
Commissaire de l’exposition « Entre Cour et Jardin, Marie-Caroline, Duchesse de Berry », qui s’est tenue en 2007 au château de Sceaux, Patrick Guibal se propose, au travers d’une conférence largement illustrée, d’évoquer la vie romanesque de la jeune princesse Marie-Caroline de Naples, veuve à 22 ans du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France, entre les ors du Palais des Tuileries et le cadre bucolique du château de Rosny. A partir d’archives inédites, il met en lumière la personnalité riche et mal connue de cette princessee jeune et charmante mais aussi étonnament moderne et généreuse. Sans oublier d’évoquer l’action intrépide et courageuse de cette mère qui n’hésita pas à mettre sa vie en danger pour faire valoir les droits légitimes de son fils Henri V, le dernier roi de France. Cette conférence aura lieu le mercredi 2 février 2011 à 19 heures à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Versailles en l’hôtel de Madame du Barry 21, avenue de Paris – 78000 Versailles (Association Culture et Entreprise – TEL : 01 30 84 79 81). (Merci à Néoclassique pour l’info)
palatine
27 janvier 2011 @ 09:30
merci Neoclassique et Lorraine pour Marie-Caroline.
Son équipée vendéenne se termina parce qu’elle avait été trahie. J’oublie regulierement le nom du « partisan » qui indiqua à la police de Louis-Philippe la maison où elle se cachait. On sait qu’elle etait cachèe derrière une plaque de cheminee et c’est parce que les policiers voulurent faire du feu, qu’elle fut obligée de sortir de sa cachette pour ne pas étouffer.
Plus tard, quand celui qui l’avait dénoncée alla dans un ministère parisien chercher le salaire de sa trahison, le fonctionnaire lui compta la somme promise mais refusa de lui serrer la main quand il prit congé.
palatine
27 janvier 2011 @ 09:38
A Francois, l’auteur du post 23
Comme vous l’avez compris, je me suis trompee de numero, je n’aurais pu ecrire en post 18 pour reagir pour un post 23.
Je connaissais l’anecdote que vous racontez avec le fiacre, mais ne savais pas que c’était vous qui aviez prononcé les mots évoqués. 8:)
Palatine
pierre-yves
27 janvier 2011 @ 09:42
Rose, 28,
C’est Marie-Amélie de Bourbon-Siciles qui épousa Louis-Philippe, pas Marie-Caroline.
J’avais tendance à prendre cette duchesse de Berry pour une femme certes courageuse, mais dotée d’un sens politique limité, de peu de jugeotte et assez dépendante de ses impulsions.
Mais je suis tout prêt à lire quelque chose sur elle et réviser mon jugement s’il le faut.
neoclassique
27 janvier 2011 @ 12:03
Cette conférence est notamment à charge contre Louis-Philippe et le comportement indigne et odieux qu’il a eu contre la princesse et son fils en bafouant les droits de ce dernier, en faisant incarcérer sa nièce à Blaye et, pis que cela, en flétrissant son honneur et sa dignité de femme par l’infamie d’un accouchement en public.
Il n’est donc bien évidemment, pas question d’inviter les descendants du fils d’Egalité même si j’ai beaucoup de respect pour la grande dame qu’est la duchesse de Montpensier.
En revanche, la princesse Maria Teresa, descendante légitime de Marie-Caroline, et par le sang et par la fidélité à la branche aînée, sera elle présente.
Francky
27 janvier 2011 @ 12:34
Néoclassique,
Pourriez-vous m’indiquer où repose la duchesse de Berry, car elle ne se trouve pas aux côtés de ses enfants, à Gorizia… Merci d’avance !
Brigitte - Anne
27 janvier 2011 @ 13:30
Eh oui Palatine …. encore de nos jours pour certains … un homme qui collectionne les maîtresses cela fait sourire tout en le qualifiant gentiment de Don Juan par contre une femme qui a UN amant est une femme légère et de mauvaise vie …
Les clichés ont la vie dure …..
Tout comme vous j’avais remarqué la grossièreté d’un internaute à votre égard … Sans doute a – t – il eu un moment d’égarement …. c’est le mieux que l’on puisse lui souhaiter !!
Bonne journée
Sophie LbM
27 janvier 2011 @ 13:40
Merci de l’information Néoclassique. Je vais faire mon possible pour participer à cette conférence.
Audouin
27 janvier 2011 @ 14:06
marie-françois (25)
Bien entendu que les Infants sont Infants d’Espagne et non infants de Bourbon. Cela dit, il est admis en Espagne que lorsque le prénom suit immédiatement la mention de la dignité d’infant le patronyme de Borbon est admis. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller sur le site officiel de… S.A.R el infante Don Carlos de Borbon dos Sicilias y Borbon Parma.
Audouin
Audouin
27 janvier 2011 @ 14:15
Francky (35)
Il a été déjà répondu à cette question. La duchesse de Berry est inhumée dans le mausolée de la famille Lucchesi-Palli dans le cimetière de Müreck en Styrie (Autriche)
Audouin
Michael
27 janvier 2011 @ 14:16
Ah ce n’est pas une conférence d’Historien?
Néoclassique semble dire que c’est une conférence pour dénigrer Louis-Philippe, donc de partisan.
Et si les princes de Bourbon-Parme ont envie d’inviter leurs cousins et amis les Princes d’Orléans à cette conférence ? est-ce que M. Néoclassique s’y opposerait?
C’est fou de vouloir s’accaparer des personnages historiques au profit d’une querelle de clochers.
neoclassique
27 janvier 2011 @ 16:29
Francky,
La duchesse de Berry repose en Autriche dans le petit cimetière de Mureck, village situé tout près de son château de Brunsee. Elle est enterrée dans une chapelle aux côtés de son second mari, le comte hector Lucchesi Palli.
Elle n’eut, en effet, pas droit de reposer aux côtés de ses enfants dans le caveau royal du monastère franciscain de la Castagnavizza près de Gorizia, le roi Charles X l’ayant déchu de son statut de princesse de la maison royale après son second mariage.
Francky
27 janvier 2011 @ 17:38
Merci Audouin et Néoclassique pour vos renseignements.
J’ai dû rater une information antérieure à cet article.
Je trouve Charles X bien injuste envers celle qui lui a donné un héritier. Et son fils aurait pu l’inhumer à Gorizia puisque Charles X était mort. Mais c’est peut-être aussi sa volonté d’être inhumée aux côtés de son second mari. Si j’ai l’occasion de me rendre en Autriche, j’irai faire une petite visite au château de Brunsee et au cimetière de Mureck.
palatine
27 janvier 2011 @ 17:47
Finalement, les rois des deux bords, Charles X et Louis-Philippe ont très mal traité la duchesse de Berry, belle-fille de l’un et nièce par alliance de l’autre. On n’est jamais trahi que par les siens, dit-on… Quelle charmante famille !
La seule personne estimable parmi tous ces messieurs, c’ est le deuxième mari, le comte de Lucchesi-Palli que ses contemporains considéraient comme un gentleman. Il était aussi intelligent, aimable et fidèle. Pour Caroline, ce deuxième mariage fut « après la pluie, le beau temps ».
J’imagine la famille heureuse qu’elle avait reconstitué avec Hector. La duchesse d’Angouleme en était ulcérée. Elle aurait préféré que sa belle-soeur passe sa vie seule sous des voiles noirs de veuve.
jul
27 janvier 2011 @ 18:11
D’accord avec vous néoclassique et Lorraine !
François, ah je ne connaissais pas cette anecdote :)
Elle me plait beaucoup. Si seulement son souhait avait pu se réaliser plus tôt lol
marie-françois
27 janvier 2011 @ 19:29
La duchesse de Berry a amené un peu de fantaisie et de jeunesse a la cour qui en avait grand besoin. Elle a de ce fait favorisé les arts et la mode de l’époque.
Mais elle était un peu écervelée et s’est conduite en héroine romantique, sans grand sens politique ni sans appui, dans son équipée vendéenne.Sa grossesse alors qu’elle n’était pas encore mariée avec Luchessi Pali n’a pas arrangé les choses.
Louis Philippe n’a fait qu’appliquer la logique du pouvoir en place car son équipée était contraire a l’ordre public.
Si ce dernier avait été inélégant il l’aurait maintenu en prison. Ce qu’il n’a pas fait.
Audouin
27 janvier 2011 @ 20:39
Palatine (31)
Le traître qui « vendit » la duchesse de Berry à Adolphe Thiers, ministre de Louis-Philippe, pour 500 000 francs, somme énorme à l’époque, se nommait Simon Deutz.
Dans son livre sur Marie-Caroline, André Castelot précise que ce Simon Deutz, était « un juif allemand converti, filleul de l’archevêque de Paris, recommandé par le pape qui l’appelait son « enfant de lumière », et qu’il avait été fait baron par la duchesse de Berry.
Audouin
Capreolus
27 janvier 2011 @ 22:17
Nul besoin de « dénigrer Louis-Philippe » (cf. message 39) : son attitude à l’endroit de la captive de Blaye suffit amplement à dégoûter tout homme honneur sans qu’il soit besoin d’en rajouter.
Je crois me souvenir que le traître qui livra Marie-Caroline à la police de l’usurpateur s’appelait Simon Deutz.
Capreolus
28 janvier 2011 @ 08:34
Si la duchesse de Berry avait été réellement « sans appui » (cf. message n°41), elle n’aurait pas réussi à narguer aussi longtemps la police de l’usurpateur Egalité.
Quant à l' »élégance » dudit usurpateur Louis-Philippe, on se souvient qu’elle a consisté en tout et pour tout à faire accoucher la princesse (sa propre nièce par alliance !) en public alors que l’on présumait que l’enfant était illégitime. Une fois que le scandale a été connu de tous et la princesse suffisamment outragée, Louis-Philippe a eu l' »élégance » de la relâcher. Il y a là de quoi dégoûter du personnage tout véritable homme d’honneur.
Quant au sens politique et au respect de l’ordre public, ce n’est certes pas à un partisan de feu le comte de Paris de venir faire la leçon, quand on se souvient du complot d’Alger en décembre 1942, avec assassinat politique et manipulations tous azimuts.
Les princes d’Orléans font célébrer des messes pour le repos de l’âme de Louis XVI. Fort bien. A leur place, je n’oublierais pas d’en faire célébrer pour le repos de l’âme de leurs ancêtres le régicide et l’usurpateur « élégant » (qui en ont sans doute eux aussi besoin) et également aux intentions de Fernand Bonnier de La Chapelle, dindon de la farce qui a payé à la place de ses commanditaires en croyant servir sa patrie.
neoclassique
28 janvier 2011 @ 08:58
Marie-François 45
réponse point par point:
1. La duchesse de Berry a plus que favorisé les arts et encouragé l’industrie, elle a développé une véritable démarche volontariste s’apparentait au mécénat.
2. La duchesse de Berry n’était pas écervelée, elle avait simplement du courage alors que beaucoup, Charles X le premier, en manquaient.
3. Ni vous ni moi ne pouvons dire avec certitude si la duchesse de Berry était effectivement mariée ou non mariée lorsqu’elle est tombée enceinte.
4. Ce qui était contraire à l’ordre public avant toute chose, c’était l’usurpation du trône par Louis-Philippe alors qu’il était chargé de faire valoir les droits du duc de Bordeaux. La duchesse de Berry a eu le courage de s’opposer à cette violation du droit.
5. Louis-Philippe n’a libéré la duchesse de Berry de prison qu’après l’avoir déshonorée par cet accouchement en public.
cette mise au point s’imposait.
palatine
28 janvier 2011 @ 09:01
Merci Audoin , je me souviens maintenant que le traitre s’appelait Deutz. Mais j’ignorais les détails biographiques sur cet homme que vous donnez ensuite. Et j’ignorais aussi le montant du prix de la trahison.
Audouin
28 janvier 2011 @ 15:43
Francky (42)
J’avais répondu à la question qui vous intéresse dans le fil « château de Rosny » (msg 26 du 20 décembre). Nous avions déjà longuement parler de la duchesse de Berry.
Cordialement
Audouin
cosmo
28 janvier 2011 @ 16:32
La duchesse de Berry a donné son nom à un style de meubles tout à fait charmant, bien plus agréable à regarder, voire utiliser, que le style Louis-Philippe. On passa en peu de temps de la grâce aristocratique à la lourdeur petit-bourgeoise. Dommage!
Audouin
28 janvier 2011 @ 17:41
Néo-classsique (49)
Dans son livre remarquable, « Le Comte de Chambord, dernier roi de France », Dominique de Montplaisir révèle que le document authentifiant le mariage de Marie-Caroline de Bourbon et du comte Ettore di Lucchesi-Palli, 9ème prince di Campofranco a pu être extrait en 2007 des Archives secrètes du Grand Vicariat de Rome. Il prouve que la princesse n’a pas menti quand elle a fait état d’un mariage avec un gentilhomme napolitain.
Selon ce document, l’union religieuse a été célébré sans témoin le 14 décembre 1831 à Rome par le RP Jean-Louis de Rozaven SJ, prêtre à l’intégrité sans faille.
Dans « Historia » n°734 de févier 2008, Dominique de Montplaisir avait déjà réduit à néant les calomnies louis-philippardes sous le titre « L’honneur retrouvé de la duchesse de Berry ».
Audouin
neoclassique
28 janvier 2011 @ 18:52
a Palatine 31
et pour compléter la réponse d’Audouin claire et précise, comme à l’habitude, il faut dire que Thiers fut tellement indigné de la trahison de Deutz qu’il refusa de lui serrer la main et lui donna,dit-on , sa récompense au bout d’une paire de pincettes.
Victor Hugo lui-même fustigea la trahison de Deutz dans des vers restés fameux intitulés: « A celui qui a osé donner une femme. »
Et il ne faut, bien entendu, surtout pas oublier que c’est Louis-Philippe lui-même qui a été le grand ordonnateur de cette trahison. Ce qui avait même, dit-on indigné son épouse, la reine Marie-Amélie qui éprouvait beaucoup d’affection pour cette nièce qu’elle avait pour partie élevée.
marie-françois
28 janvier 2011 @ 20:02
Neoclassique
Louis Philippe n’a pas usurpé le trone. Il y a été appélé par la revolution de 1830, quoique Bourbon et parce que Bourbon.
S’il avait voulu le conserver pour le petit fils de Charles X, celui ci était perdu pour tout le monde. Personne en France ne voulait plus d’un trone pour les carlistes.
C’est comme cela que s’est s’est passé en GB la glorieuse revolution, avec l’avénement de William and Mary ie une adéquation avec ce que veulent les élites au commande à l’époque et non pas contre elles.
Le faire, c’est aboutir à l’impasse de 1870, avec qui, ce malheureux enfant devenu un rigoriste comte de Chambord, aveugle politiquement.
petit page
29 janvier 2011 @ 02:33
Cette Princesse fut moderne et épousa son époque avec enthousiasme.
Que penser de sa belle famille vieillissante et accablée par les malheurs de la Révolution ?
Elle fut femme, épouse et mère …et les accusations de nymphomanie ne sont pas fondées.
Quelle mode de lapider les femmes sous couvert de cris vertueux ..!
neoclassique
29 janvier 2011 @ 11:25
Marie-François 55
Vos affirmations sont plus que sommaires et je préfère donc y revenir de manière argumentée en y répondant point par point :
1. oui, Louis-Philippe a bel et bien violé le droit et usurpé le trône et de la manière la plus fourbe qu’il soit. Son comportement entre le 2 août (date de l’abdication) et le 7 août (date de sa proclamation comme roi des français) le prouve éloquemment. Embarrassé par l’acte d’abdication de Charles X qui précise ensuite que « LE DUC D’ORLEANS, AU TITRE DE LIEUTENANT GENRAL DU ROYAUME, EST CHARGE DE FAIRE PROCLAMER L’AVENEMENT D’HENRI V A LA COURONNE », le duc d’Orléans, après avoir longuement consulté ses conseillers, va alors utiliser une manœuvre juridique qui consistera à ne faire entériner par les chambres que la première partie de l’acte, celle qui concerne les abdications de Charles X et du duc d’Angoulême, passant totalement sous silence celle qui concerne les droits au trône du duc de Bordeaux. Ayant ainsi subtilisé les droits du jeune prince, il pourra alors déclarer le trône vacant et s’y faire appeler et satisfaire ainsi l’ambition qui le ronge depuis si longtemps de pouvoir enfin y monter en se faisant proclamer roi des français le 7 août.
Mais, dans le même temps, embarrassé qu’il est par la présence sur le sol de l’ancien roi Charles X et du jeune Henri V, il va organiser une colonne armée dirigée par La Fayette qui va monter sur Rambouillet afin d’intimider le souverain déchu et, sous la pression d’Odilon Barrot et du maréchal Maison, obliger ainsi toute la famille royale à prendre le chemin de l’exil.
Cette attitude perfide du duc d’Orléans tout au long de ces 5 journées décisives amènera Chateaubriand à le traiter de « filou » et à fustiger son comportment par ces mots : « QUEL HOMME VOUDRAIT AVALER LE POUVOIR DANS CE CALICE DE HONTE ET DE DEGOUT QUE (LOUIS) PHILIPPE A VIDE D’UN SEUL TRAIT SANS VOMIR ? ». Tout est dit.
2. non le trône n’était pas irrémédiablement perdu pour le jeune Henri V. La tentative souhaitée par la duchesse de Berry de monter sur Paris pour faire proclamer les droits de son fils mais empêchée par Charles X, eut fort bien pu aboutir. La duchesse de Berry, par sa simplicité, sa jeunesse et sa spontanéité était en effet restée très populaire au cœur des journées de juillet. Ainsi alors qu’à Paris tous les symboles de la monarchie avaient été arrachés, ceux de la princesse avaient été partout respectés. Mais le plus intéressant des témoignages est délivré par Odilon Barot lui-même, un des envoyés de Louis-Philippe pour organiser le départ en exil de la famille royale. Ainsi à Madame de Gontaut, gouvernante du duc de Bordeaux, qui l’interrogeait quelques années plus tard :
« Si le 30 juillet, je vous avais apporté le jeune duc de Bordeaux à l’Hôtel de Ville et que je l’eusse mis sur les genoux de La Fayette, qu’auriez vous fait ? » le commissaire hésitera puis répondra : « Il est probable qu’alors ni vous ni nous, ne serions là. ». Tout est dit.
3. si le comte de Chambord est devenu un prince rigoriste, c’est parce que son éducation a été confiée et je dirais même confisquée par la pauvre duchesse d’Angoulême qui crut bien faire en l’élevant dans des principes surannés en l’entourant de précepteurs et de jésuites étriqués. Alors qu’au contraire, la clairvoyante et moderne duchesse de Berry, par malheur écartée par Charles X après son second mariage, aurait voulu confier l’éducation de son fils à un homme ouvert sur le monde, sur son siècle et sur ses idées comme pouvait l’être Chateaubriand.
On ne peut hélas réécrire l’histoire mais il est bon d’en connaître les faits avec précision.
neoclassique
29 janvier 2011 @ 11:56
A Audouin 53
merci de cette précision. Le livre de Daniel, et non pas Dominique de Montplaisir, fait effectivement bien état de ce document qui existe bel et bien dans les archives vaticanes. D’ailleurs, Montplaisir n’a pas été le premier, quoi qu’il en dise, à en révéler l’existence. le document est cité dans divers ouvrages dont celui d’Hippolyte Thirria publié en 1900.
Pour ma part, bien qu’étant un admirateur sans borne, vous l’aurez compris, de la duchesse de Berry à laquelle j’ai été heureux de pouvoir consacrer une exposition, que j’ai conçu comme une manifestation d’hommage, à Sceaux il y a 4 ans, je ne crois pas à l’authenticité de ce document et j’ai d’ailleurs eu l’occasion d’en discuter plusieurs fois avec Montplaisir.
Je pense qu’il s’agit bien d’un document authentique mais d’un document de complaisance établi rétroactivement afin de sauvegarder l’honneur d’une princesse de la maison capétienne. Les circonstances de ce mariage romain secret me semblent trop rocambolesques pour être crédibles. Mais je peux me tromper et je n’oblige personne à partager ma thèse car en la matière, il ne peut y avoir aucune certitude.
Par ailleurs, si « faute » il y eut de la part de la duchesse de Berry (je pense pour ma part à Achille Guibourg), elle est ô combien excusable après 12 ans d’un veuvage exemplaire. Ce qui est sûr, c’est que ce second mariage avec Hector Lucchesi Palli, quelle qu’en soit la date exacte, fut un mariage heureux et ô combien mérité après la séverité de Charles X et le comportement infâme de Philippe d’Orléans à son endroit.
palatine
29 janvier 2011 @ 12:53
Tout à fait d’accord avec vous Néoclassique 58
Moi je crois aussi à un document antidaté, mais cela n’engage que moi. Le Vatican a du se dire comme Molière et Tartufe qu’avec le Ciel il y avait des accommodements…
La dernière biographe de la duchessse pense plutot au comte de Rosambo comme père de la petite Rosalie. Vu le choix du prénom, cela fait réfléchir.
Le mot de « faute » quand il y a un enfant me révulse. Et vous aussi, je crois.
Audouin
29 janvier 2011 @ 14:29
(55)
« Louis-Philippe appelé par la révolution de 1830 appelé au trône quoique Bourbon et parce que Bourbon… ». (Marie-François dixit)
Cette rhétorique oiseuse pêchée à la Foire du…Trône ne saurait faire oublier les tripatouillages du fils du régicide…Louis Philippe se voulait d’autant moins Bourbon qu’il n’ a eu de cesse de faire proclamer urbi et orbi qu’il avait fondé une dynastie nouvelle et qu’il y avait désormais séparation entre les deux dynasties, les d’Orléans et les Bourbons.
Le roi des Français aurait-il pu imaginer que son pâle successeur Henri d’Orléans (78ans) irait quémander le nom de Bourbon devant les tribunaux de la République qui l’ont envoyé se faire voir?
Audouin