
Voici quelques clichés pris par Christian et Brigitte. J’en profite pour remercier les amis du site qui étaient présents à Arcangues et qui m’ont transmis si rapidement leurs photos et ce dans des conditions de « travail » pas toujours très évidentes. Voici encore un lien où vous pouvez consulter des photos. Ci-dessus l’église Saint Jean Baptiste d’Arcangues où a eu lieu la cérémonie.(Copyright photos : Brigitte et Christian – Merci à A.Lin pour le lien)




vincent meylan
29 septembre 2009 @ 23:32
Chère Corentine (57),
Pas besoin de discrétion pour vous donner mon sentiment au sujet de madame Friesz.
Avant toute chose je tiens à faire justice d’une idée reçue et pourtant couramment répandue, madame Friesz n’a pas ruiné le comte de Paris.
Je ne suis pas là pour faire de la pub pour mes livres, mais j’ai longuement traité de ce problème dans mon livre sur le comte et la comtesse de Paris. Je ne dirai qu’une chose, depuis la mort du comte de Paris, le patrimoine de madame Friesz a fait l’objet de multiples enquêtes financières et personne n’a jamais pu y trouver la moindre fortune cachée.
Madame Friesz vit aujourd’hui dans sa jolie mais modeste maison de Chérisy où est mort le comte de Paris. Elle dispose d’une retraite honorable et la rente viagère que le comte de Paris lui avait laissé, qui représentait je crois 3000 euros par mois, lui a été conservée par la justice. Ce qui prouve assez que son patrimoine n’était pas aussi important qu’on a voulu le dire.
Pour en revenir au personnage lui même, je dois dire que n’ayant jamais entretenu que d’excellentes relations avec elle, avec même je crois pouvoir le dire une certaine confiance de part et d’autres, je ne peux en dire que du bien.
Madame Friesz est une dame âgée, issue d’un milieu simple mais convenable, et plutôt enjouée et très agréable. Elle avait, et elle a sans doute toujours, son franc-parler et ne se gênait pas pour vous envoyer promener lorsqu’elle en avait envie.
Surtout, elle était profondément attachée au prince et lui à elle; Je crois qu’avant elle, personne ne s’était jamais aussi bien occupé de lui. En un mot, elle le dorlotait, veillait sur sa santé, n’avait pas sa pareille pour lui faire suivre un régime, organiser ses soins, prendre rendez-vous avec ses médecins.
Surtout, ce que la comtesse de Paris n’a jamais su faire et elle le reconnaissait elle même, elle pouvait rester aux côtés du comte de Paris lorsqu’il était malade. Il lui est arrivé de passer plusieurs semaines à l’Hôpital avec lui, dormant dans la chambre à côté de la sienne, se réveillant la nuit lorsqu’il appelait, et gérant avec une efficacité remarquable tous les problèmes de la vie quotidienne;
Le secret de l’attachement du prince qui vieillisait se réduit à une phrase très simple, elle était aux petits soins pour lui.
J’évite en général de donner des détails personnels, mais dans ce cas précis, ils concernent le sujet de ce site, je peux donc vous dire qu’il m’est arrivé de passer des heures avec eux deux sans jamais m’ennuyer.
Bien sur, elle même et certains membres de sa famille ont bénéficié d’un train de vie durant les 25 années qu’elle a passé à côté du prince, qui était très différent de celui qu’elle aurait eu sans lui. Mais c’était parfaitement normal, elle état là en permanence, s’occupait de tout et bien sur le suivait dans tous ses voyages.
Il lui arrivait d’être assez drôle et directe dans ses commentaires et ses jugements. Elle était aussi la reine des gaffes et certaines sont restées célèbres dans la famille. Il est d’ailleurs faux de dire que les membres de la famille du prince ne la voyait pas. Certains, et je ne les citerais pas, entretrenaient d’excellents rapports avec elle.
Et beaucoup ont reconnu qu’elle a été pour le comte de Paris une excellente compagne, attentionnée et efficace.
Lorsqu’elle l’a connu, il sortait d’une longue dépression nerveuse et de deux crises cardiaques, elle l’a soigné pendant la troisième et pendant ses deux cancers. Lui même disait, et c’est absolument vrai, que grâce à elle, il avait eu 25 années de vie supplémentaires, parfaitement heureuse.
Voilà ce que je peux en dire. En fait, j’aimais bien madame Friesz et je l’aime toujours bien. Je n’ai jamais eu à m’en plaindre, mais je lui dois beaucoup d’aide et d’attentions.
Cela dit, de la même manière que j’ai toujours évité de parler avec le comte de paris de sujet fâcheux comme la politique par exemple, je ne me suis jamais mêlé de ce qui ne me regardait pas. Et c’est peut-être pour cela que je m’entendais bien avec elle.
Petit détail, la comtesse de Paris savait parfaitement quelles étaient mes relations avec Madame Friesz et elle ne m’en a jamais fait le reproche. Bien au contraire.
En fait, je crois que la fréquentation de ce trio m’a appris une chose. Ce n’est parce que l’on aime une personne que l’ont ne doit pas en aimer aussi une autre. Ne pas prendre parti dans des relations qui ne vous concernent pas, ne pas juger, et surtout être positif et bienveillant avec tous, c’est une philosophie de vie.
Je vous rassure, je n’y arrive pas tout le temps, mais j’essaie.
Je vous donne un exemple. J’ai beaucoup apprécié ce mariage du Comte de Paris. Il souhaitait rentrer au sein de l’église catholique et c’est chose faite. Mais cela ne diminue en rien l’admiration profonde que j’ai pour la duchesse de Montpensier; Et j’avoue d’ailleurs que j’ai trouvé la comtesse de Paris, très touchante le jour de son mariage. (Charles le sait, il l’a remarqué).
Tant qu’il n’y a pas mort d’homme, crime ou maladie, tout est négociable dans la vie, il suffit d’y mettre un peu de bonne volonté et de bienveillance.
Voilà, ai-je répondu à votre question ?
Amicalement
Vincent Meylan
Philippe Delorme
30 septembre 2009 @ 08:43
Pour rebondir sur la longue et intéressante intervention de mon collègue Vincent Meylan, je ferais une analyse assez proche de la sienne, même si je conserve, du personnage, une opinion plus nuancée.
Feu le comte de Paris a, en effet, trouvé auprès de cette dame, quelqu’un qui a su s’occuper de lui avec le dévouement d’une infirmière (ou d’une dame de compagnie attentive) durant un quart de siècle.
Cela lui a permis de couler une vieillesse relativement heureuse et sereine, malgré de graves maladies et plusieurs opérations. Et un tel service n’a pas de prix…
Elle lui a sans doute également rendu le goût de s’impliquer dans les affaires publiques et la politique, qui était la vraie et seule passion de sa vie.
Je ne crois pas non plus qu’elle ait contribué à l’éloigner de sa famille, mais qu’au contraire, elle s’est efforcée à plusieurs reprises, d’opérer des réconciliations.
On peut toutefois lui reprocher d’avoir souvent mené une « garde » trop exclusive autour de celui qu’elle appelait parfois (et c’est significatif) « Mon Monseigneur ».
Le prince savait ce qu’il lui devait, et acceptait en contrepartie de vivre dans une certaine dépendance.
Cette femme, d’humble extraction et sans beaucoup d’instruction, était douée d’une étonnante clairvoyance lorsqu’elle estimait que ses intérêts ou sa prépondérance pouvaient être menacés. N’hésitant pas alors à écarter du prince ceux dont elle pensait devoir craindre l’influence.
Expérience que j’ai pu vérifier à titre personnel…
PHD
Charlanges
30 septembre 2009 @ 09:13
Un grand merci, Vincent Meylan, pour ce passionnant témoignage qui doit refléter l’exacte vérité sur des rapports à la fois simples et compliqués.
Michael
30 septembre 2009 @ 11:46
Merci, Monsieur meylan, pour ce témoignage.
DANIELLE
30 septembre 2009 @ 12:12
Vincent Meylan, félicitations pour vos témoignages qui nous permettent de mieux cerner certaines personnalités.
J’ai souri en lisant « tant qu’il n’y a pas mort d’homme », car c’est une expression chère à mon fils qui est très philosophe.
Brigitte et Christian
30 septembre 2009 @ 13:49
bonjour à tous
bonjour Vincent et Philippe
merci pour ces témoignages qui rendent bien le coté humain des relations entre Madame Friesz et « notre » Monseigneur.
Peut-on dire que feu Madame la comtesse de Paris, que nous aimions beaucoup, n’avait pas la fibre maternelle et le rôle d’épouse ?
Alors qu’avec Madame Friesz, Monseigneur a trouvé une personne attentionnée.
25 ans de bonheur supplémentaire c’est appréciable.
Donc comme le dit Vincent, gardons nous de juger et de condamner en même temps.
La paix et la concorde reviendront
et comme le dit Vincent, « il ny a pas mort d’homme »
amitiés du sud ouest sous le soleil
corentine
30 septembre 2009 @ 14:02
Cher Vincent Meylan
Je vous remercie beaucoup de votre témoignage.
Oui, vous répondez à mes questions. Vous m’apprenez beaucoup sur la relation entre le comte de Paris et Madame Friesz. Effectivement dans votre livre vous notez qu' »elle le dorlotait ». Merci aussi de dire clairement qu’elle n’a jamais ruiné la famille de France.
Est ce que finalement , quelque part, au fond d’elle même, madame la comtesse de Paris, n’était t-elle pas contente de la présence de madame Friesz auprès de Monseigneur. Sachant que cette dame le rendait heureux et qu’elle lui apportait ce qu’elle-même ne pouvait lui donner (une vie calme, simple, une présence) ? Ou bien est-ce aller trop loin ?
Un peu comme l’impératrice Elisabeth « plaçant » près de François-Joseph, l’actrice Katarina Schratt pour lui apporter ce qu’elle ne pouvait lui donner ?
Mais surtout, je retiens votre philosophie de la vie qui me touche beaucoup : être positif et bienveillant avec tous, ainsi que votre droiture et honnêteté.
En tout cas votre livre se lit et se relit avec passion et intérêt, et c’est un vrai plaisir….j’en ai repris une fois encore la lecture. Vraiment merci
cher Philippe Delorme
merci de votre témoignage également. Il complète celui de votre collègue. Madame Friecz n’avait pas que des qualités, comme nous tous…
Vous êtes un historien de talent que j’admire.
Clémentine
30 septembre 2009 @ 17:43
MM. Vincent MEYLAN et Philippe DELORME : merci, c’est un ravissement de vous lire. Et grâce à vous PdV fait un retour en …. grâces. Les photos de M. David Atlan sont très belles et émouvantes.
vincent meylan
30 septembre 2009 @ 18:45
Corentine, un petit bémol, j’essais d’appliquer cette philosophie et je vous prie de croire que je n’y arrive pas tous les jours.
Amicalement
Vincent Meylan
Mary
4 octobre 2009 @ 22:35
…Comme c’est triste!M’étant contentée du PDV de mercredi dernier,j’étais touchée de cet émouvant mariage,et voilà que je découvre ces nouvelles dissensions dans une famille qui devrait donner l’exemple de la concorde.Je n’ai pas réussi à voir les mails,réponses etc…,des Princes.je suis navrée,c’est tout.Ils n’en sortiront donc jamais?
Le duc de Vendôme me semble aussi passéiste que le comte de Chambord:il rumine le passé au lieu de l’accepter et de penser à l’avenir!
Merci à tous ceux qui nou ont fait participer à cet évènement:Charles,Brigitte,Christian,Guillaume et nos journaliste favoris P.Delorme et V.Meylan.
FISSIER
8 octobre 2009 @ 12:54
ce mariage est une honte !
annulé un mariage qui a donné 5 enfants . que le comte de Paris n’ait pas choisi son épouse passe encore !
Mais pourquoi lui faire 5 enfants , c’est du masochisme !
Il a du oublier qu’être roi c’est être seul et que l’on n’est pas roi pour être heureux.
Je suppose que les rois très chrétien doivent se retrouner sur leurs gisants !
Ps Bravo pour ce site qui nous fait oublier la peopolisation et la vulgarité de ce qu’est devenu PDV
jean-marie
9 octobre 2009 @ 15:12
FISSIER.71
Je ne crois pas à cette histoire de mariage forcé,le comte de Paris actuel a fait sa demande deux fois auprès de la duchesse de Wurtemberg parmi une quinzaine de jeunes princesses selon son père feu le comte de Paris,il avait vingt quatre ans à cette époque,à cet age nous sommes responsables de nos actes.
L’histoire politique dans cette affaire ne tient pas non plus,je n’en crois pas un mot.
Après beaucoup de monde critique ses enfants de ne pas avoir été à son mariage mais moi j’aurai fait la même chose.
Avoir quitté sa femme et ses cinq enfants pour une autre femme,il faut savoir en assumer les conséquences par la suite.
Heureusement que les grands parents étaient la pour apporter réconfort et soutien financier.
Les problèmes de cette famille de France ont commencé depuis cette séparation en 1974 suivi du divorce en 1984.
Charles
10 octobre 2009 @ 19:59
Royals Hors-serie vient de sortir et il est tres interessant.
La couverture est consacree au mariage religieux du comte de Paris et de Madame.
L’envoye special Bertrand Deckers a fait un tres bon compte-rendu de cette ceremonie royale. Il a su decrire la ceremonie religieuse si emouvante pour les princes et les invites.
De belles photos des maries et des invites illustrent le compte-rendu.
Cependant Bertrand Deckers a fait deux erreurs puisque ni le prince Francois d’Orleans ni la duchesse de Magenta n’etaient presents a cette ceremonie.
Je conseille a tous d’acheter ce numero hors serie de Royals.
Dans le Figaro Madame du jour Stephane Bern a evoque le mariage de nos princes d’une maniere plus que discrete avec une tres petite photo!
Jean Claude
12 octobre 2009 @ 20:46
Merci, Cher Charles, de ces informations.
amélie
18 octobre 2009 @ 15:35
a 42 je rappelle que dans la bible il est écrit que nul ne peut annuler un mariage, et que le refus de l’adultére fait partie des 10 commandements.L’actuel comte de paris a bien trompé sa femme puisqu’il a connu micaela en 1974, a quitté marie-therese en 1977,a divorcé civilement en 1984 puis relieusement en 2008.Il a abandonné sa femme et ses 5 enfants en 1974 alors on ne peut pas dire que son attitude soit tres chrétienne.Quelqu’un peut-il me dire ou il a vu que l’enfant du duc de vendome devrait naitre en novembre?Je rappelle aussi qu’ils se sont mariés civilement en mars
Caroline
18 octobre 2009 @ 16:12
A Amelie,je vois que vous etes une femme de grande valeur puisque que vous comprenez les 7 lois noahides [a lire dans Wikipedia pour voir la liste de ces lois] instituees a l’humanite.Celui qui les respecte aura une part du monde futur comme tout juste!D’autre part,chez les israelites,il est permis de divorcer en cas d’incompatibilite du couple ou pour d’autres raisons acceptees par leurs juges rabbiniques.
chantal
25 octobre 2009 @ 00:07
M-L (45)Je pense comme vous,la Duchesse de Montpensier n’a rien d’une mégère.C’est une grande Dame qui fut toujours digne. Quant aux enfants,abandonnés en bas âge par leur père,je comprends leur rancoeur ! Leur père,s’il désirait se remarier religieusement devait le faire discrètemnt ; et comme le dit Ciboulette 100 (49),ce mariage est indécent vis à vis de sa 1ère épouse,mère de ses 5 enfants. Le Comte de Paris me déçoit… J’ai lu avec beaucoup d’intérêt, l’intervention de Vincent, bien sûr, nous devons être bienveillant avec tous et ne pas juger! mais j’avoue que cette philosophie est parfois très difficile à appliquer….