
En ce 21 mars, premier jour du printemps, voici un poème écrit vers 1450 par Charles d’Orléans (1391-1465). (Merci à A.Lin)
Le Printemps
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie
Et s’est vêtu de broderies,
De Soleil luisant, clair et beau.
Il n’y a bête, ni oiseau
Qu’en son langage ne chante ou crie
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie.
Rivières, fontaines et ruisseaux
Portent en livrée jolie
Gouttes d’argent, d’orfèvrerie
Chacun s’habille de nouveau.
Le temps a laissé son manteau.
Caroline
21 mars 2010 @ 22:23
A A.Lin,je vous remercie vivement pour cet article sur la litterature medievale que j’ai beaucoup aime etudier a l’ecole!Aussi a notre Regine,j’ai eu beaucoup de plaisir a admirer cette image bien typique du Moyen-Age!
Alexis
21 mars 2010 @ 22:27
@ A.Lin : préférez médiéval à moyenâgeux (qui est plus péjoratif) ;-) !
Actarus
22 mars 2010 @ 03:33
Charles des Orléans n’a même pas commenté. ;-) Il n’aime pas la poésie ? :D
Clémentine
22 mars 2010 @ 07:51
A.Lin et Corentine, merci à toutes les deux. J’ai l’impression que je passe mon temps à remercier, sur ce site. Mais tant de personnes m’apportent tous les jours tant de choses intéressantes.
Martine, les prénoms à répétition ne se retrouvent pas que dans les familles royales, c’est le cas aussi pour le commun des mortels.
Actarus
22 mars 2010 @ 12:41
A. Lin : son prénom entier me rappelle… René Char ! :D
Audouin
22 mars 2010 @ 20:19
Actarus (33)
Charles des Orléans? Des Orléans? Oh, Cher Actarus, n’exagérons rien…Des Aubrais, ce ne serait déjà pas si mal…
MDR ;-))
philippe
22 mars 2010 @ 20:26
Bonjour,
Une petite précision pour Pétronille, au sujet de la coïncidence qui l’amuse… Il ne s’agissait pas des mêmes Orléans (Charles était un
prince de la maison de Valois), ni tout à fait des mêmes Bourbons
puisque le duc Jean 1er fut l’arrière-grand-père du fameux
Connétable félon, et dernier duc de Bourbon avant longtemps…
Henri IV, dont descendent aujourd’hui les Borbon d’Espagne et les
Orléans de France, n’appartenait qu’à la branche cadette de la
maison de Bourbon, et ses ancêtres, comtes de Vendôme, ne cousinaient avec Jean 1er de Bourbon qu’à la mode de Bretagne…
Ces plongées dans la longue histoire capétienne sont, en tous cas,
bien rafraichissantes… Dommage qu’on ne l’évoque pas plus souvent.
Au plaisir de vous lire,
Phil.
Pétronille
23 mars 2010 @ 08:31
Bonjour, Philippe, et merci de vos précisions. Je ne suis pas spécialiste de ces questions, c’est vrai.
Ce qui m’a amusée,c’est que Charles d’Orléans non seulement s’adressait au duc de Bourbon (en l’appelant, s’il vous plaît, »mon compagnon très cher »)mais encore lui demandait son aide! Je suis à peu près sûre que certains, emportés par leur élan, seraient capables d’en tirer, pour aujourd’hui, des conclusions un peu hâtives…
Vous connaissez « la longue histoire capétienne » : savez-vous si tous ces princes se sentaient « fils de saint Louis »?
philippe
24 mars 2010 @ 17:14
Bonjour,
Pétronille, je ne pourrai malheureusement pas vous répondre autrement que de façon personnelle et intuitive. Je pense que
la personnalité « tutélaire » de Saint-Louis n’était évidemment pas étrangère à l’orgueil qu’ont eu nombre de capétiens d’appartenir
à sa « race ». Tous se sont donc considérés comme fils de Saint-Louis mais sans que cela les empêche, parfois, d’avoir un comportement parfaitement indigne de lui. Je n’en citerai que deux exemples, celui du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, qui préféra organiser sa succession en mariant sa fille à un Habsbourg
plutôt que de risquer de voir ses richesses retourner dans le giron capétien d’un Louis XI qu’il haïssait, ou bien sûr, celui de Philippe
Egalité, qui, non seulement vota la mort du roi, mais renia son appartenance à la race capétienne , lors de son propre procès…
Je précise que si l’histoire capétienne est passionnante, c’est justement parce qu’elle permet de voir défiler, au fil des siècles,
toute une galerie de personnages, qui sont en fait tout simplement humains. Parmi eux, des saints, de vrais méchants, des traitres, de grands chefs de guerre, des pleutres, des fous, des coureurs de jupons, des homosexuels, des maris fidèles (assez peu..), des épouses nymphomanes et quelques vrais artistes, comme ce Charles d’Orléans qui nous intéresse.
Bien à vous, et pardon de cette réponse bien peu académique,
Phil.
kanou
5 mai 2011 @ 20:47
tré tré bien parfait!!!!!!!!!!:)