
En 1931, l’Action française publia une brochure souvenir à l’occasion du mariage du Dauphin Henri et d’Isabelle d’Orléans-Bragance, le 8 avril 1931, à Palerme.

En première page, un portrait officiel des fiancés pris dans le Grand hôtel des Palmes de Palerme, le matin de la cérémonie. Portrait qui d’ailleurs ne plut pas du tout à la nouvelle Dauphine.

Le premier chapitre de l’ouvrage nous fait revivre les fiançailles du couple. Ici, la princesse Isabelle, entourée de ses parents et de la duchesse de Guise.

Le 14 et le 15 mars 1931, la princesse recevait dans l’hôtel Lambert, propriété de ses cousins Czartoryski. Cette réception était ouverte à tous ceux qui souhaitaient présenter leurs voeux à la future Dauphine. Le duc de Guise, père du Dauphin, et le fiancé lui-même étaient absents, en raison de la loi d’exil.

Le second chapitre détaille le déroulement des cérémonies du 8 avril. Le mariage fut célébré en la cathédrale de Palerme, joyau de l’architecture arabo-normande. Il n’y eut pas de mariage civil car, dans l’Italie concordataire, le mariage religieux avait en même temps mariage civil. Cette disposition est toujours en vigueur aujourd’hui, lors des mariages religieux, c’est le prêtre qui donne lecture des articles du Code civil en indiquant aux mariés qu’ils doivent également les respecter.

Après la messe, les jeunes mariés se rendirent au Palais d’Orléans situé à quelques minutes à pied de la cathédrale. Ce palais existe toujours aujourd’hui sous le même nom. Il abrite la présidence de la région de Sicile. Une somptueuse réception sera offerte aux 1.500 invités. Le prince plantera un chêne dans le parc et le couple apparut au balcon, d’où la princesse lança son voile de tulle donnant lieu à une joyeuse bousculade.
En France, la journée du 8 avril 1931 fut marquée par le dépôt d’une palme sur la tombe du soldat inconnu. Le Dauphin a en effet chargé le général Lavigne-Delville d’accomplir ce geste en son nom. La palme portait l’inscription « Au Soldat inconnu. Un exilé. Henri, comte de Paris« .
L’avant-dernier chapitre détaille les réactions de la presse italienne et française suite à l’événement. Enfin, la brochure se termine par un petit dossier sur la maison royale de France.
Même si le ton de cette brochure prête parfois à sourire (plus personne aujourd’hui n’écrirait d’un prince qu’il est « merveilleusement prestigieux » ou qu’il a « le front lumineux d’intelligence », ce document n’en est pas moins un témoignage historique intéressant. (Merci à Sophie Lbm pour le texte et les photos)
Brigitte et Christian
2 mars 2010 @ 15:47
bonjour à tous
bonjour Charles
bonne fête Charles, mais nous pensons qu’il y a un autre saint Charles dans le calendrier, mais cela n’est pas grave car on peut ainsi multiplier les occasions de se souhaiter une fête
amitiés du sud ouest sous le soleil
Clémentine
2 mars 2010 @ 16:55
Quel bonheur de pouvoir lire Dominique Charenton régulièrement sur ce site. Je suis comblée et toujours heureuse de retrouver Philippe Delorme, Viencent Meylan ainsi que Corentione et Charles.
Clémentine
2 mars 2010 @ 16:56
Pardon Corentine. Et merci à tous.
JAusten
2 mars 2010 @ 18:23
Charles, je vous souhaite (tardivement)une bonne fête.
Valentine
3 mars 2010 @ 11:55
Merci pour vos documents d’archive§
Piapias
3 mars 2010 @ 14:10
Charles (41)Je tiens à vous remercier d’avoir répondu à une de mes questions.
En effet, j’ai toujours en mémoire une interrogation que j’avais formulée à votre intention lors du mariage du comte de Paris et qui à l’époque vous avait laissé de marbre !
Mais maintenant il y a prescription.
Donc, encore merci
Piapias
3 mars 2010 @ 14:58
Brigitte et Christian (44) Je suis entièrement de votre avis, à notre époque où les exclamations comme « GENIAAAL » et « LOL » sont employées à tort et à travers, l’expression « front lumineux d’intelligence”, qui veut bien dire ce qu’elle veut dire, fait honneur à la langue française et surtout à celui qui la mérite !
Je serai plus réservée quant à “merveilleusement prestigieux ».
Mais je n’ai aucune autorité en la matière, ce n’est qu’un avis personnel. ;)
Bonne journée
Charles
3 mars 2010 @ 17:09
Piapias,
Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour la précédente question.
Je suis aussi reservé sur l’emploi de l’expression LOL à longueur de journée.
Sophie2
3 mars 2010 @ 17:53
Aucun rapport mais j’ai trouvé sur dailymotion le reportage sur la vente aux enghères de 2008:
http://www.dailymotion.com/video/x78c4b_patrimoine-francais-des-enchères-ho_news
Sophie2
3 mars 2010 @ 17:53
http://www.dailymotion.com/video/x78c4b_patrimoine-francais-des-enchères-ho_new enchères et non enchères
marie-francois
3 mars 2010 @ 22:13
dominique charenton
peut etre n’avez vous pas lu mon commentaire (43)sur ce que vous avez ecrit sur l’emperure Alexandre ?
C’est pourquoi je me permets de solliciter votre reponse.
Merci par avance
Piapias
6 mars 2010 @ 18:20
Charles (68) Puisque vous avez la courtoisie de faire amende honorable, j’aurais bien mauvaise grâce à vous en vouloir, aussi j’accepte vos excuses !
Bonne journée à vous.
R-N
7 mars 2010 @ 20:38
A propos de ce que dit M. Meylan (40), l’illustre chef du service royauté de PDV ignorerait-il que pour en arriver là, il a fallu que certains s’opposent avec violence à des projets qui allaient tout démolir, et que l’association Paris Historique a dû porter plainte ? La presse en a parlé en grand ! C’est par crainte du scandale que le ministère et la mairie de Paris ont fait leur possible pour une médiation de dernier recours.
marie-francois
9 mars 2010 @ 19:27
l’hotel Lambert lorsqu’il était propriété Rothschild et avant lorsqu’il était propriété Czatoryski, tout au moins depuis l’avant guerre, n’a pas fait l’objet de travaux de fonds.
Apres la guerre, il a été loué jusqu’a l’arrivee de Guy de Rothschild, en 1975. Les locataires, si prestigieux aient ils été, n’ont fait que des travaux d’aménagement intérieur.
La famille de Guy de Rothschild s’est tres sortir de ce « guepier » en le vendant.
On ne peut critiquer, trop fortement,une fortune étrangere d’avoir choisi d’en assurer la charge, ceci a l’intérieur de la réglementation s’appliquant aux batiments historiques, ce qui va de soi.
marie-francois
18 mars 2010 @ 20:36
A Vincent Meylan
J’ai lu avec interet votre article dans le supplement de Point de vue.
J’ai appris avec interet que l’appartement de Michele Morgan se situait au dessus de celui d’Alexis de Rede.
Avez vous connaissance des differents occupants ou locataires depuis 1945. J’ai lu que Mona Bismarck y avait habité, un temps dans les années 50, (l’appartement Rede ? ) et que l’ex épouse de Philippe de Nicolay, Sophie de Ligne, y avait eu une appartement, du temps des Rothschild.
Combien d’appartements comportait alors l’hotel ?
Ou se trouvait celui des Orleans Bragance ?
Merci par avance de votre réponse . Si vous jugez que le sujet est hors sujet pour ce site, vous pouvez me l’adresser directement, en demandant mon adresse a Regine.
Au plaisir de vous lire.
Charles
22 mars 2010 @ 22:23
Moi aussi j’ai lu avec beaucoup d’interet l’article de Vincent Meylan consacre a l’histoire du fameux hotel Lambert.
J’ai revu avec emotion la photo de la future comtesse de Paris entouree de ses parents et de la duchesse de Guise ainsi que celle representant les fideles, fort nombreux a l’epoque…
Gonet
12 mai 2013 @ 23:03
A Vincent Meylan
bonjour,
je me suis un peu interessé à l’histoire de l’hôtel Lambert et j’ai pu situer differents appartements comme celui de Mona Bismarck ( au Rde Ch du corps central entre cour et jardin ) ou celui de G. de Polignac ( au 1er etage à gauche dans la cour d’honneur). Mais je n’ai pas pu situer le salon où a été prise la photographie des fiançailles d’Isabelle d’Orleans-Bragance. Pouvez-vous m’aider à situer ce lieu. Comment conaître le nom de ce photographe qui a pris ces photos pour savoir s’il en a pris d’autres, ce qui me semble plus que probable.
Au plaisir de vous lire
benj
18 juillet 2013 @ 15:35
voir des images du mariage sur notre site:
http://recherche.cinememoire.net/recherche/notice.php?numero_sequence=8493