Les règles dynastiques de la famille impériale du Brésil sont extrêmement strictes. Pour conserver ses droits, les princes et princesses d’Orléans-Bragance doivent impérativement épouser des personnes de leur rang.
L’actuel chef de la famille impériale est le prince Luiz né en 1938, fils aîné du prince Pedro Henrique d’Orléans-Bragance et de la princesse Marie de Bavière. Célibataire, son successeur sera son frère le prince Antoine né en 1950 et qui a l’inverse de ses frères aînés mariés, a conservé ses droits en raison de son mariage avec la princesse Christine de Ligne.
Son fils aîné le prince Pedro Luiz, espoir des monarchistes brésiliens, a perdu la vie dans le crash de l’avion d’Air France reliant Rio de Janeiro à Paris en 2009. Son deuxième fils le prince Rafael est donc depuis « l’héritier » de la maison impériale.
Dans un entretien, le prince indique qu’il devra logiquement se marier avec une personne de son rang. Jusqu’à présent, le prince fréquentait Talita Vaccaro, une jeune femme organisant des mondanités et avec qui il se montrait dans les fêtes de Rio de Janeiro. Les monarchistes brésiliens inquiets des conséquences d’une telle idylle, ont donc interprété ces déclarations comme un annonce officieuse de fin de relation amoureuse.
Dans la famille impériale du Brésil, on est donc bien loin de ce qui a été depuis accepté dans les Cours royales européennes régnantes : des mariages avec des jeunes femmes roturières, divorcée d’un mariage civil ou même mère d’un enfant…
Sur cette photo, le prince Antoine et son épouse la prince Christine le jour du mariage de leur fille Amélia avec James Spearman (elle a dû renoncer à ses droits dynastiques) et en compagnie de leur fille Maria Gabriela et du prince Rafael. (merci à Alberto)

Philippe
7 janvier 2017 @ 14:09
Pathétique est le seul mot qui me vienne à l’esprit.
Cette histoire d’égalité de naissance, dans une famille « prétendante à », est d’une stupidité absolue.
Surtout quand on pense aux ravages que les pratiques endogames lui ont déjà causés
dans le passé.
On rappellera que les Bragance portugais d’origine, auxquels, au Brésil, les Orléans se sont trouvés substitués par l’union de Gaston d’Orléans avec la princesse Isabelle, s’étaient déjà illustrés sur la délicate question des mariages. Jusqu’au délire parfois.
Comme leurs cousins espagnols (qu’ils soient Habsbourgs ou Bourbons) ou français (mais dans une moindre mesure), il leur arrivait même de concevoir des unions étonnantes.
Ainsi, tel ou tel roi, que la nature n’avait pas comblé d’un héritier mâle, mais qui voulait néanmoins assurer un avenir royal à sa progéniture, pouvait-il concevoir que sa fille épousât son propre frère …
On a pratiqué ça plusieurs fois.
Cela illustre assez bien la perte de tout repère, un symptôme dont souffrent et ont souffert hélas beaucoup de capétiens, et cela donne une idée du terreau sur lequel a poussé la famille impériale brésilienne.
A la fin du XIXè, la princesse Isabelle comptait dix capétiens parmi ses seize arrière-grands-parents (dont huit descendaient de Philippe V d’Espagne et donc de Louis XIV) …
Dix sur seize ! A titre de comparaison, son mari Gaston, pourtant petit-fils de Louis-Philippe, n’en comptait que
quatre …
La mise à l’écart de la branche aînée de la famille impériale, au tout début du XXè siècle, au motif
du mariage du prince Pierre avec une obscure aristocrate hongroise, a été la faute ultime.
Et c’est la princesse Isabelle qui s’en est rendue coupable. Elle aurait mieux fait de laisser son fils hériter de ses droits.
On y aurait gagné en simplicité, en modernité, et en humanité tout simplement.
Ça nous aurait aussi évité cet énième bagarre entre la branche qui se dit aînée et celle qui se veut seule dynaste, un classique chez les capétiens, mais qui frise le ridicule, à force de répétition, et finit par lasser …
Quant au « chef » de famille, puisque chef de famille il y a, je préfère ne pas en parler. A quoi bon ? Il vous suffit de le regarder.
Beaucoup de capétiens contemporains auraient besoin d’une douche froide, et de quelques gifles même, pour les ramener à la raison, et aux réalités du monde d’aujourd’hui, mais les princes du Brésil méritent la palme.
Ils ont tous les défauts réunis de leur race.
Gérard
7 janvier 2017 @ 19:26
Philippe il ne s’agissait pas d’une obscure aristocrate hongroise mais d’une illustre comtesse tchèque.
Philippe
8 janvier 2017 @ 06:22
Vous avez raison, cher Gérard, elle était tchèque ! … mais illustre ?
Muscate-Valeska de Lisabé
7 janvier 2017 @ 18:05
Humm….une douche froide, quelques gifles…vous savez me parler,Phil…. ;-)))
Ghislaine
7 janvier 2017 @ 19:31
Je ne suis pas tout à fait d’accord .
Un comte , portant l’un des plus illustres nom de Bretagne vient de décéder.
Les enfants ont fait des mariages inégaux et les noms de familles, pour un pourcentage prioritaire , font rentrer la descendance dans une « normalité » banale .
Je trouve cette situation injuste pour les enfants .
Si la noblesse se dilue dans le commun des mortels , si les rois épousent systématiquement des bergères , ils ne font plus fantasmer et ce sera difficile pour leurs descendants de porter l’étendard au plus haut .
Muscate-Valeska de Lisabé
8 janvier 2017 @ 17:33
Mais si,Ghislaine…les gens « fantasment »sur les jeunes femmes,peu importe qu’elles soient de naissance noble ou non,du moment qu’elles sont intéressantes. Si en plus elles sont belles,ça fait bingo!…pas la peine d’être une schtroumphette à sang bleu pour ça.
Mary,Marie,Charlène,Letizia….
Muscate-Valeska de Lisabé
8 janvier 2017 @ 17:34
Les nées nobles,telles Mathilde et Stéphanie, captivent même beaucoup moins….^^
Berthold
9 janvier 2017 @ 20:59
Ghislaine je pense de même. Trop diluer fini par ne plus voir de couleur!
J.B.
Marie de Cessy
8 janvier 2017 @ 20:36
Oui enfin bon le retour de la monarchie au Brésil c’est un peu comme la neige en Thaïlande : Très hypothétique !