
Dernier volet de la série de Patrick Germain consacrée au mariages familiaux non politique chez les Habsbourg et Bourbon. Gros plan sur les mariages au XXème siècle avec pour commencer celui de l’archiduc Pierre Ferdinand de Habsbourg-Toscane et de la princesse Marie-Christine de Bourbon-Siciles.
L’archiduc Pierre Ferdinand, né le 12 mai 1874 à Salzburg, reçut aussi une kyrielle de prénoms à son baptême. Il était le quatrième enfant de l’archiduc Ferdinand IV et de son épouse la princesse Alice de Bourbon-Parme, dont l’union a été vue ci-dessus.
Il fit carrière dans l’armée austro-hongroise. Colonel en 1911, général en 1914. A la déclaration de guerre en auôt 1914, il était à la tête de la 25ème division d’infanterie. Il prit part aux combats sur le front de l’est, contre les Russes, en Galicie et en Pologne. N’ayant pas su éviter l’encerclement de son corps par la 5ème armée russe à Komarow. La bataille se termina toutefois en demie victoire mais Pierre Ferdinand fût relevé de son commandement. Le 17 avril 1917, il fut nommé général de l’Infanterie en commande de l’armée austro-hongroise sur le front italien. Il participa à la bataille de Caporetto, sanglante défaite pour les Italiens. Le 26 octobre 1918, peu de jours avant la chute de l’empire, il commandait le Cinquième corps d’armée.

Princesse Marie-Christine de Bourbon des Deux-Siciles
Le 8 novembre 1900, il avait épousé sa cousine la princesse Marie-Christine de Bourbon-Siciles, fille d’Alphonse (1841-1934), comte de Caserte et de son épouse et cousine la princesse Marie-Antoinette de Bourbons-Siciles(1951-1938).
Le couple eut quatre enfants, dont l’archiduchesse Hélène ( 1903-1924) épouse du duc Philippe Albert de Wurtemberg (1893-1975) et Rose (1906-1983) que ce dernier épousa à la mort de sa soeur.

Archiduchesse Rose d’Autriche-Toscane
Ils eurent à leur tour quatre enfants, dont Carl l’actuel duc de Wurtemberg, époux de la princesse Diane d’Orléans, et Marie-Thérèse, duchesse de Montpensier, épouse d’Henri d’Orléans, comte de Paris. Ils sont les ancêtres de Jean, actuel comte de Paris. Pierre Ferdinand mourut le 8 novembre 1948. Marie-Christine mourut le 4 octobre 1947.

La famille archiducale de Toscane vers 1900
2) Elie de Bourbon, duc de Parme / Archiduchesse Marie-Anne d’Autriche -Teschen

Elie de Bourbon-Parme en 1903
Elie de Bourbon est né à Biarritz le 23 juillet 1880. Son père était Robert Ier de Bourbon (1848-1907), dernier duc de Parme souverain, fils de Charles III et de la princesse Louis d’Artois, Petite-Fille de France, et sa mère Maria Pia de Bourbon (1849-1882), princesse des Deux-Siciles, fille du roi Ferdinand II et de l’archiduchesse Marie-Thérèse d’Autriche-Teschen.

Elie de Bourbon-Parme avec sa mère
Elie est le dixième enfant du couple princier. Sa soeur aînée, Marie-Louise (1870-1899) avait épousé Ferdinand Ier de Saxe-Cobourg-Gotha (1861-1948) premier tsar des Bulgares. Dans le reste de sa fratrie, seule sa soeur Béatrix de Bourbon (1879-1946) se maria en épousant son cousin, le comte Lucchesi Palli, petit-fils de la duchesse de Berry.
A la mort de son père, Elie ne devint pas duc de Parme, mais tuteur de ses frères et soeurs, dont Henri et Joseph, ses aînés.
De la seconde union de son père avec Antonia de Bragance (1862-1959) infante du Portugal, il eut douze frères et soeurs, parmi lesquels les princes Sixte (1886-1934), François-Xavier ( 1889-1977), Zita (1892-1989), impératrice d’Autriche, Félix (1893-1970) époux de Charlotte (1896-1985) grande-duchesse de Luxembourg, ancêtres de l’actuel souverain, René (1894-1962) époux de la princesse Marguerite de Danemark (18895-1992), Louis (1899-1967) époux de la Marie-Françoise de Savoie (1914-2001) princesse royale d’Italie et Gaëtan(1905-1958) époux de la princesse Marguerite de Tours et Taxis.

La famille de Parme aux Pianore en 1906
de gauche à droite au premier rang : Immaculée, Antonia, Isabelle, le duc Robert, Henriette, Louis, Gaétan, la duchesse Antonia, René, Zita
de gauche à droite au deuxième rang : Françoise, Pia, Louise, Adélaïde,Thérèse, Joseph, Xavier, Henri, Sixte, Félix
La fortune des Bourbons-Parme était considérable, probablement la première fortune foncière d’Europe. L’incapacité des aînés avait conduit la justice autrichienne à prendre des mesures de tutelle. En 1910, un accord est trouvé en famille pour la répartition de l’héritage qui comprend entre autres biens, le château de Schwarzau en Autriche

Château de Schwarzau

la Villa delle Pianore en Toscane

Château de Wartegg en Suisse

le château de Chambord en France, hérité de son oncle Henri d’Artois, comte de Chambord
Le duc Robert avait son train privé comprenant douze voitures. Elie, en sa qualité de chef de famille et futur duc de Parme, reçoit la moitié de ces possessions.

Elie de Bourbon-Parme en 1910
En 1914, Elie et son frère Félix choisissent le camp des Empires centraux et se battent en leur qualité d’officiers de l’armée autrichienne. Ses frères, Sixte et François-Xavier, choisissent le camp des alliés et se battent dans l’armée belge.
En 1915, Chambord est placé sous séquestre et en 1919, en application du Traité de saint-Germain-en-Laye, la liquidation des biens Parme commence. Les princes Sixte et Elie décident alors de remettre l’accord de 1910 en question et réclament une part plus importante devant la justice française qui accorde l’égalité des héritiers, ce qui leur est reconnu en 1925. Mais en 1932, la Cour de Cassation rétablit la validité de l’accord de 1910. La confiscation de Chambord est toutefois validée avec obligation de le vendre à la France pour le prix de onze millions de francs-or.
En 1950, à la mort de son frère Joseph, Elie devient duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla.

Elie de Bourbon-Parme et l’archiduchesse Marie-Anne
Il avait épousé en 1903 l’archiduchesse Marie-Anne, fille de l’archiduc Frédéric (1856-1936), duc de Teschen, frère de la reine d’Espagne, Marie-Christine, et de la princesse Isabelle de Croÿ (1856-1931).

Archiduc Frédéric

Princesse Isabelle de Croÿ
Née à Linz le 6 janvier 1882, la nouvelle princesse de Parme était une de ces petites archiduchesses que leur mère espérait voir mariée à l’archiduc héritier François-Ferdinand. Mais ce dernier leur préféra la comtesse Sophie Chotek. L’archiduchesse Isabelle leur voua une haine terrible, haine qu’elle répercuta sur le neveu de l’archiduc, le futur empereur Charles et son épouse Zita. Ce fut au point que pendant la guerre, l’archiduchesse Isabelle était en contact avec l’Allemagne pour envisager la déposition de l’empereur Charles.
Elie et son épouse eurent huit enfants, dont Alice Marie (1917-2017) qui épousa Alphonse de Bourbon-Siciles (1901-1964), infant d’Espagne. Leur fils épousa la princesse Anne d’Orléans. Le couple n’ayant pas de descendance dans la ligne masculine, le titre de duc de Parme passa dans la descendance du prince François-Xavier, dont l’aîné est le prince Charles de Bourbon-Parme, cousin germain du roi de Hollande.
La princesse décède à Lausanne le 25 février 1940. Le duc de Parme lui survivra jusqu’au 27 juin 1959.
3) Charles de Habsbourg-Lorraine, empereur d’Autriche / Zita de Bourbon, princesse de Parme
Il n’est pas très utile de rappeler qui ils sont et quelle fut leur histoire, leur union ayant déjà fait l’objet d’études sur Noblesse et Royautés.

Charles et Zita

L’impératrice Zita et ses huit enfants en 1962
4) Carl-Christian de Habsbourg-Lorraine, archiduc d’Autriche / Marie-Astrid de Bourbon-Parme, princesse du Luxembourg

Quatre générations : l’empereur Charles, l’archiduc Charles-Louis, l’archiduc Carl -Christian et l’archiduc Imre
Carl-Christian est né au château de Beloeil en Belgique le 26 août 1954, fils de l’archiduc Charles Louis (1918-2007), fils de l’empereur Charles et de l’impératrice Zita, et de la princesse Yolande de Ligne, née en 1923. Il est amusant de noter que par sa mère, l’archiduc Carl-Christian descend de Caroline Bonaparte, reine de Naples, soeur de Napoléon.
Le 6 février 1982, il a épousé sa cousine au second degré la princesse Marie-Astrid de Bourbon, princesse de Nassau, princesse de Parme, née le 17 février 1954, fille de Jean, grand-duc de Luxembourg, né en 1921, et de Josephine Charlotte de Saxe-Cobourg-Gotha (1927-2005), princesse de Belgique.

L’archiduc Carl-Christian et la princesse Marie-Astrid
Il avait été dit en 1977 que la princesse Marie-Astrid devait épouser le prince Charles d’Angleterre, mais des raisons religieuses, et peut-être personnelles, n’ont pas permis ce mariage.
La princesse a obtenu un diplôme d’infirmière, spécialisée dans les affections tropicales. L’archiduc Carl Christian travaille dans la finance.
L’archiduc Carl Christian est Altesse Impériale et Royale mais il est aussi Altesse Sérénissime dans le noblesse belge, par décision du roi Baudouin.
Le couple a cinq enfants dont il est souvent parlé sur Noblesse et Royautés, Marie-Christine née en 1983, comtesse Rodolphe de Limburg-Stirum, Imre né en 1984 époux de Kathleen Walker, Christophe, né en 1988, époux d’Adélaïde Drapé-Frisch, Alexandre né en 1990 et Gabriella née en 1994.

5) Siméon de Habsbourg-Lorraine, archiduc d’Autriche / Maria Paloma de Bourbon, princesse des Deux-Siciles, Grande d’Espagne
L’archiduc Siméon est né au Congo Belge le 29 juin 1958, fils de l’archiduc Rodolphe ( 1919-2010), lui-même dernier garçon de l’empereur Charles et de l’impératrice Zita, et de la comtesse Xenia Czernichev-Besobrasov (1929-1968).
Il a épousé, le 23 juillet 1996, la princesse Maria Paloma de Bourbon des Deux-Siciles, née le 5 avril 1967. Maria Paloma est la fille de Charles de Bourbon des Deux-Siciles (1938-2015), Infant d’Espagne, un des deux prétendants au trône des Deux-Siciles, petit-fils d’Elie duc de Parme, et de la prince Anne d’Orléans, née en 1938, princesse de France, fille du prince Henri d’Orléans (1908-1999), comte de Paris et la princesse Isabelle d’Orléans-Bragance(1911-2003).
L’archiduc Siméon travaille dans la finance. Le couple a cinq enfants, Jean ( 1997), Louis (1998), Isabelle (2000), Charlotte (2003) et Philippe (2007). Ils vivent actuellement à Vaduz.
En conclusion, cette politique matrimonial voulue entre les deux dynasties n’a pas être pas eu le résultat politique escompté car elle n’a pas empêché les guerres entre les pays, que ce soit la France, l’Espagne ou l’Autriche.
Mais nous pouvons constater que que cette endogamie poussée à l’extrême, surtout à partir du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, qui aurait dû avoir des résultats catastrophiques sur le plan génétique, n’a pas engendré autant de dégénérescence que l’on pourrait imaginer, quand on regarde la situation des individus qui en sont issus. Que ce soit, chez les Habsbourg, les Bourbons d’Espagne, les Bourbons des Deux-Siciles ou de Parme, ou les Orléans, les membres contemporains de ces familles sont parfaitement normaux tant physiquement qu’intellectuellement.
Charlotte
29 avril 2019 @ 17:22
Bon, ne voulant pas entrer dans la polémique mais apportant mon grain de sel cependant.
L’enseignement de l’histoire est pour moi fondamental, un peuple qui ne connaît pas ses racines est un moribond.
Toutefois il faut bien reconnaître que cette matière est évolutive, par conséquent même en multipliant les heures de cours on n’arrivera plus à consacrer autant de temps que nécessaire pour « instruire » nos jeunes d’autant qu’il ne s’agit plus de l’enseigner comme autrefois de façon magistrale avec des dates, des résumés, des clichés mais, enfin c’est mon opinion en partant de faits, qui souvent se reproduisent, en faisant étudier des documents, en favorisant la réflexion, en éveillant la curiosité qui passées les heures de cours, incitera les jeunes à poursuivre leur recherche.
L’histoire a été trop souvent aussi enseignée de façon partisane, il y avait les « bons » et les « méchants » et il faut reconnaître que notamment l’épisode de la Révolution a dépeint les aristocrates comme des « suceurs de sang » alors certes il y en avait, mais il y a eu aussi des révolutionnaires qui ne se contentaient pas de « sucer » le sang mais le faisait couler à flots y compris d’ailleurs dans les populations paysannes ou ouvrières.
N’étant pas professeur d’histoire, en concertation avec mes collègues, j’introduis de l’histoire de l’antiquité dans mes cours de grec, de latin, d’histoire de France, de l’Europe, du Monde, dans mes cours de français contribuant ainsi à parfaire, enfin je l’espère , ou à faire connaître ce pan de notre histoire à mes élèves, les professeurs d’art plastique en font autant, les profs de maths ou de sciences y contribuent.
L’histoire est une matière vivante, nous la vivons quotidiennement, et je remercie tous ceux qui ici sur notre site,, à la télévision, par des BD, des récits la font toucher du doigt à nos jeunes, et moins jeunes, car il n’y a pas de vulgarisation de l’histoire comme on l’entend parfois, non, ce terme ne convient pas ou alors il faut le prendre dans son sens noble : » fait de transmettre des connaissances à la population. «
Karabakh
30 avril 2019 @ 21:16
Nous sommes d’accord (matière vivante, interactivité, etc), toutefois, c’est mieux de faire toucher cette discipline du doigt en utilisant, d’une part, les bons termes et en se gardant, d’autre part, de raconter des salades – a fortiori sur un ton docte.
Dans mon domaine, l’histoire revêt son importance et j’ambitionne même que les sciences puissent constituer un excellent médiateur avec le fait historique, vecteur d’un regain d’intérêt. Cependant, une fois encore, il faut être sérieux ; la partisanerie dont vous faites état, d’autres guignoleries dont nous pourrions parler longuement, ont éloigné les hommes de la connaissance de leur passé – si l’on veut aujourd’hui corriger ce tir, il faut bien sûr faire vivre la discipline mais lui garder toutes ses qualités. Or je ne pense pas que certains travaux, auxquels il est fait allusion ici, répondent à cette règle, incontournable. En tout cas, dans mon petit monde de prétention, affabulation, etc, c’est comme cela.
Charlotte
1 mai 2019 @ 14:08
Désolée Karabakh, je dois avoir l’esprit embrumé par les vacances scolaires,mais je n’ai pas tout compris.
Est ce à moi que vous vous adressez en parlant de « bon termes » de « salades » et de « ton docte » ?
Si oui, pardonnez moi, je ne suis qu’une simple plébéienne employant des termes à mon humble mesure, parlant de ma pauvre expérience, mea culpa, mea maxima culpa !
Charlotte
1 mai 2019 @ 14:11
Pardon, j’en ai même fait une faute « sterme » n’existe pas le « s » s’est fourvoyé, peu importe ! je suis vraiment nulle…oubliez moi !
Gérard
1 mai 2019 @ 21:25
Charlotte il est très possible d’être insulté par Karabakh c’est sa spécialité ça ne nuit qu’à lui-même.
Karabakh
2 mai 2019 @ 21:28
Non Charlotte, ces termes ne vous vise pas. Nous sommes tout à fait d’accord.
L’intéressé s’est très certainement reconnu et un de ses pseudos nous le dira peut-être, en m’insultant comme à son habitude (mais il vous dira que c’est moi). Je commence à m’y faire et ça me survole, tant cela vient d’en bas. Tout en bas. Bien bas. Trop bas.
Bien à vous. ?
Ghislaine-Perrynn
29 avril 2019 @ 17:32
ouille pardonnez moi ma précipitation et deux énormes fautes d’orthographe .
Ghislaine-Perrynn
29 avril 2019 @ 18:02
Avel tant mieux si les heures sont plus nombreuses pour l’histoire mais ce n’est pas le plus important à mes yeux , il serait bon d’abandonner le thématique pour l’historique .
Il serait bon de donner à cette matière de la profondeur et non du rabachage
Par ailleurs , nous avons à contourner une difficulté et non des moindres , on ne peut pas pour éviter de blesser des personnes qui n’ont pas notre histoire , occulter des pans de notre histoire commune .
Ce n’est pas nouveau j’ai connu ce genre de mésaventure dans ma région ouest (Morbihan) ou la chouannerie a été intense et complètement passée sous silence dans nos cours .
Il ne fallait pas heurter la sensibilité des jeunes élèves descendantes de pauvres chouans assassinés par hoche (Champ des Martyrs – Auray (56)
Avel
30 avril 2019 @ 15:23
Née, vivant et enseignant pas loin de vous Ghislaine Perrynn je vous suis sur bien des points. La chronologie me paraît importante pour la compréhension. Oui nous devons toujours faire attention à nos propos et c’est plus difficile pour certains
Tout dépend du public que vous avez en face de vous. Je n’ai jamais été confrontée à ces problèmes, n’enseignant pas l’histoire.
Gérard
1 mai 2019 @ 21:21
Merci à notre ami Patrick Germain pour cette belle série sur les mariages franco-autrichiens et ces belles images. Merci pour tout ce qu’il apporte.
Merci aussi pour les compléments constructifs notamment de l’ami Dominique Charenton.
Je suis en revanche beaucoup plus étonné au sens propre du terme par les attaques qui sont portés contre l’auteur par Karabakh qui prétend s’être livré à une étude policière sur ses études.
Si nous voulons que ce blog continue d’avoir une utilité malgré les insultes quotidiennes que nous pouvons lire sur tel ou tel prince ou telle ou telle princesse, il me paraît quand même indispensable entre nous qu’il y ait une certaine éthique ou qu’elle revienne, car on ne se réfugie pas derrière l’anonymat pour insulter, diffamer, ceux qui prennent la peine de faire des recherches, de donner de leur temps, et ne se contentent pas d’être des juges, de se vouloir juges des autres. Cette tendance là est insupportable.
Je crois que c’est aussi une offense vis-à-vis de Régine pour la confiance qu’elle met en chacun de nous. Nous nous sommes pas dans un marché forain ou dans un carrefour embouteillé, ce blog que nous aimons mais où nous sommes des invités vaut mieux que cela, Il n’a pas été créé pour que certains y passent leur nerfs.
Il exige un certain respect des autres et de leur travail.
Je crains aussi que ce ne soit la raison pour laquelle nous ne lisons plus certaines signatures hélas.
Certains font un travail énorme et ils ne sont pas là pour se faire engueuler par des inconnus comme le chantait le cher Boris.
Ami des Bataves
2 mai 2019 @ 10:33
Patrick Germain a écrit trois livres, dont le remarquable « Charles et Zita ». Alain Decaux n’avait pas de diplôme d’historien mais il a su faire aimer l’Histoire, et savait raconter. Il y a des thésards très ennuyeux. Je me rappelle dernièrement avoir lu un ouvrage biographique sur un personnage connu de la fin du XVIIIe écrit par un universitaire et je l’ai donné à une brocante, tant il etait ennuyeux.
Pour écrire une biographie ou un ouvrage historique, il faut savoir consulter des archives, faire une synthèse et expliquer cela d’une façon vivante. C’est un talent que des années sur les bancs de la fac ne donnent pas nécessairement.