
C’est son grand-père le roi Carl Gustaf de Suède qui a annoncé ses prénoms et titre. Le troisième enfant de la princesse Madeleine de Suède et de Christopher O’Neill se prénomme Adrienne, Joséphine, Alice. La petite princesse de Suède est de plus duchesse de Blekinge. (Merci à Lou13 et Romaine)
martine
12 mars 2018 @ 21:32
je trouve ce prenom tres jolie pout une petite fille qui vient de naitre bien portante et tres grande une tres belle petite famille pour madeleine
belle...isa
12 mars 2018 @ 22:54
Je ne m’attendais pas à ce prénom. Originale. Ici au Québec , les Adrienne ont au minimum 75 ans. C’est un vieux prénom.
Nour
12 mars 2018 @ 23:12
Elle , Adrienne
Caroline
12 mars 2018 @ 23:31
Je connais seulement le prénom Adrien , bien plus joli au masculin qu’ au féminin !
Alice et Joséphine sont courants chez ma famille en hommage d’ une grand-mère et d’ une arrière- grand-tante.
J.E.de Moura
13 mars 2018 @ 00:16
mes felicitations pour la Maison Royal de Suéde , pour la Princess Adrienne Josephine Alice Duchesse de Blekinge et les parentes !
Tourmaline
13 mars 2018 @ 00:48
Le prénom d’Adrienne a longtemps été mon favori, grâce à la nouvelle de Gérard de Nerval intitulée Sylvie. Je l’aimais tant que je souhaitais le donner à ma fille si j’en avais une, mais entre le moment où j’ai lu la nouvelle et le moment où mes filles sont nées, j’ai connu tant d’autres prénoms qui ont fait plus d’unanimité. En l’honneur de la naissance de la petite princesse Adrienne, j’espère que Régine acceptera de publier ce long passage. Merci!
« Je regagnai mon lit et je ne pus y trouver le repos. Plongé dans une demi-somnolence, toute ma jeunesse repassait en mes souvenirs. Cet état, où l’esprit résiste encore aux bizarres combinaisons du songe, permet souvent de voir se presser en quelques minutes les tableaux les plus saillants d’une longue période de la vie.
Je me représentais un château du temps de Henri IV avec ses toits pointus couverts d’ardoises et sa face rougeâtre aux encoignures dentelées de pierres jaunies, une grande place verte encadrée d’ormes et de tilleuls, dont le soleil couchant perçait le feuillage de ses traits enflammés. Des jeunes filles dansaient en rond sur la pelouse en chantant de vieux airs transmis par leurs mères, et d’un français si naturellement pur, que l’on se sentait bien exister dans ce vieux pays du Valois, où, pendant plus de mille ans, a battu le cœur de la France.
J’étais le seul garçon dans cette ronde, où j’avais amené ma compagne toute jeune encore, Sylvie, une petite fille du hameau voisin, si vive et si fraîche, avec ses yeux noirs, son profil régulier et sa peau légèrement hâlée !… Je n’aimais qu’elle, je ne voyais qu’elle, − jusque-là ! A peine avais-je remarqué, dans la ronde où nous dansions, une blonde, grande et belle, qu’on appelait Adrienne. Tout d’un coup, suivant les règles de la danse, Adrienne se trouva placée seule avec moi au milieu du cercle. Nos tailles étaient pareilles. On nous dit de nous embrasser, et la danse et le chœur tournaient plus vivement que jamais. En lui donnant ce baiser, je ne pus m’empêcher de lui presser la main. Les longs anneaux roulés de ses cheveux d’or effleuraient mes joues. De ce moment, un trouble inconnu s’empara de moi. − La belle devait chanter pour avoir le droit de rentrer dans la danse. On s’assit autour d’elle, et aussitôt, d’une voix fraîche et pénétrante, légèrement voilée, comme celle des filles de ce pays brumeux, elle chanta une de ces anciennes romances pleines de mélancolie et d’amour, qui racontent toujours les malheurs d’une princesse enfermée dans sa tour par la volonté d’un père qui la punit d’avoir aimé. La mélodie se terminait à chaque stance par ces trilles chevrotants que font valoir si bien les voix jeunes, quand elles imitent par un frisson modulé la voix tremblante des aïeules.
A mesure qu’elle chantait, l’ombre descendait des grands arbres, et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif. − Elle se tut, et personne n’osa rompre le silence. La pelouse était couverte de faibles vapeurs condensées, qui déroulaient leurs blancs flocons sur les pointes des herbes. Nous pensions être en paradis. − Je me levai enfin, courant au parterre du château, où se trouvaient de lauriers, plantés dans de grands vases de faïence peints en camaïeu. Je rapportai deux branches, qui furent tressées en couronne et nouées d’un ruban. Je posai sur la tête d’Adrienne cet ornement, dont les feuilles lustrées éclataient sur ses cheveux blonds aux rayons pâles de la lune. Elle ressemblait à la Béatrice de Dante qui sourit au poète errant sur la lisière des saintes demeures.
Adrienne se leva. Développant sa taille élancée, elle nous fit un salut gracieux, et rentra en courant dans le château. − C’était, nous dit-on, la petite-fille de l’un des descendants d’une famille alliée aux anciens rois de France; le sang des Valois coulait dans ses veines. Pour ce jour de fête, on lui avait permis de se mêler à nos jeux; nous ne devions plus la revoir, car le lendemain elle repartit pour un couvent où elle était pensionnaire.
Quand je revins près de Sylvie, je m’aperçus qu’elle pleurait. La couronne donnée par mes mains à la belle chanteuse était le sujet de ses larmes. Je lui offris d’en aller cueillir une autre, mais elle dit qu’elle n’y tenait nullement, ne la méritant pas. Je voulus en vain me défendre, elle ne me dit plus un seul mot pendant que je la reconduisais chez ses parents.
Rappelé moi-même à Paris pour y reprendre mes études, j’emportai cette double image d’une amitié tendre tristement rompue, puis d’un amour impossible et vague, source de pensées douloureuses que la philosophie de collège était impuissante à calmer.
La figure d’Adrienne resta seule triomphante, − mirage de la gloire et de la beauté, adoucissant ou partageant les heures des sévères études. Aux vacances de l’année suivante, j’appris que cette belle à peine entrevue était consacrée par sa famille à la vie religieuse. »
AnneLise
13 mars 2018 @ 16:25
Oh merci, Tourmaline !
Qui lit encore de nos jours « Les Filles du feu » ?
clementine1
13 mars 2018 @ 06:33
un prénom très romantique.
Fanfan
13 mars 2018 @ 07:28
Pas terrible comme prénom. Booof
Adrienne
13 mars 2018 @ 09:32
Bonjour !
Je me suis toujours demandé pourquoi mes parents m’avait appelé Adrienne, certainement parce qu’ils étaient tous les deux d’origine italienne Adriana a été un peu plus courant en Italie.
Alors MERCI à la Princesse Madeleine de Suède et à Christopher O’Neill ! Je porte à présent le prénom d’une princesse et pas seulement de la femme de Rocky.
Longue et douce vie à la princesse Adrienne !
Adrienne
13 mars 2018 @ 09:34
Enfin m’avaient appelé !
Michèle
13 mars 2018 @ 10:07
je n’aime pas ce prénom, joséphine et alice sont des prénoms disons plus royal ! Adrienneeeee impossible de passer à côté de rocky !
Alexandra
13 mars 2018 @ 20:02
J’adore Adrienne… Pour moi le prénom « classe » une personne… En 2013 on m’a regardée comme une démente quand j’ai prénommé mon nouveau né Edgar… Et bien je pense que ça lui servira plus tard !
Yannick
13 mars 2018 @ 21:37
J’aime beaucoup les trois prénoms, classiques et intemporels.
Une nouvelle tradition chez les Bernadotte d’avoir des prénoms qui passent tant en suédois qu’en français ?
Hadrien-Marie
14 mars 2018 @ 00:01
Dans un autre siècle…
Adrienne Lecouvreur, comédienne, sociétaire de la Comédie Française.
Valerielabelle?
14 mars 2018 @ 08:47
J’adore les prénoms classiques et anciens. Mes filles d’ailleurs portent ce type de prénoms. Ceci dit Adrienne, c’est lourd, long et pas agréable à dire. Autant choisir Adèle. Enfin c’est le choix des parents. Ils finiront par l’appeler Ady.
Kalistéa
14 mars 2018 @ 12:54
J’ai connu une « Adri » , elle était enregistrée comme çà , ce n’était pas un diminutif familier .
Gérard
16 mars 2018 @ 19:17
La princesse Madeleine aurait choisi le prénom par goût et peut-être pour tenir compte du goût de sa mère. Une jeune femme qui est pasteur, nommée Adrienne Riddez, avait raconté sur les réseaux sociaux qu’à la fin des années 1990 elle avait été présentée à la reine Silvia à l’occasion d’une manifestation et la reine lui aurait dit:
« Oh, ton nom est Adrienne, c’est un si beau prénom, j’y avais songé pour Madeleine.» Après la naissance d’Adrienne cette dame a confirmé ce qu’elle avait déjà dit.
Selon la responsable de l’information de la Cour, Margareta Thorgren, les parents ont choisi ce prénom parce qu’il leur plaisait, tandis que celui d’Alice est celui de la mère de la reine et celui de Josephine celui de la grand-mère paternelle de Chris, Josephine Cesario. De même Christopher a été appelé ainsi selon la volonté de son père, alors que pendant sa première journée on l’appelait Nicolas, prénom que Chris a donné à son fils.
Il n’empêche que le prénom d’Adrienne se retrouve dans l’ascendance de l’enfant, comme celui de l’impératrice Joséphine.
La trisaïeule de l’impératrice Joséphine, dont descend le roi de Suède, était Adrienne Dyel de Graville qui naquit en 1657 à Cailleville (Seine-Maritime) et mourut au Carbet en Martinique en 1729. Elle épousa en 1676 ou 1677 Jacques Jaham des Prés (1652-1703), lieutenant des milices coloniales. Elle était fille d’Adrien Dyel de Graville (1630-1665), capitaine au régiment de Normandie, et d’Adrienne Dyel de Vaudroques, née en 1632 à Cailleville, elle-même fille de Pierre Dyel de Vaudroques (mort vers 1644), qui lui était fils de Pierre Dyel, écuyer, sieur de Vaudroques (1565 ?-ca 1644) et d’Adrienne Belain d’Esnambuc (née en 1574), fille de Nicolas Belain et sœur du corsaire Pierre Belain d’Esnambuc.
Adrienne Dyel de Graville fut la mère de Marie-Thérèse Jaham des Prés (1686-1730) épouse de François Marie Bourreau ou Boureau (1680-1717), seigneur de La Chevalerie.
Leur fille Françoise Bourreau (ou Boureau) de La Chevalerie (1709-1784), se maria avec Gaspard Joseph Tascher de La Pagerie et fut la mère de Joseph-Gaspard Tascher de La Pagerie (1735-1790), qui épousa Rose Claire des Vergers de Sannois de laquelle naquit l’impératrice Joséphine.
Les Dyel de Graville portent d’argent au chevron brisé de sable accompagné de trois trèfles d’azur.
Marlene Eilers Koenig relève à la suite de Ted Rosvall que trois descendantes de Dagmar von Arbin portent le nom d’Adrienne, étant ici rappelé que Dagmar est née comtesse Bernadotte af Wisborg, fille du comte Carl et de la baronne Marianne de Geer. Le comte Carl était fils du prince Oscar Bernadotte et d’Ebba Munck.
La fille de Dagmar, Madeleine von Arbin, a épousé le baron Gerhard de Geer af Finspång. Leur fille aînée se prénomme Jana Adrienne et la deuxième Adrienne Ebba Sophie. La baronne Jana de Geer s’est mariée à Johann Gummeson et ils ont une fille Adrienne Maria Madeleine Gummeson de Geer.
Dagmar von Arbin aura 102 ans le 10 avril.
On se souvient naturellement que l’impératrice Joséphine était la grand-mère, par le prince Eugène, de la princesse Joséphine de Leuchtenberg, qui épousa le roi Oscar Ier de Suède.
Kalistéa
18 mars 2018 @ 18:59
Mais qu’est-ce qu’on va faire sans Gérard?