Décès cette nuit en Normandie de l’écrivain Gonzague Saint-Bris, copropriétaire du château du Clos-Lucé et auteur de plusieurs biographies historiques. Gonzague Saint-Bris âgé de 69 ans, était en voiture avec sa compagne Alice Bertheaumer. La jeune femme aurait tenté d’éviter un animal, projetant la voiture contre un arbre. Les deux occupants en ont été éjectés. Gonzague Saint-Bris a été tué sur le coup.
Gonzague Saint-Bris était l’organisateur du festival littéraire estival La Forêt des Livres en Touraine auquel la princesse Michael de Kent ou encore le prince Henrik de Danemark ont participé. Son dernier livre « Aristocrates rebelles » sortira dans les prochaines semaines. (Source : le Point – Merci à Anne)

Caroline
8 août 2017 @ 21:22
Que des accidents de vacances ! Hélas, sans leur ceinture de sécurité !
Ismène
8 août 2017 @ 22:55
Triste
Monique COUTURIER
9 août 2017 @ 00:35
Je ne pense pas que ce soit l’endroit, ni le moment de critiquer les oeuvres de M. Gonzague St Bris. Il a fait aimer le Clos-Lucé, c’est déjà énorme. Le reste, on s’en fiche un peu.
Baboula
9 août 2017 @ 14:01
Excusez,Mais Léonard de Vinci y est plus pour quelque chose .
Gérard
12 août 2017 @ 14:38
Sans les Saint Bris on aurait oublié Léonard au Clos Lucé. Ils ont fait un travail de mémoire magnifique. Et bien sûr il y a sa tombe en face restaurée par feu le Comte de Paris.
val
9 août 2017 @ 15:14
Monique COUTURIER
Absolument comme vous quelle manque d’ampathie .
val
9 août 2017 @ 15:14
quel manque bien sur
Leonor
10 août 2017 @ 14:23
Il m’arrive d’avoir de l’empathie. Mais de l’ampathie, jamais.
val
11 août 2017 @ 14:35
Leonor,
GNA GNA GNA GNA
lidia
9 août 2017 @ 05:39
J’ai lu cette semaine un article de Gonzague Saint Bris, j’aimais bien sa personnalité très aristocratique. C’est soudain et tragique. Il est parti trop tôt.
Mes sincères condoléances à sa famille et aux proches.
DEB
9 août 2017 @ 06:10
J’avais bien aimé » les vieillards de Brighton ».
Un peu dandy, un brin excentrique mais un être passionné et n’hésitant pas créer des événements culturels.
Il va me manquer.
Lars de Winter
9 août 2017 @ 07:46
Malchance! Dommage!
Auberi
9 août 2017 @ 08:42
Terrible tragédie ! Un homme au charme particulier qui ne laissait personne indifférent à chacune de ses apparitions télévisées sur l’histoire. Une grande élégance rhétorique avec cette gestuelle unique presque lyrique, il me manquera.
Toutes mes condoléances à ses proches
val
9 août 2017 @ 08:43
Condoléances à sa famille
JAY
9 août 2017 @ 09:24
Comme tous les tourangeaux, je suis très affecté par cet homme de culture tellement chaleureux et sympathique !
JAY
9 août 2017 @ 09:24
par le décès !
;Numerobis.
9 août 2017 @ 11:53
Je ne le connaissais pas, mais je l’aimais bien.
Avait il eu un enfant avec l’une de ses épouses, ou compagne, qui était très jeune lors de leur mariage ? (16 ans je crois ?)
Gabrielle
10 août 2017 @ 12:48
Il a été marié avec Clémence de Lasteyrie du Saillant, nièce d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing. elle avait tout juste 17 ans. A l’époque, j’avais été choquée en regardant un article sur ce mariage car, ayant même âge que la mariée, je trouvais hallucinant qu’une gamine puisse épouser un « vieux » de 31 ans.
Le couple a divorcé et, je crois, n’a pas eu d’enfant. 10 ans plus tard, elle s’est remarié avec un homme né la même année que son ex.
Lili.M
12 août 2017 @ 11:45
Désolée de corriger votre erreur Clémence Lasteyrie du Saillant est la nièce de Valéry Giscard d’Estaing, fille de sa sœur donc nièce par alliance de son épouse évidemment.
Tonton Soupic
9 août 2017 @ 12:21
Je suis rassuré. J’ai cru qu’il était mort !
Gérard
9 août 2017 @ 14:29
Alice Bertheaume a été médicalisée sur place puis transportée au CHU de Caen. Son état s’est amélioré.
En mars 2004 le frère aîné de Gonzague, Jean Saint-Bris, alors directeur du Clos Lucé, conseiller général du Maine-et-Loire, était mort sur le coup d’un accident de la route sur la levée de la Loire, à Saint-Pierre-des-Corps. Il avait 57 ans.
Jean Saint-Bris (1947-2004), était le quatrième comte romain de son nom, le titre fut accordé avec l’hérédité par le pape Pie IX par bref pontifical du 15 août 1874 à leur arrière-grand-père Georges Saint-Bris (1844-1922), compositeur, époux de Marthe-Marie de Maupas, par bref pontifical du 15 août 1874. Cette famille est originaire du Quercy puis de la Touraine.
Les armoiries portées sont : coupé au premier, d’or à une clé de sable posée en fasce et accompagnée au canton dextre d’un cœur de gueules, au deuxième, d’argent à une croix alésée d’azur cantonnée de quatre mouchetures d’hermine, sur le tout d’azur à une étoile d’or. La devise est : « Dieu avant tout ».
Jean Saint-Bris, de Julie de Lattre son épouse, a eu cinq enfants dont l’aîné est Éloi, né en 1988, le cinquième comte Saint-Bris.
Gonzague n’a pas eu d’enfant de son mariage avec Clémence de Lasteyrie du Saillant (aujourd’hui Mme Henri de Bodinat), fille du comte Guy Foulques de Lasteyrie du Saillant et d’Isabelle Giscard d’Estaing, et nièce de Valéry.
À la fin du mois sera publié le dernier ouvrage de Gonzague Les Aristocrates rebelles qui est dédié à ses grands-parents résistants tués en Allemagne. Jean et Carmen Saint-Bris née Renom de La Baume, sont morts en déportation en 1944 après avoir secouru des aviateurs anglais à Villemoisan près d’Angers. En juin 1943, un bombardier anglais de retour d’une mission fut abattu au-dessus du Louroux-Béconnais. Les sept aviateurs sautèrent en parachute. Trois furent faits prisonniers. Le pilote se noya dans la Loire. Le radio se posa sur une île entre Montjean et Ingrandes.
Les deux derniers aviateurs britanniques allèrent frapper à la porte de la première maison d’où on les emmena au château de Beauchêne car le comte parlait couramment anglais. Jean et Carmen, qui avaient 60 et 52 ans – il était officier de réserve et elle avait son diplôme d’infirmière – aidèrent les aviateurs à rejoindre l’Angleterre via Ingrandes et Nantes. Ce n’était pas la première fois qu’ils agissaient ainsi, Jean récupérait des aviateurs anglais sur sa propriété, les cachait, faisait disparaître les papiers, leur donnait des habits et leur permettait de gagner Londres grâce à un réseau de résistance.
Ils savaient donc bien ce qu’ils risquaient, pour lui d’être fusillé, pour elle d’être envoyée en camp de concentration. Jean partit en déplacement à Amboise. Il y eut une dénonciation. L’un des aviateurs fut arrêté et rudoyé. Sous la torture il parla. Carmen fut arrêtée par la Gestapo et emprisonnée à Angers. Afin qu’elle soit libérée son mari se rendit pour dire qu’elle n’était au courant de rien, mais tous deux furent déportés en Allemagne séparément à l’automne, elle à Ravensbrück, lui à Gross Rosen. Une amie de Carmen qui put survivre raconta qu’elle donnait le peu qu’elle avait à manger aux plus jeunes sachant qu’elle ne survivrait pas longtemps. Elle mourut d’épuisement en décembre 1944. Jean lui survécut quelques jours et mourut sous les coups de crosse des SS. Leur fils Hubert s’engagea dans le Bataillon de choc de Rhin et Danube, pour aller libérer les camps. Marcel Marionneau qui avait été déporté pour la même affaire ne survécut que quelques années.
Sur les trois aviateurs recueillis en Anjou, deux sont arrivés à Londres en décembre 1943. Le troisième, a été pardonné par la famille Saint-Bris dont l’un des membres disait : « Qu’aurions-nous fait sous la torture ? » Il avait survécu à la guerre et avait écrit plus tard à la famille pour demander pardon.
Saint Louis de Gonzague, Cyrano de Bergerac, La Fayette, Olympe de Gouges, Lord Byron, Alphonse de Lamartine, le comte Tolstoï, Savorgnan de Brazza, Luchino Visconti, Simone de Beauvoir, sont au programme de cet ouvrage consacré à des gens du monde qui ont tracé leur propre route.
j21
10 août 2017 @ 12:49
Merci Gérard pour ces intéressantes précisions. Des personnes exceptionnelles que les grands parents de Gonzague Saint-Bris!
Ghislaine-Perrynn
10 août 2017 @ 15:58
Gérard merci votre post est émouvant .
Cosmo
11 août 2017 @ 06:07
Cher Gérard,
Merci pour ces détails qui donnent envie d’acheter le livre de Gonzague Saint-Bris. Il est étonnant que cet aviateur anglais ait été torturé car la Convention de Genève l’interdit formellement et normalement il aurait dû simplement être envoyé en offlag. Si l’aviateur était pris les armes à la main, il risquait d’être fusillé car considéré comme un partisan, lui-même ne respectant pas la convention de Genève. Mon père, ayant été dans la Résistance, me racontait que les aviateurs anglais, lors du passage de la frontière pour rejoindre l’Espagne, acceptaient de porter des armes pour se défendre, les américains, jamais.
Il est bon de dire que, contrairement à la légende, la noblesse française a bien résisté, comme l’Eglise a bien ordonné de protéger les Juifs. Bien sûr il y a eu des collaborateurs, mais il ne faut pas oublier qu’une grande partie des Français collaborait. S’il y eut un Mgr Baudrillart, il y eut aussi un Mgr Saliège et bien d’autres à ouvrir, églises et couvents.
On ne peut en effet juger quelqu’un qui a parlé sous la torture, nul d’entre nous ne peut savoir ce qu’il ferait.
Gonzague Saint-Bris était un homme des siècles passés, aussi agréable à lire qu’à fréquenter.
Amicalement
Cosmo
Gérard
12 août 2017 @ 14:47
C’est ce qui est dit. Peut-être que même avec des Anglais les services allemands ne respectaient toujours la Convention de Genève… Je songe au film Les Canons de Navarone mais ce n’est qu’un film.
Merci Cher Cosmo pour votre mot aimable et vos souvenirs familiaux.
Merci aussi à Ghislaine et à J21.
Ghislaine-Perrynn
13 août 2017 @ 11:31
Non Gérard vous n’avez pas à me remercier , Cosmo , vous , redonnez leurs lettres de noblesse à des Hommes qui l’ont été tout simplement.
Ici je voudrais rendre hommage aux curés des Landes qui sont partis avec leurs ouailles dont des enfants pour l’enfer , gratuitement , pour les aider et qui ne sont pas revenus . En mémoire , de l’Abbé-Pierre des Landes l’Abbé Michel Devert , qui a 18 ans , sauva un équipage américain à lui tout seul dans sa forêt landaise .
Bambou
9 août 2017 @ 14:34
S’ils n’avaient pas bouclé leurs ceintures…
Bambou
9 août 2017 @ 15:45
Je viens de finir « les vieillards de Brighton », sorti en 2002. Ce livre raconte un fait de son enfance, lorsqu’il vivait à Londres avec sa famille et où son père était diplomate. Il a été placé pendant toute une année dans un asile, où il y avait principalement des gens âgés. Mais ce qui m’interroge, c’est sa mémoire. Comment peut- il se rappeler de tous ces faits, lieux, situations, noms, visages, alors qu’à l’époque il avait seulement 5 ans? . Cela me semble impossible. Étrange.
Zeugma
9 août 2017 @ 15:49
« Le Monde » daté du jeudi 10 août 2017 publie une nécrologie de Gonzague Saint Bris, du comte Gonzague Saint Bris devrais-je écrire puisque nous sommes sur « Noblesse & royautés ».
(Internet nous précise que son frère aîné Jean (1947-2004) était le 4e comte de ce nom, titre romain qui fut conféré par le pape et sur lequel je n’ai pas davantage d’informations pour le moment.)
Le long article du « Monde » met en relief la vie professionnelle riche et variée de celui qui fut essentiellement un écrivain.
Chacun connait son attachement au Clos Lucé.
Il fit des études à Londres, à la Saint Philip’s School.
Journaliste, il travailla pour « Elle », le « Quotidien de Paris », « Le Journal du dimanche », « Europe n°1 » etc
Il anima toutes sortes de festivals mais restera surtout comme un écrivain fécond, auteur d’une cinquantaine de romans et essais, dont de très nombreuses biographies.
Son dernier ouvrage sortira en librairie le 30 août aux « Editions des arènes » : « Les aristocrates rebelles » consacré au parcours de certains personnages issus de la noblesse (vrai ou fausse ajouterai-je ….) (Cyrano de Bergerac, Olympe de Gouge, Byron, Tolstoï, Visconti, Simone de Beauvoir …)
Puis-je citer une phrase de lui ? : « Vivre est un métier qui s’apprend. »
Autre phrase qui devrait inspirer certaines correspondantes de notre site favori :
« Savoir vivre, cela n’est pas ne pas s’indigner (…) mais (…) apprendre à ne plus laisser cette indignation se porter sur les autres au risque de leur causer un préjudice, mais la canaliser en soi (..) »
Gérard
10 août 2017 @ 17:05
Tout à fait Zeugma mais nous avons quand même parfois des correspondants désagréables aussi et pas seulement des correspondantes.
septentrion
12 août 2017 @ 17:32
Gérard,
Je loue votre impartialité, sans m’exclure pour autant du groupe des correspondantes.
septentrion
12 août 2017 @ 17:12
Zeugma,
Vos commentaires sont toujours emplis de sagesse à mon avis,
Merci d’avoir rappelé certaines citations de Gonzague Saint Bris.
ciboulette
9 août 2017 @ 17:19
J’éprouve une grande tristesse devant le décès brutal de cet homme que j’aimais bien . Toutes mes condoléances à ses proches .
Dehove
9 août 2017 @ 20:45
Je m’associe à tous les commentaires élogieux, et je regrette sa disparition si soudaine. J’aimais beaucoup sa voix, et je l’aurais écouté indéfiniment…
pinto
10 août 2017 @ 00:44
Je pense qu’il etait ami du prince Thibaut d’Orleans et parrain de son fils n’est-ce pas?
Leonor
10 août 2017 @ 14:28
Je ne crois pas. Il me semble que la personne dont vous parlez est plutôt Antoine de La Panouse, vicomte, qui a créé le safari-parc de Thoiry.
Mais je peux me tromper.
Gérard
10 août 2017 @ 17:02
Robert d’Orléans, sauf erreur de ma part, eut pour parrain Paul, comte de La Panouse et pour marraine la princesse Claude de France, duchesse d’Aoste, et son frère Louis-Philippe, Charles de Bourbon, comte de Busset, et pour marraine Madame la Comtesse de Paris.
Mais naturellement les Saint-Bris ont toujours été très proches géographiquement et par le cœur des Orléans et Gonzague était fréquemment l’invité du comte de Paris défunt comme de son fils.
Blouin
10 août 2017 @ 10:39
Je pense ne pas me tromper en disant qu’il est à l’origine du concours de la résistance pour les jeunes lycéens car j’ai eu l’occasion de le rencontrer à Blois lorsqu’il a remis son prix à ma fille qui avait remporté ce concours avec pour récompense un séjour de 3 semaines à Boston et un voyage dans les camps en Allemagne. C’était en 1983 ou 84. Il était très simple et charmant. J’aime beaucoup ses livres et je vais acheter le dernier. Mille regrets.
Blouin
10 août 2017 @ 11:12
Je fais une rectification, le concours de la résistance a été créé en 1961, mais c’est en 83 ou 84 que les élèves des établissements privés ont été autorisés à s’y présenter et Gonzague Saint-Bris y a été très actif. Je précise aussi qu’il était né en 1948, ses parents n’étaient donc pas morts en déportation.
framboiz07
10 août 2017 @ 13:45
Il était ami de S. Bern, très triste , F.Ferrand et PPDA , surtout !
Jacques Coeur
11 août 2017 @ 17:13
Comme Stéphane, Gonzagues fait en sorte que l’histoire passionne à nouveau les jeunes bien que ceux-ci ne soient pendus qu’à leur gsm. triste cette disparition. Je ne découvrerai plus de nouveaux livres de cet écrivain sympa à tout point de vue. Il va ns manquer cet amoureux de la Touraine. Perte inestimable. Je lui souhaite qu’il aie rejoindre tous ces amis en particulier François 1er son ami qui a vécu au Clos.Tes amis lecteurs te retrouverons au paradis…
Maguerite1
10 août 2017 @ 20:36
Cabourg est en deuil.
Gonzague y avait créé le Festival du film romantique ; il était très apprécié dans cette ville et était très attaché à la côte normande.
Je suis infiniment triste.
Blouin
11 août 2017 @ 09:40
Merci à Gérard pour les renseignements qu’il nous donne et qui permettent de préciser les informations sur cette famille très respectable.
Gérard
12 août 2017 @ 14:54
Merci Blouin.
Dommage de prendre la route en pleine nuit après un dîner pour regagner la Touraine. Hélas.
Nefertiti
13 août 2017 @ 13:28
RIP Gonzague Saint-Bris, j’ai eut la grande chance qu’il m’ait dédicacé deux de ses livres. Mes condoléances à sa compagne et sa famille