Vendredi, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, à l’invitation de M. l’Abbé Guy-Emmanuel Cario, recteur de la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil, était présent parmi les très nombreux pèlerins (1.000) pour se recueillir devant la Sainte Tunique du Christ. Une messe pour la France fut célébrée à 19 heures par Monseigneur Luc Ravel, évêque aux Armées.
Voici des reportages photos :
http://www.vexilla-galliae.fr/
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Déclaration du duc d’Anjou :
« J’ai souhaité, à l’occasion de cette ostension exceptionnelle, pouvoir vénérer à mon tour, la Sainte Tunique conservée dans la Basilique d’Argenteuil.
Depuis le recueil de cette insigne relique par Charlemagne qui l’a reçue de l’Impératrice Irène de Constantinople, nombreux furent les rois de France, mes ancêtres, qui vinrent l’honorer. Les annales ont retenu notamment Louis VII dont le règne marque la première ostension dont on ait la trace ; Saint-Louis dont la dévotion était si grande qu’il acquît les reliques de la Passion et fit construire pour Elles la Sainte-Chapelle ; François 1er sous le règne duquel eut lieu une grande procession réunissant la Couronne d’épines et la SainteTunique ; Henri III et Louis XIII vinrent aussi s’y recueillir, ainsi, qu’à la suite de Blanche de Castille, les reines Catherine et Marie de Médicis et Anne d’Autriche.
Au-delà de l’importance de la Sainte-Tunique, relique permettant aux fidèles de renforcer leur foi en offrant à leur vénération un objet qui les relie directement au Christ, l’ostension suscite une communion comme peu d’évènements en produisent.
Publique, elle permet à tout un peuple de s’associer dans une même prière. Il y a là un symbole très fort. Les ostensions permettaient à des dizaines de milliers, des centaines de milliers de Français, d’être réunis autour du souverain pour un acte commun.
Cette année ce seront entre 250 000 et plus de un demi -million de personnes qui participeront à cette présentation solennelle. Quel symbole pour notre époque ! Un des évènements majeurs de l’année sera religieux. Voilà qui remet bien des idées en place. Dans une société laïcisée dans laquelle certains voudraient n’attribuer à la religion qu’une dimension personnelle et individuelle, il est important de donner l’occasion d’exprimer leur foi et leurs convictions à de nombreux fidèles dans un esprit d’unité.
Plusieurs Evêques et Cardinaux, et il me plaît tout particulièrement à cette occasion de saluer Son Eminence le Cardinal Philippe Barbarin, Primat des Gaules, se succèderont durant ces deux semaines, pour présider les cérémonies. La présence de tous renforce le caractère universel de l’ostension de 2016.
Il me paraissait important à la fois comme chrétien et comme héritier des rois mes prédécesseurs, d’y participer, dans le même élan de partage avec le plus grand nombre, d’une foi commune dans laquelle la France puise son identité et sa grandeur.
La Messe du 1er avril est célébrée par son Excellence Luc Ravel, Evêque Aux Armées, aux intentions de la France. Dans ma position d’héritier de la dynastie qui a fait la France, J’ai tenu à m’y associer souhaitant ainsi continuer à inscrire cette ostension de 2016 dans une tradition plus que millénaire.
Je remercie tout particulièrement Son Excellence Stanislas Lalanne, Evêque de Pontoise d’avoir pris l’initiative de permettre cette ostension exceptionnelle, pour les 150 ans de l’édification de la nouvelle basilique Saint Denys, les 50 ans de la création du Diocèse du Val d’Oise et l’année de la Miséricorde. J’associe à mes remerciements l’ensemble des équipes paroissiales si dévouées. Enfin j’adresse toutes mes félicitations au Père Cariot, recteur de la Basilique pour son rôle majeur dans l’organisation de ces cérémonies et la restauration exemplaire de la sainte relique. Qu’en cette occasion qui nous permet de toucher jusqu’au plus profond du mystère de notre foi catholique et de notre histoire de France, Saint Louis et Saint Denis, Intercèdent afin que la France poursuive sa mission, si essentielle pour toute l’humanité, de fille aînée de l’Eglise. » (Merci à Quentin, Frederic – Copyright photos : Vexilia Galliae)

Gérard
4 avril 2016 @ 22:07
L’expression date de Pépin le Bref.
Sigismond
5 avril 2016 @ 09:49
L’expression « fils aîné de l’Église » pour le roi de France date de Pépin le Bref, mais l’expression « fille aînée de l’Église » pour la France ne date que de 1836, dans un discours du bienheureux Frédéric Ozanam (béatifié en 1997).
ARAMIS
5 avril 2016 @ 07:52
Pendant ce temps, le prince Jean d’Orleans a fait partie de la délégation de Sos chrétiens d’Orient en visite en Syrie …avec Mgr Rey, évêque de Toulon, qui dispute à Mgr Aillet, de Bayonne, le titre d’évêque le plus réactionnaire de France.
SOS chrétiens f’Orient est dirigée par Charles de Meyer ….assistant parlementaire de Jacques Bompard !!
Dis moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es ….Jean d’Orleans !
Pour soutenir les chrétiens d’Orient, Il existe une œuvre séculaire, l’Oeuvre d’Orient…. Pas assez marquée à l’extrême droite sans doute pour Mgr de Toulon et ses amis ….
Charles
5 avril 2016 @ 12:22
Vous êtes très au fait de l’agenda du Duc de Vendôme !
ARAMIS
6 avril 2016 @ 07:43
J’ai consulté le site riposte catholique qui annonce la présence de Jean d’Orleans aux côtés de Mgr rey ….
Ce que j’ai relevé est donc de notoriété publique.
Il faut qu’il assume, ce qui ne lui posera sans doute aucun problème en prince réfléchi et sérieux qu’il est et qui a dû peser sa décision de s’inscrire dans ce type de démarche …
Gérard
7 avril 2016 @ 11:00
Mgr Rey a la confiance de ses pairs et des fidèles de son diocèse. Il exprime des idées qui sont celles de tous les évêques naturellement dans le monde entier et qui sont celles de l’Église qui donc d’un point de vue sociétal, comme on dit, peuvent paraître traditionnelles en ce qu’elles sont profondément attachées au respect de la vie par exemple. Ce principe est cher naturellement à tous les Chrétiens mais on le retrouve en droit naturel et en droit positif dans un pays de droit.
On sait Mgr Rey dynamique mais il ne faut pas le caricaturer.
Je crois qu’il ne faut pas non plus caricaturer l’organisme caritatif en question qui est né de besoins spécifiques des Chrétiens d’Orient et particulièrement de Syrie dans une période catastrophique de leur histoire et ceci n’enlève rien à l’Œuvre d’Orient qui est présente depuis si longtemps et exerce une action indispensable dans ces régions difficiles.
Mais certainement une nouvelle initiative liée à une situation de guerre pouvait être spécifiquement engagée et on voit bien combien elle est utile d’après ses réalisations et ce qu’en dit le patriarche grec melkite catholique de Damas, officiellement patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem des Melkites, sa béatitude Grégoire III Laham.
Dans une situation aussi critique pour les Chrétiens d’Orient il est inutile d’essayer de diviser les mouvements qui les aident et de faire des distinctions en fonction de la profession ou des idées politiques de tel ou tel dirigeant dans l’association.
Dans une situation catastrophique il faut au contraire être uni. On se souviendra que lorsque la France était occupée la résistance est venue de Londres et du cœur du pays et de l’outre-mer, de tout l’éventail des idées, du communisme au royalisme, et que se forgea alors une force durable qui assura la réussite de ce sursaut conjointement aux efforts des Alliés.
Le prince Jean connaît bien le Liban et Monseigneur Rey, son ami, l’a invité à participer à ce pèlerinage en Syrie et il est très important que les Chrétiens syriens ne se sentent pas oubliés par les Chrétiens d’ailleurs et surtout par les Chrétiens de France qui ont un devoir particulier vis-à-vis de la Syrie et du Liban comme des Lieux saints de par la tradition historique constante de la France et de par l’amour que ces Chrétiens et la majorité des Musulmans et des Druzes lui portent.
La réussite sur place de cette œuvre a déjà été ô combien significative pour les nécessités vitales et pour la culture. C’est tout à l’honneur du prince d’y avoir pris sa part.
Le prince au cours de ce voyage de cinq jours pendant la semaine pascale a rappelé combien les rois de France avaient toujours été soucieux de protéger les Chrétiens d’Orient.
Étaient également présents pour ces retrouvailles 45 pèlerins venus de France avec notamment Annie Laurent, docteur d’État en sciences politiques, comme chacun sait l’un des meilleurs connaisseurs du Christianisme au Liban et en Syrie, et qui fut expert au Synode pour le Moyen-Orient en 2010, mais aussi le nonce apostolique, l’archevêque syriaque catholique, l’archevêque de Bamberg, représentant la Conférence épiscopale allemande, l’archevêque arménien catholique, l’archevêque arménien apostolique, le représentant du patriarche syriaque orthodoxe, et l’archevêque maronite.
Ce pèlerinage eut lieu entre Damas et Homs (dont le diocèse est jumelé à celui de Toulon-Fréjus) et le long de la frontière libanaise avec des visites à ces diverses communautés chrétiennes qui ont tant souffert et qui essaient de surmonter leurs difficultés et qui demandent : « Aidez-nous à rester chez nous ».
L’association SOS Chrétiens d’Orient a envoyé 53 volontaires permanents en Irak, en Syrie, au Liban et en Jordanie. Au Kurdistan irakien elle a créé une clinique à Al Qosh et installé une caravane médicalisée à Mangesh. Elle a envoyé à Damas 4 tonnes de jouets, de vêtements, de couvertures.
Qu’est ce que ça peut faire alors si l’organisateur est plutôt à droite ou plutôt à gauche ?
aubert
5 avril 2016 @ 14:00
Tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne l’Œuvre d’Orient qui mérite d’être bien connue et soutenue.
Gauthier
5 avril 2016 @ 14:02
Tiens tiens Aramis, n’est-ce pas vous qui évoquiez des imputations vindicatives dans un autre commentaire de ce jour, juste ici plus haut?
Merci de nous en donner un excellent exemple! Et je souligne aussi la nécessité qui existe, à vos yeux, de mélanger « réaction » et « extrême-droite »….
ARAMIS
6 avril 2016 @ 07:47
Rassurez vous Gauthier ….je fus comme vous ; comme quoi on peut changer….
Cosmo
5 avril 2016 @ 15:07
Cher Aramis,
Ce que vous écrivez est bien triste car la misère du monde devrait être loin, quand on songe à la combattre, de nos querelles internes. Après avoir consulté Tonton Google, il semble bien que SOS Chrétiens d’Orient reflète dans sa composition une tendance d’extrême-droite en France. Cette organisation s’en défend et prétend que L’Oeuvre d’Orient aurait soutenu l’approche politique du problème de Laurent Fabius. En clair, les premiers soutiendraient le régime en place en Syrie, et les seconds l’opposition.
Personnellement, comme beaucoup, j’ai du mal à me faire une opinion sur ce qui se passe. La seule chose que l’on puisse constater est le malheur des populations et dans le contrecoup la situation difficile, et le désarroi, des pays européens face à une migration massive de population, incontrôlée et incontrôlable.
Jean d’Orléans ne cache pas ses sympathies traditionalistes, pas plus que Louis de Bourbon. C’est d’autant plus leur droit que la France n’attend rien ni de l’un ni de l’autre et qu’ils n’ont le titre de prétendant qu’aux yeux d’une infime minorité.
Il est vrai qu’un peu plus d’empathie avec le monde contemporain les en rapprocherait sans doute. Les monarques encore sur les trônes de pays importants savent combien il est nécessaire d’être à l’écoute.
Mais probablement sympathiques, tous les deux, ces deux princes n’en sont pas moins prisonniers d’un monde qui renvoie une image passéiste.
On attendrait autre chose de ceux qui prétendent incarner l’Histoire de France car si leurs aïeux avaient été comme eux, nous serions encore à l’aube du Moyen-Age.
Amicalement
Cosmo
ARAMIS
6 avril 2016 @ 07:38
Vous parlez d’or cher Cosmo. Avec toutes mes amitiés ….
Actarus
6 avril 2016 @ 13:38
On ne saurait mieux dire. Il serait préférable que les Français me mettent sur le trône. Sur ce, je vais à la selle, mon cheval rue dans les brancards. ;-)
Catoneo
5 avril 2016 @ 15:24
L’Œuvre d’Orient est dirigée par Mgr Pascal Gollnich, frère cadet de Bruno Gollnisch. On n’en sort pas :) Mais à choisir je prendrais plutôt l’Œuvre.
(notice : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Gollnisch)
ARAMIS
6 avril 2016 @ 07:46
J’ignorais ce lien de parenté. Ceci étant on n’est pas responsable de son frère ….
ML
6 avril 2016 @ 21:40
Je vous avoue franchement ,Aramis, : étant donné les circonstances ,je me moque éperdument des tendances politiques de l’Oeuvre d’Orient et de SOS Chrétiens d’Orient .
Gérard
7 avril 2016 @ 11:22
Tout à fait d’accord avec vous ML.
On peut avoir toutes les opinions possibles mais quand on appelle le SAMU on ne demande pas à l’urgentiste s’il a sa carte du Parti Communiste ou celle du Front National. Il y a des moments où il faut laisser les querelles de clocher à l’intérieur de l’Hexagone qui les aime tant.
Ces Chrétiens de Syrie sont souvent vieux, les jeunes sont souvent partis, il y a beaucoup de travail à faire pour relever les ruines et toutes les bonnes volontés sont requises.
Et quand on travaille en commun,
Qu’importe comment s’appelle
Cette clarté sur leurs pas
Que l’un fut de la chapelle
Et l’autre s’y dérobât,
Celui qui croyait au Ciel
Celui qui n’y croyait pas,
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres, du cœur, des bras
Et tous les deux disaient qu’elle
Vive et qui vivra verra…
À Gabriel Péri et d’Estienne d’Orves comme à Guy Môquet et Gilbert Dru.
Charles
5 avril 2016 @ 11:52
Don Luis Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu n’a aucune ambition pour la France car il sait qu’il appartient à une branche de la Maison d’Espagne, il est seulement poussé et manipulé par quelques individus extrêmistes qui le poussent à agir de la sorte en lui organisant des messes et des cérémonies afin qu’il vienne en France 2 ou 3 fois dans l’année.
A Paris, le jour du quatricentenaire de la mort d’Henri IV, je l’ai entendu dire à un excité de la cause qu’il n’assistera pas à la cérémonie de Chartres et son conseiller de lui répondre qu’il en avait l’obligation car il était annoncé. Luis semblait excédé par par les initiatives et les diktats d’un entourage hors d’âge. Six ans après les faits, la situation est la même…
On voit un homme fermé assister à des cérémonies contraint et forcé alors que son cœur est ailleurs et sa vie à Madrid. Un de ses cousins me confirmait qu’il était un autre homme à Madrid avec sa famille, loin très loin des extrémistes français.
Pierre-Yves
6 avril 2016 @ 09:18
En vous lisant, Charles, un ensemble de questions me vient, questions naïves, peut-être, mais que je ne résiste pas à poser:
Pourquoi donc le prince Louis de Bourbon se soumet-il aux exigences de son entourage, alors même qu’il sait que la France n’attend rien de lui et que ces sorties qu’on lui fait faire l’enquiquinent au plus haut point ? Qu’espère-il en obéissant ainsi ?
Qu’il ait pu, étant jeune et peu expérimenté, se placer sous la coupe de cet entourage, soit. Mais à présent qu’il a de la bouteille, et qu’il a constaté que tout cela ne servait pas à grand-chose et le mettait dans des situations inconfortables, pourquoi ne les envoie t-il pas promener ? Leur doit-il quelque chose ?
Cosmo
6 avril 2016 @ 12:35
Pierre-Yves,
Pardon d’intervenir !
Louis de Bourbon ne doit certainement rien à personne. Mais qui ne serait sensible aux flatteries de la Cour ? Aux « Monseigneur » longs comme le bras ? Alors qu’en Espagne, il n’est que « don Luis », sans titre ni prédicat.
Peut-être accomplit-il aussi un devoir de mémoire envers son père, qui, une fois sans position en Espagne, avait essayé, avec un certain succès, de s’en faire une en France ?
Mais, vous avez raison, il devrait avoir atteint l’âge de faire ce qu’il veut…
Amicalement
Cosmo
ARAMIS
6 avril 2016 @ 21:02
Je suis un peu dubitatif car tout de même, on ne le fait pas monter de force dans un avion ni prononcer de force un discours. Il doit bien y trouver son compte, ne serait ce que par vanité toute humaine.
Charles
7 avril 2016 @ 14:10
Don Luis Alfonso est un faible qui n’ose pas dire non, il se laisse mener par 2 ou 3 réacs anti-Orléans primaires.
Il suffit de constater son peu d’entrain, son air absent et son absence totale d’envie lors des cérémonies en France pour comprendre combien il est mal à l’aise parmi cette troupe d’un autre âge.
Son épouse, plus ouverte, ne cache pas non plus son agacement devant ces histoires de pseudo-légitimité.
Pierre B
7 avril 2016 @ 22:32
pour l’instant l’anti-Bourbon primaire c’est vous. Vous devriez plutôt imiter votre prince Jean qui a tjs essayé de maintenir un bon contact avec les Bourbons de la banche aîné.
Michael
9 avril 2016 @ 07:47
Luis de Borbon n’agit que par fidélité à la mémoire de son père. L’alfonsisme s’éteindra après lui.
Sigismond
9 avril 2016 @ 09:49
L’alphonsisme s’est éteint en 1936, quand la branche alphonsiste est devenue l’aînée par l’extinction de la branche carliste.
Juan de Orleans n’agit que par fidélité à la mémoire de son grand-père. L’orléanisme s’éteindra après lui.
Gérard
11 avril 2016 @ 14:16
L’orléanisme s’est éteint à la mort du comte de Chambord quand les Orléans sont devenus la maison de France. Le légitimisme aussi bien entendu puisqu’il n’avait plus lieu d’être. L’alphonsme était espagnol et effectivement il s’est éteint en 1936.
Loouis
6 avril 2016 @ 14:06
Bonjour Charles
Si ce que vous dites est vrai et ce que je n’en doute pas,
A savoir que Don Luis Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu est victime de l’ambition personnel de son entourage.
Je serais où adresser mes lettres de créances car il n’est pas le seul.
Que ces messieurs n’oublient pas que leurs coups bas sont peut être observés. ;-)
Cordialement.
Mayg
6 avril 2016 @ 20:39
Si il y un quelqu’un qui est un « excité de la cause », c’est bien vous Charles. Un véritable excité de la cause orléaniste !
ML
7 avril 2016 @ 16:56
Bah , tout comme vous pour la cause légitimiste !
Ghislaine
5 avril 2016 @ 19:43
Gérard je ne voulait plus intervenir mais votre dernière intervention pleine de retenue tout en expliquant l’essentiel m’invite à le faire .
Luis Alfonso de Borbon est venu en Bretagne – Il a joint l’utile à l’agréable . Il s’est incliné au Champs des Martyrs près d’Auray (56) ou plus de 1000 personnes femmes , enfants et vieillards ont été fusillés par hoche , lors de la chouannerie et du désastre de Quiberon (56) les émigrés ayant manqué leur manoeuvre , on débarqué sur la côté sauvage au lieu de celle plus paisible de Carnac et surtout plus élargie et donc moins facile à boucler . Cette portion de déplacement était logique et je ne la conteste absolument pas .
En revanche pour les 300 ans de Lorient la Chambre de Commerce avait invité Luis Alfonso de Borbon à un déjeuner d’affaires avec les industriels de la région.
Puis une visite à la citadelle de Port Louis construite par Vauban sur les ordres de Louis XIV – Jusque là rien que de très normal , je ne conteste pas à ce jeune homme sa filiation avec le roi Soleil , ce que je regrette c’est que cette très belle réalisation ait été souillée à tout jamais par les exactions horribles faites par les nazis .
Les Hommes de Patton traîneront manu militari le général farmbacher cdt de la place de Lorient (ville détruite à plus de 90 %) devant les charnier de 60 victimes de la Résistance française et bretonne . Il y avait des lycéens parmi elles !
à défaut de bleuet, marguerite et coquelicot , une fleur de lys (symbolisant la pureté du sacrifice de ces jeunes hommes ) aurait été d’une grande noblesse .
Il est difficile d’ignorer la stèle .
Merci à vous pour le ton mesuré qui permet l’échange
Gérard
7 avril 2016 @ 13:38
C’est moi qui vous remercie Ghislaine de votre amabilité et de votre sagesse.
Il se trouve que je m’honore de l’amitié du prince Jean que je connais depuis fort longtemps, je sais les immenses qualifiés qui sont les siennes, je connais son intelligence et son souci des autres et du bien public. J’avais pour le défunt comte de Paris et la défunte comtesse de Paris une dévotion révérencielle et beaucoup d’admiration et j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à les fréquenter, comme la duchesse de Montpensier.
Je crois que la maison d’Orléans est la seule qui puisse incarner l’idée monarchique en France tant en droit en fait.
Je connais le prince Louis avec qui j’ai eu l’occasion de parler en privé et qui est un homme charmant, certainement plein de qualités humaines et très sympathique, même s’il n’a pas toutes les qualités bien arrêtées de son père vraisemblablement.
Des efforts ont été faits pour rapprocher les deux familles, efforts forcément et évidemment réciproques, et il faut je crois les en remercier.
Le gros problème c’est finalement celui des supporters qui, on le voit ici, ont des opinions péremptoires et qui manient l’excommunication bien volontiers.
Je crois quand même que de telles exacerbations affaiblissent la cause que l’on veut défendre et qui est une cause de réunion, la monarchie n’est pas un facteur de division mais un facteur d’union. Je pense qu’elle peut être utile en France pour couronner la république qui est le bien des Français.
Merci également Ghislaine de nous rappeler les sacrifices liés à la dernière guerre et de nous montrer que l’entourage du prince Louis a à tout le moins manqué d’à propos. L’histoire de France est un tout et ceux qui sont morts pour elle méritent qu’on s’en souvienne.
Cosmo
7 avril 2016 @ 19:43
Cher Gérard,
Vos paroles sont empreintes de sagesse, de cette sagesse qui manque aux pseudo-légitimistes qui agissent toujours tels la mouche du coche pour exacerber le débat.
C’est regrettable, et vous qui connaissez la tiédeur de mes sentiments monarchistes pouvez juger que ce n’est pas l’orléaniste qui parle mais un homme qui a cherché à en savoir plus sur l’origine de la querelle et s’est fait une opinion. Cette opinion déplait tellement qu’elle me vaut les invectives de ceux qui ne la partagent pas.
Mais je dirai comme Galilée » E por si move ! »
Amicalement
Cosmo
Sigismond
9 avril 2016 @ 10:32
Quel toupet incommensurable, Cosmo !
Ce sont les orléanistes qui agissent toujours tels la mouche du coche pour exacerber le débat. La preuve la plus flagrante dans ces commentaires d’un article concernant l’aîné des Bourbons, article sur lequel les orléanistes se sont précipités comme des mouches, pour salir le Prince en le traitant de tous les noms : « Luis de Borbon », « embrigadé par un groupuscule extrémiste », « fait ostensiblement dodo », « essaie de ne pas voir son entourage », « héritier de Franco », « marionnette d’un groupuscule d’individus illuminés », « son air triste et effacé, son manque de motivation pour la cause royale », « un être manipulé », « son faible niveau en français », « il le parle certes mais est-ce qu’il l’écrit », « otage de 2 ou 3 dangereux réacs », « il est sous influence pour agir de la sorte avec un air ennuyé si peu concerné par les cérémonies », « un homme fade sans caractère », « sous une sorte de tutelle de deux très vieux messieurs acariâtres », « tutelle de quelques vieux misanthropes », « a l’air toujours profondément ennuyé part ce qu’il fait », « n’a aucune ambition pour la France », « poussé et manipulé par quelques individus extrêmistes », « un homme fermé qui assiste à des cérémonies contraint et forcé », « se soumet aux exigences de son entourage », « ces sorties qu’on lui fait faire l’enquiquinent au plus haut point », « un faible qui n’ose pas dire non », « se laisse mener par 2 ou 3 réacs », « son peu d’entrain, son air absent et son absence totale d’envie lors des cérémonies en France », « il est mal à l’aise parmi cette troupe d’un autre âge », « victime de l’ambition personnel de son entourage »…
C’est tout ?!
Je crois que Jean d’Orléans n’a pas eu à subir, de la part des légitimistes, le tiers de cette avalanche d’insultes orléanistes anti-Bourbons primaires.
Le gros problème c’est effectivement celui des « supporters » ORLÉANISTES qui, on le voit ici, ont des opinions péremptoires et qui manient l’excommunication bien volontiers.
Et effectivement, de telles exacerbations affaiblissent la cause que l’on veut défendre et qui est une cause de réunion, la monarchie n’est pas un facteur de division mais un facteur d’union. Union autour de l’aîné des Capétiens et de Bourbons, et bien sûr les Orléans doivent reprendre leur place dans la famille, tout à fait derrière la famille de France, les réinstaurés, les Bourbons Séville, les Bourbons Santa Elena, les Bourbons Deux-Siciles, les Bourbons Parme, les Bourbons Luxembourg et les Bourbons Parme.
Cosmo
9 avril 2016 @ 17:17
Sigismond,
Vous savez très bien que jamais les Orléans ne passeront en France après toutes ces branches de Bourbons que vous citez.
La désunion des monarchistes français est née de la position de la comtesse de Chambord, position qui lui a été soufflée par le père Bole, et relayée par Joseph du Bourg.
La quasi-totalité des monarchistes s’est insurgée à l’époque et pendant des décennies n’a pas considéré les propos du duc de Madrid comme sérieux. Il a même été contesté par le très légitimiste prince de Valori : “Ma convictions profonde, invétérée, fondée sur les derniers évènements, est que l’auguste chef de la maison de Bourbon, croit, politiquement, à peu de choses en ce monde. Trois actes établissent mon opinion sur d’inébranlables fondations : l’acte par lequel il a offert de reconnaître le comte de Paris comme roi de France, si lui, comte de Paris, le reconnaissait comme roi d’Espagne ; l’acte par lequel il a approuvé par sa présence le mariage de la petite-fille du duc de Berry avec le petit-fils de Louis-Philippe ; l’acte négatif qui répond par le silence à la noble question de François de Bourbon.”
Et on peut même ajouter la lettre adressée par le duc de Madrid, le 14 septembre 1888, au prince de Valori, publiée dans le Figaro : “Plus respectueux des traités que l’Europe qui les a violés vingt fois, j’appartiens à l’Espagne, je ne réclame pas une double et légitime couronne.” Le prince de Valori ajoute que sur les vingt-sept lettres reçue par lui de don Carlos, onze contiennent la même et solennelle affirmation. “Ceci est une renonciation et une abdication formelles. Il faut y trouver mieux que cela, c’est non seulement l’engagement de ne jamais prétendre à la couronne de France, mais encore celui – si on n’arrive jamais au trône d’Espagne – de se montrer plus respectueux gardien de ce traité (d’Utrecht) que l’Europe.”
Il a fallu attendre le prince de Bauffremont et le baron Pinoteau pour que les Bourbons refassent surface en France, grâce à une campagne bien orchestrée. Et grâce aussi au charisme du duc de Cadix !
La désunion continue entre les monarchistes grâce à des gens comme vous et vos amis qui niez la réalité historique de la renonciation de 1713.
Les Bourbons d’Espagne et les Bourbons des Deux-Siciles la reconnaissent. Les Bourbons de Parme, fidèles aux Carlistes du XIXe, continuent de douter de la vertu des reines d’Espagne.
Les « supporters orléanistes » ne sont pas pire que les « supporters » légitimistes quand il s’agit de qualifier le prétendant de l’autre. A croire que vous ne lisez pas ce qui est écrit sur le prince Jean. Dernier qualificatif en date : « Le charisme d’une huitre »…
Bon weekend
Cosmo
Sigismond
9 avril 2016 @ 14:30
Quant à l’opinion que vous vous êtes faite dans votre livre (très intéressant par beaucoup d’aspects – malgré tous les commentaires pseudo-moralisateurs que vous avez cru bon de parsemer çà et là -, mais qui se fourvoie dans ses conclusions, sans parler de l’avant-propos hypercadet), c’est votre droit de professer cette opinion, mais le gros problème c’est que vous voulez en faire une vérité et que vous invectivez les légitimistes et les Bourbons à longueur de colonnes. L’opinion opposée à la vôtre, à savoir qu’un traité international ne peut être supérieur à la loi salique et ne peut l’abolir (« Dieu seul la peut abolir. Nulle renonciation ne la peut donc détruire », disait Jean-Baptiste Colbert), cette opinion est tout aussi valable et c’est d’ailleurs celle qui est enseignée par les professeurs des facultés de droit. Et les plus éminents juristes légitimistes n’ont pas attendu votre livre pour démontrer la nullité des renonciations de Philippe V, à la lumière des huit cents ans pendant lesquels le roi de France a toujours été l’aîné des Capétiens, à la lumière de la volonté fermement affirmée de Philippe V de succéder à Louis XV, avant la naissance du dauphin, à la lumière des armes de France à la bordure d’Anjou qui furent celles de tous les Bourbons dont Utrecht voulait qu’on considérât qu’ils n’étaient jamais nés !!! (« de même que si Moy & mes descendans n’eussions pas esté nez, ni ne fussions pas au monde, parce que nous devons être tenus & reputez pour tels »), et à la lumière de la préséance donnée au comte de Montizon (Jean III) par la comtesse de Chambord, et assumée par ce Prince arborant le cordon bleu (celui-là même que portait Henri V, et que la comtesse de Chambord elle-même avait confié à Jean III) et la plaque de l’ordre du Saint-Esprit : (écouter HP à 33 mn 49 s)
https://www.youtube.com/watch?v=e0756Cweavs
(ces précisions viennent du journal de voyage de François Bourdaloue (1814-1895), publié dans « Le lien légitimiste » n° 18, page 11 : novembre-décembre 2007)
Sigismond
9 avril 2016 @ 17:51
Ami d’enfance de Maurice d’Andigné (un des plus importants et des plus fervents légitimistes de l’époque), François Bourdaloue (qui sera maire de Châtenay-Malabry de 1884 à 1893) raconte aussi que si le duc de Parme présida (en dépit du bon sens, car le frère du duc de Madrid était présent !) l’office funèbre du comte de Chambord (deux jours avant les obsèques de Gorizia), le 1er septembre 1883 au château de Frohsdorf, c’est parce que le comte de Montizon n’avait pas souhaité y paraître et avait préféré rester auprès de sa belle-sœur la comtesse de Chambord, « espérant en agissant ainsi, empêcher toute manifestation politique suscitée par les princes d’Orléans ». Bien entendu, lors des obsèques officielles à Gorizia le surlendemain, le prince Jean devait présider, en tant que nouveau chef de la Maison de France, accompagné de ses deux fils et de son petit-fils : la nouvelle famille de France.
Cosmo
10 avril 2016 @ 09:38
Sigismond,
Le reproche que je fais à l’opinion légitimiste sur le sujet est de refuser toute possibilité d’évolution.
La loi salique fut une modification de circonstance de l’ancien droit féodal et elle ne fut pas aisément acceptée quand il s’est agi d’écarter la reine Jeanne de la succession au trône de France.
Les Lois fondamentales du Royaume, issues de la coutume, comme toutes les lois, coutumières ou pas, peuvent être modifiées.
Ce fut le partis pris en 1713. A l’opinion de Colbert, s’oppose celle de Louis XIV. Je vous répèterai celle de Torcy dans sa lettre au marquis de Bonnac, ambassadeur de France en Espagne, le 29 juillet 1712 : “Je vous avoue que je suis assez simple pour croire que lorsque le roi d’Espagne a renoncé sans violence aux droits de sa naissance, étant pressé par le roi de les conserver et d’accepter pour cet effet l’alternative, Sa Majesté a pris de bonne foi le parti qu’elle a cru le plus avantageux pour elle et le plus conforme à son goût. Je crois d’ailleurs qu’elle est incapable de déguisement. Je vois cependant bien des gens ici qui ne pensent pas de même, et j’en sais quelques-uns qui cherchent à se faire un mérite auprès d’eux en assurant que la renonciation est nulle et qu’elle ne peut jamais subsister. Ce sont de fort mauvais discours à tenir dans la conjoncture présente.”
On comprend que Philippe V ait eu la tentation de reprendre ses droits, quand il vit une possibilité. Mais cela ne change rien au fait qu’il ait renoncé. Et ayant renoncé, il a modifié, avec l’accord de son grand-père et du Parlement de Paris, les lois fondamentales du royaume.
Seul le Royaume de Dieu est immuable. Les autres sont soumis à la loi des hommes et aux circonstances qui les forgent.
C’est votre vision figée de la société et des lois qui la régissent que je conteste. Ce n’est pas du tout le désir de voir Henri à la place de Louis. Mais il se trouve que les circonstances ont amené Henri à pouvoir prétendre au trône de France.
Mon opinion a été forgée par l’analyse des faits et non par le souhait de favoriser l’un par rapport à l’autre.
Et que vous le vouliez ou non, les circonstances jouent un rôle dans l’Histoire, et souvent déterminant.
Merci pour vos compliments ! Vous êtes le seul légitimiste du site à avoir pris la peine de me lire. Et je comprends parfaitement vos restrictions et vos critiques.
Cosmo
Cosmo
10 avril 2016 @ 21:35
Juste une précision, Sigismond ! J’aurais aimé être une petite souris pour assister à l’entretien du comte de Montizon et de la comtesse de Chambord, qui se détestaient cordialement. Montizon vivait ouvertement avec une autre femme que la sienne. Il méprisait l’odeur de sacristie qui se dégageait de sa belle-soeur et n’aimait pas non plus le comte de Chambord qui le lui rendait bien. Bref, au bout du compte Mr Charles Montfort préférait les douceurs britanniques aux saintetés de Modène . Il aurait fait un drôle de roi de France…
Cosmo
ML
8 avril 2016 @ 18:17
Je voudrais simplement vous dire ,Gérard ,que j’apprécie beaucoup toutes vos interventions .
Amicalement
Arthur
9 avril 2016 @ 20:40
Gerard
Continuez ainsi à soutenir le duc de Vendôme
Je suis votre fan
Gérard
11 avril 2016 @ 14:12
Merci ML et merci Arthur, vous me faites trop d’honneur.
Gérard
11 avril 2016 @ 18:24
Le numéro de la Croix de ce jour contient un reportage sur l’ostension exceptionnelle de la Sainte Tunique d’Argenteuil qui s’est terminée dimanche. Plus de 200 000 fidèles sont venus attendant parfois des heures, avec au maximum de l’affluence plus de 20 000 en une journée. Une messe par jour célébrée par un évêque ou un cardinal, deux nuits d’adoration, plusieurs veillées de prière, 12 000 confessions. On attendait au maximum 150 000 personnes. Beaucoup de témoignages émouvants, une foule fervente qui montre la vitalité d’une foi populaire et à laquelle tout le monde peut participer comme le rappelle l’évêque de Beauvais. Le père Cariot, recteur, dit : « Souvent, on pense que les reliques sont pour les gens simples. Je pense au contraire, que cela peut venir corriger l’orgueil de l’intelligence ». Après la messe de clôture célébrée dimanche par le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, la tunique a été remise dans son petit reliquaire discret.
Cependant l’évêque de Pontoise a promis une ostension sans attendre 2034.
La Croix relève que la Sainte Tunique n’est vénérée comme telle à Argenteuil que depuis le XIIe siècle, que son parcours avant cette date reste flou et fait d’hypothèses, que même le don de la relique aux moniales d’Argenteuil par Charlemagne, au début du IXe siècle, n’est attesté par aucun document de l’époque, mais que plusieurs études scientifiques menées sur la tunique depuis la fin du XIXe siècle semblent valider qu’elle fut cousue vers le Ier siècle en Palestine.
Gérard
11 avril 2016 @ 18:25
Une fois n’est pas coutume et la Croix aujourd’hui fait aussi dans le people.
L’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, on se souvient que les archevêques de Cantorbéry et York ont rang de duc en Angleterre, a découvert que son père Gavin Bernard Welby, mort en 1977, n’était pas son père, et que son père biologique était Sir Anthony Montague Browne, Anthony Arthur Duncan Montague Browne (1923-2013).
C’est ce qui lui a été appris par le quotidien britannique The Telegraph et qui est confirmé par un test ADN.
Sir Anthony Montague Browne a été, entre 1952 et 1965, le conseiller diplomatique du premier ministre Winston Churchill, tandis que la mère de Justin Welby en a été une des secrétaires de 1949 à 1955.
Celle-ci, Lady Jane Williams, Jane Gillian, née Portal, a aussi publié un communiqué expliquant que cette découverte était pour elle « un choc presque incroyable ». Elle a confirmé avoir eu, peu de temps avant son mariage avec Gavin Welby, une relation avec Montague Browne « encouragée par une grande quantité d’alcool des deux côtés ».
Le père de Gavin, Bernard Weiler, était un juif allemand, émigré et importateur de produits de luxe qui se convertit au début de la Première Guerre mondiale et changea son nom en Welby. Son fils qui n’était pas au bout de ses surprises n’apprit ce détail qu’à l’âge adulte. Gavin Welby et Jane Williams se sont mariés en 1955. Justin Welby est né le 6 janvier 1956. Ses parents ont divorcé en 1959. Sa mère s’est remariée en 1975.
Le deuxième mari de sa mère, Charles Williams, Charles Cuthbert Powell Williams, a été élevé à la Chambre des Lords en tant que pair à vie en 1985, et celle-ci est donc devenue Lady Williams of Elvel. Par sa mère, l’archevêque et primat est le petit-neveu d’un ancien vice-Premier ministre conservateur, Rab Butler, par la suite baron Butler of Saffron Walden dont le frère, Sir Montagu Butler, était à la fois le père du baron Butler et de la grand-mère maternelle de Welby, Iris Butler.
« Découvrir que son père n’est pas celui que l’on croyait n’est pas inhabituel. Être l’enfant d’une famille ayant de grandes difficultés relationnelles, des problèmes d’addiction ou d’autres choses est quelque chose d’extrêmement banal », commente Justin Welby dans son communiqué, précisant que sa mère et son père avaient été alcooliques, même si sa mère n’a pas bu depuis plus de 50 ans selon lui.
Sa grâce ajoute : « Je sais que je trouve qui je suis en Jésus-Christ, et non dans la génétique, et mon identité en lui ne change pas ».
Par sa mère l’archevêque descend du premier duc de Richmond, fils naturel du roi Charles II et de Louise de Kéroualle, duchesse de Portsmouth. Montague Browne et Jane Portal étaient deux fois 14es cousins par le roi Jacques II d’Écosse et son épouse Marie de Gueldre, et ils descendent aussi de Jacques Ier et de son épouse Lady Joan Beaufort et des ducs de Bourgogne et notamment de Philippe le Hardi.
http://www.theguardian.com/uk-news/2016/apr/09/justin-welby-archbishop-canterbury-discovers-father-churchill-private-secretary.