
Le 6 novembre 2004 à La Romana en République dominicaine, le prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, fils du défunt prince Alphonse et de Maria del Carmen Martinez-Bordiu épousait Maria Margarita Vargas y Santaella, fille d’un richissime homme d’affaires vénézuélien.
Des centaines d’invités venus des 4 coins du monde assistaient à la noce à La Romana considérée comme l’une des plus belles régions des Caraïbes et où la famille de la mariée possède une résidence. A noter la présence de l’archiduchesse Constanza d’Autriche qui fut la fiancée du père du marié. La duchesse d’Anjou conseillée par sa belle-mère Carmen Martinez-Bordiu, avait confié la réalisation de sa robe aux célèbres couturiers de Séville Vittorio y Lucchino.
Le duc et la duchesse d’Anjou ont eu 3 enfants : Eugénie, Louis (duc de Bourgogne) et Alphonse (duc de Berry). (Copyright photo : Hola)
cosmo
9 novembre 2010 @ 22:19
Nemausus,
Je ne crois personne attardé. Chacun a parfaitement le droit de défendre ses opinions.
Je voulais simplemment exprimer mon étonnement devant la virulence des propos.
Bien que légitimiste de coeur, je ne me sens pas d’entrer dans un querelle désormais sans objet à mes yeux.
Je respecte et admire l’Histoire et les Princes qui l’ont faite. Je n’aime pas la Révolution française, entr’autres raisons, car elle a véhiculé un certain nombres d’idées toutes faites destinées à discréditer l’Ancien Régime pour justifier sa propre violence.
Et pardonnez-moi si j’ai laissé à penser que le duc d’Anjou n’avait pas l’esprit démocratique. Plusieurs de mes amis sont ses proches et je sais par eux que c’est un homme charmant, attentif aux autres et respecteux de la légalité actuelle. Il est l’aîné de Bourbons qu’il représente fort bien. Il n’a pas choisi sa destinée mais l’accepte avec la lucidité d’un homme du XXIème siècle, respecteux de la tradition dont il est issu.
R-N
9 novembre 2010 @ 22:26
cosmo, je ne dis pas ceci spécialement pour vous qui venez d’arriver dans les discussions, mais pour d’autres aussi : ce fait, que la monarchie ne serait pas d’actualité est souvent soulevé par des participants un peu partout, et je voulais y répondre très brièvement avant d’y revenir.
Les partisans les plus orléanistes, (et dans le langage que j’emploie, il ne s’agit pas des réels partisans du Comte de Paris, mais d’ultras indéterminés poursuivant un objectif politique sous couvert d’un royalisme (qui peut être sincère), voire un objectif plus dangereux, et qui se reconnaissent à des contradictions de toutes sortes) cherchent à installer à tout prix leurs princes (et ces princes le cherchent aussi) dans le paysage médiatique comme si quelque chose en dépendait.
Pour moi qui soutenais jusqu’à une date récente les droits de la branche d’Orléans, j’ai fini par me lasser en raison de cette double attitude qui consiste à se mêler de politique et à chercher à apparaître à tout prix. Attitude qui semble relever du désir de jouer un rôle (mais alors, lequel ? ) Sans en dire plus, car je simplifie à l’extrême, je dirais qu’il existe une contradiction flagrante entre le discours : “la monarchie ce n’est pas pour demain, c’est même sans doute définitivement impossible”, et un activisme soutenu, accompagné d’appels du pied répétés en direction du régime.
Vous évoquez à juste titre les dangers actuels. Si les enjeux d’il y a longtemps n’existent plus, il en est un qui demeure : rendre inoffensive une famille qui a soutenu et soutient le régime fabriquant ce que vous dites. Le meilleur moyen en effet de survivre, et même de ne pas faire émerger n’importe comment ou qui, était d’abord de ne pas soutenir par politesses diverses, manifestations d’estime et de sympathie, appel à vote en 2007, l’actuel régime.
cosmo
9 novembre 2010 @ 23:50
R-N,
Il me semble que vous engagez là une discussion politique dans laquelle je ne saurais vous suivre. Non que je refuse le débat, mais je ne crois pas Noblesse & Royautés soit le lieu de tels échanges.
Discuter à l’infini des conséquences de la Renonciation solennelle au Traité d’Utrecht est un exercice intellectuel fascinant tout autant qu’il n’entraîne pas de bataille rangée. Parler de l’attitude des princes et de leurs affidés dans la situation actuelle me semble plus hasardeux. Ils ont comme nous le droit au choix et à l’erreur.
Audouin
10 novembre 2010 @ 00:18
Cosmo (146)
Feindre d’élever le débat, c’est, je vous l’accorde, une façon habile de le déplacer sur un autre terrain quand il n’y a plus rien à dire et que l’on risque l’enlisement. Cela permet d’ éluder des questions qui, pour être totalement inactuelles, n’en sont pas moins excitantes pour l’esprit comme toute spéculation pure, par exemple une partie d’échecs. Mais à ce jeu, cher Cosmo, vous savez bien qu’à la longue, votre roi n’échappe pas toujours à l’échec et mat…
Cordialement.
Audouin
Michael
10 novembre 2010 @ 09:33
Pour ma part, je pense qu’il n’existe pas forcément d’unité entre les princes (Louis-Alphonse de Bourbon, comte de Paris et duc de Vendôme) et les organismes culturels et politiques qui les soutiennent. cela, certainement, en raison de cette volonté d’indépendance indispensable à leur situtaion. Le seul qui parvient à rassembler un nombre de personnes autour des trois piliers (sociaux, culturels et francophone) est le duc de Vendôme. Au final, il ne se dégage plus de conceptions différentes de la monarchie. Les Bourbon d’Espagne aspirent autant à la démocratie que les Orléans de France.
d'Artagnan
10 novembre 2010 @ 10:59
Ne parlons pas d’échec et mat, mais plutôt « diplomatiquement » qu’à force d’estoques portées par des lames inspirées par les historiens et les juristes, les coquilles des oeufs illégitimes s’écrasent elles-mêmes sur le Mur de l’Histoire, et les blancs d’oeufs, mêmes accompagnées du regard compatissant de quelques crêtes couronnées, dégoulinent et glissent irrémédiablement vers le sol. . . . où ils avaient été pondues.
cosmo
10 novembre 2010 @ 11:50
Audoin,
J’apprécie votre conclusion.
Cordialement
Mimich le Belge
10 novembre 2010 @ 14:39
Sigismond (147)
Il s’agit d’une page sur les membres de la branche d’Anjou en général. Un calendrier plus pragmatique qu’officiel. Tout comme les pages Orléans correspondantes qui dépassent de loin les seuls Orléans & (ex-)conjoints.
Je savais, bien sûr, pour le divorce mais j’aurais plutôt cru que j’aurais eu des remarques si j’avais oublié la mère de « chouchou » … ;)
J’avais pas trop envisagé la branche de Gonzalve vu l’absence de descendance (légitime) malgré 3 mariages (et 2 divorces). Je n’avais pas donc trop « calculé » Emanuela Pratolongo comme veuve, désolé …
Changement « Emanuela Pratolongo » sous peu …
R-N
10 novembre 2010 @ 20:44
cosmo (153) j’ignore à quel jeu vous jouez, mais effectivement, ce ne sera pas le mien. Pour une bonne raison : la politique m’indiffère.
C’est bien vous qui déclarez (146) que la menace se situe du côté des nations émergentes, mettant donc bien le débat sous un signe politique. Il m’a même échappé de répondre qu’il y avait un bon moment qu’elles avaient émergé… ce qui signale à quel point je pensais à tout autre chose qu’à la politique en écrivant ce comm.
On pourrait même reconnaître dans votre propos sur les nations émergentes une préoccupation nationaliste qui, en remontant le fil, nous conduirait à une solution toute trouvée : Orléans pour ne pas la nommer.
C’est vrai, tout le monde peut se tromper. Les Orléans ont même ce droit (ou ce privilège ?) plus souvent que les autres. Ma réponse reconnaissait qu’en la prenant par l’un des bouts de la lorgnette, la querelle était dépassée, mais de l’autre qu’elle ne l’est pas, car en réalité ce sont deux systèmes qui s’affrontent.
Faire connaître, en ces temps incertains, qui hérite du trône de France est un enjeu actuel. L’Histoire révèle parfois des surprises.
Mimich le Belge
10 novembre 2010 @ 21:16
Tout y est maintenant, je crois …
* Généalogie détaillée NOUVEAU
* Chronologie
* Anniversaires
* Agenda
* Agenda annuel chronologique
d'Artagnan
11 novembre 2010 @ 13:18
Mimich le Belge
Dites « fille née hors mariage ». Ne dites pas fille illégitime. Est-ce que Dieu l’appellerait ainsi ? Mettez vous à la place de ces personnes. Merci pour eux.
cosmo
11 novembre 2010 @ 13:29
à R-N
En citant les nations émergentes, je ne pense pas faire preuve de nationalisme. Je ne suis pas nationaliste du tout, je pense même que la nationalisme exacerbé du XIXème a été une catastrophe. Je suis fier de la culture européenne en général et française en particulier.
L’Europe de la Sainte-Alliance me semblait un bon modèle.Il fallait peut-être l’adapter mais certainement pas la rayer de la carte en 1848.
J’ai beaucoup d’admiration pour le Chancelier Metternich et le système Habsbourg en général détruit par le fameux « Printemps des Peuples », expression qui m »exaspère.
Quant à la domination économique et culturelle du monde,il semble qu’elle ait échappé à l’Europe depuis la Première Guerre Mondiale.
On ne refait hélàs pas l’Histoire. On peut tout au plus essayer d’enrayer le déclin.
d'Artagnan
11 novembre 2010 @ 13:35
En ce qui concerne Louis XX et son Epouse, je les appelle Roi et Reine de France non pas parce qu’ils sont reignant, mais parce Louis est Roi dès le décès de son Père, d’après l’adage millénaire « le Roi est Mort, vive le Roi! » C’est un Principe Divin qui est infini. Au décès de Louis XVI, la Reine à genoux a serré contre Elle son fils en disant « Mon Roi ».
d'Artagnan
11 novembre 2010 @ 15:14
A LIRE ABSOLUMENT !
Livre à traduire et fime à réaliser . . .
Amazon Best Books of the Month, October 2010: Revolution, Jennifer Donnelly’s remarkable new novel, weaves together the lives of Andi Alpers, a depressed modern-day teenager, and Alexandrine Paradis, a brave young woman caught up in the French Revolution. While in Paris with her estranged father, a Nobel geneticist hired to match the DNA of a heart said to belong to the last dauphin of France, Andi discovers a diary hidden within a guitar case–and so begins the story of Alexandrine, who herself had close ties to the dauphin. Redemption and the will to change are powerful themes of the novel, and music is ever present–Andi and Alex have a passion for the guitar, and the playlist running through Revolution is a who’s who of classic and contemporary influences. Danger, intrigue, music, and impeccably researched history fill the pages of Revolution, as both young women learn that, « it is love, not death, that undoes us. »–Seira Wilson
From Publishers Weekly
Donnelly (A Northern Light) melds contemporary teen drama with well-researched historical fiction and a dollop of time travel for a hefty read that mostly succeeds. Andi Alpers is popping antidepressants and flunking out of her Brooklyn prep school, grieving over her younger brother’s death. She finds solace only when playing guitar. When the school notifies her mostly absent scientist father that she’s flirting with expulsion, he takes Andi to Paris for Christmas break, where he’s testing DNA to see if a preserved heart really belonged to the doomed son of Louis XVI and Marie Antoinette. Andi is ordered to work on her senior thesis about a (fictional) French composer. Bunking at the home of a renowned historian, Andi finds a diary that relates the last days of Alexandrine, companion to (you guessed it) the doomed prince. The story then alternates between Andi’s suicidal urges and Alexandrine’s efforts to save the prince. Donnelly’s story goes on too long, but packs in worthy stuff. Musicians, especially, will appreciate the thread about the debt rock owes to the classics. Ages 14–up.
Copyright © PWxyz, LLC. All rights reserved.
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R-N
11 novembre 2010 @ 18:17
à cosmo (162) tout cela est malheureusement vrai, mais est-il encore possible de l’enrayer ?
Je suis peu optimiste !
d'Artagnan
12 novembre 2010 @ 12:12
164
Après avoir copié l’adresse internet, ne pas oublier de cliquer sur la video avec l’image du vase de cristal contenant le coeur du Petit Roi.
d'Artagnan
12 novembre 2010 @ 23:57
LE SECRET DU TRAUMATISME DE LOUIS XVI
« Les souffrances puis la mort de son adorable petit garçon sont la clef pour comprendre l’étrange apathie de Louis XVI pendant la réunion des Etats Généraux,alors qu’il avait là l’occasion de s’allier au Tiers Etat pour appliquer en position de force les réformes qu’il avait envisagées deux ans auparavant, réformes alors tuées dans l’oeuf par les privilégiés et qui auraient pu sauver le royaume des troubles en amenant l’égalité entre les sujets. Cette apathie qui rendait le Roi inaccessible et que les députés du Tiers relayés par les manuels d’Histoire ont pris pour du dédain, n’était en fait que le plus humain des sentiments : celui d’un père déconnecté des affaires courantes par l’agonie de son petit garçon. L’incompréhension entre Louis XVI et le Tiers Etat s’aggrava quand aucun des députés ne manifesta la moindre compassion à l’annonce du décès de Louis-Joseph. Harcelé par les députés du Tiers frappant avec insistance à la porte de la chambre mortuaire, le Roi en deuil s’écria : « N’y a-t-il donc pas un père parmi ces gens? » »
Source : Un prince méconnu, le Dauphin Louis-Joseph, fils aîné de Louis XVI, par Reynald SECHER et Yves MURAT
cosmo
13 novembre 2010 @ 11:41
d’Artagnan,
Il est vrai que les souffrances et la mort du Dauphin en pleine crise politique et constitutionnelle a eu une influence terrible et compréhensible sur l’attitude de Louis XVI et Marie-Antoinette. Les manuels d’histoire passent cet évènement sous silence. On ne veut se souvenir officiellement que du « Rien » de l’agenda du Roi le 14 juillet pour mieux ignorer l’homme intelligent et aimant qu’il était, pris entre ses contradictions, homme de savoir du Siècle des Lumières, qu’il comprenait parfaitement et homme d’une Foi profonde dictant les actes de sa vie publique et privée. Ce fut un vrai souverain. La France paie encore les conséquences de son assassinat.
francois thevenin
21 novembre 2010 @ 18:08
Deux courts commentaires:
-Je pense que le comte de Chambord a simplement pris le Drapeau Blanc comme occasion de rendre sa restauration impossible sans en avoir l’air car il ne voulait pas servir de marchepied pour les Orleans apres sa mort.
-Les Orleans sont de la fausse monnaie. C’est une famille qui a comme gene dominant une pulsion a l’usurpation. C’est pathologique, il ne faut sans doute pas leur en vouloir, mais c’est fascinant a observer, generation apres generation.
(merci de me signer FRANCOIS)
d'Artagnan
27 novembre 2010 @ 23:12
Le « Le Petit Prince » de Saint Exupery, réadapté en dessin animé pour France Télévision. de Saint Exupery, en écrivant son oeuvre, a pensé au Petit Prince Louis XVII et lui a donné une autre vie . . . éternelle, écrite dans 125 langues du monde.
palatine
28 novembre 2010 @ 00:14
Cosmo, je partage votre opinion sur le roi Louis XVI.
d’Artagnan, vous êtes sûr que Saint-Exupéry a pris Louis XVII comme modèle pour son Petit Prince ?
Je crois que cette oeuvre m’a autant barbée que Pinocchio dans mon enfance. Je n’ai pas accroché. Et Andersen ne vaut pas mieux.
Une fan de Charles Perrault
lorant
28 novembre 2010 @ 20:54
Les Français seraient certainement prêts à décider d’un retour de la monarchie. Il faudrait pour celà stoppper les querelles de chapelles stériles.
Le moment venu, ce sera au peuple français et à personne d’autre de faire son choix entre Orléans et Bourbon.