
Commissaire de l’exposition « Entre Cour et Jardin, Marie-Caroline, Duchesse de Berry », qui s’est tenue en 2007 au château de Sceaux, Patrick Guibal se propose, au travers d’une conférence largement illustrée, d’évoquer la vie romanesque de la jeune princesse Marie-Caroline de Naples, veuve à 22 ans du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France, entre les ors du Palais des Tuileries et le cadre bucolique du château de Rosny. A partir d’archives inédites, il met en lumière la personnalité riche et mal connue de cette princessee jeune et charmante mais aussi étonnament moderne et généreuse. Sans oublier d’évoquer l’action intrépide et courageuse de cette mère qui n’hésita pas à mettre sa vie en danger pour faire valoir les droits légitimes de son fils Henri V, le dernier roi de France. Cette conférence aura lieu le mercredi 2 février 2011 à 19 heures à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Versailles en l’hôtel de Madame du Barry 21, avenue de Paris – 78000 Versailles (Association Culture et Entreprise – TEL : 01 30 84 79 81). (Merci à Néoclassique pour l’info)
Audouin
29 janvier 2011 @ 14:33
néo classique
Ce n’est sans mélancolie que j’ai vu l’exposition de Sceaux. Je vous félicite et je vous remercie de l’avoir organisée.
Bien à vous.
Audouin
Michèle
29 janvier 2011 @ 14:39
Il y une vidéo intéressante sur la duchesse de Berry :
Épisode « L’extraordinaire cavale de la Duchesse de Berry », extrait de la série documentaire « Histoires de Wismes », réalisée par Pierre Mathiote et écrite par Armel de Wismes.
http://vimeo.com/10719843
Actarus
29 janvier 2011 @ 14:39
Selon marie-françois les partisans de Charles X sont donc des « carlistes ». C’est de mieux en mieux. ;-)
Et les gens comme Charles ? ^^
Continuez à nous faire rire, amis égalitaristes ! :P
Votre affectionné,
Actarus de France
Michael
29 janvier 2011 @ 15:20
Ah Néoclassique, vous êtes un drôle d’historien. Vous vous permettez de jugez tous ces gens comme cela vous enchantent. Vous devriez préciser qu’il s’agit de votre point de vue. Je n’aurais jamais cru que vous tomberiez dans de tels travers, vous qui organisez tant de choses sérieuses.
marie-françois
29 janvier 2011 @ 17:48
Neoclassique 57
Il était impossible pour Louis Philippe d’accepter la regence.
Personne ne voulait du duc de Bordeaux si ce n’est Mortemart
Tout l’édifice se serait effondrée et la republique proclamée.
Encore une fois, je reprend mon parallele avec la revolution anglaise.Les anglais ne voulaient plus des Stuart catholiques. C’est pourquoi ils lui preferent
Guillaume d’Orange.
En 1830, les français ne voulaient plus de la branche ainée.
parella
29 janvier 2011 @ 18:57
Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler qu’un Lieutenant Général du royaume commettait, s’il usurpait le trône, un crime de lèse majesté passible de la peine de mort…
marie-françois
29 janvier 2011 @ 21:09
Actarus (63)
Lisez les documents de l’époque avant de faire de l’humour à 2 balles .
Aramis
30 janvier 2011 @ 00:17
Dommage de voir qu’il s’agira d’une conference partisane et non objective ou du moins tendant a l’apprhdnsion la plus objective possible de faits historiques. Ceci dit il est loisible a quiconque de faire des conférences partisanes, mais autant l’annoncer de manière plus Claire ds le titre même de la conference.
neoclassique
30 janvier 2011 @ 10:02
Marie-françois 65
Là où je réponds de manière très détaillée par des faits circonstanciés et des arguments précis, vous ne répondez que par des affirmations aussi lapidaires que gratuites qui atteste soit de votre embarras, soit de votre méconnaissance des faits historiques.
Quant à votre parallèle persistant avec la révolution anglaise, il me semble totalement inapproprié s’agissant de contextes totalement différents à la fois par la culture, l’époque et la religion.
Le dialogue avec vous est vain et je ne souhaite donc pas le poursuivre.
neoclassique
30 janvier 2011 @ 10:14
Aramis 68
Réponse en 2 points :
1. si le fait de mettre certains faits mal connus au grand jour est considéré comme partisan, alors j’accepte bien volontiers le terme.
2. il me semble au contraire que j’annonce assez clairement la thématique de ma conférence quand je parle de « l’itinéraire d’une princesse moderne et COURAGEUSE ». Ce mot s’oppose d’une part, à la sévérité de Charles X et d’autre part, à la violation du droit et à l’usurpation du trône par le duc d’Orléans.
neoclassique
30 janvier 2011 @ 10:17
PArella 66
merci d’avoir fort opportunément rappelé qu’un Lieutenant Général du royaume commettait, s’il usurpait le trône, un crime de lèse majesté passible de la peine de mort…
Beaucoup d’orléanistes semblent l’ignorer ou préfèrent ne pas s’en souvenir….
Nemausus
30 janvier 2011 @ 10:28
ce que je retiens surtout de la vie de la duchesse de Berry, c’est sa dignité de mère-courage et combattante pour sauver le trône de son fils et elle fut piétinée et humiliée par son propre oncle par alliance (même si Charles X n’a pas été un modèle de soutien)…. c’est ça le sens de la famille des Orléans !!! lol
marie-françois
30 janvier 2011 @ 10:53
Aramis
J’espère que vous avez bien noté la maniere dont Neoclassique répond à ceux à qui il propose une conférence …
On en reste confondu.
neoclassique
30 janvier 2011 @ 12:21
73 Marie-François
Ma conférence mettra d’abord au grand jour des faits peu ou mal connus de la vie de la duchesse de Berry, fruit de mes longues recherches dans ses archives privées auxquelles j’ai pu avoir accès.
Mais elle rappellera aussi aux Orléans toujours oublieux de ce qui les gêne les conditions sournoises par lequelles le duc d’Orléans a bafoué le droit et s’est perfidement emparé du trône sur lequel il était chargé d’asseoir le duc de Bordeaux.
neoclassique
30 janvier 2011 @ 12:27
Marie-François 63
Et bien, restez donc dans votre confusion, elle vous va fort bien.
C’est d’ailleurs votre fond de commerce à vous les Orléans qui voudriez nous faire croire que le petit Vendôme est l’héritier légitime du trône de France.
Il n’est que l’héritier du trône de juillet né dans la confusion organisée à son profit par le roi citoyen, une confusion qu’aujourd’ui encore vous tentez d’entretenir.
neoclassique
30 janvier 2011 @ 13:32
A Aramis, Marie-François, Michaël et consorts
Soucieux de mettre un point final aux insinuations insidieuses émanant du quarteron orléaniste sus-nommé, je voudrais préciser une dernière fois les 2 choses suivantes :
1. Ma conférence, grâce à l’examen minutieux de ses archives privées de la princesse auxquelles j’ai pu avoir accès, a avant tout pour but de mettre en lumière la riche personnalité, souvent mal connue, voire complaisamment caricaturée, de la duchesse de Berry qui fut une princesse moderne, généreuse, courageuse et qui, jouissant jusqu’au bout d’une grande popularité en France, aurait peut-être pu sauver la destinée de la branche aînée des Bourbons.
2. Ma conférence a aussi pour objectif de rappeler les conditions historiques dans lesquelles son oncle Philippe d’Orléans, envers lequel elle avait pourtant multiplié les signes de la plus extrême bienveillance, a violé le droit français et usurpé le trône de France sur lequel il pourtant chargé d’asseoir le jeune duc de Bordeaux.
Mais je comprends parfaitement que la réhabilitation de cette grande figure de la légitimité et surtout le rappel des conditions plus qu’obscures dans lesquelles le duc d’Orléans s’est emparé du trône de France dérangent aujourd’hui vigoureusement les partisans de son descendant.
Point final.
Charles
30 janvier 2011 @ 13:38
Pour assister aux conférences de Neoclassique, mieux vaut être de son avis et surtout cracher sur les princes d’Orléans.
Sinon vous n’êtes pas le bienvenu !
Un service d’ordre muscle sera-t-il a la porte de l’hôtel de la du Barry a Versailles?
Actarus
30 janvier 2011 @ 16:47
Marie-François, chère Madame, bonjour,
Pour répondre à votre commentaire 67, je vous dirai qu’à l’instar de vos amis vous prenez vos désirs pour des réalités. Quand vous écrivez que « les Français ne voulaient plus de la branche aînée », vous faites une énorme confusion entre les Français et les Parisiens, et encore, une seule partie de ces derniers, les factieux hargneux. IL est probable qu’il faille y voir un vieux réflexe orléanisto-jacobin révolutionnaire. ;-)
Plusieurs choses ont perdu Charles X :
1. le spectre de 1789-1793, lourd de conséquences.
2. le fait que les troupes de Bourmont étaient en Algérie (pour ce que ça nous a rapporté…) alors qu’à Paris elles auraient pu disperser vos « Français » du microcosme parisiano-parisianiste.
3. La peur du suffrage universel, conséquence de 1789. En 1830, la France avait changé et les Français, dans leur grande majorité, c’est-à-dire la France des campagnes, la France provinciale, auraient donné au Roi toutes les majorités du monde à l’Assemblée.
Votre affectionné,
Actarus de France et des Français
Actarus
30 janvier 2011 @ 17:07
Un petit post scriptum sur le libellé de l’article qui contient une coquille : « veuve à 22 ans du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France ».
En 1820, sous Louis XVIII, l’héritier présomptif du trône de France était Monsieur, Comte d’Artois. Le duc de Berry n’était que 3e dans l’ordre successoral, après son père et son frère aîné, le duc d’Angoulême, qui ne devient dauphin qu’à l’avènement de Charles X en 1824.
;-)
neoclassique
30 janvier 2011 @ 17:45
Actarus 79
merci de votre précision. Mais c’est pour cela que j’ai bien mentionné héritier PRESOMPTIF du trône. Car en 1820, tout le monde savait que la descendance de la branche aînée ne pouvait venir que du duc de Berry, son frère Angoulême étant marié sans enfant depuis 14 ans.
Bien à vous
neoclassique
30 janvier 2011 @ 17:50
Je voudrais préciser que la conférence que je donnerai sur Madame la duchesse de Berry le mercredi 2 février à Versailles est ouverte à tous, même aux taupes des Orléans.
marie-françois
30 janvier 2011 @ 17:55
Que Neoclassique fasse donc sa conférence,à Versailles, sur cette princesse qu’il dit moderne,devant son service d’ordre.
Je ne suis pas tenté de lui porter contradiction.
Mais certains le seront peut etre ??
Aramis
30 janvier 2011 @ 21:31
Marie françois et les réponses de neoclassique
d’accord avec vous Marie François… on mesure, à la réaction de Néoclassique, la tolérance et l’esprit d’ouverture qui doivent présider à la conférence…!
Je ne sais si tous les participants auront connaissance auparavant du véritable thème de la conférence, qui aurait du être intitulée : « Illustration de l’infamie consubstantielle aux Orléans : Portrait de Louis-Philippe en usurpateur et bourreau »
En tout cas, je persiste à dire que ceux qui penseront y trouver une recherche sérieuse la trouveront peut être (voyez néoclassique que je sais rester beau joueur), mais mêlée à un substrat idéologique et dynastique que le titre de la conférence ne révèle pas. Si néoclassique ne trompe plus les lecteurs du site, il trompe les autres personnes intéressées par le personnage de la duchesse de Berry, que je trouve fort intéressant à étudier d’ailleurs (j’étais allé voir l’exposition à Sceaux).
En tout cas, voilà qui me dissuade d’y aller !
J’ignorais faire partie d’un « quarteron » (les références à la période de l’Algérie française sont elles naturelles à néoclassique?) et moins encore « orléaniste »… mais ce compliment venant de néoclassique tel que je le découvre en ces jours, je m’en ferais volontiers un honneur…
… étant rappelé, pour ceux qui n’auraient pas suivi les épisodes précédents, que je n’ai aucune qualité pour parler au nom de la Maison de France ou de ses amis, Charles le faisant très bien à chaque fois que c’est utile, fut-ce sous les quolibets répétitifs et parfois grossiers de partisans de Louis de Bourbon, fort respectable jeune homme à mon sens, qui a bien fait de prendre ses distances d’avec eux…
Actarus
31 janvier 2011 @ 22:43
Neoclassique,
je voudrais souligner tout de même qu’il y a quelque étrangeté à désigner la monarchie orléaniste sous le nom de « Monarchie de Juillet », alors que Charles X a, comme vous le signalez en 57, abdiqué le 2 août 1830 et que Louis-Philippe a instauré une nouvelle dynastie, la Maison d’Orléans ou Maison des Français, le 7 août suivant.
Pourquoi n’appelle-t-on pas ce régime « Monarchie d’Août » ???
A croire que la famille d’Orléans entretient la confusion jusque dans le calendrier… ;-)
Aramis
1 février 2011 @ 08:18
Après tout, juillet rappelle la prise de la Bastille et la fête de la fédération…. De quoi donner quelque lustre à la monarchie née de la révolution entamée en juillet 1830…qui sut un temps mieux comprendre son temps et le sens des événements qui marquaient la fin de ceux qui n’avaient rien oublié, rien appris…avant de tomber à son tour. Que le Prince Jean ne la joue pas trop « catho » dans ses prétentions et positions publiques sauf à ne pas rencontrer les aspirations dunpeuple qu’il entend servir. D’ ailleurs il a su prendre en son temps qq distance intime avec la morale ecclesiastique… Ce qui est un gage de capacité à pouvoir s’en distancer qd il le faut ds la vie publique, quoi qu’il en soit des convictions personnelles.
neoclassique
1 février 2011 @ 08:45
Actarus
On désigne la monarchie de Louis-Philippe par la terme de monarchie de Juillet parce qu’elle est issue des 3 journées de juillet 1830, dites 3 glorieuses, qui ont occasionnées la chute de la monarchie légitime.
Padraig
1 février 2011 @ 12:03
Aramis 84
D’accord avec vous sur ce post en particulier, c’est souvent le cas ;-)
neoclassique
1 février 2011 @ 12:56
Je remercie les Aramis, Marie-François et autres orléanistes de tout poil qui, par leurs contributions nourries, ont judicieusement relancé le débat sur les conditions exactes d’accession au trône de Louis-Philippe.
Relisant hier soir le texte de ma conférence, je me suis rendu compte que j’étais beaucoup trop évasif sur cet évènement décisif. Ce qui m’a amené à réécrire avec précision cette partie de mon propos pour bien expliquer ce que fut le stratagème juridique par lequel le duc d’Orléans a su habilement subtiliser à son profit le trône du duc de Bordeaux : après n’avoir fait entériner par les chambres qu’une partie de l’acte de l’abdication de Charles X qu’il était chargé de faire valoir au titre de Lieutenant Général du Royaume, passant ainsi sous silence les droits du jeune Henri V, il a fait déclarer le trône vacant et s’est alors fait proclamer par les Chambres.
Je tiens donc à les remercier de leurs contributions qui m’ont permis de rééclairer ce point capital.
Aramis
1 février 2011 @ 15:29
Néoclassique, j’aurais été content d’entendre vos précisions sur les conditions d’accès au pouvoir par Louis Philippe des lors qu’elle repose sur l’exactitude des faits. En qq mots vous exposez cela sur un ton plus scientifique, moins idéologique, pour faire vite, que vos précèdents messages. J’imagine qd même que cela sera exposé sur un ton polémique a Versailles ! Les lecteurs de N et R auront- ils droit a l’intégralité de la cference (une fois que vous l’aurez faite bine sûr) ? En tout état de cause, uUne chose est la modalité de la prise du pouvoir par L-P (j’ai tjrs dit qu’il n’est pas interdit d’être habile ou rusé en politique), autre chose est de désigner l’heritier actuel de la monarchie en France.
Toutpoil (puisque c’est désormais mon surnom selon vous!)
neoclassique
1 février 2011 @ 16:59
Cher Aramis 89,
Merci pour votre message.
J’ai des convictions légitimistes que vous connaissez et que j’affirme d’ailleurs avec vigueur à chaque occasion dès lors que j’estime que certaines affirmations reposent sur des faits historiques historiquement inexacts ou mensongers. Je suis, par essence, foncièrement hostile à toute prise de position partisane sans justification.
En tant qu’organisateur de manifestations culturelles et conférencier, je m’appuie avant tout sur la rigueur et l’observation objective des faits.
S’agissant de la prise du pouvoir par Louis-Philippe, tous les historiens s’accordent pour dire qu’elle résulte d’une habilité politique qu’a eu le roi citoyen et qui a consisté à ne faire enregistrer par les chambres que la double abdication de Charles X et du duc d’Angoulême en oubliant les droits du duc de Bordeaux au profil duquel cette double abdication était faite. Le trône étant ainsi déclaré vacant, il était ainsi facile au duc d’Orléans de se faire déclarer roi des français par les chambres. C’est là un fait indéniable que l’on peut déplorer (ce qui est mon cas) mais dont je conçois que d’autres puissent se féliciter.
L’objectif de ma conférence est de faire découvrir le personnage de la duchesse de Berry, à laquelle je suis sentimentalement attaché par tradition familiale, un de mes ancêtres ayant été un des ministres du malheureux gouvernement Polignac de 1830, mais que j’ai pleinement compris en dépouillant minutieusement les 22 mètres linéaires de ses archives personnelles auxquelles j’ai pu avoir accès.
Je demeure persuadé que la duchesse de Berry, par sa modernité, sa jeunesse et sa popularité, si elle avait été écoutée par un Charles X autiste et défaitiste, aurait peut-être pu, d’une part, sauver la branche aînée des Bourbons et renverser le cours des évènements de Juillet mais d’autre part, donner aussi au jeune duc de Bordeaux une éducation intelligente et ouverte sur le monde qui en aurait fait un prétendant pertinent au lieu d’en faire le prince hélas étriqué, mais non sans honneur, qu’a façonné la duchesse d’Angoulême. Mais c’est là une opinion qui n’engage que moi
Si cela vous intéresse, c’est bien volontiers que je vous ferai parvenir le texte complet de ma conférence si toutefois vous me donnez accès à votre mail personnel.
Bien à vous.