Avec Gianni le magnifique, l’autrice s’attache au destin romanesque de Gianni Agnelli, héritier de l’empire Fiat, prince de la dolce vita, séducteur irrésistible et personnage aussi flamboyant que tourmenté.
De son enfance dans l’extraordinaire dynastie Agnelli à ses années de gloire entre Turin, la Riviera et les salons internationaux, le livre raconte un homme qui fréquente les plus belles femmes de son temps, de Pamela Churchill à Jacqueline Kennedy Onassis, tout en portant le poids écrasant d’un nom devenu une légende industrielle.
Mêlant enquête biographique, fresque familiale et souffle romanesque, Stéphanie des Horts plonge le lecteur dans l’Italie des Agnelli, entre splendeur, tragédies intimes, fortunes colossales et excès de la dolce vita.
Un portrait brillant de celui que l’on surnommait simplement « l’Avvocato ». (Merci à Bertrand Meyer)
« Gianni le magnifique », Stéphanie des Horts, Le Livre de Poche, 2026, 336 pages, 8,90 €
D'Italie
25 juin 2026 @ 04:58
Celui qu’on appelait le « roi d’Italie », qui accéda à la direction de la Fiat alors qu’il avait plus de quarante-cinq ans, fut à la fois un homme éclairé en entretenant un dialogue social et un patron aux choix aléatoires qui menèrent l’entreprise au bord de la faillite. Quant à sa vie personnelle, elle s’achève avec le suicide de son fils Edoardo, auquel il n’avait jamais prêté une grande attention. Après Gianni le Magnifique, on vit apparaître Silvio le promoteur immobilier : l’Italie avait changé de héros…
Carole 007
25 juin 2026 @ 10:17
D’Italie,
Bon résumé. 🇨🇮
Mayg
25 juin 2026 @ 15:05
Donc il n’était pas si magnifique que ça, du moins moralement.
Robin des Bois
27 juin 2026 @ 09:05
Voila’
Bénédicte
25 juin 2026 @ 05:16
Très intéressant pour moi, je l’ai lu.
Vraiment une autre époque. Homme fascinant.
Brimbelle
25 juin 2026 @ 05:57
» Mettez le sur un cheval et vous verrez un roi. Agnelli, c’est le dernier roi d ‘ Italie » dixit Fellini
D'Italie
25 juin 2026 @ 11:28
Lorsqu’on célébra ses obsèques, beaucoup d’Italiens eurent le sentiment qu’on portait en terre une Italie dont l’économie s’était magnifiquement redressée, tandis que ses cinéastes, ses écrivains, ses peintres et ses architectes triomphaient un peu partout dans le monde. C’est un euphémisme que de dire qu’il n’en reste pas grand chose !
apolline
25 juin 2026 @ 07:37
bel homme ,belle femme habillée comme j’adore!!! ça c’est la race des seigneurs.
Catherine
25 juin 2026 @ 19:31
Si c’est «ça» j’aime mieux et de loin la race des révolutionnaires.
Cet homme n’a fait que des désastres: dans sa famille et dans son entreprise. Il a largement profité des aides de l’état pour ensuite virer des milliers et milliers de personnes à sa guise. Ses descendants ont encaissé encore de l’argent public pour fermer les usines et partir profiter des paradis fiscaux hollandais.
Le suicide de son fils ne tombe pas du ciel.
Homme méprisable (le père) sous tous les regards. Et probablement toxicomane, comme son fils et certains de ses petits enfants.
Famille prétentieuse, arrogante et bien sûr toute en façade. Fait pas rêver du tout.
Cosmo
26 juin 2026 @ 11:49
Vous mettez le doigt là où ça fa it mal.
Gabrielle-Pnth
27 juin 2026 @ 06:35
« Famille prétentieuse, arrogante et […] toute en façade. »
C’est une famille que l’on voit et qui ne boude pas son plaisir d’être visible, néanmoins ses membres ne sont pas tous des personnes telles que vous les nommez.
Baboula 😻
27 juin 2026 @ 12:02
Vous plaisantez , seule la marque des chaussures compte pour faire un seigneur .
Baboula 😻
25 juin 2026 @ 07:39
Une pensée pour Marella sa très digne épouse qui n’a pas dû être heureuse tous les jours .
Robin des Bois
25 juin 2026 @ 10:33
Oui, mais elle n’aurait donné sa place à personne.
Marie-Francois
25 juin 2026 @ 13:01
Très exact
Catherine
25 juin 2026 @ 19:36
Bien sûr, un coup de patte au passage, pourvu que ce soit à une femme.
La femme d’Agnelli n’était pas féministe, c’est clair, mais dans son milieu, son pays et sa génération on ne divorce pas, on garde les apparences.
Cela n’empêche qu’un couple d’un mari volage comme Agnelli et d’une femme délaissée, qui ont fait de l’hypocrisie une règle de vie, a fait bien de désastres dans la vie de leurs enfants.
Marie-Caroline de Bretagne *
26 juin 2026 @ 08:37
Vous avez probablement raison Robin…
Agnese
27 juin 2026 @ 09:16
Exactement
Florence BOUCHY-PICON
25 juin 2026 @ 20:35
Oui, Baboula , je l’ai vue à l’aéroport de Milan. Elle attendait son mari. Elle était belle et avait une classe extraordinaire.
Robin des Bois
25 juin 2026 @ 07:58
Je vais acheter ce livre. L’homme est intéressant. J’ai lu autrefois le récit autobiographique de sa soeur « Nous portions des costumes marins ».
Le grand-père Agnelli refusa un titre de noblesse du roi d’Italie, mais son fils, son petit-fils et son arrière-petit-fils épousèrent tous des femmes de la noblesse.
Le père de Gianni était une princesse romaine de parents américains et dans la famille on l’appelait « la principessa americana ». Gianni épousa aussi une princesse, qu’il trompa évidemment. Il ne divorça jamais.
Pamela Harriman, ex bru de Churchill espéra un moment que Gianni encore célibataire lui demanderait sa main, mais elle était divorcée, avec enfant(s). Pour lui c’était impossible.
Cet homme qui avait tout dans la vie perdit son fils. De suicide. Il ne lui resta qu’une fille qui se disputa avec sa famille pour des questions d’héritage.
Cosmo
25 juin 2026 @ 10:20
Il sera intéressant de voir si tout va être dit sur la vie de Gianni Agnelli.
Robin des Bois
26 juin 2026 @ 07:11
Je viens de finir le livre. Il s’arrête abruptement au moment où Gianni laisse derrière lui sa vie de jet setteur, vers l’âge de 45 ans et prend le rênes de Fiat.
L’auteur, avant cela, s’étale sur sa carrière de don Juan ne s’attachant à personne, mauvais mari et n’ayant jamais aimé qu’une seule femme : sa mère.
Les passages intéressants, sont ceux de la politique italienne sous le fascisme, la Guerre et les difficultés de Fiat pour louvoyer dans tout ça ,frôler l’abime et se redresser à la Libération.
J’aurais aimé en savoir plus sur son fils Edoardo qui se suicida à l’âge où Gianni se mit vraiment à travailler. Ou sur la vie de Susanna, sa soeur, qui fut une femme très intéressante.
En terminant ce livre qui s’arrête trop tôt, j’ai pensé à une personne envieuse de ma famille, aujourd’hui décédée. Je lui aurais prêté ce livre qui montre qu’il ne faut envier personne. Riche ou pauvre, on peut perdre ses parents prématurément. C’est le cas de Gianni. Son père Edoardo mourut jeune en laissant 7 enfants derrière lui. Et a mère adorée à 46 ans. Gianni perdit son seul fils par suicide. Un de ses frères, de maladie.
Le deuil de sa mère semble avoir été le plus dur, car il y avait entre eux quelque chose de fusionnel.
Stéphane G.
25 juin 2026 @ 10:52
cher Rob,
J’ai aussi lu « nous portions des costumes marins », pas une biographie poussive du genre, enfance, famille, ancêtres, mariage, enfants, mais un vrai livre d’écrivain, une réelle sensibilité, je me rappelle des pages sur la fin de la guerre, la déliquescence totale du pays, abandonné par ses dirigeants, et malgré les critiques sur la monarchie et le duce, l’amour de son pays et un nationalisme « sain »
Robin des Bois
25 juin 2026 @ 11:10
C’est très bien résumé. C’est un document sur la fin de la Guerre.
Philomène
26 juin 2026 @ 08:55
À Stéphane G,
Merci pour l’expression « nationalisme sain ».
Intéressants commentaires aujourd’hui.
Baboula 😻
27 juin 2026 @ 11:56
Quand les articles sont intéressants ,il y a toujours des personnes qui ont de quoi nous intéresser encore plus .
Robin des Bois
25 juin 2026 @ 18:05
erreur « le père de Gianni » je voulais écrire « la grand-mère de Gianni » …. drôle de coquille.
C’était une Américaine qui avait épousé un noble romain, prince de quelque chose, et leur fille Virginia épousa le père de Gianni, Edoardo. Dans la famille on l’appelait la princesse américaine.
Esquiline
27 juin 2026 @ 19:29
« Virginia Agnelli. Madre e farfalla » est une biographie écrite par Marina Ripa de Maena de Virginia Bourbon Del Monte des princes de San Faustino que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt.
J’en retiens l’image d’une femme moderne, belle et fragile qui sut se battre comme une tigresse pour conserver la garde de ses enfants que son beau-père voulait lui enlever après la mort tragique de son mari et suite à sa liaison avec Malaparte.
Marie-Caroline de Bretagne *
26 juin 2026 @ 08:45
« Nous portions des costumes marins » était en effet très intéressant. Les soeurs de Gianni détestaient Pamela Churchill née Digby qui avait déjà une réputation plutôt sulfureuse, déjà connue pour ses liaisons avec entres autres Ali Khan. Ce sont elles qui provoquèrent la rencontre avec Marella alors quue Gianni se remettait de son accident de voiture avec Anne-Marie d’Estainville.
Robin des Bois
26 juin 2026 @ 11:37
Pamela Churchill est évoquée dans ce livre. Elle a fini comme Pamela Harriman. Un homme avec qui elle eut une liaison en Angleterre mais qui ne l’épousa que longtemps plus tard. Quand il fut veuf. Femme méprisable pour ses malhonnêtetés avec sa belle-fille à la mort de Harriman.
Les soeurs Agnelli avaient vu clair .
Marie-Caroline de Bretagne *
27 juin 2026 @ 09:56
Oui Robin, les soeurs Agnelli avaient vu juste. À l’époque de sa liaison avec Agnelli, Pamela portait le nom de son ex-mari Randolph Churchill. Après une liaison avec Elie de Rothschild qui lui valu la haine ad vitam de l’épouse de ce dernier, elle se remaria avec l’agent et producteur américain Leland Hayward, évidemment très riche, dont elle avait oublié qu’il était le mari d’une de ses copines. Veuve en mars 1971, elle se remariera en septembre avec le milliardaire Averell Harriman, de trente ans son aîné, dont elle avait été la maîtresse à Londres à la fin de la guerre, avec la bénédiction de Churchill qui savait faire bon usage des compétences de sa belle-fille… À l’époque de sa mort, dans la piscine du Ritz, elle était poursuivie par les filles d’Harriman. C’était une courtisane de grand talent qui n’avait pas froid aux yeux !
Cosmo
26 juin 2026 @ 11:54
The Hon. Pamela Digby, alias Churchill, alias Harriman était une croqueuse d’hommes de préférence riches. Elle ne pouvait mourir qu’au Ritz, après avoir essayé de s’approprier la collection de tableaux de son défunt mari.
Marie-Caroline de Bretagne *
25 juin 2026 @ 08:24
Toujours consacrés aux ‘rich and famous’, les livres de l’autrice sont légers et plaisants. Biographies romancées (mais bien renseignées) assez idéales pour aller à la plage ou paresser au bord de la piscine.
La soeur benjamine de Gianni Agnelli, Cristiana Brandolini d’Adda, est morte avant-hier, 23 juin, à 99 ans, à Venise. C’était une dame de grande classe et d’une élégance extraordinaire.
Robin des Bois
25 juin 2026 @ 10:35
Sa soeur Susanna avait une chronique de savoir vivre, bon ton et bon sens dans un magazine italien tous publics. C’était pas mal du tout.
Marie-Francois
25 juin 2026 @ 13:00
Merci de la nouvelle
Menthe🌻🌻
25 juin 2026 @ 08:36
Le summum de la distinction !
Robin des Bois
25 juin 2026 @ 10:39
La mère de Gianni Agnelli resta veuve jeune avec plusieurs enfants. La fameuse « principessa americana ». Elle eut une liaison avec Curzio Malaparte mais le beau-père Agnelli y mit bon ordre. L’écrivain toscan lui dédia le beau livre « Une femme comme moi » (« Donna come me ») qui est d’une poésie extraordinaire. Un recueil de nouvelles.
C’était publié aux Editions du Rocher.
Comme homme je n’aime pas Malaparte, mais comme écrivain je l’apprécie.
D'Italie
25 juin 2026 @ 11:20
Il faut reconnaître une cohérence chez Malaparte : dès qu’il pouvait commettre une erreur, il la commettait, se mettant ainsi souvent en mauvaise posture, parfois de façon comique. Mais, comme vous le dites, il fut un excellent écrivain, et au premier rang à propos de ceux qui parlèrent de la guerre. Je crois qu’il n’est plus beaucoup lu et que, lorsqu’on en parle c’est plutôt à propos de son étonnante villa de Capri, où Godard tourna « Le Mépris ».
Robin des Bois
25 juin 2026 @ 13:12
C’est vrai. La villa .
C’est le prof de français en secondaire qui me parla de »Une femme comme moi ». C’est ainsi que je fis connaissance avec cet écrivain. J’ai lu trop jeune « La Peau » . Et » Maledetti Toscani ». Le bonhomme je n’aurais pu être son ami. Trop déplaisant .
Esquiline
26 juin 2026 @ 13:04
« La peau » est un des livres le plus dur qu’il m’ait été donné de lire.
Rien qui pourrait laisser supposer que Malaparte soit capable d’écrire un essai d’une telle légèreté que les « Maledetti Toscani ».
Le chapitre où il compare les saints toscans et ombriens est d’une subtile ironie et reflète plus que n’importe quelle thèse académique la magnifique diversité régionale de l’Italie.
Robin des Bois
27 juin 2026 @ 17:36
Essayez de mettre la main sur « Donna come me ».
Kalistéa
25 juin 2026 @ 16:22
moi je n’ai jamais aimé Malaparte Roby … je préfère Bonaparte
Cosmo
26 juin 2026 @ 11:55
😂 😂 🤣 bravo dear K.
Pascal Hervé
26 juin 2026 @ 12:25
😆😆😆
Baboula 😻
25 juin 2026 @ 17:09
Heureuse époque où l’Italie était brillante quelque soit l’angle sous lequel on la regardait .
Yom
25 juin 2026 @ 22:25
Sur cette photo ,il est accompagné par Jackie Kennedy.
Robin des Bois
27 juin 2026 @ 17:38
Elle était éblouie par l’argent. Donc c’était une belle rencontre.
Baboula 😻
28 juin 2026 @ 15:35
Enfant »pauvre » elle était attirée par la flamboyance .
Agnese
27 juin 2026 @ 09:52
De sang piémontais, je fais partie de ces familles qui vénéraient l’Avvocato comme tout le monde l’appelle ici à Turin et dans le Piémont.
Il était un peu notre famille royale, il vivait comme un prince mais avait tellement fourni de travail aux ouvriers avec ses usines FIAT qu’il en était admiré et remercié.
Il était beau, brillant, flamboyant, coureur, bourreau des cœurs et a brisé bien des cœurs mais il rentrait.
Dona Marella l’attendait.
Elle a avalé beaucoup de couleuvres mais finalement il n’a jamais divorcé.
Par contre sa vie de famille a été une catastrophe avec les mauvais rapports qu’il avait avec Edoardo qui s’est suicidé. C’était également tendu avec Margherita dont il n’avait pas apprécié les mariages.
Son préféré était son neveu choisi comme héritier mais malheureusement emporté par un cancer foudroyant.
Petite anecdote: il parlait un parfait piémontais et le pratiquait avec certains de ses employés, les artisans qui passaient chez lui et surtout avec d’autres piémontais du même niveau social pour avoir la paix et que personne ne comprenne.
Cette façon de faire continue un peu mais les nouvelles générations n’ayant pas appris ce dialecte, tout disparaîtra un jour.
C’est dommage.
Marie-Caroline de Bretagne *
28 juin 2026 @ 11:26
Le neveu choisi comme héritier était Giovanni Alberto Agnelli (1964-1997) fils du frère de Gianni, Umberto (1934-2004) et d’Antonella Bechi Luserna Piaggio (1938-1999). Divorcée en 1974, cette dernière se remaria avec Uberto Visconti di Modrone. De son côté, Umberto Agnelli se remaria avec Allegra Caracciolo di Castagneto, cousine de Marella Agnelli née en 1945. De ce mariage sont nés Andrea (1975) et Anna (1977).