
Commissaire de l’exposition « Entre Cour et Jardin, Marie-Caroline, Duchesse de Berry », qui s’est tenue en 2007 au château de Sceaux, Patrick Guibal se propose, au travers d’une conférence largement illustrée, d’évoquer la vie romanesque de la jeune princesse Marie-Caroline de Naples, veuve à 22 ans du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France, entre les ors du Palais des Tuileries et le cadre bucolique du château de Rosny. A partir d’archives inédites, il met en lumière la personnalité riche et mal connue de cette princessee jeune et charmante mais aussi étonnament moderne et généreuse. Sans oublier d’évoquer l’action intrépide et courageuse de cette mère qui n’hésita pas à mettre sa vie en danger pour faire valoir les droits légitimes de son fils Henri V, le dernier roi de France. Cette conférence aura lieu le mercredi 2 février 2011 à 19 heures à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Versailles en l’hôtel de Madame du Barry 21, avenue de Paris – 78000 Versailles (Association Culture et Entreprise – TEL : 01 30 84 79 81). (Merci à Néoclassique pour l’info)
Sigismond
9 février 2011 @ 12:31
Il faudrait tout de même souligner que si le duc de Bordeaux était devenu roi en 1830, cela aurait constitué une usurpation tout aussi inacceptable que celle de Louis-Philippe. Jusqu’au 6 novembre 1836, le seul roi légitime était Charles X. Son abdication du 2 août 1830 était inconstitutionnelle, le roi de France ne pouvant disposer de la couronne à sa fantaisie, surtout en privant le dauphin (son successeur obligatoire) de ses droits. De toute façon, comme Talleyrand l’avait souligné dans une phrase devenue célèbre, la branche aînée des Bourbons avait cessé de régner dès les derniers jours de juillet (c’est pourquoi on parle de la « monarchie de Juillet »).
Encore une remarque : on ne peut parler de double abdication, car le fils du roi a signé comme dauphin (Louis-Antoine et non Louis) et il était désigné comme tel dans le texte (« Le Dauphin, qui partage mes sentiments, renonce aussi à ses droits en faveur de son neveu »). Quelle muflerie de la part du roi, qui ne laisse même pas son fils rédiger sa propre abdication à la suite de celle de son père !
Constitutionnellement, le roi aurait dû nommer son fils lieutenant général du royaume et remettre tous les pouvoirs entre ses mains. Charles X serait resté juridiquement le chef de l’État (même en partant en exil s’il le fallait), mais c’est le dauphin qui aurait régné de facto. Mais de toute façon, le 2 août il était déjà trop tard.
Capreolus
9 février 2011 @ 13:37
Merci jean-marie (cf. message n°150) de nous faire part du témoignage de… Philippe II d’Orléans !
Car il ne vous aura pas échappé que la personne qui témoigne des opinions supposées de Louis XIV relativement aux droits de Philippe II d’Orléans n’est autre que ce dernier…
Que voilà un témoignage décisif !
neoclassique
9 février 2011 @ 14:37
Sigismond
Je peux comprendre la logique de votre raisonnement qui vous amène à ne pas reconnaître la double abdication de Charles X et de Louis XIX comme ne respectant pas le principe d’indisponibilité de la couronne de France.
Mais je réfute avec vigueur le terme d’usurpation que vous employez pour la qualifier car le pouvoir était alors confié au jeune duc de Bordeaux après un desistement de leurs droits au trône librement et pleinement consenti et par Charles X et par Louis XIX.
Il n’ y a pas usurpation, il y a la une infraction aux régles successorales.
Mon opposition est encore plus farouche quand vous dites que cette usurpation est tout aussi inacceptable de celle de Louis Philippe alors que cette derniere, non seulement enfreint les lois de successions, mais en plus elle bafoue la volonté écrite des abdicataires!
audouin
9 février 2011 @ 16:21
Pour la troisième fois, jean-marie (150) nous ressert la déclaration faite par le duc d’Orléans devant le Parlement de Paris le 2 septembre 1715, après avoir été reçu la veille, en tête à tête, par le roi agonisant.
Le malheur, c’est que ce que Philippe d’Orléans prétend avoir entendu de la bouche de Louis XIV, reçoit un cinglant démenti quelques minutes plus tard quand lecture fut donnée du Testament.
Le neveu se voyait priver du titre de Régent, la Régence étant confiée à un Conseil composée d’hommes sûrs que le duc d’Orléans devait se contenter de présider.
La défiance du vieux Roi à l’égard de son neveu et gendre était telle qu’il le privait du commandement de la Maison civile et militaire ainsi que de la charge de l’éducation du roi mineur.
« Il faut que le Roi n’ait pas su ce qu’on lui faisait faire! » hurla d’Orléans
Le cadavre de Louis XIV était encore chaud que le duc obtenait du Parlement, en échange de la restitution de son droit de remontrance, que le Testament royal fût cassé…
Audouin
Aramis
9 février 2011 @ 22:56
Audouin , le testament de Louis XIII avait, lui aussi, été cassé…. sans que les Orléans y soient mêlés… et pour cause !
Finalement, il vaudrait mieux en monarchie qu’il n’y ait pas de cadets… car c’est en eux que naissent l’esprit de sédition, les germes de l’insoumission et les malheurs de l’usurpation, de la trahison et de la forfaiture… dont les Orléans ont porté l’exemple jusqu’au sommet de l’ignominie… (je plaisante bien sûr)
Comme ce n’est pas possible, sauf à les éliminer par toutes sortes de moyens pas catholiques, peut être vaut il mieux après tout qu’il n’y ait plus de monarchie…. les français l’ont bien compris …. C’est un peu désabusé, mais réaliste…
Michael
10 février 2011 @ 00:18
Néoclassique (153) qui se permet de juger les personnages historiques, comme quoi, l’Histoire n’est pas son fort….
je crois qu’il faut se borner à constater les faits: Charles X a le souci du moment en bafouant les lois fondamentales (qui n’étaient plus qu’un bref article de la chartre). Il a fui après avoir confié la lieutenance générale au successeur immédiat de son petit-fils, peut-être jugeant la duchesse de Berry incapable d’assumer une régence. Il s’est alors peut-être réjouis que la France soit le royaume de Louis-Philippe et non la république de ses opposants. Dans tous les cas, il met en garde ses courtisans de dire du mal du premier Prince du Sang, les prévenant qu’en cas d’extinction des Bourbons français, il serait leur roi légitime (cf mon précédent message).
Aramis
10 février 2011 @ 09:01
Pourquoi Charles X n’a t il pas fait appel à la branche cadette d’Espagne pour la lieutenance du royaume (bon ils étaient un peu loin… et pour cause, pour arriver, mais enfin il eut toujours été possible d’en faire mention s’il les avait considérés dynastiquement plus proches que les Orléans) ? C’eut été dans la logique du raisonnement tenu aujourd’hui par les légitimistes …. Et puis avait il si peu de sens politique qu’il n’ait pas vu le risque qu’il prenait à désigner ainsi pour de si hautes fonctions la branche alors cadette d’Orléans ?
En un sens, le fait de faire abdiquer aussi son fils et de créer les conditions propres à faire régner un enfant, autrement dit de créer une forme de chaos dans le chaos de journées révolutionnaires, tout en confiant la lieutenance à un prince mature et expérimenté, dont il n’ignorait ni qu’il était le fils d’Egalité, ni qu’il avait des idées politiques disons plus en phase avec la modernité, n’était il pas, sous le couvert du maintien des droits de son petit fils, une forme de marche pied pour les Orléans…?
En tout cas, s’il a été surpris de ce qui s’est passé ensuite, c’est qu’il était décidément dénué de tout sens politique…
neoclassique
10 février 2011 @ 09:19
Michaël,
Comme je vous l’ai dit, je me refuse à l’avenir à entrer dans toute discusssion ou polemique qui de toute façon avec vous est totalement vaine tant vous êtes prisonnier de vos raisonnements à courte vue et tant votre méconnaissance de l’histoire est grande.
J’en veux pour preuve votre nouvelle affirmation du jour lorsque osez vous parlez de la fuite de Charles X!!! Ca alors ça vaut vraiment son pesant de cacahuètes! Quand on sait le moyen odieux qu’a utilisé Philippe d’Orléans en envoyant une armée de bras cassés et de coquins sur Rambouillet pour impressionner le roi et la trahison du maréchal Maison qui a effrontément menti pour précisément obliger le roi à prendre la route de l’exil parce que ce félon d’Orléans préparait son mauvais coup d’usurpation et qu’il avait des scrupules à se faire proclamer roi tant que la famille royale et SURTOUT LE ROI LEGITIME QU ETAIT LE DUC DE BORDEAUX etait encore en France.
quand à l’incapacité de la duchesse de Berry, mais que connaissez vous d’elle vous qui depuis l’enfance avez appris l’histoire au biberon des Orléans???Croyez vous donc que philippe aurait donné 500 000 francs or en 1832 pour capturer une incapable????
Apprenez donc votre histoire en n’oubliant pas aussi tous les mauvais coups, complots, forfaitures et autres crimes dont la branche cadette de vos chers Orléans a entouré notre branche aînée.
Votre monarchie est née dans les convulsions de 1830, elle n’a duré Dieu merci que 18 ans et Philippe et sa nouvelle dynastie ont quitté les Tuileries comme un voleur tant il est vrai que » bien mal acquis ne profite jamais ».
De toute manière, je ne prendrais plus la peine de vous répondre, le débat avec vous est vide de sens tant vous êtes recroquevillé sur vos petites idées et vos laborieuses citations. Vous m’avez épuisé, usé et lessivé.
Allez donc porter le fer auprès d’autres mais moi, c’est fini, j’ai assez donné.
Je passe définitivement mon chemin regrettant le temps que j’ai passé à essayer de vous apprendre un peu les faits historiques qui vous dérangent.
Mais il est vrai, comme dit l’adage, qu’on ne peut pas faire avancer à un âne qui recule…
Capreolus
10 février 2011 @ 09:43
Dites donc Michael (cf. message n°156) comme historien vous repasserez.
Vous prétendez sonder rein et coeur chez Charles X, et pour ce faire vous ne vous appuyez que sur des supputations à partir d’un seul témoignage, qui plus est de seconde main (au mieux !) : celui du général de Geslin cité par vous.
Quant à supputer que Charles X s’est réjoui de voir la France entre les mains de l’usurpateur Louis-Philippe, il fallait vraiment oser !
Nemausus
10 février 2011 @ 12:14
Mais Aramis,
nul n’a dit que Charles X était un tacticien hors pair … quant à ses actes ou ses positions, je ne vois pas en quoi elles viendraient interférer dans les droits de la branche aînée… sauf à considérer que le chef de maison peut faire et défaire comme bon lui semble les règles légales régissant sa famille (c’est la théorie orléaniste pratiquée notamment par feu le prince Henri d’Orléans dit comte de Paris !)…
et là aussi nous ne serons pas d’accord !
Nemausus
10 février 2011 @ 12:26
Néoclassique (158),
ne vous laissez pas avoir par les orléanistes dont le seul but est, à force de répéter sans cesse les mêmes mensonges et de ne pas tenir compte des réponses, d’user leurs opposants en les incitant à ne plus répondre…
leur but ultime est de reconquérir entièrement l’espace médiatique pour qu’il soit au service des Orléans… ils avaient réussi entre 1883 et l’apparition d’internet notamment avec leur magasine de propagande PDV….
mais les légitimistes sont désormais là pour faire entendre un autre son et malgré leur message nous demandant de nous taire (cf le message 222 de Marie-François sous l’article le comte de Paris et… du 21/01/2011) ce qui prouve que nous les dérangeons.
jean-marie
10 février 2011 @ 12:42
Audouin.154
Et ces paroles de Louis XIV à son petit-fils Philippe d’Anjou:
le roi à son petit-fils Philippe V lors des renonciations à ses droits au trône de France.
Pesez bien votre décision car si vous voulez demeurer sur le trône d’Espagne,vous renoncerez pour toujours,pour vous et votre lignée,à tous droits sur le trône de France.
naucratis
10 février 2011 @ 13:01
A Michaël 156
Quand on ne connaît pas la différence entre la ville de Chartres et une charte, on évite de donner des leçons d’histoire…
neoclassique
10 février 2011 @ 13:58
NEMAUSUS 161
OUI, nous, légitimistes, sommes là et là pour longtemps et chaque fois là, avec de multiples faits et arguments historiques à opposer à l’indigence historique
ou le rabâchage d’histoires éculées ou de citations indigestes des Orléans
et je lis chaque fois votre prose avec bonheur
Et nous leur tenons la dragée haute et c’est tant mieux!
Capreolus
10 février 2011 @ 15:32
Réponse à Jean-Marie (cf. message n°162) –
Et cette citation prétendument de Louis XIV, d’où l’avez-vous tirée s’il vous plaît ? De votre chapeau ?
Voyez plutôt ceci :
« A ces causes… voulons et nous plaît que notre très cher aimé petit-fils, le roi d’Espagne, conserve toujours les droits de sa naissance de la manière que s’il faisait sa résidence actuelle dans notre royaume, ainsi que notre très cher et très aimé fils unique, le Dauphin, étant le vrai et légitime successeur et héritier de notre couronne et de nos Etats et après lui notre cher et très aimé petit-fils, le duc de Bourgogne ; s’il arrivait, ce qu’à Dieu ne plaise, que notre petit-fils, le duc de Bourgogne, vienne à mourir sans enfants mâles, ou que ceux qu’il aurait eu en bon et légitime mariage décèdent avant lui, ou bien que les dits enfants mâles ne laissent après eux aucuns enfants mâles nés en légitime mariage, en ce cas, notre dit petit-fils, le roi d’Espagne, usant des droits de sa naissance, soit le vrai et légitime successeur de notre couronne et de nos Etats, nonobstant qu’il fut alors absent et résidant hors de notre royaume, voulant que pour les causes ci-dessus, notre dit petit-fils, le roi d’Espagne, ni ses enfants mâles ne soient censés réputés moins habiles et capables de venir à la dite succession, ni autres qui leur pourraient échoir dans le dit royaume ; entendons, au contraire, que tous les droits et autres objets généralement quelconques qui leur pourraient à présent et à l’avenir compéter et appartenir, soient et demeurent sains et entiers, comme s’ils résidaient et habitaient continuellement dans notre royaume jusqu’à leur trépas et que leurs hoirs fussent originaires et rignicoles. »
Lettres patentes du roi Louis XIV, enregistrées par le Parlement de Paris en date du 1er février 1701.
Certes, on peut rétorquer à cela que les paroles rapportées par Jean-Marie (sans références aucunes) sont postérieures à ces Lettres patentes. Et en effet, le contexte paraît en indiquer la postériorité.
Cependant il n’en demeure pas moins vrai que les renonications étaient nulles en droit français car contraires au principe d’indisponibilité de la couronne.
Et quand bien même les vues de Louis XIV là-dessus auraient fini par être ce que Jean-Marie veut nous faire croire qu’elles furent, il n’en demeure pas moins que le roi était dans l’ « heureuse impuissance » de bouleverser de son chef les lois fondamentales du royaume.
« Ce n’est point un hasard si ne vinrent en Parlement, le 15 mars 1713, ni le chancelier Pontchartrain, ni le procureur général d’Aguesseau. Ce n’est point un hasard si le premier président, M. de Mesmes, réclama la publication (non l’enregistrement, comme cela avait été le cas pour l’édit de novembre 1700 qui réservait au contraire à Philippe V tous ses droits de prince français) d’un ton et d’un style qui marquaient, pour les connaisseurs, quel peu de cas ce magistrat faisait d’actes arrachés au royaume par la contrainte et incapables d’entamer sa vieille constitution non écrite. »
François Bluche, Louis XIV, collection Pluriel, p. 836.
Capreolus
10 février 2011 @ 15:48
En réponse à Aramis (cf. message n° 157) –
Charles X a fait appel au duc d’Orléans pour deux raisons.
Premièrement parce qu’en effet il avait notoirement les idées avancées que vous dites et que de ce point de vue il pouvait apparaître comme la seule personne capable de s’interposer entre le roi légitime et les députés ralliés à l’émeute.
Deuxièmement parce que Charles X choisissait de faire confiance à la loyauté qu’il voulait supposer chez Louis-Philippe. On reconnaît là chez Charles X à la fois sa grandeur d’âme et en effet sa naïveté.
Charles X en effet se trompait car Louis-Philippe était avant tout un parjure.
Quant au fait que ladite désignation du duc d’Orléans par le roi serait censée manifester à elle seule que Louis-Philippe venait juste après le duc de Bordeaux dans l’ordre de succession, cela ne s’appuie strictement sur rien.
Il ne manque pas en effet dans notre histoire de régents et régentes qui n’étaient aucunement successeur du roi en exercice.
Capreolus
10 février 2011 @ 16:18
Toujours en réponse à Michael (cf. message n° 156) –
Il fallait vraiment oser, mais concernant Charles X, Michael a effectivement osé écrire :
« Il s’est alors peut-être réjoui que la France soit le royaume de Louis-Philippe »
A pareille supputation s’oppose notamment ceci :
« Nous, Charles dixième du nom, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre.
« Les malheurs qui viennent d’éclater sur la France et le désir d’en prévenir de plus grands, nous ont déterminé le 2 du présent mois, en notre château de Rambouillet, à abdiquer la couronne, et ont en même temps déterminé notre fils bien-aimé à renoncer à ses droits en faveur de notre petit-fils le duc de Bordeaux.
« Par une pareille disposition datée de la veille et du même lieu, et rappelée dans le second acte, nous avons nommé provisoirement lieutenant général du royaume un prince de notre sang, qui, depuis, a accepté des mains de la révolte le titre usurpé de roi des Français.
« Après un tel événement, nous ne saurions trop nous hâter de remplir les devoirs que nous imposent à la fois les intérêts de la France, le dépôt sacré qui nous a été transmis par nos ancêtres et notre ferme confiance dans la justice divine.
« A CES CAUSES
« Nous protestons en notre nom, et au nom de nos successeurs, contre toute usurpation des droits de notre famille à la couronne de France.
« Nous révoquons et déclarons nulle, non avenue, la disposition ci-dessus rappelée, par laquelle nous avions confié au duc d’Orléans la lieutenance générale du royaume.
« Nous nous réservons de pourvoir à la régence lorsque besoin sera, jusqu’à la majorité de notre petit-fils Henri V, appelé au trône par suite de l’acte donné à Rambouillet le 2 du présent mois, ladite majorité fixée par les statuts de la couronne et les usages du royaume au commencement de sa quatorzième année, qui aura lieu le trentième jour du mois de septembre 1833.
« Dans le cas où avant la majorité du roi Henri V, il plairait à la Providence de disposer de nous, sa mère, notre fille bien-aimée, duchesse de Berry, serait de droit régente du royaume.
« La présente déclaration sera rendue publique et communiquée à qui de droit, lorsque les circonstances le requerront.
« Fait à Lullworth le vingt-quatrième jour du mois d’août de l’an de grâce 1830, de notre règne le sixième. »
Cité par Daniel de Montplaisir, in Le Comte de Chambord, dernier roi de France, Perrin, 2008, pp. 115-116.
Michael
10 février 2011 @ 16:51
Capreolus 159
Je ne faisais pas de l’Histoire dans ce message, simplement des suppositions.
Voici une lettre de Charles X à Louis-Philippe:
« Mon cousin,
Je suis trop profondément pénétré des maux qui affligent et qui pourraient menacer mes peuples pour n’avoir pas cherché un moyen de les prévenir. J’ai donc pris la résolution d’abdiquer la couronne en faveur de mon petit-fils le duc de Bordeaux.
Le Dauphin, qui partage mes sentiments, renonce aussi à ses droits en faveur de son neveu.
Vous aurez, en votre qualité de Lieutenant Général du Royaume, à faire proclamer l’avènement de Henri V à la couronne. Vous prendrez d’ailleurs toutes les mesures qui vous concernent pour régler les formes du nouveau gouvernement pendant la minorité du nouveau roi…
Vous communiquerez mes intentions au corps diplomatique et vous me ferez connaître le plus tôt possible la proclamation par laquelle mon petit-fils sera reconnu sous le nom de Henri V. »
Pourquoi Charles X n’a-t-il pas fait la duchesse de Berry, régente?
je faissis juste une supposition: peut-être qu’il a jugé qu’elle n’en était pas capable.
C’est tout.
Nemausus
10 février 2011 @ 17:06
c’est bien ce que je disais… le message de Jean-Marie (162) est une répétition à l’infini des mêmes messages auxquels il a déjà été répondu à maintes reprises…
soit les orléanistes ont une mémoire très courtes et sélectives soit ils espèrent que les légitimistes se fatigueront de répondre toujours aux mêmes questions pour que finalement leurs élucubrations aient le dernier mot !
j’ai bien compris que c’était la tactique des partisans des Orléans… mais en vérité je vous le dis, ça ne fonctionnera pas car la légitimité veille ! :)
neoclassique
11 février 2011 @ 09:01
Capréolus
bravo pour toutes vos réponses à la fois pertinentes, toujours parfaitment argumentées et écrites dans un style remarquable dans lequel se glisse même souvent une délicisues pointe d’humour.
Face à vous, les pauvres porte drapeaux tricolores des Orléans qui essaient de monter à l’assaut de votre argumentations se prennent les pieds dans le tapis avec leurs arguments éculés, leurs démonstrations empêtrées et surtout leur approximation historique quand ce n’est pas le mensonge, la contre-vérité ou, tout simplement l’ignorance des faits.
En tout cas, ce n’est pas le chevalier del’Espérance qui osera s’aventurer sur ce terrain, il connait trop des faiblesses en la matière, lui ne sait qu’exceller dans les commérages de concierges ou les potins d’alcôve quand il ne s’agit pas de pousser des gloussements courtisans ou des acclamtions delphinales…..
Capreolus
11 février 2011 @ 11:47
En réponse à Michael (cf. message n°168) –
Reportez-vous à mon message n°167. Vous verrez que le document que vous citez a été ensuite dénoncé par Charles X quand ce dernier a pu constater que Louis-Philippe avait trahi son roi.
Quant à vos insinuations concernant la duchesse de Berry, elles semblent malheureusement dignes d’un inconditionnel des princes aux lambel.
« Des parents livrant eux-mêmes leur fille à la risée des laquais, la tenant par les quatre membres afin qu’elle accouche en public ; appelant les autorités du coin, les geôliers, les espions, les passants, pour voir sortir l’enfant des entrailles de leur prisonnière, de même qu’on avait appelé la France à voir naître son roi ! Et quelle prisonnière ? la petite-fille de Henri IV ! Et quelle mère ? la mère de l’orphelin dont on occupe le trône ! Trouverait-on dans les bagnes une famille assez mal née pour avoir la pensée de flétrir un de ses enfants d’une telle ignominie ? »
François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe.
Sigismond
11 février 2011 @ 12:23
neoclassique (153)
Cher neoclassique, connaissant votre attachement (qui vous honore) pour la duchesse de Berry (et pour certains descendants de sa fille), je comprends très bien que vous soyez en désaccord avec ma façon de voir les choses. Nombreux sont les Français qui s’intéressent à l’histoire de leur pays, et chacun a sa vision des choses, son opinion sur tel ou tel de ces personnages historiques qui font partie de ce qu’il est convenu d’appeler « la mémoire collective ».
Personnellement, je ne suis pas « fan » de la branche d’Artois, que je trouve assez décevante (mis à part peut-être la duchesse de Parme que je connais mal, mais qui me semble-t-il sut défendre avec panache les droits de son fils, bafoués par l’expansionnisme de la Maison de Savoie). Je pense que si Louis XVIII avait survécu au comte d’Artois, nous aurions eu ensuite avec Louis XIX un roi qui aurait poursuivi la politique réconciliatrice de son oncle, ce qui aurait permis d’adapter progressivement le régime et de maintenir la monarchie (comme les Britanniques ont su le faire). Malheureusement, Louis-Antoine (passé injustement à la postérité comme duc d’Angoulême, qui est un titre de cadet, alors qu’il était devenu en 1824 le dauphin, c’est-à-dire le fils aîné de France) manqua de force de caractère face à un père qui lui, comprit trop tard qu’on avait changé d’époque ! Quant au comte de Chambord, même si j’ai toujours admiré son courage d’avoir défendu le drapeau blanc, je trouve lamentable son silence de sphinx sur la personne de son légitime successeur (le comte de Molina jusqu’en 1855, puis le comte de Montemolin jusqu’en 1861, puis le comte de Montizon).
Sigismond
11 février 2011 @ 12:27
Michael (156)
Vous parlez de constater les faits, mais vous les interprétez à votre sauce : contrairement à ce que vous prétendez, le « successeur immédiat » du duc de Bordeaux (c’est-à-dire le 3e héritier présomptif de Charles X) était le roi d’Espagne, Ferdinand VII. Le duc d’Orléans était bien loin dans l’ordre de succession au trône.
C’est la chambre des députés qui le 31 juillet, confia la lieutenance générale du royaume à Louis-Philippe (ce dernier signa dès le lendemain une ordonnance qui remplaçait le drapeau blanc par le drapeau tricolore : « La nation française reprend ses couleurs »). Ayant appris cette nomination de son cousin par les députés, Charles X ne fit que l’entériner (ordonnance royale du 1er août), comprenant que la réalité du pouvoir était déjà passée aux mains du duc d’Orléans. Le roi tenta alors, au mépris des lois fondamentales et des droits du dauphin, de maintenir coûte que coûte la branche aînée sur le trône. Charles X espérait que son cousin accepterait de proclamer roi un enfant de neuf ans et demi, car ce subterfuge aurait laissé la réalité du pouvoir au lieutenant général du royaume. D’où la désastreuse abdication du 2 août, que le dauphin contresigna contre son gré, en fils trop soumis qu’il était.
Si le roi n’a pas confié une hypothétique « régence » à la duchesse de Berry, c’est parce qu’il avait bien compris que depuis le 31 juillet, le duc d’Orléans dirigeait de facto le pays.
neoclassique
11 février 2011 @ 14:12
Sigismond 172
j’apprécie chaque fois la pertinence de vos commentaires et la grande courtoisie dont ils sont empreints.
Je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que c’est Charles X qui par son aveuglement a ruiné la monarchie restaurée grâce à l’intelligence politique de Louis XVII et que si ce dernier avait survécu à son puiné, elle aura pu être sauvée et que nous serions peut-être aujourd’hui nous aurions peut-être toujours un souverain en France. Mais ne refaisons pas l’histoire.
Quand au silence de sphinx du comte de Chambord,il s’explique par le fait qu’il n’avait pas à se prononcer puisque que les lois fondamentales désignaient d’office son successeur en la personne du chef de la maison de Bourbon.
Mais une chose de toute manière est bien claire: c’est que jamais ni de près ni de loin, il n’ prononcé le nom du comte de Paris comme pouvant être son successeur, même si les orléanistes continuent de faire des gorges choses du grand pardon, qu’en prince chrétien ,il leur accordé dans un admirable geste en 1873 et dans lequel ils s’évertuent à voir un adoubement.
Michael
11 février 2011 @ 18:18
A la tribune de l’assemblée Nationale le 22 janvier 1875, un des chefs du parti légitimiste, prononce un discours, il dit notamment: » Il ne vous manque pas le roi, il ne vous manque pas non plus l’héritier du trône. Il a fait le 5 aout 1873, un de ces actes qui sont une date dans la vie d’un peuple et qui suffisent pour honorer la vie d’un Prince. Vous avez une race royale, la plus nationale dont aucun peuple ait jamais pu s’enorgueillir, une de ces races née des entrailles mêmes de la nation, qui a grandi, triomphé et souffert avec elle » (Discours prononcé dans la discussion générale sur les projets de lois relatifs à l’organisation des pouvoirs publics, par Lucien Brun, député de l’Ain, Paris, 1875, p. 25 sq)
Le Mardi 26 janvier 1875, le comte de Chambord écrit dans son journal: « Brun parle très bien, expliquant aussi bien qu’il le peut leur vote du septennat, dit que la monarchie est possible et doit être faite et fait mon éloge et celui du comte de Paris dans sa visite ici, le tout avec éloquence, coeur et vrai talent. On l’écoute avec respect et attention « . Henri, comte de Chambord, journal (1846-1883), carnets inédits p. 615
petite note: Le 5 aout 1873, le comte de Chambord note: « Le comte de Paris vient et déclare qu’il reconnait le principe que je représente, qu’il désire que le France soit sauvée par le retour à ce principe et que je ne trouverai aucun compétiteur dans sa famille. Il déjeune avec nous et il est bien, parlant facilement et instruit. Il a remis une note contenant ce qu’il m’a dit. » même source p. 573
Ce sont des preuves irréfutables à moins de croire que le comte de Chambord était un idiot. En approuvant le discours de Brun, le comte de Chambord approuvait que le comte de Paris était son héritier. C’est dans cette logique qu’il n’a pas cru bon désigné un héritier qui était reconnu par le majorité de ses contemporains.
Nemausus
12 février 2011 @ 13:09
Michael,
vos démonstrations n’en sont pas ! vous interprétez les écrits du comte de Chambord comme ça vous arrange mais nulle part vous ne nous apportez un écrit de ce prince disant clairement que le comte de Paris de l’époque est son héritier dynastique !!!
et quand bien même, quand comprendrez vous enfin que la désignation de l’héritier du trône découle de la loi dans un état de droit et non de la volonté d’un prince !
votre passe-temps de rat de bibliothèque ne vous permettra jamais de trouver la preuve irréfutable que la loi désigne les orléans comme nécessaire héritier tout bonnement parce que cette loi dit le contraire !!!
neoclassique
12 février 2011 @ 14:58
Nemausus
bravo pour votre nième réponse à Michaël
j’admire votre patience , moi, il y a belle lurette que j’ai arrêté tout dialogue avec lui tant l est vrai qu’on ne paut pas daire avancer un âne qui recule
Nemausus
12 février 2011 @ 18:36
Néoclassique,
je sais que je n’arriverai jamais à convaincre, et d’ailleurs tel n’est pas mon but, les orléanistes forcenés, mais je n’admets plus que les lecteurs, qui ne connaissent pas le droit royal, puissent en lisant les messages se baser sur des mensonges historiques et juridiques rabâcher constamment par les orléanistes pour se forger leurs propres idées…
chacun doit se faire son opinion mais en ayant les 2 versions contrairement à ce que voudraient les orléanistes en occupant seul l’espace médiatique (d’où à plusieurs reprises leurs volontés de faire taire les légitimistes)… mais justement vous, moi et d’autres légitimistes ici sommes là pour mettre fin à cette omnipotence orléaniste depuis 1883….
Bien à vous…. :)
Aramis
13 février 2011 @ 22:43
L’omnipotence orléaniste depuis 1883, dites vous Nemausus : donc en tout cas une belle réussite sur une fort longue période …. Pas mal après tout pour une famille qui, selon vous, ne peut que mal faire…! C’est au moins un hommage que vous leur rendez, à votre façon bien sûr et sans l’avoir voulu, mais comme c’est la première fois, je le souligne à plaisir !!!
Et les autres sont bien benêts de les avoir laissé faire…!
Michael
14 février 2011 @ 13:35
Némausus et Néoclassique prennent le comte de Chambord et la majorité des royalistes pour des idiots. Je suis peut-être un âne qui ne veut pas avancer, mais au moins j »ai un peu d’estime pour ces gens qui ont vécu dans la deuxième moitié du 19 e siècle. je ne prétends pas être plus intelligents qu’eux. En plus de d’éprouver de la haine pour les Orléans actuels, vous déconsidérez les prétendants au trône et vous ne donnez aucune valeurs à leurs actions… jusqu’à faire croire que le Bourbons d’Espagne s’intéressaient à la France. C’est ridicule.