe Delorme
6 octobre 2009 @ 15:58
Laurent D (119) les journalistes sont loin d’être des experts en ce domaine… quand ils y connaissent quelque chose en Histoire. Le manque de culture générale est une plaie de notre temps !
PHD
Hélène
6 octobre 2009 @ 17:54
Jean-Claude (121)
J’en ai eu les larmes aux yeux – Merci
laurent D
6 octobre 2009 @ 19:46
Il y a beaucoup de polémiques entre le fait de tutoyer ou de vouvoyer une personne.
J’ai toujours vouvoyez mes Grands-Parents, mes Parents se vouvoient ou se tutoient cela dépend de leur « humeur » et moi je les vouvoie la plupart du temps surtout lorsque je suis énervé après Maman :
« Maman, vous me tapez sur les nerfs gravement ! »
Et puis quoi de plus beau de dire à la personne que l’on aime lors de moments intimes : »je vous aime à la folie », c’est romantique :)
Comme je le disais sur le commentaire concernant la mode, dans la presse, la mode etc… on se tutoie facilement même si nous ne nous connaissons pas depuis longtemps, c’est comme cela.
C’est un peu déconcertant au début mais bon on s’habitue…
Par exemple Danielle, que j’apprécie beaucoup.
Nous nous sommes vus deux fois mais par respect, je serais incapable de la tutoyer.
laurent D
7 octobre 2009 @ 00:39
Hélène,
Le propos de Jean-Claude est plein de bon sens et n’oubliez jamais une chose dans la vie, sans être imbu(e) de sa personne, il ne faut jamais se sous-estimer.
Nous avons tous nos qualités comme nos défauts.
Le principal est d’être soi-même, sincère et simple.
Philippe Delorme
7 octobre 2009 @ 07:18
Jean Claude (120) : l’usage d’Eminence, Excellence, Votre Sainteté, etc est une erreur s’il n’est pas employé à la 3e personne. COmme on ne dit pas « Majesté » à un roi, ou « Altesse » à un prince. Il s’agit là de qualités (l' »altesse » : c’est à dire la « Grandeur », l' »éminence » ou l' »excellence ») qualités que ces personnes sont supposées posséder du fait de leur rang.
Ainsi, on dira à un roi :
« Sire, que Votre Majesté daigne écouter ma doléance… »
On ne peut pas dire davantage à un cardinal : « Eminence, je vous remercie d’accepter de répondre à mes questions ». Mais « Monsieur le cardinal, je remercie Votre Eminence d’accepter… »
De même pour le pape : « Très Saint Père, je remercie Votre Sainteté… »
Ou le Président : « M. le Président de la République, je remercie Votre Excellence… » (Mais cette formulation n’est pas très utilisé dans notre république plutôt démocratique).
PHD
Philippe Delorme
7 octobre 2009 @ 07:22
Jean Claude. Pour compléter et tempérer mon « petit cours » précédent, sachez que je suis entièrement d’accord avec votre message 121 : Pour ma part, j’ai toujours été très simple dans mes rapports avec les princes. Je n’ai jamais employé la 3e personne avec le feu comte de Paris ou avec l’actuel. Un Monseigneur en début de conversation, et deux ou trois fois ensuite. Sinon, un dialogue classique, à la 2e du pluriel.
Cordialement
PHD
Sylvie
7 octobre 2009 @ 08:17
Jean-Claude (121) : voila enfin un commentaire digne d’interêt . C’est vous qui avez totalement raison ; personne n’est supérieur à personne quels que soient le titre ou le nom et la simplicité est une forme d’intelligence .
Philippe Delorme
7 octobre 2009 @ 08:38
Hélène (115). Nous sommes tous la personne la plus importante du monde ! Et les titres, les connaissances, etc. ne font rien à l’affaire.
PHD
laurent D
7 octobre 2009 @ 11:03
Philippe Delorme,
Lorsque je déjeune ou dîne en privé avec certains royaux de mon cercle amical, on se tutoie et s’appelle par nos prénoms.
Maintenant, par respect en société, j’utilise les règles en vigueur.
Anne D
8 octobre 2009 @ 16:44
Si vous voulez faire dédicacer le dernier ouvrage des jumeaux Igor & Grichka BOGDANOV rendez-vous :
foire d’automne de Paris -Pte de Versailles
Librairie des célébrités
Dimanche 11 Octobre 2009 de 15:00 à 16:00
R-N
8 octobre 2009 @ 17:27
à Philippe Delorme (127) ce que vous avancez en début de message est inexact ou plus exactement mêle involontairement je le pense puisque votre cours n’est qu’un copier-coller trouvé dans les articles de vulgarisation pour tout-venant, ce qui est exact et ce qui ne l’est pas.
Quant à utiliser l’appellation d’Excellence dans le cas du président français… c’est peut-être une vision de lanceur de couteau argentin, mais c’est aussi ridicule que… certains préfets, il y en a qui le font aujourd’hui, dans certaines cérémonies, arborant leur costume (tout à fait règlementaire !) avec petite cape noire à la Zorro.
Philippe Delorme
8 octobre 2009 @ 18:46
R-N (133). Pourriez-vous être plus précis sur ce qu’il y a d’inexact dans mon message ?
Quant à être un « copier-coller », c’est là un procès d’intention aussi stupide qu’inexact.
Mais pendant que nous évoquons les « copier-coller », je viens de faire un tour sur votre joli site tout rose « Royauté News ». Et je dois avouer, à ma courte honte, que je n’ai pas très bien compris le sens de votre article sur les prétendants au trône de France.
J’en ai donc « copié-collé » un paragraphe (cela suffira je pense), que je reproduis ci-dessous, en vous priant de bien vouloir me (nous ?) le traduire :
« Il faut observer par ailleurs que des empêchements majeurs indisposent la maison d’Orléans à prétendre valablement.
« Comme à prétendre exercer le rôle que parmi les ombres d’un obscur système certaines lui voudraient souffler, celui d’occupant par les royales fesses des républicains velours en aubaine de s’eux-mêmes abriter aux nimbes d’un Schpountz de service d’une monarchie fantoche sans prévenir tombant du ciel gaulois sur les Français entortillés n’en pouvant mais. »
Fin de citation.
Je dois être très stupide, mais je n’y comprends goutte.
PHD
Régine
8 octobre 2009 @ 18:59
Après réflexion, j’ai posté les messages de RN et de Philippe Delorme mais je vous invite à poursuivre ces échanges sur le site de RN. Merci de votre compréhension
Danielle
8 octobre 2009 @ 20:25
Je vous informe que Paris Match consacre cette semaine un article complété de photos sur ce mariage.
Laurent D, merci.
Je fais de même que vous avec une collègue-juriste que je considère comme amie et connais depuis 19 ans ; le tutoiement à tour de bras et l’emploi du prénom dans le milieu professionnel m’horripilent.
R-N
8 octobre 2009 @ 20:51
Merci, Régine. je ne répondrai qu’à la partie intéressant ce débat-ci.
M. Delorme (134) Sur les titres, ce que vous donnez se trouve tel quel partout, dans les références les plus accessibles. Vous le donnez au mot près. Que puis-je dire d’autre ? Sinon que par copier-coller, il s’agit d’une expression, non d’autre chose ! Comme l’a dit une internaute ces derniers jours, vous manquez certainement d’humour…
Philippe Delorme
8 octobre 2009 @ 21:02
RN (137). Que voulez-vous que je dise, sinon ce qui se dit partout, sinon ce qui est communément admis en matière de savoir-vivre ?
Les règles de courtoisie et de bienséance, celles qui concernent l’usage des titres et des prédicats, ne sont en effet que des conventions arbitraires, forgées par les hommes au cours des temps, et bien entendu elles sont susceptibles d’évolution.
Ces conventions existent néanmoins. Je me suis contenté en effet de les rappeler, telles qu’elles sont admises en général, comme on les « trouve tel quel partout », selon votre expression. En précisant toutefois que, pour ma part, je ne les applique pas dans toute leur rigueur.
Que me reprochez-vous donc ? De ne pas avoir inventé mes propres règles, ou de les appliquer selon mes envies ? De ne pas décerner des titres princiers au gré de mes fantaisies ?
Je dois dire que je vous comprends de moins en moins. Mais peut-être est-ce votre forme d’humour…
PHD
R-N
8 octobre 2009 @ 21:04
( 133, 135…)Je communique une citation envoyée par une amie…
peut-être une preuve qu’on dit Altesse ?
http://www.bedetheque.com/Planches/puddinghampalacepl.JPG
R-N
8 octobre 2009 @ 22:15
à Philippe Delorme (138), j’envisageais de préparer un article chez moi pour, hors atmosphère polémique, parler des ces questions dont plusieurs s’entretiennent depuis quelques jours.
Il se trouve, c’est une chose qui relève de la nature même d’un débat en général, que l’on retienne surtout l’intention ou ce que l’on croit être, plus que le sujet propre. Je ne vous reproche rien, rien n’est dramatique ! Mais vous comprenez bien que même ce qui peut sembler anodin, très secondaire comme ces usages, prend en raison soit d’une actualité, soit d’autre chose, une portée.
Lorsque vous plaidez pour la simplicité, comme d’autres l’ont fait, dans les échanges avec les princes, oui ! Lorsqu’on ne connaît pas des usages complexes, aujourd’hui oubliés ou délaissés, ( et même lorsqu’on les connaît) il est vrai comme vous l’avez dit qu’on doit rester simple (Madame…) d’autant plus qu’effectivement l’usage exact est de dire Madame à une princesse de maison royale dans la plupart des cas et sans entrer dans les détails. Nous sommes sur ce point là entièrement d’accord.
Il m’a semblé que vous aviez voulu reprendre ce que je disais, sur cette question issue d’un cas bien concret. La discussion s’est un peu déplacé vers autre chose. Mon intention n’est pas d’être désagréable avec vous personnellement, ce qui serait stupide, mais il se trouve que je réplique vite !
En cours de route, au fil des messages sur cette question, j’ai relevé une ou deux choses inexactes, je ne sais si c’est par vous ou par d’autres. Vous faisiez la même erreur que Charles au début : qu’un homme ou une femme ne réclame pas tel ou tel titre ne force pas ceux qui désirent le lui donner à ne pas le faire. Et surtout, ne règle pas la gêne que peut occasionner pour un tiers, l’absence d’un titre, appellation, prédicat… que l’on s’attend normalement à trouver chez un membre de famille royale, en fût-il hors « régularité ».
Lorsque par exemple des membres du clergé, à partir de l’après-concile, demandaient à leurs proches, à leurs fidèles, de ne plus leur donner les titres habituels, beaucoup refusaient de le faire. Pour ma part, je ne veux pas employer certaines formules répandues aujourd’hui : cas des femmes divorcées gardant parfois le titre de leur mari, par exemple.
Sans développer tout ça, j’espère que vous aurez mieux compris mon état d’esprit. Il est un problème technique qui semble affecter beaucoup de monde sur le Net, sans m’excepter : on arrive sur un débat, on réagit, sans prendre le temps d’aller voir ce qui s’est dit avant. Je me suis dès le début expliqué sur ce choix que je fais.
laurent D
9 octobre 2009 @ 05:19
Philippe Delorme,
Je dois être aussi stupide que vous voire encore plus bête (message 134) car comme vous je n’ai rien compris !
Danielle,
Merci. Dans votre milieu professionnel, je le comprend davantage mais dans le mien, le fait de se tutoyer est très répandu.
J’ai du m’y faire, tant bien que mal mais bon lorsqu’un ou une attaché(e) de presse m’appelle alors que je ne l’ai jamais vu(e) ou entendu(e) et que cette personne me tutoie et m’appelle par mon prénom directement ; je ne peux m’empêcher de la vouvoyer et de dire Monsieur, Madame, Mademoiselle pour la remettre à sa place.
Philippe Delorme
9 octobre 2009 @ 07:47
RN (140). Je comprends bien votre point de vue (sans jeu de mots) et je suis d’accord avec vous que l’on « s’excite » vite sur Internet, l’anonymat aidant.
Effectivement, il est devenu habituel, surtout chez des journalistes qui n’y connaissent pas grand chose, d’aborder un prince en lui disant : « Altesse » ou un cardinal en lui lançant « Eminence ». C’est un usage erroné, mais je vous concède qu’il est courant, peut-être par contagion avec les usages anglo-saxons ?
Et comme je le disais, les usages évoluent.
Il y a aussi beaucoup de gens qui disent « pallier à » ou « il faut mieux », ce n’est pas pour cela qu’ils ont raison.
Pour ma part, je me cantonne à un « simple » « Monseigneur » pour un prince royal (« Sire » pour un roi, comme Michel de Roumanie ou Siméon de Bulgarie, mais c’est plus rare) et « Madame » pour toutes les dames (y compris les reines), sauf les duchesses et les princesses non royales. Et au vouvoiement. C’est simple, pratique, dénué d’ostentation, et cela facilite les échanges.
Pour le reste, il est vrai que les mondanités amènent à donner (ou à concéder ) à certaines personnes des titres qu’ils ne possèdent pas vraiment, en particulier à des dames divorcées qui continuent de porter le titre de leur ex-époux. On encore la généralisation du titre du chef de famille à ses frères et fils, voire à ses soeurs ou filles.
Pour en revenir à ce que nous demandait Jose, concernant le prince Jean de France, je lui conseillerai de s’adresser tout simplement à lui en lui disant « Monseigneur » (pas à toutes les phrases !) et en le vouvoyant. S’il vaut faire « grand genre », il peut s’essayer prudemment, une fois ou deux, à la 3e personne, mais je le déconseille.
Heureux que nous ayons pu reprendre un dialogue constructif.
PHD
JAusten
9 octobre 2009 @ 18:08
Et bien moi aussi Philippe Delorme et R&N, je suis heureuse que vous puissiez à nouveau débattre aimablement, car, chacun à votre façon vous tenez tous deux des propos extrêmement intéressants.
R-N
10 octobre 2009 @ 16:38
Merci JAusten !
Laurent LOPEZ
17 octobre 2009 @ 09:46
Dans un article de presse, on peut lire que la mère d’Amelie se nome Laure le Bourgeois, alors qu’en fait son prénom est Astride !
Suis-je donc le seul à le savoir ? Je suis d’ailleurs surpris que personne ne s’intéresse à elle, pourtant si égocentrique.
BANNHOLTZER Fabrice
24 octobre 2009 @ 09:55
Comment peut-on dire qu’Amélie de Bourbon-Parme descende de Louis XVI sachant que ce feu roi de France n’a eu qu’une fille qui est décédée à un age avancé sans avoir de descendance ??? je ne comprend pas très bien que des historiens ou généalogistes comme Philippe DELORME ne se manifestent pas, si on regarde attentivement les descendants des Bourbons de tous les Rameaux on ne trouve aucune ascendance d’Amélie de Bourbon-Parme attaché à Louis XVI, mais plutot a Louis XV ou Louis XIV… quelqu’un peut m’expliquer mon étonnement ? merci (PS: je m’interesse à la généalogie depuis l’age de 14 ans et qui plus est aux royautés du monde entier)
R-N
31 octobre 2009 @ 19:05
… et bien sûr de Louis XV également.
R-N
31 octobre 2009 @ 19:06
Pour Fabrice BANNHOLTZER : je ne sais où a été mentionné qu’Amélie de Bourbon-Parme descendait de Louis XVI, mais la réalité est qu’elle descend de Charles X comme les autres Bourbon-Parme, et bien sûr de Louis XV également.
Arlette
31 octobre 2009 @ 21:01
A Laurent Lopez (mes. 145)
Astrid LE BOURGEOIS, mère d’Amélie de B. Parme , est-elle parente avec Monseigneur Armand Le BOURGEOIS ?
Possède-t-elle un autre patronyme actuellement ?
bernadette
1 novembre 2009 @ 08:24
Je trouve qu’elle ressemble beaucoup, sur cette photo, à la princesse Hélène de Yougoslavie.