C’est le livre qui fait polémique en Grande-Bretagne. Au printemps prochain paraîtra l’ouvrage « Backstairs Billy : the royal life of William Tallon » par Tom Quinn. William Tallon que l’on voit sur cette image au sortir de Clarence House, fut durant de longues années au service de la reine mère Elizabeth et ce jusqu’à sa mort en 2002. Lui-même est décédé en 2007. C’est sur base de certaines de ses notes que Tom Quinn a écrit ce livre dans lequel il brosse un portrait bien peu flatteur de Queen Mum.
La mère de la reine Elizabeth II y est dépeinte comme une personne alcoolique et démente les dernières années de sa vie, désagréable avec son entourage et cherchant toujours à amoindrir les autres. Interprétation personnelle de la part de l’auteur des notes sorties de leur contexte de Wiliam Tallon ? Envie de polémiquer en s’en prenant à l’image de la Queen Mum ? Réalité du quotidien derrière les murs du Palais ?
Une nièce de la reine mère, Margaret Rhodes a réagi dans la presse anglaise, réfutant ces allégations. Non, Queen Mum n’était pas une alcoolique. Elle aimait prendre un verre le soir en guise d’apéritif mais sans plus. Elle était bien trop consciente de son rang que pour ne pas « se tenir » correctement en société. Non, elle n’était pas démente à la fin de ces jours. Etant toujours capable de parler jardinage et poésie selon son interlocuteur, confie encore sa nièce scandalisée.

Marianne Amélie
3 janvier 2015 @ 15:13
La reine mère était comme toutes les personnes qui arrivent à un age avancé, elle perdait un peu la tète, avait ses moments difficiles ect;; faire un livre 10 ans après sa mort est lache. Je préfère ma souvenir de la reine Elizabeth qui a fait preuve de beaucoup de courage pendant la guerre et a encouragé les anglais à résister.
Ce livre n’est rien à coté d’une plainte accusant le prince Andrew d’avoir trempé dans une histoire de moeurs, tous les journaux en parlent et ça devient un scandale. (voir Daily Mail)
JOSEPHINE
3 janvier 2015 @ 15:40
Un conseil de lecture pour éviter de lire ce probable torchon. François-Xavier parle de la condition des domestiques dans « Downtown Abbey ». C’est une série inspirée par le livre de Margaret Mitchell, « Les tribulations d’une cuisinière Anglaise », que j’ai lu cet été. Formidable ! Quelqu’un l’a t il déjà lu sur ce site ? Voilà quelque chose d’intéressant et surtout très amusant !
Brian
3 janvier 2015 @ 15:44
Tout pour se faire du fric aux dépens d’une personne disparue, quelle bassesse! Dans tous les livres que j’ai lus sur la monarchie britannique, on dit qu’elle prenait un verre de gin comme apéro à tous les jours. Et après? Combien d’entre nous font la même chose et ne sont pas considérés comme alcooliques? Elle a toujours été consciente de son rang et s’est toujours comportée de manière digne.
Stella
3 janvier 2015 @ 17:41
Bon: Tant que l’on ne nous raconte pas qu’à 102 ans, elle avait pris son majordome pour amant…
Marie de Bourgogne
4 janvier 2015 @ 12:54
J’adore ^^^^^^
Princesse Alberta
3 janvier 2015 @ 17:46
Il n’y a rien de plus vicieux et sournois que le petit personnel remercié.
Trianon
4 janvier 2015 @ 17:51
Encore faut il voir comment il est parfois remercié…
Si un » patron » licencie avec la plus extrême brutalité, je trouve cohérent ( je n’ai pas si correct) que le petit personne soit aigri et éprouve de la rancœur .
De là à ecrire un livre et y raconter ce qu’on a vu, il n’y a qu’un pas…
Trianon
4 janvier 2015 @ 17:51
Pas DIT…
aggie
5 janvier 2015 @ 08:43
quel mépris dans votre post princesse Alberta… tout est dit, ne nous étonnons pas des réactions de ces gens qualifiés de « petit personnel », vicieux et sournois qui plus est
Gérard
4 janvier 2015 @ 18:35
Sauf erreur il n’avait pas été renvoyé.
Yannick
3 janvier 2015 @ 18:31
Beaucoup de personnes âgées disjonctent sur la fin.
Rayon scandales, le prince Andrew est actuellement cité dans une affaire d’esclavage sexuel.
Zeugma
3 janvier 2015 @ 18:44
Pour Hegel (oui, je sais, ça fait cuistre de citer Hegel, Bon, j’assume … )
Pour Hegel donc, « Il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre » ; et c’était bien là le problème.
Le valet ne doit jamais révéler que, derrière le « grand homme » dans toute sa gloire, il y a l’homme (ou la femme) avec toutes ses petites misères, ses petites manies et ses petites ou grandes mesquineries.
Jusqu’à la première guerre mondiale, les grandes familles vivaient au milieu d’une très nombreuse domesticité dont la série « Downtown Abbey » ne donne qu’une faible idée.
Et toujours s’est posé la question de la cohabitation entre deux mondes car les domestiques partageaient la vie des maîtres, parfois de manière très intime.
Ils vivaient ensemble mais les classes sociales étaient bien distinctes.
La comtesse de Pange raconte très bien cela dans le premier tome de ses mémoires.
C’est dans l’immédiat après-guerre qu’une employée du Palais publia, pour la première fois, un livre – bien innocent – qui commença à lever légèrement le voile mystérieux qui recouvrait le fonctionnement de la vie quotidienne de la famille royale.
On se rendit vite compte qu’il n’y avait en définitive pas grand chose à raconter car les princes sont des hommes et des femmes faits comme tout le monde qui « portent en (eux) la forme de l’humaine condition » comme l’écrivait Monaigne : ils dorment, se lavent, mangent, boivent, s’habillent comme vous et moi sauf qu’ils sont entourés de domestiques qui leur facilitent la vie.
Malgré la banalité de ce qui est raconté sur les actes les plus insignifiants, le monde de la monarchie fascine.
Nous voulons savoir précisemment ce que la reine mange le matin pour son petit déjeuner. Pourquoi ? Je n’en sais rien mais c’est la magie de la monarchie ; qui explique aussi l’existence d’un site comme « Noblesse & royautés ».
romain de bretagne
3 janvier 2015 @ 18:48
Il s’emblerait que l’année commence mal pour la famille royale puisque Buckingham palace a du rejetter les déclarations d’une britannique accusant le duc d’York d’esclavagisme sexuel. Les faits remonteraient à 10 ans mais la plaignante a porté plainte uniquement la semaine dernière.
Kardaillac
3 janvier 2015 @ 19:10
Une habitude coloniale britannique était de ne prendre un alcool qu’après le coucher du soleil. Au temps de l’Empire qu’elle a connu, c’était devenu un rite.
100% british, Queen Mum !
Robespierre
3 janvier 2015 @ 19:13
j’avoue que j’ai eu peur au début. Je croyais qu’on allait révéler une liaison backstreet de la reine avec son serviteur, genre reine Victoria et John Brown. Mais tout ce qu’on essaie de révéler, c’est une liaison dangereuse avec le gin. Je suis rassuré. L’honneur anglais est sauf. Honni soit qui mal y pense.
Caroline
3 janvier 2015 @ 21:55
J’en suis choquée comme les autres!Toutefois,si c’est un peu vrai pour certaines choses,la mère de la Reine d’Angleterre reste notre légendaire Queen Mum!
Camille Gilbert
3 janvier 2015 @ 22:45
La photo de couverture est sordide. Les personnages publics n’ont pas le controle des images distribuées dans les media et je souffre pour ses descendants que la reine Mère soit ainsi jetée en pature pour les motifs les plus bas de part et d’autre de l’édition de ce livre.
Pour ma part, étant donné les photos à tout va postées sur les réseaux sociaux sans réfléchir, je veille à ce que ma mère, victime depuis de nombreuses années de la maladie d’Alzeihmer, ne soit pas photographiée dans ce qui représente une atteinte à la dignité de sa personne, sauf dans et pour la famille, ou Maman sera toujours Maman.
Je n’ai pas compris l’incident du fauteuil roulant qui a provoqué le licenciement de William Tallon.
Francine du Canada
4 janvier 2015 @ 05:33
Ce Tom Quinn est un goujat! Écrire de telles choses… c’est inacceptable; j’endosse tous les commentaires précédents. J’ai enterré un grand-père, une grand-mère, une dizaine d’oncles et de tantes et de nombreux ami(e)s et aussi quelques collègues et… dire du mal des gens, après leurs morts? Je trouve cela inacceptable.
En ce moment, mon frère, mes sœurs et moi essayons d’accompagner notre maman (90 ans) dans son cheminement; elle a perdu tout ceux qu’elle aimait : Ses parents, ses beaux-parents, ses beaux frères et belles-sœurs et toutes ses amies… Ils sont tous morts et… elle voudrait les rejoindre et nous sommes là… impuissants! Si quelqu’un écrivait quelque chose de « mal » sur notre maman… nous voudrions l’assassiner, c’est certain. Quelle bassesse!
Il y a une dizaine d’années, j’assistais au « party de retraite » d’un juge de la Cour fédérale et alors que je discutais avec un collègue (nous avions assisté à un jugement de divorce la semaine précédente) et il était un peu « amer » et je lui disais : « Wow, tu as assez d’expérience pour savoir qu’il y a deux côtés à une médaille… » et un juge nous interrompt : « Non, Francine; il y a trois côtés à une médaille : D’un côté, la version de monsieur, de l’autre, la version de madame et sur la tranche : La vérité! ». Il nous a fermé le clapet à tous les deux hahaha! FdC
Robespierre
4 janvier 2015 @ 10:55
Excellent votre anecdote, Francine !
Pierre-Yves
4 janvier 2015 @ 11:55
Je ne vois pas pourquoi la mort d’une personne obligerait tout le monde à chanter des louanges que cette personne ne mérite peut-être pas totalement.
Cette idée qu’il ne faut jamais dire du mal des morts est vraiment étrange. Avant de l’être, mortes, ces personnes ont certes pu faire du bien, mais aussi du mal. Il n’y a pas de raison de se le cacher et de tout repeindre systématiquement en blanc ou en rose.
Trianon
5 janvier 2015 @ 17:27
Excellente repartie ce juge!!
jo de st vic
4 janvier 2015 @ 10:26
L affaire « Andrew » me fait penser a l affaire Polansky, que faisait une mineure a une soirée qui promettait d etre « libertine » ? Je denonce les affaires de moeurs mais attention a ne pas aller trop vite, comme pour DSK
Marie de Bourgogne
5 janvier 2015 @ 18:32
Il s’agissait d’une petite fille de 13 ans que sa mère avait envoyé faire des photos.
Il ne s’agissait pas d’une soirée libertine.
Polanski, à l’époque, à eu des relations sexuelles avec une mineure âgée de treize ans après lui avoir fait boire de l’alcool et consommer des stupéfiants. Roman Polanski a d’ailleurs reconnu les faits en plaidant coupable.
A l’époque, Polanski avait 44 ans. J’ai eu 44 ans et je ne me serais jamais vue faire boire et droguer un gamin de 13 ans pour coucher avec lui.
Cordialement
Marie de Bourgogne
5 janvier 2015 @ 18:35
Je précise qu’à n’importe quel âge de ma vie, je n’ai jamais eu le désir de faire boire et droguer qui que ce soit pour le violer.
Trianon
6 janvier 2015 @ 12:13
Voila quî est rassurant…:):)
Lydie
4 janvier 2015 @ 10:42
La queen maum, n’etait pas appele a regner. Elle a vecu ses premieres annees de mariage tranquille, le jour ou son beau-frere a demissionne et son epoux devenu roi, tout a changer pour elle. Elle pouvait etre dure et rancuniere…elle a su redonner une bonne image a son pays, soutenu son epoux..mais elle n’a pas eu le temps de donner de l’amour a ses filles. Elisabeth a fait de meme avec ses enfants, surtout pour charles. Maintenant, comme l’on dit certains lecteurs, il y a vie publique et vie privee. C’etait une sacree bonne femme…
Anita
4 janvier 2015 @ 13:34
Pour avoir vu le documentaire Backstairs Billy consacré au serviteur en question, l’essentiel semblait avoir déjà été dit.
Oui, Queen Mum avait une dépendance à l’alcool. On en a plusieurs preuves comme les nombreuses notes manuscrites de sa main, conservées notamment par la meilleure amie de Billy qui a récupéré ses affaires. Dans un anglais délicieux, la reine Elizabeth demande – souvent le matin – à Billy de s’assurer qu’il y aura bien tel ou tel alcool dans son bureau, la bibliothèque ou surtout pour recevoir ses ami.e.s à déjeuner. Il y a d’ailleurs une anecdote délicieuse au sujet d’un de ces déjeuners pris dans les jardins de Clarence House que je vous laisse découvrir. Un trait d’humour de la reine made in Scotland qui montre qu’elle était pleinement consciente de ce travers – très partagé dans la gentry – et qu’elle savait s’arrêter à temps.
Oui, Billy avait une personnalité ambivalente. Très beau jeune homme, il vécut ouvertement pendant de nombreuses années avec un autre serviteur de la reine Elizabeth jusqu’à – chose rare – se voir offrir un logement de fonction à partager avec son compagnon : la petite maison de brique que l’on voit à l’entrée de Clarence House depuis le Mall. A une époque où il n’y avait ni civil partnership ni same-sex marriage, c’était une sacrée reconnaissance de la part d’une grande dame qui par ailleurs employait beaucoup de gays à son service. Plus vous montiez dans la hiérarchie du personnel, plus c’était le cas – essentiellement pour des raisons de dévouement et de confiance, contrairement à ce qui se passait dans le reste de la société où les gays et lesbiennes étaient singulièrement discriminés sur leur lieu de travail. Il semble que Billy soit devenu la personne la plus intime de Queen Mum, au point d’irriter certains membres de la famille royale et de lui donner aussi parfois la grosse tête. Dans ses dernières années, il semble avoir lui même harcelé du petit personnel pour marquer son territoire et conserver sa place en haut de l’organigramme, encore plus après la mort de son compagnon. Il semble aussi qu’il ait développé une forme d’aigreur après avoir été convoité – charnellement dirons-nous – par des personnes très haut placées dans la hiérarchie pesante des classes sociales anglaises, tout en n’étant vu par la plupart qu’au travers de sa fonction d’origine : la domesticité.
Au final, la personne la plus épinglée du documentaire n’est ni la reine Elizabeth – bien au contraire – ni Billy dont les hauts et les bas sont mis en lumière mais Elizabeth II citée à la toute fin. C’est assez dévastateur. On y apprend que peu de temps après le décès de Queen Mum âgée de 101 ans, la manière dont Billy a reçu son congé a été étonnamment cavalière. Il faut imaginer la souveraine venir lui rendre visite dans la fameuse maisonnette – ce qu’elle ne fait évidemment pas avec tout le personnel vu le turn-over des décennies – mais là où on pourrait y voir une attention royale, Billy y a vu un règlement de compte glacial. Elle a expliqué simplement que Billy devrait déménager – ce qui n’est pas anormal en soi – sauf que durant toute la dernière conversation qu’elle a eue avec lui, aucun remerciement ne lui a été adressé. Pour un homme qui a accompagné, soutenu, servi la mère de la souveraine pendant plus d’un demi-siècle, on peut imaginer la violence d’un tel silence.
Certes, il faut se rappeler aussi que cela arrivait quelques mois après le décès de la princesse Margaret dont on comprend que Billy fut l’arme ultime des rapports au vitriol qu’elle entretenait avec sa mère et sa soeur. La fameuse terrible apparition finale sous morphine et sur chaise roulante devant les caméras du monde entier, qui plus est lors de l’anniversaire de Queen Mum. On apprend que Billy a simplement suivi un ordre provocateur de la princesse Margaret de vouloir être montrée dans l’état déplorable où elle était mais on comprend aussi qu’il n’était pas totalement indifférent au fait de dénoncer l’hypocrisie encore en vigueur dans la communication de Saint James, cinq ans seulement après le décès tragique de Diana.
Souvenons-nous qu’Elizabeth II s’avérait beaucoup moins solaire et sympathique à l’époque où elle devait jongler avec les princesses Diana ou Margaret qu’elle ne peut apparaître ces dernières années.
Tout le monde change ! Il y a toutefois des traits de caractère différents chez les uns ou les autres qui font qu’ils résistent plus ou moins bien aux petites et grandes vacheries de la vie…
Cosmo
5 janvier 2015 @ 14:09
Anita,
Je n’ai pas vu ce documentaire et je ne sais si ce qui est raconté est vrai.
Une chose est certaine, toutefois. Depuis la mort de sa mère et de sa soeur, la reine n’est plus du tout la même femme. Elle est rayonnante et semble croquer la vie.
Cordialement
Cosmo
Shandila
4 janvier 2015 @ 22:13
Anita, merci pour votre commentaire, très instructif.
flabemont8
5 janvier 2015 @ 11:05
Merci, Anita, pour cet éclairage particulier que vous nous donnez .
Camille Gilbert
5 janvier 2015 @ 00:05
Anita, merci pour votre explication.
Gérard
5 janvier 2015 @ 01:22
Merci pour ces précisions sur cette situation délicate où chacun devait avoir des torts.
aggie
5 janvier 2015 @ 08:53
Extrêmement intéressant votre post Anita ; j’avais été très choquée de l’apparition de la princesse Margareth dans l’état où elle était à l’époque et je la comprend mieux maintenant ; concernant Elisabeth II je n’ai jamais eu une grande sympathie pour elle mais il faut reconnaître qu’elle évolue dans le contexte très particulier de la monarchie anglaise et qu’elle remplit son rôle « droit dans ses bottes » depuis très longtemps.
Tonton Soupic
5 janvier 2015 @ 19:25
Je parie de la vielle était rapia.
Albane
5 janvier 2015 @ 20:18
Odieux cet homme !
Quant à Queen Mum, elle était gaie, vivante, adorable, gentille.
On ne l’oubliera pas.
kalistéa
7 janvier 2015 @ 19:17
Je suis désolée de ne pouvoir lire que les deux ou trois derniers commentaires! pourquoi découper nos commentaires en chapitres inaccessibles ?