
Le 6 novembre 2004 à La Romana en République dominicaine, le prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, fils du défunt prince Alphonse et de Maria del Carmen Martinez-Bordiu épousait Maria Margarita Vargas y Santaella, fille d’un richissime homme d’affaires vénézuélien.
Des centaines d’invités venus des 4 coins du monde assistaient à la noce à La Romana considérée comme l’une des plus belles régions des Caraïbes et où la famille de la mariée possède une résidence. A noter la présence de l’archiduchesse Constanza d’Autriche qui fut la fiancée du père du marié. La duchesse d’Anjou conseillée par sa belle-mère Carmen Martinez-Bordiu, avait confié la réalisation de sa robe aux célèbres couturiers de Séville Vittorio y Lucchino.
Le duc et la duchesse d’Anjou ont eu 3 enfants : Eugénie, Louis (duc de Bourgogne) et Alphonse (duc de Berry). (Copyright photo : Hola)
Nemausus
7 novembre 2010 @ 18:56
Les orléans plus prêt historiquement du trône ? et politiquement plus près de la conception actuelle de la souveraineté ? (cf message 116)
Surprenant comme affirmations. je suis en train de lire « histoire de la restauration 1814-1830 » d’Emmanuel de Waresquiel et Benoît Yvert et j’ai lu le contraire sur les sentiments que pouvaient porter Louis XVIII et Charles X à l’égard des Orléans quant à leur proximité légitime du trône.
Que les orléans soient tapis dans l’ombre du trône pour le ravir dès que l’occasion se présenterait, l’histoire l’a prouvé 1 première fois avec le Régent qui pensait pouvoir obtenir le trône lors de la grave maladie du jeune Louis XV au détriment de Philippe V d’Espagne (mais Louis XV s’est rétabli), une 2ème fois avec Philippe Egalité qui pensait voler la couronne de son cousin (mais il y a laissé sa tête aussi et ce n’est que justice) et la 3ème fois (qui fut la bonne)au détriment du comte de Chambord par Louis Philippe.
Si c’est cela la conception de proximité, en effet, un voleur est toujours prêt de ce qu’il va ravir au propriétaire/usufruitier légitime !!!
Quant à la conception actuelle de la souveraineté, qu’est ce qui permet de dire que cette conception est l’apanage unique des Orléans ! rien si ce n’est des affirmations péremptoires laissant entendre sournoisement entre les lignes que ce n’est pas le cas du duc d’Anjou.
La démocratie est bâtie sur la souveraineté populaire y compris dans les monarchies européennes et une restauration ne s’entendrait pas autrement, quelques soit le prétendant qui monterait sur le trône.
Donc inutile de confisquer la démocratie au profit des orléans en laissant croire mensongèrement que le camps légitimiste serait pour une monarchie absolue : c’est absurde et ridicule.
jul
7 novembre 2010 @ 19:33
Exactement Nemausus !
marie-françois
7 novembre 2010 @ 20:14
Cosmos
Tres bien.
Une remarque concernant l’attitude du roi d’Espagne. Celui n’a pas une attitude inamicale vis a vis du fils de son cousin. Il applique les statuts de sa Maison. Luis Alfonso n’est pas dynaste en Espagne.
Souvenez vous aussi que le Roi ne se rend pas a des mariages à l’étranger.
Panthelias
7 novembre 2010 @ 20:34
Denis (16)
Le terme de « titre de courtoisie » est totalement ridicule, un titre est ou n’est pas.
Affirmer que la République ne reconnait pas les titres nobiliaires est tout aussi ridicule, car si tel était le cas, elle en interdirait strictement l’usage et ce pour tous.
Vous admettrez qu’on en est loin, donc si l’utilisation de ces titres est tolérée PAR la République, elle est tout à fait à même de se prononcer, via ses tribunaux, sur leur utilisation, au même titre qu’elle se prononce sur l’utilisation d’une décoration, d’un nom de famille, d’un logo ou d’un blason.
Quand Henri d’Orléans introduit une action devant un tribunal afin de faire interdire par voie de justice à Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, l’utilisation de ce titre, il reconnait de fait l’autorité de la juridiction en question, sinon il se serait abstenu.
La justice lui a répondu en le déboutant de ses demandes, c’est ainsi, la moindre des choses c’est qu’il en prenne acte, et qu’il attribue un autre titre à Charles-Philippe si ça lui chante, puisque la décision judiciaire ne fait que confirmer les droits de Louis-Alphonse à utiliser le dit titre, qui ne peut être porté que par une seule personne.
Cosmo (116)
Lorsque vous dites : « Historiquement ils sont malgré tout plus près du Trône de France et politiquement plus près de la conception actuelle de la souveraineté, la notion de Droit divin faisant désormais partie du passé. »
Là, vous êtes en plein délire.
Je ne m’étendrai pas sur la notion de Droit divin. Nemausus vous a parfaitement répondu. Il n’est plus d’actualité. Les légitimistes d’aujourd’hui n’ont strictement plus rien à voir avec ceux d’hier, et heureusement d’ailleurs. Les Orléanistes aiment à répéter que les partisans du Comte de Chambord se sont rangés derrière les Orléans, à la mort de celui-ci. Je veux bien les croire, et je m’en réjoui au dela de ce que vous pouvez imaginer car ces gens là étaient bien plus à ranger dans la case « ultra-nationalistes » que dans la case « royalistes ». C’est d’ailleurs ce ralliement qui a au début du XXème siècle plombé toute chance pour les Orléans de remonter sur le trône, à une époque où le royalisme revenait en force, suite au mariage d’Amélie d’Orléans, et c’est ce même ralliement qui fait que depuis cette époque, et jusqu’à aujourd’hui, les Orléans trainent comme un boulet les héritiers de ces sympathisants d’extrême-droite jusqu’ici sur le site :)
Et ce n’est pas faute d’avoir à plusieurs reprises tenté de couper les ponts, mais voila, il y a une loi inéluctable qui veut que l’on a les sympathisants que l’on mérite loool
Pour le reste, il est hors de question de laisser passer que les Orléans sont « plus près de la conception actuelle de la souveraineté »… Non mais je rêve !
Suite à la décision judiciaire dont il est question au début de mon message, Henri d’Orléans avait tout loisir de démontrer, de prouver au monde et à l’univers tout entier quel grand démocrate respectueux de nos lois il était, en RESPECTANT la décision rendue par les tribunaux, autrement dit, en demandant à son neveu Charles-Philippe de ne plus utiliser le titre de duc d’Anjou.
Il n’en a rien fait. Cela montre à quel point il est… comment dites vous déjà ?
« Plus près de la conception actuelle de la souveraineté ».
Il s’est cru où ? Il croyait quoi ?
Que les tribunaux français n’étaient qu’une chambre d’enregistrement à son service, qui attendait d’entériner ses décisions ?
Aujourd’hui, il s’imagine quoi ?
Que lorsqu’un tribunal rend une décision de justice, elle n’est applicable que si elle lui convient ?
Mon cher Cosmo, comme le dit une certaine pub, nous n’avons pas les mêmes valeurs, et certainement pas la même conception de la souveraineté.
Quand à la fable selon laquelle les Orléans seraient « historiquement plus près du trône de France », ils sont juste les descendants du Roi des Français, un usurpateur, à qui de toute évidence, le titre de régent du royaume ne suffisait pas. Ils ont autant de « droits » que les Bonaparte, et bien moins que Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, chef de la maison de France en sa qualité d’ainé des capétiens.
Alors je sais que les orléanistes aiment à rabacher en boucle le fait que l’Etat français a toujours considéré les Orléans comme la maison de France, sauf que manque de bol, lors des cérémonies commémoratives en l’honneur d’Henri IV, il y a peu, Henri d’Orléans a refusé de s’y rendre car il ne voulait pas passer protocolairement après un « prince étranger » lol
Cela prouve au moins une chose, c’est que dans ce pays, on sait parfaitement dans les hautes sphères de l’Etat qui est l’héritier des « 40 rois qui ont fait la France » ;)
Audouin
7 novembre 2010 @ 20:38
Cosmo (115) écrit: » Historiquement, ils [les d’Orléans] sont plus près du trône de France(…) »
Il s’agit là, à l’évidence, d’une affirmation purement gratuite à l’appui de laquelle Cosmo n’apporte ni analyse, ni argument.
Et s’il n’en n’apporte pas , c’est qu’il n’y en a pas.
Les lois fondamentales auxquelles les d’Orléans se réfèrent parfois, en leur tordant le cou au passage, pour tenter d’établir leur soi-disant légitimité, démontrent au contraire qu’ils sont très éloignés du Trône. L’Histoire et le Droit, Cosmo, les récusent. Nous l’avons démontré à maintes reprises…
Le seul trône dont la famille d’Orléans serait éventuellement proche, c’est celui de leur ancêtre Louis Philippe.
La place qu’occupent les d’Orléans, ils la doivent à ce dernier qui a exercé le pouvoir suprême en France pendant dix-huit ans. Ce qui a permis à ses héritiers, grâce à leur immense fortune, d’organiser, contre la Légitimité, un parti bourgeois et conservateur très puissant, soutenu par la finance et les milieux d’affaires. Ils ont su s’acheter une clientèle qui les a bien sûr « reconnus » en 1883.
Cette position, ils la doivent aussi aux quelques alliances qu’ils ont contractées et grâce auxquelles, à l’instar des Napoléon, ils cousinent avec le Gotha.
Ce qui ne les « rapproche » pas du Trône pour autant, contrairement à ce que vous semblez croire, et ne leur confère, pas plus qu’à la « famille impériale », quelque légitimité que ce soit, quant à la Succession au Trône de France telle qu’elle était comprise depuis 800ans et dont les règles n’ont jamais été remises en cause jusqu’au Comte de Chambord.
Audouin
R-N
7 novembre 2010 @ 21:46
Cosmo (116) l’état français est incompétent face aux titres.
Il n’existe pas de port légal ou de port illégal des titres en France républicaine.
votre propos est bien formulé, mais vous laissez entendre quelque chose d’inexact : qu’une sorte de convenance personnelle éloignerait Louis de Bourbon du trône. C’est méconnaître, comme le font les orléanistes, la nature même du Légitimisme.
Un grand article du Figaro présentait il y a plusieurs années le Prince Louis, et l’un de ses propos mis en avant était : « Je ne prétends pas, je suis. »
d'Artagnan
8 novembre 2010 @ 11:02
A VOS COURONNES . . . le 6 Janvier !
Depuis la nuit des temps, les armes et les titres de noblesse et de Roi ne sont pas soumis à la nationalité mais sont soumis selon le sang et avant tout selon l’Ainesse.
CE SONT LE SANG ET AVANT TOUT L’AINESSE QUI CONFERENT LES TITRES DE NOBLESSE ET LA COURONNE ET NON la nationalité !
Il suffit de suivre l’ordre donné par l’arbre généalogique de sa famille.
La Couronne appartient à l’Ainé de la Famille et dans la famille des Bourbons l’Ainé est le Roi de France Louis XX, descendant direct de Louis XIV.
Et pour tous les autres manents, même accompagnés de 10.000 membres de familles régnantes, rendez-vous le 6 décembre . . . pour la couronne des roitelets !
PS si vous voulez portez de nombreuses couronnes mordez à pleine dents sur la fève.
PPS Venez nombreux. La galette des roitelets est bourrée de blancs d’oeufs . . .
d'Artagnan
8 novembre 2010 @ 16:49
Erratum
Le 6 décembre c’est pour demander à Saint Nicolas et/ou le 25 décembre au Père Noël, des couronne en carton-pâte et le 6 Janvier c’est la galette des roitelets.
Sigismond
8 novembre 2010 @ 18:00
En ce jour mémorable entre tous, je présente très respectueusement mes vœux d’heureux anniversaire à Madame la duchesse d’Anjou douairière, duchesse de Ségovie, qui entre dans sa 98e année.
Voir le message de l’Institut de la Maison de Bourbon : http://royaute.org/
C’est également aujourd’hui l’anniversaire de S.A.R. la princesse Gaëtan de Bourbon Parme, née princesse Marguerite de Tour et Taxis, qui fête ses 101 ans.
Bon anniversaire aux deux doyennes des Bourbons !
Mimich le Belge
8 novembre 2010 @ 18:23
8 Novembre 1913 : Naissance d’Emanuela de Dampierre à Rome.
Elle a 97 ans aujourd’hui …
cosmo
8 novembre 2010 @ 18:31
R-N
Désolé de vous contredire, mais les titres de noblesse, tout autant qu’ils soient légitimes, authentiques et que leurs détenteurs aient acquitté les droits afférents à la chancellerie, sont considérés comme une partie intégrante de votre patronyme, en France républicaine. Vous pouvez donc les faire figurer sur votre passeport ou tous actes authentiques. En ce qui concerne Louis de Bourbon et Henri de Bourbon-Orléans, le titre de duc d’Anjou, revendiqué par eux deux, ne peut être légalement porté par aucun car il s’agit d’un titre non authentique aujourd’hui, ancien apanage de la Famille de France, dit de courtoisie, ce que la République française ne reconnait effectivement pas et sur lequel les tribunaux français n’ont pas pu se prononcer. Les partisans de Louis de Bourbon y ont vu un camouflet à l’encontre d’Henri de Bourbon-Orléans. C’était tout simplement une application de la Loi.
Je ne pense pas que Louis de Bourbon s’éloigne volontairement du trône de France et qu’il renonce à toute prétention. Je pense qu’il commence sa vie d’homme marié et de père responsable. Il a assez d’intelligence pour savoir que le trône de France fait partie désormais de l’Histoire. Nous pouvons le regretter mais c’est comme cela. La France républicaine accueille bien volontiers ce prince, comme elle l’avait fait avec son père. Il est toujours reçu avec les plus grands égards. Il est au demeurant fort sympathique et plein d’humour.
cosmo
8 novembre 2010 @ 19:04
A Vincent Meylan et à Daniel D
Merci pour votre compréhension et votre appui!
A Audoin, A Panthélias et à Nemausus,
On pourait également dire des Orléans » une dynastie qui descend d’un inverti, d’une courtisane et d’un régicide »! Cela ferait bonne mesure.
Historiquement les Orléans ont été la dernière dynastie royale à être sur un trône (1830-1848). Contester la légitimé de Louis-Philippe revient à contester chacun des gouvernements suivants (ou précédents) issus de mouvements populaires, voire révolutionnaires. Pourquoi pas?
La notion actuelle de souveraineté n’est pas comme vous le dites uniquement « populaire » mais aussi « nationale ». Les Orléans sont montés sur le trône de France à la suite d’une révolution et en tant que Roi des Français Louis-Philippe a incarné le peuple et la nation française, desquels il tenait le pouvoir, rompant avec les principes de la Chartes de 1814, et encore plus avec les principes de l’Ancien Régime. Les principes constitutionnels de la Charte de 1830 sont plus proches des principes de la Constitution actuelle que ne l’était la Charte de 1814.
C’est tout ce que je voulais dire.
Une précision, je suis de sensibilité légitimiste mais cela ne donne pas le droit de refuser toute légitimité aux Orléans. Je pense que la révolution française a été une erreur, emmenée par les abus de la société aristocratique du XVIIIème, non par le Roi Louis XVI, mais je ne me sens pas le courage de refaire l’Histoire.
vincent meylan
8 novembre 2010 @ 19:43
Cosmo (mess 131)
Votre propos est encore plus sensé que vous ne l’imaginez. Je suis moi même de sensibilité plutôt orléaniste, même si je ne suis pas monarchiste.
Comme quoi, avec un peu de mesure et de bon sens on peut s’entendre, même quand on est pas du même avis.
Le tout est de garder à l’esprit que ce débat très hypothétique ne justifie pas que l’on s’écharpe.
Amicalement
VM
Sigismond
8 novembre 2010 @ 20:14
Mimich le Belge (129)
C’est Emmanuelle de Dampierre, ce n’est pas Emanuela. La Princesse est française depuis sa naissance, comme son père. C’est bien Emmanuelle et non Emanuela qui est écrit sur le registre des naissances du consulat de France à Rome, année 1913 (Madame est née à 17h15). Elle porte ce prénom français en l’honneur de son grand-père maternel italien, Emanuele Ruspoli (prince de Poggio Suasa), maire de Rome.
Mimich le Belge
8 novembre 2010 @ 20:22
Sigismond (128) et Mimich le Belge (129) …
Nouvelles pages Bourbon sur mon site :
(sur le même schéma que les pages correspondantes pour la descendance du Comte et de la Comtesse de paris)
* Chronologie
* Anniversaires
* Agenda
* Agenda annuel chronologique
Audouin
8 novembre 2010 @ 20:57
Cosmo (131)
Vous faites erreur: Henri d’Orléans ne se nomme pas et ne se nommera jamais Henri de Bourbon-Orléans (sic). La justice a rejeté la requête qu’il lui avait présentée pour accoler à son nom d’Orléans le patronyme de Bourbon.
Personne ne conteste que la branche d’Orléans a régné sur la France entre 1830 et 1848, en écartant la branche aînée. Louis Philippe a instauré une nouvelle dynastie qui a tenté en 1883 de se substituer aux successeurs du Comte de Chambord en se faisant passer pour la Maison de France, ce qui est évidemment une imposture et trompe de moins en moins de monde…
Audouin
cosmo
9 novembre 2010 @ 00:32
A Vincent Meylan,
Merci pour votre commentaire! Je suis toujours étonné de voir les gens s’écharper sur des querelles dynastiques qui dans le monde actuel sont bien dépassées. Les défis qui nous attendent sont gigantesques, notre pauvre Europe est survivante. Ne nous déchirons donc pas! Un jour un de mes amis légitimistes m’a déclaré souhaiter un état d’anarchie en France qui seul permettrait un retour à la monarchie. Les bras m’en sont tombés. Comment souhaiter de telles choses?
Je serais ravi de correspondre avec vous, parfois, en email direct, si cela ne vous ennuie pas car je vous sais très occupé.
cosmo
9 novembre 2010 @ 01:19
A Audoin,
Pardonnez-moi d’avoir ainsi utilisé un nom qui n’existe pas! Cela dit je l’ai fait pour différencier les branches comme l’on dit Bourbon de Parme ou des Deux-Siciles. Il est de toutes façons Bourbon, premier patronyme de sa famille, et par son père et par sa mère.
Quant à avoir écarté la branche aînée! Il me semble qu’elle s’est écartée toute seule, par la bêtise de Charles X. Il n’avait rien appris et rien oublié. Voilà où cela a conduit la monarchie.
Le comte de Chambord ne pouvait quand même pas laisser officiellement ses droits au trône de France et même s’il le désirait au duc de Madrid, chef de la Maison de Bourbon et de la tradition carliste à l’époque, Alphonse XII, fils de la Reine Isabelle et de l’Infant François, étant roi, même en supposant que l’on ait accepté que la renonciation de Philippe V n’ait porté que sur la réunion des deux couronnes et que le duc de Madrid ait expréssément renoncé à ses droits sur la couronne d’Espagne.
Jamais les députés français n’auraient accepté un prince espagnol, fut-il Bourbon, sur le trône, la question du drapeau ayant déjà été bien significative en 1873.
Les Orléans furent de ce fait les descendants de Louis XIII les plus proches de la couronne de France.
Il a fallu attendre la succession d’Alphonse XIII, la renonciation de ses fils, le choix de Franco pour que s’ouvre à nouveau la querelle dynastique en France. C’est bien tard!
d'Artagnan
9 novembre 2010 @ 01:24
Jean d’Orléans-Egalité, LEGITIMEMENT 81eme successible au Trône de France, prétend.
Et son Ainé, S.A.R. Louis XX de Bourbon ne prétend rien parce qu’il est Roi de France.
Et comme l’exprime l’ange du sceau royal de France, il garde le Silence d’Or des Rois de France.
vincent meylan
9 novembre 2010 @ 08:59
Cosmo (mess 137)
Allez ! Je fais une exception !
Voulez vous demander mon adresse perso à Régine si cela ne la dérange pas trop en ces moments où elle doit être un peu surchargée de travail.
Amicalement
VM
Michael
9 novembre 2010 @ 09:08
Merci Cosmo de dire des choses censées. je crois l’association « gens de france » a été créé dans ce sens: Pour donner un rôle au futur chef de la Maison de France dans un pays gouverné par un régime républicain.
Michael
9 novembre 2010 @ 09:17
sensées avec un « s »
Audouin
9 novembre 2010 @ 12:23
Cosmo (138)
Vous parlez de la Succession au Trône de France dans des termes qui évoquent une élection dans une circonscription, voire un concours de beauté! A vous lire, les d’Orléans auraient été « légitimes » parce qu’ils étaient les candidats les mieux placés. C’est réduire la succession royale à une vulgaire compétition électorale.
Ecrire que le Comte de Chambord « ne pouvait quand même pas laisser officiellement ses droits au duc de Madrid »[en réalité, il s’agissait du père de ce dernier], témoigne de votre part d’une méconnaissance du Droit royal historique français.
La succession est hors de portée des volontés humaines.
Le roi de France ne peut désigner son successeur. Il ne peut porter atteinte à l’ordre de succession qui dévolue la Couronne à l’infini à l’aîné de la branche collatérale aînée. C’est pourquoi, cette Couronne est dite « indisponible ».
Toutefois, en demandant que ses obsèques fussent conduites par le nouveau chef de la Maison de Bourbon que sa mort désignait, c’est à dire don Juan de Bourbon, comte de Montizon (père du duc de Madrid), le Comte de Chambord a indiqué, en quelque sorte, où était le Droit.
Enfin, cher Cosmo, votre affirmation selon laquelle il a fallu attendre la succession d’Alphonse XII pour que s’ouvre à nouveau la querelle dynastique en France » révèle une sérieuse lacune historique.
Cette « querelle » n’ a pas cessé d’exister tout au long du XIXème siècle et du XXème, même si les Princes n’ont pas été aussi présents que le souhaitaient les Légitimistes.
Alphonse XIII était très conscient du Principe qu’il incarnait et de la double Tradition dont il était le dépositaire. Son entrevue avec don Jaime, duc d’Anjou et de Madrid, chef de la Maison de Bourbon, à Fontainebleau en 1931 est, à cet égard, significative. En 1936, après la mort à Vienne du dernier Bourbon de la branche carliste, Alphonse XIII devint à son tour chef de la Maison de Bourbon, prit les pleines armes de France et quitta la France pour Rome où il mourut cinq ans après.
Audouin
t
R-N
9 novembre 2010 @ 13:45
Sigismond (134) Sans contrarier votre information, on peut dire cependant Emanuela, car c’est ainsi qu’elle est connue en Espagne et dans de nombreux pays y compris en France.
cosmo
9 novembre 2010 @ 14:26
A Vincent Meylan,
Merci
cosmo
9 novembre 2010 @ 14:49
A Audoin,
Je pense avoir une connaissance historique au moins égale à la votre mais pour vous dire les choses franchement ces querelles dynastiques n’ont désormais d’intérêt pour personne hormi quelques Saint-Simon attardés.
Le problème de la France et de l’Europe en général n’est plus de savoir quelle dynastie va régner ou à qui rendre les hommages nécesaires mais comment survivre face aux nouvelles puissances émergentes.
Le roi d’Espagne ne règne que parce que Franco l’a bien voulu, l’ensemble des monarchies européennes survit grâce à un consensus populaire autour de monarques plutôt sympathiques et Henri d’Orléans ou Louis de Bourbon n’existent, en leur qualité de prince, que parce que des gens comme vous et moi leur accordons encore un peu d’importance. Ils sont en quelque sorte les concurrents d’un concours de beauté, pour reprendre votre expression.
Et croyez-moi, nous ne sommes pas nombreux!
Le sort de la Monarchie a été scellé en France le 21 janvier 1793. Je le regrette mais le tout le reste n’est que querelles scholastiques.
Veuillez me pardonner ce que vous considérez sans doute comme un crime de lèse-majesté.
Sigismond
9 novembre 2010 @ 17:44
Mimich le Belge (135)
Avec tout le respect qui lui est dû en tant que mère de notre Prince, Mme Carmen Martínez Bordiú ne fait plus partie de la Maison de France depuis le 16 décembre 1986, date de la déclaration de nullité de son mariage avec le duc d’Anjou et de Cadix.
En revanche, S.A.R. Madame la duchesse d’Aquitaine, née Emanuela Pratolongo, veuve du prince Gonzalve de Bourbon, fait toujours partie de la famille royale de France. Elle est née le 22 mars 1960 : http://www.facebook.com/people/Emanuela-De
-Bourbon-Pratolongo/1314002722
La princesse Emmanuelle accompagnait Monseigneur le duc d’Anjou au mariage du prince des Asturies en 2004, ainsi qu’au mariage du prince Laurent de Belgique en 2003 (photo) : http://www.nettyroyal.nl/images/lc61.jpg
Sur cette autre photo, le duc et la duchesse d’Aquitaine accompagnaient le duc d’Anjou au mariage de l’infante Christine en 1997 :
http://img124.imageshack.us/
img124/4858/62mi.jpg
marie-françois
9 novembre 2010 @ 19:29
Cosmo
Vous apprenez, je pense,au travers de vos derniers échanges ce que signifie dialoguer avec certains.
Ils commençent, en vous traitant de haut, par vous dire que vous dites n’importe quoi et n’avez aucune culture historique avant de vous traiter de noms d’oiseaux.
C’est un exercice assez vain auquel je me suis livré, il y a quelques mois, comme d’autres, pour finalement l’abandonner.
Si je peux vous donner un conseil, c’est de faire de meme.
Amicalement
Nemausus
9 novembre 2010 @ 20:40
Cosmo,
Vous vous trompez en croyant que les légitimistes ont la volonté farouches de s’écharper avec les orléanistes pour le plaisir. Certes, les échanges sont parfois vifs comme dans toutes discussions d’opinions politiques y compris parmi les tenants actuels du pouvoir. Iriez vous dire que ces gens sont attardés parce qu’ils échangent de façon vive des points de vue différents ?
Les interventions légitimistes, en tout cas à mon sens, sont seulement le reflet d’une lassitude, voire d’un énervement à lire depuis plus d’un siècle les mensonges orléanistes qui ont confisqué la presse à leur profit exclusif. Internet permet à des légitimistes de pouvoir enfin contredire les inexactitudes volontaires orléanistes sur le droit royal français sans pour autant se faire beaucoup d’illusions sur une restauration. Mais enfin, il n’y a plus un seul son de cloches orléanistes !
Si les discussions sur le droit royal étaient sans aucun intérêts selon vous, pourquoi tant de hargne des orléanistes contre le duc d’Anjou ?
Quoique vous disiez, les princes ne le sont pas parce que leurs partisans les soutiennent : ils SONT princes des lys et représentent une histoire glorieuse de la France; c’est bien pour cela que les autorités républicaines les invitent lors de commémorations à cause de ce qu’ils représentent encore !
Vous vous dites légitimiste : pourquoi pas … mais je ne comprends donc pas l’intérêt de faire planer des doutes sur l’esprit démocratique du duc d’Anjou…en présentant les orléans actuels comme les héritiers de la conception de souveraineté nationale ! Cette conception n’est pas leur propriété !
cosmo
9 novembre 2010 @ 22:10
Marie-François,
Je commence en effet à comprendre et je vous remercie pour votre conseil que je vais suivre.
Je ne pense pas agresser ni faire offense à qui que soit en essayant de dire que toutes ces querelles sont dépassées. En l’état actuel des choses, la monarchie est d’autant moins pour demain que les deux camps se battent avec anarchement pour le rétablissement de leur prétendant qui lui-même, quel qu’il soit, n’est certainement pas prêt pour le trône.
C’est un sujet dont j’ai souvent parlé avec certains archiducs d’Autriche et nous étions bien d’accord.
Est-ce vous dont j’ai lu les longs échanges avec Laurent D? Echanges qui m’ont ému par leur sincérité.
Encore merci
Amicalement