
A chaque Noël, TF1 diffusait les immortels films de la trilogie Sissi avec Romy Schneider. Cette année, c’est une superproduction new look en six épisodes qui sera diffusée le 23 et 30 décembre. Une Sissi qui aura les traits de l’actrice Dominique Devenport, en tête d’une distribution entièrement germanique. La série dépoussière le mythe et certains spectateurs risquent d’être choqués par les scènes d’amour. Les records d’audience seront-ils au rendez-vous ? (Merci à Bertrand Meyer)
ValérieC
19 décembre 2021 @ 14:26
Traiter l’histoire d’Élisabeth sous l’angle du sexe est ridicule… Elle s’est marié très jeune. Son mari lui plaisait mais la perspective d’être loin des siens et de sa demeure l’effrayait. Elle avait une éducation rudimentaire, avait vécu très librement car l’attention était tournée vers Néné.
Son mariage ne fut consommé qu’au bout de trois nuits. L’Empereur ne l’a donc pas violée. Qu’elle n’ait pas apprécié un acte somme toute douloureux pour une jeune fille est très plausible. Elle était également timide et pudique et se sentait honteuse de se montrer juste après la consommation du mariage. Sa biographie raconte qu’elle souhaitait rester dans l’intimité de sa chambre ce fameux matin pour y prendre son petit-déjeuner mais son mari lui demanda d’obéir à sa mère qui exigeait que le protocole soit respecté. À partir de là, tout était dit. La fragilité psychologique, les malheurs réels, notamment la mort prématurée de sa fille, achevèrent de la déstabiliser. Nul doute que l’adolescente qu’elle était se serait bien adaptée avec de la souplesse et surtout en lui laissant la possibilité de recréer autour d’elle le cocon dont elle avait besoin.
Cosmo
21 décembre 2021 @ 23:12
Il ne faut pas oublier qu’ Elisabeth a réinventé l’histoire 20 ans après en racontant les choses à sa manière à sa dame d’honneur. L’obligation de paraître au déjeuner n’est relatée nulle part en dehors de ces mémoires et le journal de l’archiduchesse Sophie écrit à l’époque relate que la jeune mariée a déjeuné dans sa chambre et ne s’est montrée que plus tard. Elle ne pouvait pas faire autrement que de paraître enfin. L’archiduchesse Sophie n’était pas attachée au protocole dans l’intimité familiale, au contraire. Un jour, elle a même aidé sa belle-fille à monter sur une table pour admirer un nid d’oiseau. Une impératrice sur une table, avouez que ce n’est pas très protocolaire.
Vous avez raison quant à la déstabilisation de l’impératrice après la mort de sa fille, liée au sentiment de culpabilité qu’elle porta toute sa vie. Mais elle ne pouvait pas s’adapter car elle était une femme capricieuse et gâtée. Elle ne supportait pas qu’on lui résiste. Ses dames d’honneur en savaient quelque chose. Son mari et ses enfants aussi. Marie-Valerie a été très critique vis-à-vis de sa mère.
Alice
19 décembre 2021 @ 17:08
Tout à fait d’accord avec Estelle. Les livres de Jean des Cars sur la famille impériale d’Autriche (Sissi, Rodolphe, les rivalités avec France et Prusse à l’approche de la1e guerre mondiale…) sont excellents !
athenais
19 décembre 2021 @ 18:25
c’est vrai que la nouvelle version (sur Salto actuellement) est beaucoup moins cul cul la praline que les films des années 50, elle est très sombre, c’est plutôt soft au niveau des scènes d’amour contrairement à toutes les séries actuellement quoi que même Sex and the city (and just like that) est très très sage (à 55 ans, les préoccupations sont autres) . Décors et costumes (légèrement modernisés) sont remarquables. les allemands n’étant pas très doués pour les téléfilms et les séries, à mon goût, signent pour une fois une série d’assez bonne qualité quoi qu’un peu cliché. Napoléon 3 a un léger allemand accent et Ruel Malmaison est présenté comme un château grandiose alors que c’est une maison bourgeoise dans une ville résidentielle dans la réalité, voilà qqs incohérences mais nous sommes habitués à des transformations dans les séries.
Menthe
20 décembre 2021 @ 17:55
Mais, Napoléon III avait effectivement un accent suisse allemand.
Dame rosé
19 décembre 2021 @ 18:28
la je dis non … je suis presque outragée de l’insulte qui est faite à cette femme brillante. Même le personnage de François Joseph en prend pour son grade. Est il nécessaire à chaque fois qu’on nous sort une nouvelle série historique de nous gaver d’incohérences et de poncifs bien senti entrant d
Dame rose
19 décembre 2021 @ 18:31
La je dis non … je suis presque outragée de l’insulte qui est faite à cette femme brillante et hors du commun.Même le personnage de François Joseph en prend pour son grade. Est il nécessaire à chaque fois qu’on nous sort une nouvelle série historique de nous gaver d’incohérences voire des inventions et de poncifs bien senti entrant dans la liste des sacro saint quotas de ce qui est acceptable ou ne l’est pas? Relire en effet l’excellente biographie de Jean des Cars plutôt que de regarder cette adaptation qui ne sauve l’honneur que par la qualité des images et des costumes.
Elsi
7 janvier 2022 @ 17:42
Femme brillante et hors du commun … on peut en discuter. Mais pour le reste d’accord avec vous … j’ai rarement vu une nullite et un navet pareils. Vraiment nul sous toutes les coutures. Excellente biographie : Brigitte Hamann – Kaiserin wider Willen.
Nemausus
19 décembre 2021 @ 21:06
Je suis très loin d’être ce qu’on appelle un « pudibond » mais alors commencer une série prétendument historique par la première scène d’onanisme de Sissi, je trouve cela totalement déplacé et particulièrement de mauvais goût…. première impression donc plutôt négative….
Même si les décors et les costumes nous replongent à cette époque de l’élégance tant féminine (mais corsetée donc pas si agréable que ça pour les protagonistes) que masculine (parfois aussi corseté d’ailleurs paraît-il pour certains), les approximations historiques voire des inventions notamment scabreuses comme Sissi choisissant sa première dame de compagnie parmi la favorite expérimentée d’une maison close (bref une péripatéticienne de luxe promue comtesse et dame de compagnie de l’impératrice d’Autriche), me font penser que cette série a pour seul but d’appâter les téléspectateurs en surfant essentiellement sur le côté voyeur en dessous de la ceinture puisqu’une grande partie s’intéresse plus aux histoires de parties fines (les mêmes qui d’ailleurs s’abreuvent des scandales des magasines du même genre) qu’à l’Histoire tout court…. sans doute les mêmes qui n’auront pas été choqués de découvrir une Anne Boleyn aux traits négroïdes….
on tombe vraiment dans l’acculturation totale…mais en même temps les gens bêtes et incultes sont plus faciles à berner et à influencer, ceci expliquant sans doute cela !
Noëlle et Gaël
21 décembre 2021 @ 16:25
Comme vous, je ne suis pas pudibonde pour un sou, mais c’est d’une vulgarité…
Quant à Anne Boleyn aux traits négroïdes, quelle drôle d’idée. Le film en a perdu toute crédibilité, vu qu’Ann Boleyn était blanche. D’habitude on veille même à des traits physiques (un peu) ressemblants et à la couleur des cheveux.
Autant avoir une Elisabeth II noire de peau dans The crown, où l’on a choisi des acteurs avec un physique crédible par rapport aux vraies personnes (la reine, Diana etc.)
Miléna K
21 décembre 2021 @ 15:41
Vu la moitié d un épisode:j ai trouvé cela sale,violent et racoleur .
Pascal
24 décembre 2021 @ 09:50
J’ai vaguement suivi le premier épisode hier .
J’aimerais savoir dans quel pays l’action est sensée se dérouler ?
Quel besoin de faire appeler l’archiduchesse Sophie : » votre majesté » !
A part ça , bof…!
Une série à sensation un peu raccoleuse et suffusant un vague discours néoféministe bien dans l’air du temps .
Finalement la série avec Romy Schneider était plutôt bien et réussie comme l’on déjà dit nombre d’entre nous.
Sandra Jane
31 décembre 2021 @ 08:42
Un remake « daube et navet » , un tantinet vulgaire, mais qui ne devrait pas être estampillé « à partir de 10 ans »
Sextoys, masturbation, plan culs, c’est pas pour un jeune public à Noël: honte aux programmateurs : vous n’avez rien dans la tronche, au salaire où vous êtes payés ? Après des navets se servant du cul pour faire de l’audience , c’est pas le premier, mais épargnèrent les jeunes.
Bref une daube, un navet indigeste et une programmation inappropriée.