
La princesse Isabelle Maria Amélia Luiza Vitoria Teresa Joana Micaela Gabriela Rafaela Gonzaga d’Orléans-Bragance voit le jour le 13 août 1911 au château d’Eu en France. Elle est le premier enfant du prince Pedro de Alcantara, prince de Grao Para (1875-1940), fils de la princesse impériale Isabel du Brésil et du prince Gaston, comte d’Eu et de la comtesse Elisabeth Dobrzensky von Dobrzenicz (1875-1951). La petite princesse reçoit pour parrain et marraine ses grands-parents la princesse Isabel du Brésil et le comte d’Eu. La famille s’agrandit avec les naissances du prince Pedro (qui épousera la princesse Esperanza de Bourbon-Siciles, soeur de la comtesse de Barcelone) en 1913, la princesse Maria Francisca en 1914 (mère de l’actuel duc de Bragance), le prince Joao en 1916 et la princesse Teresa en 1919.
Considérée à l’époque comme l’une des plus belles princesses du Gotha, la princesse Isabelle épouse le 8 avril1931 en exil en la cathédrale de Palerme le prince Henri, comte de Paris, fils du duc et de la duchesse de Guise. C’est alors le début d’une page importante pour la Maison de France. Le couple vivra dans différents pays au gré de la loi d’exil et des guerres et aura 11 enfants.
Le premier enfant du couple voit le jour à Woluwé Saint Pierre (Bruxelles) en Belgique. La comtesse de Paris donne naissance à la princesse Isabelle, Marie, Laura, Victoire le 8 avril 1932, soit un an jour pour jour après son union avec le comte de Paris à Palerme. Le 14 juin 1933, naissance du prince Henri, Philippe, Pierre, Marie.
La famille qui est installée en Belgique, s’agrandit encore avec les naissances de la princesse Hélène, Astrid, Léopoldine, Marie, le 17 septembre 1934 puis du prince François, Gaston, Michel, Marie le 15 août 1935 et de la princesse Anne, Marguerite, Brigitta, Marie le 4 décembre 1938. Au cours de ses années en Belgique, la comtesse de Paris et sa famille résident au manoir d’Anjou à Woluwé.
En janvier 1940, la comtesse de Paris perd son père le prince Pedro de Alcantara d’Orléans-Bragance qui s’éteint à Pétropolis au Brésil. C’est dans ce pays d’Amérique du Sud que Madame la Comtesse de Paris donne naissance à son sixième enfant la princesse Diane, Françoise, Maria da Gloria le 24 mars 1940 alors que son époux se trouve en Europe en proie à la Deuxième Guerre Mondiale. Après une longue traversée de l’Atlantique, la comtesse de Paris et ses enfants arrivent au Maroc où sont établis ses beaux-parents le duc et la duchesse de Guise.
Le 25 juin 1941, naissance des jumeaux princiers le prince Michel, Joseph, Benoît, Marie et le prince Jacques, Jean, Jaroslav, Marie. Au rythme des activités politiques du comte de Paris, la vie de famille s’organise à Larache au Maroc où naît le neuvième enfant du couple la princesse Claude, Marie, Agnès, Catherine le 11 décembre 1943.
Nouveau départ, cette fois-ci vers l’Espagne où le 8 janvier 1946 naît la princesse Jeanne Chantal Alice Clothilde Marie. La famille s’établit ensuite au Portugal à la Quinta do Anjinho, lieu d’heureux souvenirs familiaux. Le onzième enfant le prince Thibaut, Louis, Denis, Humbert, Marie naît à Sintra le 20 janvier 1948.
La loi d’exil est abrogée par l’Assemblée nationale en 1950, le comte et la comtesse de Paris reviennent en France et s’installent au Manoir du Coeur Volant à Louveciennes. C’est l’époque la plus faste pour la famille de France. La maison familiale ne désemplit jamais : cocktails, dîners, réunions politiques,…
La comtesse de Paris assiste à de nombreuses mondanités et le couple princier fréquente très assidûment ses cousins du Gotha lors de grands événements (fêtes à Persépolis en Iran,…) mais aussi lors de mariages ou encore lors de la célèbre croisière organisée par la reine Frederika de Grèce.
Le prince Michel de Grèce, orphelin du prince Christophe de Grèce et de la princesse Françoise, soeur du comte de Paris, a intégré la fratrie à Louveciennes. Dans un ouvrage autobiographie, il narre avec beaucoup de finesse la vie au manoir du « Coeur-Volant » et revient aussi sur la personnalité de sa tante la comtesse de Paris qui s’avérait être moins proche et moins affectueuse avec les enfants que le comte de Paris (qui montait quant à lui embrasser tous les enfants avant de dormir) mais qui était dotée d’une personnalité généreuse, très ouverte et toujours prête à la discussion à bâtons rompus. La princesse Elisabeth, mère de la comtesse de Paris décède en 1951 à Sintra au Portugal.
Le 17 janvier 1957 à Dreux, la princesse Hélène, troisième enfant du comte et de la comtesse de Paris est la première des onze enfants à convoler. Elle épouse le comte Evrard de Limburg-Stirum qui appartient à une prestigieuse famille de la noblesse belge. Quelques mois plus tard, le Dauphin Henri épouse la duchesse Marie Thérèse de Wurtemberg le 5 juillet 1957.
Les familles de France et de Wurtemberg s’unissent à nouveau le 21 juillet 1960 avec le mariage du duc héritier Carl avec la princesse Diane. La joie des noces qui donnent lieu comme à chaque mariage à un défilé de tenues de couture et de bijoux de famille ressortis des écrins, est ternie par le décès moins d’un mois plus tard du prince François tué au champs d’honneur en Algérie alors qu’il tentait de porter secours à des compagnons blessés. La mort du prince François, titré duc d’Orléans âgé de 24 ans, restera à jamais une des grandes blessures de la comtesse de Paris. Dans ses mémoires, elle explique qu’ayant appris la nouvelle dans sa résidence au Portugal, elle sortit sur le perron, le visage baignant dans les larmes lorsque le comte de Paris arriva. Les seuls mots prononcés furent “François ?” “Oui”.
Le 22 juillet 1964, à Sintra au Portugal, c’est le mariage de la princesse Claude avec le prince Amédé de Savoie, duc d’Aoste qui reunit à nouveau toute la famille et le Gotha au grand complet. Deux mois plus tard, c’est à Dreux que la fille aînée de la comtesse de Paris, la princesse Isabelle portant une robe de brocar de Pierre Balmain, épouse le comte autrichien Friedriech de Schönborn-Buchheim. 12 mai 1965, en la chapelle de Dreux, la princesse Anne dite “Anita” épouse le prince Carlos de Bourbon-Deux-Siciles.
En 1967, c’est le prince Michel, comte d’Evreux qui épouse sans le consentement paternel Béatrice Franclieu de Pasquier lors d’une cérémonie intime à Casablanca au Maroc. La réconciliation entre le comte de Paris et son fils aura lieu quelques années plus tard. Août 1969, nouvelle grande joie familiale avec le mariage au château d’Ansouis du prince Jacques, duc d’Orléans avec Gersende de Sabran, issue d’une ancienne famille française.
Juin 1972, sa fille cadette la princesse Chantal épouse le baron François-Xavier de Sambucy de Sorgue. Le prince Thibaut se marie quant à lui à Edimbourg en Ecosse sans le consentement de ses parents en septembre 1972 avec Marion Gordon-Orr. La réconciliation sera scellée quelques temps plus tard lors de la naissance de leur fils Robert et les liens seront encore plus étroits après le décès du deuxième enfant du comte et de la comtesse de la Marche en 1979. Le décès du prince Thibaut en 1983 en République centre-africaine, sera un autre moment très douloureux pour la comtesse de Paris.
La comtesse de Paris fait régulièrement la Une du magazine “Point de Vue” confiant ses bonheurs d’être grand-mère, ses projets de voyage. Toujours impeccablement coiffée, habillée avec beaucoup de raffinement et d’élégance, fréquentant les grands couturiers parisiens et jamais en reste d’un bon mot d’humour, elle publie ses memoires “Tout m’est bonheur” en 1978 et en 1981.
Le succès est au rendez-vous. Quelques années plus tard, la comtesse de Paris se replonge dans l’écriture avec un ouvrage consacré à Blanche de Castille puis à la reine Marie-Amélie. Deux autres ouvrages autobiographiques « Mon bonheur d’être grand-mère » et « L’Album de ma vie » furent respectivement publiés en 1995 et 2002.
La comtesse de Paris se sépare du comte de Paris en 1986. La famille se divise et le comte de Paris n’apparaît plus que lors de rares fêtes de famille. De son côté et plus que jamais la comtesse de Paris reste le moteur de la famille de France, assistant aux mariages de ses petits-enfants et aux baptêmes de ses arrières-petits-enfants.
Voyageuse infatigable, elle continue à sillonner l’Europe pour rendre visite à ses enfants que ce soit à Madrid, à Stuttgart chez la princesse Diane, duchesse de Wurtemberg et sa petite-fille la duchesse Mathilde au château de Rimpach, en Autriche chez la princesse Isabelle, en Belgique chez la princesse Hélène, comtesse Evrard de Limburg-Stirum,…
Malgré la séparation d’avec le comte de Paris, les relations demeurent proches entre eux et Madame fera toujours bloc avec son époux à propos des décisions qu’il prendra notamment la vente de biens de famille ou la constitution de la fondation Saint Louis.
Outre ses déplacements à l’étranger, la comtesse de Paris réside à cheval entre son appartement du 8ème arrondissement à Paris où régulièrement des petits-enfants viennent loger quelques jours et sa résidence d’Eu en Normandie. Polyglotte, la comtesse de Paris expliquait qu’elle aimait parler en allemand rapide avec sa petite-fille la duchesse Mathilde de Wurtemberg (qui résida chez elle à Paris lorsqu’elle étudiait le stylisme) afin que nul ne comprenne leur conversation !
Autre image inoubliable : la comtesse de Paris posant à Trianon entourée par les duchesses de France. En 1992, coiffée d’un spectaculaire chapeau de Jean Barthet, la comtesse de Paris célèbre (avec un an de retard) au bras de son époux leurs noces de diamants lors d’une cérémonie familiale en la chapelle royale de Dreux.
Présente lors de nombreux actes caritatifs, lors du bal des débutantes, la comtesse de Paris s’investit aussi au sein de l’association des amis du Musée Louis-Philippe du château d’Eu et pour le prix littéraire Hugues Capet. La comtesse est restée particulièrement proche de la duchesse de Montpensier, ex-épouse de son fils aîné, et de ses enfants Marie, Jean, Eudes, Blanche et François.
En 1998, dernière grande réunion familiale à Amboise pour les 90 ans du comte de Paris en présence de leur grande famille mais aussi de nombreux membres du Gotha dont le prince Albert de Monaco ou encore l’impératrice Farah d’Iran.
C’est au cours du mariage civil de son petit-fils Eudes, duc d’Angoulême avec Marie Liesse de Rohan-Chabot le 19 juin 1999 que l’on apprend le décès du comte de Paris. Malgré les années, les vicissitudes de la vie et les différends, la comtesse de Paris avait toujours voué une énorme admiration à son époux. Son décès est un moment très douloureux pour elle.
Après une courte maladie, Madame la comtesse de Paris décède le 5 juillet 2003 à Paris entourée par plusieurs de ses enfants. Ses funérailles ont lieu en la chapelle royale de Dreux en présence de presque tous les membres de sa nombreuse famille et de nombreux membres du Gotha dont la reine Fabiola.
Ce 13 août, la comtesse de Paris aurait eu 100 ans. Madame la comtesse de Paris a laissé une image indélébile auprès de ceux qui l’ont côtoyée. Son élégance, son sens du devoir, son image de « matriarche » font que l’on conserve de sa personnalité une image inoubliable, et lui ont constitué une place à part dans l’histoire de la famille de France. A ce jour, la descendance de la comtesse de Paris est de 11 enfants, 39 petits-enfants et 91 arrières-petites-enfants (connus). Trois arrières-petites-filles portent son prénom : l’archiduchesse Isabella d’Autriche (fille de la princesse Maria Paloma de Bourbon-Deux-Siciles), la princesse Isabelle d’Orléans (fille du duc de Chartres) et la comtesse Isabelle de Schonborn-Buchheim (fille du comte Damian). (Copyright photos : Photos personnelles de Charles, Point de Vue, blog La Couronne et DR)






















belveze
13 août 2011 @ 16:45
Je me rappelle les articles et les reportages sur la Comtesse de Paris. Quelle classe et quelle dignité que n’ont plus les princesses actuelles.C’est vrai, elle n’était pas maternelle(tous ces enfants ont dit que leur père était plus affectueux avec eux) mais elle ne s’est jamais plainte(les deuils de ses enfants, le Comte de Paris qui l’a quittée pour une personne qui n’avait pas sa beauté ni son élégance.). C’était vraiment une grande dame
Régina2
13 août 2011 @ 16:53
D’accord avec Hélène d’Alsace.
Dans Point de vue, J’ai remarqué que le dernier fils célibataire de la duchesse de Wurtemberg s’était marié cette année. Il n’y a pas eu d’annonces ni de photos dans les revues spécialisées. Quelqu’un pourrait-il combler cette lacune ?
Honorade
13 août 2011 @ 17:18
Une dame fort digne, mais j’ai du mal à comprendre les « puristes » qui l’auraient voulue comme reine de France alors qu’elle était d’origines étrangères des deux côtés… ;-) Ce sont les mêmes qui exigent qu’une personne qui règnerait sur la France n’ait que du sang « français » qui coule dans les veines !
Palatine
14 août 2011 @ 09:59
eh oui Honorade, les sangs bresilien et tchèque ont apparemment plus de valeur que les orginines venezuelienne et espagnole.
Ce n’est pas un jugement de valeur, juste une remarque.
Honorade
14 août 2011 @ 11:01
Palatine, je me faisais exactement la même réflexion que vous. Egalement sans jugement de valeur.
Nemausus
14 août 2011 @ 17:53
MDR….
Philippe
14 août 2011 @ 19:23
Allons allons, Palatine, je croyais que vous vous targuiez d’être
impartiale dans ce débat …
A moins, peut-être, que votre seul but ne soit de ranimer les
querelles ?
Vous m’obligez à sortir de mon silence pour vous rappeler
qu’en France, les naissances étrangères de Mme la duchesse de Montpensier ou de Mme la duchesse de Vendôme (l’une allemande,
et l’autre hispano-autrichienne) ne gênent absolument pas les
monarchistes…
Ce qui les gêne, en revanche, c’est de voir une branche masculine
capétienne, étrangère au pays, à sa langue, et à ses coutumes (depuis plus de trois siècles !), servir d’alibi à une minorité de « royalistes »
qu’il faut bien qualifier de réactionnaires, sinon de révisionnistes…
Votre italianité rend votre confusion pardonnable mais, de grâce,
ne mélangez pas tout.
Ce qui importe aux français, c’est la véritable appartenance de leurs princes à la communauté nationale, et non pas la nationalité de
leurs épouses…
Bien à vous,
Phil.
Nemausus
15 août 2011 @ 10:14
toujours les mêmes sornettes sur la nationalité appartenant soi disant aux uns et pas aux autres !
Palatine
15 août 2011 @ 10:57
Laissez tomber, Nemausus. Philippe-Emilie n’a pas encore compris que je ne lui repondrai jamais.
Yannick
13 août 2011 @ 18:07
C’était une grande dame … en fait je n’en sais rien, mais pour une fois que tout le monde a l’air d’accord sur quelque chose, je veux participer !
En tout cas elle avait de la classe malgré un physique banal. Elle me rappelle Wallis Simpson jeune.
MARY
13 août 2011 @ 20:53
Physique banal,Yannick?Vous plaisantez?Elle était superbe!Wallis Simpson ressemblait à une arête de poisson comparée à elle!Certes,la mode de sa jeunesse ne lui rend pas justice,mais elle avait une belle silhouette et un visage parfait!
Claudia
13 août 2011 @ 21:46
la Comtesse de Paris n’avait pas un physique banal, je trouve et bien d’autres avec moi qu’elle était très belle, et elle l’est restée jusqu’à la fin de sa vie ; on ne peut certes pas en dire autant de tout le monde !
Actarus de France
13 août 2011 @ 18:37
Petite curiosité : quelqu’un peut-il me dire à quoi correspond le monogramme qui figure sur certaines photos ? Je crois y lire un L, mais quelle est l’autre lettre ? :)
Mamiouch
14 août 2011 @ 09:32
Il s’agit du LP couronné de Louis Philippe. Je possède une soucoupe en porcelaine de Sèvres qui porte exactement le même monogramme doré et dessous le tampon du château de Fontainebleau. Hors sujet, permettez-moi de vous dire que j’apprécie beaucoup vos commentaires souvent très amusants. Bien
ordialement.
Actarus de France
14 août 2011 @ 14:12
Merci Mamiouch pour cette révélation fort intéressante ! Ainsi donc, Madame se réclamait de la Monarchie de Juillet-Août de son aïeul ! Elle se voyait donc reine des Français et non de France. ;-)
Charles
15 août 2011 @ 10:50
Actarus,
Ne mélangez pas tout s’il vous plait.
Ce monogramme est l’embleme du musée Louis-Philippe du château d’Eu, c’est pourquoi il est present sur ces photos provenant des collections du musée.
notsag
13 août 2011 @ 18:50
Un grand Merci Chère Régine,ainsi qu’à toute votre équipe,sans oublier,bien sur, notre « incontournable » Charles, pour ce très beau portrait de Madame. C’était une très belle personne, dans tous les sens du terme. Quant au « grand dossier » annonçé par PdV,c’est consternant…! Que du vide! J’aimerai rajeunir un peu, et retrouver la belle époque de Mme Françoise LAOT et de Mr Arnaud CHAFFANGEON. Au moins,nous avions de vrais reportages et informations… Les lecteurs de N&R qui ont connu ces années-là,ont,sans doute,le meme sentiment…de nostalgie. Bonne soirée à vous tous.
Harald
17 août 2011 @ 15:38
Absolument le même sentiment.
Bien à vous.
H.
notsag
13 août 2011 @ 18:57
consternant,bien sur,et non constermant. Veuillez m’excuser.
Charles
13 août 2011 @ 18:59
Merci Régine pour ce beau reportage rendant hommage a la Comtesse de Paris, a l’occasion du 100eme anniversaire de sa naissance a Eu au pavillon des bains.
La princesse a incarne durant 72 ans avec brio et panache la Maison de France. Elle est inoubliable.
Ses enfants, petits-enfants et les royalistes français ont en ce jour anniversaire une pensée émue pour cette princesse rayonnante.
Elle reste pour nous tous un modèle. Elle a connu les plus grandes joies mais aussi de grands drames.
La princesse était royale, elle ne s’est jamais plainte et a garde pour elle ce qui la faisait souffrir. Elle n’avait dit-elle pas le droit de se plaindre car elle avait beaucoup reçu.
Elle priait chaque jour, sa foi immense lui aura été d’un grand secours. Elle a transmis a ses petits-enfants sa foi en Dieu et en l’homme, certaines valeurs et une philosophie de vie positive. Elle pensait, a juste titre, que cela leur serait
un jour utile pour affronter les difficultés de la vie.
Je sais que la comtesse de Paris est encore présente chez chacun de ses petits-enfants. Elle a été une grand-mère exceptionnelle et les « 39 » s’en souviendront toujours.
Merci Madame.
J’ai note deux petites erreurs dans le bel hommage de Régine. Le comte de Paris a célèbre son 90eme anniversaire au château d’Amboise et non a
Chantilly. Et le prince François est décède deux mois et demi après le mariage de princesse Diane et non moins d’un mois après celui-ci.
notsag
13 août 2011 @ 19:02
je rectifie une erreur de frappe par la meme erreur! je dis donc consternant.youpi…Enfin bon!
Clémentine1
13 août 2011 @ 19:12
Merci à Régine et à Charles. Je me souviens avec beaucoup d’émotion des moments où j’ai eu le bonheur de rencontrer Madame.
aubert
13 août 2011 @ 19:13
Actarus, violente et constante s’appliquent bien sûr à dévotion et non à manipulation qui elle est permanente, humoristique, adéquate,etc,etc.
A.Lin
13 août 2011 @ 19:49
Nostalgie, Nostalgia !
Elle a fait les beaux jours de PDV mais ses enfants et surtout ses petits enfants préfèrent vivre leur vie loin de ce genre de média devenu trop people.
L’idée que nous nous faisions de la monarchie française est tombée en désuétude et rien ni personne ne pourra relever le flambeau.
Trop d’eau a coulé sous les ponts…
Cosmo
13 août 2011 @ 20:00
Merci pour ce beau portrait!
Le comte et la comtesse de Paris ont été les derniers membres de la famille de Bourbon (branches régnantes d’Espagne et de Luxembourg mises à part) à se comporter comme tels. Ils étaient des princes comme on les imagine. Ils avaient de la race.
Difficile d’en dire autant de ceux qui suivent, là encore toutes branches confondues.
Charles
13 août 2011 @ 20:27
Pour les fidèles de la Maison de France :
Point de Vue de cette semaine consacre un dossier spécial de huit pages a l’occasion du centième anniversaire de la comtesse de Paris. Le comte de Paris, son fils, se confie et évoque sa mère avec pudeur pour les lecteurs de Point de Vue. Princesse Chantal raconte sa mère telle qu’elle était vraiment non sans humour.
Un arbre généalogique de la descendance de Monseigneur et Madame complète le dossier spécial. Merci au journal de ne pas oublier celle qui faisait le régal de ses lecteurs a la grande époque.
Le journal Royal’s a paraitre a reçu le témoignage de plusieurs petits-enfants de la princesse. Il faut donc guetter la sortie du journal pour ne pas manquer les confidences de ceux qui ont eu la chance de vivre des moments inoubliables auprès d’ une grand-mère aimante mais aussi fantasque…
Le dauphin rend hommage a sa gand-mère sur son site internet. Je suis très ému mais pas surpris par cette délicate attention du duc de Vendome.
Je me souviens les paroles de la princesse « Je mets tous mes espoirs en Jean, aidez-le ».
A nous d’aider le prince Jean a poursuivre sa mission Capétienne. Ainsi était le vœu de Madame.
Espérance
notsag
14 août 2011 @ 11:31
Charles,
Certes, PdV a consacré 8 pages à Madame, cependant les deux premières sont « envahies » par 1 immense photo et des lettres hautes de 2 centimètres. Quant aux 2 premières pages occupées par la 1ère partie de son arbre généalogique il y a un très grand blanc de 5 centimètres! Toute cette place perdue aurait été profitable à d’autres commentaires! Je remarque aussi que dans les dates importantes de sa vie,2 d’entre elles ne sont pas mentionnées. Celles de la perte de 2 de ses Fils! Quant à ses petits enfants, ils ne sont pas tous « allergiques » à la communiquation avec la presse ,comme sous-entendu par certains intervenants, puisqu’ils acceptent de rencontrer Royal’s. Cela prouve bien que C’est bien Colombe P… qui est allergique à la famille de France. A croire que son grand dossier était une vraie « corvée » pour elle!
Charles, je ne peux que vous remercier pour toutes vos interventions. R-V
en septembre pour au minimun 1 naissance annonçée.
Francky
13 août 2011 @ 20:32
Merci Régine, pour ce très beau portrait et à Charles pour ses photos.
Le comte et la comtesse de Paris ont marié leurs enfants avec fastes, et en peu de temps, parfois même deux la même année. Je comprends donc pourquoi ils ont dû vendre leurs propriétés et trésors de famille…
Victor
13 août 2011 @ 20:49
Dommage que cet article ne soit pas inscrit dans la rubrique « Brésil ».
MARY
13 août 2011 @ 21:03
J’ai été déçue par le reportage de PDV.Ils auraient dû demander une interview à tous les enfants survivants et aussi à sa soeur,la princesse Thérèse,qui aurait pu nous parler de la comtesse de Paris avant son mariage.Mais PDV ne pense qu’à ce qui se vend le mieux et mmePringle a dû penser qu’une couverture consacrée à Madame ne rapporterait pas assez d’argent:lamentable!
Merci à N&R pour cet article.
Régine
14 août 2011 @ 09:02
La princesse Thérèse qui était la dernière soeur en vie de la comtesse de Paris est décédée en avril dernier
*Gustave
14 août 2011 @ 13:33
Madame Mary, pas évident interviewer la princesse Teresa, elle est morte le 18 avril dernier.
Actarus
14 août 2011 @ 14:18
Faites une séance de spiritisme ! ^^
Cécile
14 août 2011 @ 15:01
THE Gaffe…
Sylvie-Laure
13 août 2011 @ 21:59
Belle Journée de Mémoires, et souvenirs, pour Madame Isabelle Comtesse de Paris, mère de 11 enfants.
Charles, Régine, merci de nous faire revivre le temps de MADAME.
Je crois que c’est cette année, que sa soeur Thérésa est décédée. Et il ne reste plus de membres de sa famille à ce jour, hormis ses enfants et descendance.
Je suis heureuse de retrouver des amis internet du site, de retour parmi nous,
et je suis toujours très « fan » des bons mots d’Actarus.
MARY
13 août 2011 @ 22:08
PDV mentionne un mariage,célébré en 2011 pour Eberhard de Wurtemberg,sur le tableau généalogique.Quelqu’un sait-il quelque chose,Charles,Corentine ou Philippe Delorme peut-être?
Aliboron
14 août 2011 @ 11:32
J’ai effectivement lu sur un site étranger que le duc avait épousé Désirée COPF la mère de son fils né en 2010. Mais le prénom de l’enfant n’a pas été mentionné.La jeune femme figurait sur des photos prises lors de l’anniversaire des 70 ans de Diane d’Orléans l’année dernière (photos de presse allemande.
Charles
14 août 2011 @ 21:07
Le bébé porterait le prénom de son ancetre Wurtemberg, époux de Marie d’Orleans.
Hélène (Alsace)
15 août 2011 @ 20:23
Pourriez-vous me communiquer le nom du site étranger sur lequel vous avez lu l’information concernant le Duc Eberhard de Wurtemberg, si possible. Merci d’avance
wendy
14 août 2011 @ 11:46
Eberhard de Wurtemberg a récemment épousé Désirée Copf, avec qui il a eu un enfant l’an dernier.
Voir le tableau généalogique :
http://www.angelfire.com/in/heinbruins/LFII.html
Gilles
13 août 2011 @ 22:54
Cosacienne,
Je possède ce numéro de point de vue. Je suis actuellement en vacances mais je vous le communiquerai dès mon retour en fin de mois. N’hésitez pas à me relancer!
Cordialement.
Cosacienne
14 août 2011 @ 14:18
merci Gilles pour cette bonne nouvelle qui me permettra, peut-être, de compléter ma collection.
On dit que les jeunes ne s’intéressent pas à la famille de France , mais ma fille qui a 40 ans cette années, lit tout ce qui est publié sur Madame et fait sa collection à partir de la mienne. « en avance d’héritage ». !!
Adriel
13 août 2011 @ 22:59
Magnifique hommage à cette princesse du Brésil…..Reine de France :)
Madame la Comtesse de Paris, était le « joyau de la couronne brésilienne ».
Une grande fierté de sa famille et de nous royalistes brésiliens.
Que Dieu bénisse sa mémoire.
*si la propriétaire du site me permet, j’ai la joie de partager avec tous cette vidéo hommage, qui a été publié sur le site de Mgr. le Duc d’Anjou :)
http://www.youtube.com/v/SWru-mMsk0k
Michèle
14 août 2011 @ 23:53
Hélas !pas avec tous.
La vidéo du duc d´Anjou « Hommage à la Comtesse de Paris » n´est pas visible pour l´Allemagne.
Adriel
15 août 2011 @ 11:29
http://www.youtube.com/watch?v=SWru-mMsk0k&feature=youtu.be :)
Michèle
16 août 2011 @ 11:09
Merci Adriel
malheureusement nombre de vidéos ne sont pas disponibles pour l´étranger, ce que je regrette beaucoup.
« Leider ist dieses Video, das Musik von SME beinhaltet, in Deutschland nicht verfügbar, da die GEMA die Verlagsrechte hieran nicht eingeräumt hat.
Das tut uns leid. »
bonne journée
Michèle
Harald
13 août 2011 @ 23:05
Madame était admirée pour sa naissance, sa beauté , son élégance et parfois detestée sans doute pour les mêmes raisons. La Princesse « a tout connu » d’immenses joies( comme la naisssance de ses onze enfants) , de terribles drames comme beaucoup hélas mais elle garda sans faillir le sens du devoir et en cela elle restera une très grande Dame à l’instar de sa belle Fille Madame la Duchesse de Montpensier aujourd hui.
Actarus de France
14 août 2011 @ 00:20
Quelqu’un peut-il me renseigner sur la signification du monogramme qui figure sur plusieurs photos ? Il me semble y distinguer un L, ce qui me laisse perplexe…
Charles
14 août 2011 @ 09:54
Le monogramme est LP pour Louis-Philippe.
C’est désormais l’en tête officiel du musée Louis-Philippe du château d’Eu. Ils ont repris le monogramme du souverain présent sur ses différents service de vaisselle de Sévres.
Les photos avec ce monogramme proviendrait donc du musée Louis-Philippe.
Sylvain
14 août 2011 @ 10:12
Bonjour Actarus
Il me semble distinguer deux lettres sur ce mystérieux monogramme. Au risque de me tromper, je dirai que celle de gauche et un « I » et que celle de droite est, en effet, un « L ».
La lettre « I » pourrait très bien rappeler le premier prénom de Madame, à savoir « Isabelle ». En revanche, la seconde lettre me laisse bien perplexe.
J’espère que vous pourrez découvrir cette signification.
Bonne journée et bonne chance.
Sylvain
14 août 2011 @ 10:20
Je m’excuse, permettez-moi de faire une petite correction à mon précédant commentaire:
Peut-être que la première lettre est un « P » et la seconde un « L », le tout posant sous la Couronne Impériale du Brésil est symbolisant son Chef de l’époque, père de Madame : Pierre d’Orléans-Bragance, dont le deuxième prénom était « Louis »!
Ce n’est qu’une hypothèse, et j’invite celui ou celle connaissant la véritable signification de ce monogramme à m’en faire part.
Une fois de plus, bonne journée.
mamiouch
14 août 2011 @ 22:31
C’est le monogramme couronné du roi Louis Philippe. Je possède une soucoupe en porcelaine de Sèvres qui porte exactement le même doré et qui, à l’envers, présente les lettres LP en bleu et l’estampille du château de Fontainebleau. Cordialement.
Sylvain
15 août 2011 @ 09:24
Bonjour
Merci pour votre commentaire qui est tout à fait logique. Je n’avais pas pensé à Louis-Philippe pour expliquer la signification de ce monogramme.
Bonne journée.
Jean Pierre
14 août 2011 @ 07:58
Quelqu’un sait-il comment s’est terminée la querelle sur la succession du comte de Paris ?
JAusten
14 août 2011 @ 09:35
Si la princesse Isabelle n’avait pas épousé le prince Henri, qui aurait-elle pu épouser d’autre ? Y avait-il eu d’autre(s) prétendant(s) ?
Enghien
14 août 2011 @ 10:18
D’après le site « On line Gotha », le duc Eberhard a épousé en 2011 Lucia COPF, née le 29-12-1969. Quelqu’un en sait-il plus?
finlande4
14 août 2011 @ 10:59
apres avoir lu tous ces hommages ; pas de quoi en faire tant ;ce n’est pas une question d’époque ,de ne pas s’occuper de ses enfants mais un état d’ame ;mais entre parader et s’occuper de son foyer et choyer il faut bien sur choisir ;vive les nurses et nanies ;sur les photos son visage était froid et sans expression ;voila ;ce sera tout sur cette dame
Anne-Cécile
14 août 2011 @ 11:04
J’aime beaucoup les articles sur les Orléans car ils génèrent toujours une avalanche d’euphémismes savoureux quelquefois élégants souvent involontairement cruels. Ce type de figure de style est un bon reflet d’une face de la culture française.
Et pour leurs auteurs illustrent ce dont parlait Cioran : beaucoup de nos contemporains traînent encore consciemment ou non les chaînes qui entravaient leurs ancêtres. Pour les Français, on parlerait de mentalité de laquet.
Denis
14 août 2011 @ 12:10
« laquet »,? laquais, voulez-vous dire?
Anne-Cécile
14 août 2011 @ 23:51
Effectivement. Laquais et non laquet. Je séjourne depuis trop longtemps dans les Pyrénées!
Sophie
14 août 2011 @ 11:29
Merci beaucoup à Régine pour ce portrait de la comtesse de paris. Comme d’autres intervenants, je suis un peu déçue qu’il n’y ait pas eu une grande réunion de famille à Dreux pour commémorer cet anniversaire.
Corentine
14 août 2011 @ 12:06
le duc Eberhard était fiancé avec Désirée Lucia Copf, qu’il a effectivement épousé dans l’intimité familiale