
Dans un entretien au magazine norvégien « Massiv« , l’écrivain Ari Behn, époux de la princesse Martha Lousie de Norvège, évoque son état de profonde dépression chronique et les conséquences que cela génère sur sa vie de famille.(Copyright photo : billed bladet)
ghighi
30 septembre 2009 @ 11:28
Je plains bien la princesse Martha- Louise car il doit être pénible de vivre avec un dépressif.
pierre-jean
30 septembre 2009 @ 11:37
Je veux bien le plaindre d’avoir cette maladie, il parait que c’est terrible; Ari est un dandy, un de ces romantiques tourmentés.
DANIELLE
30 septembre 2009 @ 11:50
J’ai cru m’étouffer en lisant cette nouvelle !!
Pauvre Martha Louise, son couple tiendra t il longtemps ?
Je n’ai jamais compris pourquoi elle épousait cet homme.
Bon courage princesse et surtout préservez vos enfants chéris.
Arielle
30 septembre 2009 @ 12:00
Les souffrances morales des dépressifs sont horribles.
Caroline
30 septembre 2009 @ 12:05
Ah bon,tres dommage!n’est-il pas suffisamment heureux d’etre gendre du roi de Norvege avec une femme bien jolie sans fards et trois filles adorables? Ou bien,au lieu de reflechir a longueur de temps pour rediger un livre,qu’il se ressaisisse pour bien s’occuper avec des choses qui lui tiennent a coeur! C’est la meilleure therapie pour lui ou que lui-meme et sa femme doivent subir des cours de therapie de couple le plus vite possible pour l’equilibre de leurs enfants et pour leur bonheur a deux!
stef34
30 septembre 2009 @ 12:06
cet homme doit beaucoup souffrir ….mais la princesse encore plus !
et dire qu’elle a quand meme eu 3 filles .
CAROLINE VM
30 septembre 2009 @ 12:24
qu’est ce qu’on peut encore dire (et ici lire) comme âneries sur la dépression… cela traduit encore la méconnaissance de ces pathologies (car il n’y a pas là encore LA dépression mais LES dépressions , et autres troubles associés .Il y a encore du chemin à faire !
Caroline , la dépression est une maladie , elle n’a rien à voir avec le fait d’avoir « tout pour être heureux » puisque c’est une situation psychique intérieure ,ni d’être un « romantique », un « rêveur » ou que sais-je encore. Cette maladie peut être « déclenchée » par un évènement particulier (deuil,divorce,stress) ou pas (c’est mon cas : j’ai un « trouble de l’humeur » , je préfère ce terme à celui trop galvaudé de « dépression » )
Et s’en sortir n’a rien à voir avec la « volonté » , ou le fait de « devoir se ressaisir ».
Thérapie oui , c’est indispensable et sûrement le cas , mais un travail de longue haleine…
Je trouve très courageux et très utile de sa part d’en parler car il faut que çà cesse d’être considéré comme maladie honteuse (comme tout ce qui touche à la santé mentale en général , où on mélange tout).
Après des années de thérapie, je peux vous dire que , comme les autres troubles (addictions,pathologies …) cela ne disparaît jamais complètement , on apprend simplement à mieux le gérer et à « penser » sa vie différemment lorsqu’on a pris conscience de certains aspects de son mode de vie ou de sa personnalité ,je pense qu’il faut plutôt voir çà comme un « handicap » mais invisible (et c’est bien ce qui fait que çà déstabilise autant les autres) .
Le dépressif n’est pas forcément un être neurasthénique complètement abattu et triste : cette dépression peut se traduire par des manifestations physiques (troubles du sommeil, sautes d’humeur, anxiété, attaques de panique…)passagères ou parfois par un état d’abattement plus profond.
Je ne sais pas si quelqu’un pourrait nous traduire l’article en danois (y en aurait-il sur le site???)pour en savoir plus.
babou
30 septembre 2009 @ 12:25
n’est-ce pas se qu’on appelle etre BIPOLERE?
c’est une maladie terrible, j’ai une connaissance, dans mon entourage, donc son mari et deux de ses filles en sont atteint,
trés difficile a soigner.
courage
Laure
30 septembre 2009 @ 12:26
Quelqu’un pourrait-il nous en dire plus sur cet article? Comment Martha Louise gère-t-elle cela?
DANIELLE
30 septembre 2009 @ 12:30
Je souhaite à Ari Behn de guérir de sa dépression car il paraît que l’on ne guérit jamais complètement de cette maladie, qui en plus est très sournoise.
Arielle
30 septembre 2009 @ 12:33
Le problème, Caroline (5), est que la nature même de la dépression est de pousser celui qui en souffre au fond de l’abîme et de lui interdire toute velléité d’en sortir, du moins pendant un temps. C’est indépendant du statut social, des qualités de l’épouse et de la présence des enfants. Ari Behn s’en sortira, il trouvera une voie, avec l’aide de son entourage. D’un mal sortira un bien.
André
30 septembre 2009 @ 12:37
Ah ! si la vie pouvait être parfaite …
Nelly
30 septembre 2009 @ 12:42
La dépression chronique est une horreur au quotidien.
Surtout ne jamais dire au dépressif qu’il a tout pour être heureux, qu’il y a des situations pires que la sienne.
C’est un mal intérieur dont personne ne sait d’où il vient.
J’ai un cas dans ma famille et la personne est dans des souffrances terribles. Il a beau se faire suivre par un spécialiste, il n’y a guère d’amélioration.
Souvent les racines remontent à l’enfance.
besse sylvie
30 septembre 2009 @ 12:51
bon courage princesse ! ari ben m’a toujoursparu très tourmenté ! est-ce le statut d’écrivain ?
Caroline
30 septembre 2009 @ 12:53
Helas,de nos jours,cette maladie est assez courante autour de nous.Attention,ne dramatisons pas trop! c’etait le cas de mon beau-frere,heureusement,ma soeur ,femme tres intelligente et bien devouee,s’est beaucoup occupee de lui! Maintenant,il est redevenu presque lui-meme grace a la surveillance discrete et continue de son admirable epouse!
Hélène
30 septembre 2009 @ 13:05
Caroline VM ,bravo
Rien de plus « érroné » que de dire il a tout pour être heureux.
Je ne suis pas dépressive, mais souvent je cache souvent ma tristesse.
Au bureau, les autres disaient souvent, la plus heureuse,c’est Hélène, parce que je n’avais pas charge d’enfants, donc pas de soucis.
Excusez ce hors sujet, c’était pour illustrer la fausse idée que l’on a de l’autre.
A.Lin
30 septembre 2009 @ 13:18
CAROLINE VM
Vous avez tort de dire que les gens écrivent des aneries à moins que vous ne soyez psychologue, psychiatre ou autre (et encore).
Chacun s’exprime en fonction de ses connaissances, de ses expériences et de sa sensibilité, ce qui semble être votre cas.
Votre pathologie dépressive, n’est pas celle d’Ari, ni celle de votre voisin, ni la mienne etc…
Et contrairement à vous, je dis qu’il faut se ressaisir et avoir de la volonté pour s’en sortir.
C’est ce manque de volonté qui conduit au suicide.
La guérison, car guérison il y a, dépend du caractère et du vécu de tout un chacun.
dobbs lilian
30 septembre 2009 @ 13:27
Je suis tout-à-fait d’accord avec les commentaires de Caroline VM.(7) Les gens ont parfois l’impression qu’il suffit de se secouer, eux-mêmes vous poussent, alors que la seule chose dont vous avez envie c’est de rester au lit, et surtout pas de recevoir des conseils de personnes qui n’y connaissent rien.
Je suis aussi d’accord avec Nelly.(13) C’est une maladie horrible, tout le monde ne la comprend pas, il y a différents stades et sortes de dépressions. Mais comme l’a écrit Caroline VM il est absolument nécessaire de suivre une psychothérapie, et souvent il faut prendre des médicaments surtout quand on souffre de dépression chronique.
Alix
30 septembre 2009 @ 13:27
Certains commentaires sont terribles.Je ne vous souhaite pas de le devenir ou que vos enfants soient atteints de ce mal. La dépression chronique (dans les pays anglo-saxons on parle de dépression clinique, un trouble de la balance chimique du cerveau))qui est encore autre chose que le trouble bipolaire (ou trouble maniaco dépressif) n’est pas une lubie ou une pose. C’est une maladie souvent héréditaire (beaucoup de royaux ont été diagnostiqués), dont on ne connait pas encore les origines avec certitude, à vie et terriblement déstabilisante pour le malade et son entourage et peut conduire au suicide.
Un des amis de mes parents brillant, mari et père de trois enfants comblé était atteint de ce mal (il est mort aujourd’hui mais d’un cancer). Cela l’a pris à l’adolescence et cela lui venait de sa mère, jamais diagnostiquée elle selon son médecin. Il a mis des années avant d’être diagnostiqué et quelques années avant d’accepter de se faire traiter (une hygiène de vie draconienne, le passage par des prises de médicaments qui altèrent la personnalité après une période dépressive aigüe, médicaments qui terrifient beaucoup de malades,et une psychothérapie sérieuse et continue pour prévenir les crises et apprendre à se contrôler).
Il a souvent expliqué que pendant ses périodes de dépression il n’avait aucune force pour se lever et faire quoique se soit (il avait souvent l’image de ses deux fils jeunes un ballon à la main dessus que leur père ne se lève pas pour aller jouer avec eux), ne ressentait absolument plus rien (pour des choses qu’il aimait faire, mais aussi pour sa femme et ses enfants il ne ressentait plus amour ou haine).
Dans ses grandes périodes de crise, il a quelquefois multiplié les conduites à risque.
Sa femme et ses enfants ont eu l’intelligence de comprendre certains de ses actes avant la pose du diagnostique et se sont toujours montré patients compréhensifs et l’ont soutenu.
Mais beaucoup de familles éclatent.
On ne peut que souhaiter qu’Ari Behn arrive à dompter son état et que la famille royale de Norvège reste soudée autour de lui.
laurent D
30 septembre 2009 @ 13:44
CAROLINE VM
Votre message est plein de bon sens et je suis 100% d’accord avec vous.
Une personne qui n’a jamais connu la dépression ne peut pas connaître le mal que cela fait : le moindre geste comme sortir du lit, se laver, manger, sortir dans la rue etc… devient un calvaire.
Il faut du temps pour s’en sortir et de mon côté je m’en sors à peine.
Le pire est d’entendre les gens vous dire : « tu as tout pour être heureux, bouges toi un peu etc… » mais cela n’a rien à voir avec cela au contraire ça ne fait qu’enfoncer la personne un peu plus !
Les causes sont totalement diverses : choc émotionnel, physique, problème de couple ou familiaux…
laurent D
30 septembre 2009 @ 13:44
Il faut pratiquement réapprendre à vivre.
laurent D
30 septembre 2009 @ 13:49
besse sylvie,
Souvent les artistes : écrivains, peintres… sont des êtres très tourmentés avec souvent des addictions (alcool, drogues…) mais justement l’exercice de leurs métiers permet de les libérer de leurs tourments et c’est ce qui contribue à leur « forme de génie ».
Regardez Françoise Sagan ou encore Oscar Wilde par exemple.
marie-louise
30 septembre 2009 @ 13:57
Caroline 5, avant de dire des betises,lisez l excellent comm 7,de votre homonyme CAROLINE VM!et je sais de quoi je parle!
HRH Caroline
30 septembre 2009 @ 14:24
Votre commentaire, Caroline VM, est très pertinent (n°7)…Moi aussi je suis suivie depuis des années par un spécialiste car malgré le fait qu’effectivement, j’aurais « tout pour être heureuse » ou presque (soi-disant), je me sens périodiquement très mal dans ma peau et ça altère beaucoup mes relations sociales et donc ma vie entière, au niveau professionnel notamment. Heureusement (ou pas?), je vis seule, car je ne voudrais pas que mes enfants ou mon mari aient à subir cela. Je me mets donc à la place d’Ari qui doit certainement en plus se culpabiliser de faire subir ses états d’âme à ceux qu’il aime.
Cependant, je me demande si ses problèmes de couple ne viennent pas des fameuses photos où on le voyait intime avec une autre femme…car il ne faudrait pas non plus tout expliquer par la maladie, ce qui est bien facile…
Valentina
30 septembre 2009 @ 14:38
Tout à fait d’accord avec Caroline VM ! Bon courage à vous…
marie
30 septembre 2009 @ 15:11
Il n’y a pas une dépression mais des dépressions avec parfois annexé (s) un trouble ou plusieurs troubles. Certains dépressions sont graves, d’autres le sont moins.Personne ne peut juger de quelque chose dont seule la science arrive à perçevoir (et encore…..). Donc, si nous ne savons pas, taisons nous et respectons cet homme sans le juger et gardons nous bien d’établir des comparaisons (moi, je connais quelqu’un qui…etc etc…). La dépression peut arriver sournoisement du jour au lendemain, à pas feutrés…chez tout le monde et dans tous les milieux..et même lorsque tout « baigne » ! Même chez les rois ! J’approuve vos propos Caroline VM. (message 7). En tout cas, il en parle et c’est déjà une preuve d’intelligence et de courage de sa part.
J’ai travaillé en service psychiatrique et je sais de quoi je parle. Merci pour tous les dépressifs.
Helka
30 septembre 2009 @ 15:36
A Caroline VM,
Votre message (N°7) est plein de sagesse et analyse fort bien tout ce qu’on peut ressentir quand on souffre de cette pathologie, que je connais bien moi aussi, hélàs. Je vous adresse toute ma sympathie et mes voeux très sincères pour un mieux-être.
Je crois que seules les personnes ayant vécu cette situation sont à même de comprendre ce qu’on ressent et la soufffrance qui s’ensuit.
J’ajouterai qu’on peut dire qu’il y a des « terrains » familiaux qui favorisent cette maladie à la faveur de tel ou tel évènement difficile de la vie.
Bérénice
30 septembre 2009 @ 15:42
Caroline VM (message 7) a tout dit. C’est une vraie maladie et pour avoir eu un de mes collaborateurs atteint de dépression, c’est très dur à vivre pour les proches et les collèques au travail. C’est « mieux » accepté lorsqu’il s’agit d’une femme (tradition littéraire ?) mais quand la dépression atteint un homme, le bon vieux machisme ressort. Le pauvre dépressif entend souvent « conduis-toi en homme », comme si c’était aussi simple !!! Le soutien de la famille est primordial.
Anne D
30 septembre 2009 @ 15:52
La princesse pourra aider son mari, vous savez bien qu’elle discute avec les anges ! ceci dit je ne me moque pas puisque je crois aux anges gardiens.
Monique (38)
30 septembre 2009 @ 15:57
Caroline VM,
Comme je comprends votre indignation !
Travailler sur soi pour sortir d’une dépression est long, difficile, douloureux.
Le malade, comme vous le dites si bien, est handicapé par son mal être, son stress …. et par les dommages qu’il peut causer à ceux qui lui sont très proches.
Les personnes qui souffrent de dépression apprennent très vite à cacher leur maladie car le regard des autres fait terriblement mal. Je crois aussi que la personne éprouve de la honte.
La thérapie permet incontestablement de mieux se connaître, tout en restant prudent. Une analyse trop « poussée » peut conduire à des résultats catastrophiques. Elle apprend aussi à gérer les crises de panique, les phobies qui paralysent (les cacher au moment où elles surviennent est tellement épuisant !).
La thérapie peut également apprendre à se protéger émotionnellement, à transformer ses faiblesses en force, mais la guérison n’est jamais totale.
Je pense qui ne pas en parler transforme cette pathologie en maladie honteuse.
Mais il est tellement difficile d’oser évoquer sa souffrance.