
La Cour d’appel de Bruxelles a rendu le 25 octobre dernier un arrêt établissant que Jacques Boël n’est pas le père légal de Delphine Boël. Par ailleurs, le tribunal ordonne au roi Albert II de se soumettre à un test ADN dans les trois mois pour déterminer s’il est le père biologique de Delphine Boël née en 1968.
La Cour d’appel a chargé une experte de l’ULB-Hôpital Erasme pour procéder à ce test. Un pourvoi en cassation peut être introduit par les avocats du roi Albert II contre la décision relative à la contestation de paternité mais pas pour ce qui concerne le test ADN lui-même ».
Le communiqué des avocats de Delphine Boël conclut : « Nous, avocats de Delphine Boël, nous réjouissons de cette décision qui est une affirmation sereine et forte des principes selon lesquels il faut toujours privilégier l’intérêt de l’enfant. Cette décision est une étape importante dans le combat difficile qu’a engagé Delphine Boël, après l’échec de toutes les démarches amiables pour que son identité, comme celle de ses enfants, soit enfin légalement reconnue ».
Reste que le roi Albert II peut très bien refuser d’effectuer ce test ordonné par la justice. On ne peut l’y contraindre mais ce refus constituerait alors une présomption négative pour le roi et donnerait encore du poids au dossier de Delphine Boël. (merci à Pierre et Anne – Copyright photo d’archives : O.Polet)
septentrion
6 novembre 2018 @ 11:50
Que l’intérêt de l’enfant soit privilégié est la meilleure chose.
Si le Roi Albert II se soumet à un test ADN, le résultat ne pourrait-il pas rester confidentiel? Toute cette histoire aurait dû être plus simple et privée.
vasco2
6 novembre 2018 @ 12:03
ça va lui coûter cher au Roi.
Elsi
7 novembre 2018 @ 10:54
Pas seulement au roi…je pense qu´elle sera placee a egalite en ce qui concerne l´heritage de la famille (au cas où Albert II sera effectivement revele comme son pere biologique) … dur dur…..je lui donne tout a fait raison de reclamer la verite sur ses origines. L´hypocrisie pratiquee dans la plupart des familles royales est inegalable.
ML
7 novembre 2018 @ 15:06
Je ne connais pas les règles régissant les successions en droit belge mais il me semble que le roi Albert et la reine Paola ont établi un acte de donation entre époux . D’après ce qui a été dit ,à l’époque , le survivant garderait tout et si c’est la reine Paola …
tristan
6 novembre 2018 @ 12:34
Soyons sérieux, le statut de bâtarde reconnue est-il tellement préférable à celui de fille d’un monsieur qui l’a élevée avec tendresse et générosité ? Alors un hypothétique avantage financier compensera-t-il cet acharnement contre un homme âgé qui lui apportera surtout beaucoup de mépris ??
Blanc Rita
6 novembre 2018 @ 13:31
Tristan c est Albert le roi qui est méprisable !!! De plus il est certainement sous la coupe de Paola !!
Caroline Mathilde
6 novembre 2018 @ 16:18
Tendresse, générosité. ..Et qui n en a plus voulu par la suite ?
Elle est la fille de. .
.
Pas la bâtarde.
Emploie t on ce mot pour Béatrice borromeo ?
Mélusine
6 novembre 2018 @ 18:20
Reconnue ou pas, Delphine est de toute façon dans une situation intenable.
Le mépris, elle le subit depuis longtemps, d’un possible père qui la rejette. Elle joue son va tout.
Et lui, cet « homme âgé », ce roi qui lui refuse avec acharnement la reconnaissance paternelle, ne peut-il la lui accorder enfin, en se soumettant à ce fameux test et partir un jour, l’âme en paix ?
Volysia
7 novembre 2018 @ 22:23
Je pense que cette femme a le droit de savoir qui est son père génétique. C’est important de savoir de qui on tient ses gènes. On a tous et toutes un patrimoine génétique qu’on le veuille ou non et cela est bien évidemment indépendant des sentiments. C’est un droit logique qui devrait être naturel dans tous les cas.
Pour ce qui est des enfants adoptés, dans la plupart des cas, ils restent très attachés aux parents qui les ont aimés et élevés. Cela n’empêche pas le besoin qu’ils éprouvent de savoir qui les a fabriqués. De qui ont-ils les traits ? le caractère, les dons parfois ?
Le roi Albert a bien eu tort de ne pas régler ce problème très discrètement, quand la première demande a été formulée. Tout serait calmé maintenant. Le Prince de Monaco a eu une attitude beaucoup plus droite.
Les rois de France titraient leurs enfants naturels ainsi que Napoléon et l’époque était pourtant différente.
Je suis d’accord avec vous pour refuser le titre de bâtard. C’est un mot affreux que les enfants reçoivent comme une pierre lancée vers eux, alors qu’ils n’ont rien demandé.
bianca
6 novembre 2018 @ 18:30
Je partage votre avis… Si le Roi ne l’a pas reconnue jusqu’àlors, n’a pas voulu reconnaître cette liaison, que peut-t-elle attendre de lui ? Certainement pas de la tendresse après toutes ces années? Sa mère partage aussi la moitié des responsabilités…
Sarita
7 novembre 2018 @ 00:04
Je crois que lui faire ravaler son mépris vaut pour cette femme tous les héritages. Malheureusement, une fois fait que lui restera-t-il ? Je lui souhaite d’être capable, a partir de cette vérité, de se reconstruire.
Leonor
7 novembre 2018 @ 03:28
Bien dit.
josaintvic
6 novembre 2018 @ 13:29
elle ressemble fortement à sa mère…..
Alix-Emérente
7 novembre 2018 @ 12:56
Effectivement, Delphine ressemble davantage à sa mère qu’à la reine Astrid !
Leila
6 novembre 2018 @ 14:20
Il ne s’agit pas juste de reconnaissance. Si ce n’était que cela, il l’aurait fait depuis longtemps. Pour Albert II, cela va, je pense, beaucoup plus loin. Loin, dans sa propre histoire, dans l’orphelin privé de mère très tôt, dans le garçon -seul ?- ou plus tard l’adulte qui a brutalement coupé les ponts avec son père. C’est là qu’il faut chercher l’explication de son attitude. Les choses ne sont jamais aussi simple qu’on le croit !
Sophie
7 novembre 2018 @ 16:00
De ce que j’ai entendu, ce sont les conditions pour obtenir un divorce de Paola qui étaient très très dures…
Brigitte et Christian
6 novembre 2018 @ 14:27
bonjour à tous
Nous venons , nous Français, donner notre commentaire dans une affaire Belge, cela nous gène un peu , mais nous ne pouvons résister.
Pour faire de la généalogie, nous comprenons le désir de Delphine de connaitre son vrai père sans pour cela renier celui qui l’a élevée. Pour le roi Albert, il est humiliant de devoir se défendre si il est innocent . Si il est coupable, nous comprenons qu’il soit , honteux de son geste, vis à vis de sa famille surtout.
Laissons le roi et Delphine sortir de cet imbroglio avec élégance et attendons sereinement la suite de l’affaire.
Amitiés de Dracénie sous le soleil enfin revenu
beji
6 novembre 2018 @ 14:32
Elle doit être pressée car Albert II n’est pas jeune et s’il décède se posera la question de l’héritage…Ne dit-on pas que le père est celui qui aime et qui élève Delphine n’est pas reconnaissante envers jacques Boels.
Alix-Emérente
6 novembre 2018 @ 14:51
L’avenir nous informera des suites de cette affaire, mais à tous ceux qui trouvent la ressemblance frappante avec la famille royale et en particulier la reine Astrid, je rappelle l’affaire de la supposée fille d’Yves Montant : Aurore Drossart qui lui ressemblait tant et qui a été déboutée après l’étude des ADN…
kalistéa
8 novembre 2018 @ 12:17
La « fille » d’Yves Montand ne lui ressemblait que sur cette photo que la mère a largement publiée et mon sentiment à l’époque était que c’est à cause de cette ressemblance sur une photo que cette femme a eu l’idée d’essayer d’escroquer de l’argent à une famille .La juge a suivi pour une action infâme qui aurait semblé légitime si le test avait prouvé la paternité , mais qui fut ressentie comme un sacrilège et une violation de sépulture .Notre époque n’a peur de rien .
apolline
6 novembre 2018 @ 15:14
Hé bien!! les géniteurs qui ont semé aux 4 coins de la planéte; ont bien du souci a se faire avec cette loi « A D N »
Elsi
6 novembre 2018 @ 17:54
Un grand bravo au gouvernement belge … nous voila arrives au 21ieme siecle….une transparence pareille ne pourrait pas forcement etre rendue possible dans plus d´une monarchie europeenne….
bianca
6 novembre 2018 @ 18:24
J’ai eu connaissance d’une histoire semblable, une femme séparée de son époux, déjà mère de famille à l’époque avait deux amants simultanément… Lorsqu’elle s’est trouvée enceinte, elle a prétendu que l’un des deux était le Père de l’enfant qu’elle attendait sans qu’il y ait eu à l’époque de test de paternité, évidemment elle avait choisi celui qui avait la situation la plus confortable… Elle a porté l’affaire devant les tribunaux et il a été prouvé, par un témoin, qu’elle n’avait plus de relation avec celui-ci depuis des mois… !
racyma
6 novembre 2018 @ 18:30
pourquoi lui pretez vous des intentions financieres , alors que tout simplement elle recherche une verite
bianca
8 novembre 2018 @ 13:17
Cette vérité elle pourrait tout de même la rechercher auprès de sa Mère !!!
La vérité c’est sa Mère seule qui est en mesure de lui donner…Hélas !
Marie de Cessy
6 novembre 2018 @ 19:47
Qu’il fasse ce test ADN et qu’on en finisse une bonne fois pour toutes !
Vitabel
6 novembre 2018 @ 20:17
Mais pourquoi la demande d’être reconnue par son père biologique( si cela est prouvé) vous dérange-t-il ? Ce qui devrais être plus dérangeant c’est l’attitude du roi. Le monsieur qui a élevé cette jeune femme et qui mérite tout notre respect c’est son papa, son papinou son daddy mais pas son géniteur et là elle a le droit de savoir d’où elle vient.
corentine
7 novembre 2018 @ 00:03
http://www.noblesseetroyautes.com/wp-content/uploads/2014/02/MarieAstrid.jpg
sur certaines photos, je trouve une ressemblance entre Delphine Boel et Marie-Astrid de Luxembourg
LOLA
7 novembre 2018 @ 12:54
Et comme Marie Astrid de Luxembourg avait pour grand mère maternelle…la reine Astrid…!
Luz
7 novembre 2018 @ 02:32
Insupportable cette Delphine Boël! Qu’elle laisse le Roi Albert et la Reine Paola en paix et respecte la discrétion du roi. Elle se fait une belle publicité avec cette affaire qu’elle aurait, de toutes façons, traiter de manière privée.
Auberi
8 novembre 2018 @ 16:50
Elle a bien raison de profiter de la pub, c’est déjà ça de pris sur son pseudo géniteur
Baboula
8 novembre 2018 @ 20:59
Discrétion ! Quelles qualités morales mettez-vous dans ce mot ?
Je serai curieuse de voir ce que vous cachez discrètement sous vos tapis.
YOM
7 novembre 2018 @ 03:17
Qu’il le fasse ce test ADN ce serait tellement simple,mais il n’est pas certain du résultat ,je ne comprends pas qu’un homme tellement porté sur la religion ne soit pas tres courageux.
Leonor
7 novembre 2018 @ 03:34
J’aimerais bien lire le texte de cet arrêt, in extenso.
D’abord.
Ensuite : comment – si tel est bien le texte – , comment un arrêt peut-il établir « que Jacques Boël n’est pas le père légal de Delphine Boël » ? Sur la base de quelles données, de quelles recherches, de quels éventuels tests biologiques ? Parce que, en droit français tout au moins et jusqu’à preuve du contraire, le père légal est le mari de la mère. Donc, quelle est cette preuve du contraire?
J’aimerais lire la version intégrale et d’origine de cet arrêt.
Zorro
7 novembre 2018 @ 14:45
Ce n’est plus le cas maintenant. En France, comme en Belgique, la présomption de paternité n’est plus automatique. Le mari d’une femme mariée peut être écarté de la filiation au profit de l’amant s’il reconnaît en premier l’enfant et/ou qui peut prouver par test ADN qu’il est bien le père biologique. C’est donc la vérité biologique qui prime par rapport à la présomption de paternité mais sous conditions (ex. : délai raisonnable du père ou de la mère pour introduire la demande de reconnaissance/désaveu de paternité dans l’année qui suit la naissance de l’enfant, ou c’est l’enfant lui-même qui peut entreprendre une démarche de reconnaissance/désaveu de paternité jusqu’à ses 18 ou 21 ans révolus). Après il y a la possession d’état qui joue, ou devrais-je dire qui jouait car dans le cas de Jacques Boël (et c’est ça qui est grave) on établit que même s’il s’est comporté comme un père aux yeux de tous envers Delphine Boël pendant 18 ans, ça n’a aucune importance. Par ailleurs, les démarches de DB ont été entamée lorsqu’elle avait 45 ans, beaucoup trop tard donc. Le délai de prescription était dépassé ; La demande de DB devrait normalement être irrecevable. Mais dans ce cas, il y a manifestement eu une volonté de « se faire » la personne du roi.
Cosmo
7 novembre 2018 @ 16:01
Chère Leonor,
Il me semble qu’un test ADN a été fait entre Delphine Boël et Jacques Boël. Et c’est ce test qui a permis d’établir qu’il n’y a pas de lien de sang entre eux. Mais il est possible que je me trompe.
Dans cette affaire il y a quatre personnages, Delphine Boël, le roi Albert II, la reine Paola et la baronne de Sélys Longchamp ( une femme tout-à-fait charmante).
C’est une mauvaise pièce jouée par de mauvais acteurs mais le pire est qu’il y a de multiples haines. La baronne de Sélys a été la maîtresse du prince de Liège, qui a dû trouver auprès d’elle une douceur qu’il n’avait pas avec sa femme, dont le mauvais caractère est bien connu. La princesse de Liège, en faisant autant de son côté, ne pouvait reprocher à son mari son infidélité. Une enfant serait née de cet adultère. Le prince et la princesse de Liège sont devenus roi et reines des Belges et cela les amenés à une vie régulière et ils ont trouvé tous les deux la voie de la réconciliation et le chemin de la Rédemption.
Delphine Boël, dont la mère avait été la maîtresse du roi, a pu penser qu’elle était la fille de ce dernier ( en fait tout le monde devait savoir que Jacques Boël n’était pas son père, à commencer par lui ) et il n’est pas rare de voir un enfant rechercher, à tort ou à raison, ses racines biologiques. La demande de Delphine Boël n’était pas extraordinaire et le roi aurait pu y accéder dans la plus stricte intimité, et sous le sceau de la confidentialité. Tous auraient su alors la vérité.Le risque à courir était que Delphine Boël se serve de ce résultat pour exiger ses droits patrimoniaux futurs, mais après tout, en étant l’amant de sa mère, Albert II avait pris le risque de lui faire un enfant. Et ce ne pouvait être pire que ce qui se passe aujourd’hui et c’est Delphine qui aurait eu alors le mauvais rôle. On aurait pu l’accuser d’être financièrement intéressée.
La reine Paola n’a certainement pas joué l’apaisement dans ce mélodrame familial. Mais ce n’est pas dans son caractère de se concilier les bonnes grâces de ceux qui l’approchent.
La baronne de Sélys voit peut-être aujourd’hui dans cette affaire une sorte de revanche tardive de maîtresse délaissée. Mais je sais, de source sûre, qu’elle n’était pas du tout heureuse de toutes ces révélations. Seuls quelques initiés connaissaient sa vie privée, maintenant c’est tout le monde.
J’ai du mal à comprendre les reproches adressés à Delphine Boël. Si son père supposé n’avait pas été roi, elle aurait sans doute fait la même demande, le tout sans alerter l’opinion publique.
Amitiés
Cosmo
Marie de Bourgogne
8 novembre 2018 @ 20:19
Non mais je rêve ? Qu’est ce que la reine Paola vient faire là-dedans ? Quel rapport y a t’il entre elle et la fille de l’ex maitresse de son mari.
Si il y a bien une personne qui ne doit pas être mêlée à cela c’est bien la reine Paola.
Que vous ayez de l’affection envers la (très) vulgaire et (très) légère baronne de Sélys est VOTRE problème. Laissez la reine Paola en dehors de cette histoire qui ne la concerne pas car je doute fortement qu’elle ait été consultée lors de la conception de Delphine Boël dont seule la mère sait qui est le père (et encore…).
Muscate-Valeska de Lisabé
10 novembre 2018 @ 18:34
Mais il est absolument certain que Paola se mêle d’elle-même à cette affaire-là, et pas qu’un peu,Marie.
Marie de Bourgogne
18 novembre 2018 @ 08:15
@ Muscate
Cela Muscate, vous ne le savez pas.
L'Alsacienne
7 novembre 2018 @ 20:05
Leonor,
Il existe bien une procédure de désaveu de paternité. J’ai eu l’occasion (je travaillais dans une administration) de voir un tel acte officiel.
L’enfant concerné a du prendre le nom de jeune fille de sa mère et ne pouvait plus utiliser le nom de son père qui l’avait reconnu à la naissance. Pas de droit à l’héritage du père, pas de pension alimentaire pour cet enfant.
L’enfant était né durant le mariage de ses parents et le père a pu prouver que l’enfant avait été conçu par l’amant de sa femme.(test ADN ? et/ou stérilité du père prouvée médicalement ?).
Evidemment, cet acte ne se soucie pas des états d’âme de l’enfant. On représente la justice les yeux bandés, parce que la justice est aveugle et que la loi c’est la loi.
Baboula
8 novembre 2018 @ 20:52
Annelise aurait su nous parler judicieusement , juridiquement .
Ghislaine-Perrynn
7 novembre 2018 @ 09:57
Le roi est un homme âgé . Je suppose qu’il a une conscience et il serait temps de mettre de l’ordre dans celle-ci . Je ne conçois pas que l’on rejette un enfant .
Il me semble que cette jeune femme a le droit de connaître ses origines.de quelques natures qu’elles soient .
Lucile M.
9 novembre 2018 @ 20:22
Mettre de l’ordre ne veut pas dire que lui et sa fille vont se sauter au cou en trépignant de joie. Simplement dire oui, elle est de mon sang et je la reconnais comme telle. Si la dame a cinquante ans on peut donner quitus à sa mère la baronne de ne pas avoir pris de pilule contraceptive (pilule de Picpus aux alentours de 1964). Albert est aussi responsable que sa partenaire.