Le Grand Maître de l’Ordre de Malte le britannique Matthew Festing a accepté de démissionner (il était nommé à vie) après un mois de bras de fer avec le Pape François. C’est un fait totalement exceptionnel. Le conflit avait commencé en décembre 2016 lorsque l’un des chevaliers de l’Ordre de Malte avait été destitué de ses fonctions car il avait autorisé l’utilisation de préservatifs dans un projet médical pour des personnes démunies indique radio Canada. (merci à Gerard St Louis)

Iliana
25 janvier 2017 @ 19:39
Le commentaire sous la photo prête à confusion. Si on lit l’article du Monde l’Ordre de Malte a destitué le chevalier qui avait distribué les préservatifs alors que le Pape ces derniers temps disait qu’il fallait arrêter la propagation du Sida par tout moyens. Quand le Pape avait demandé qu’une commission soit nommée pour verifier cette destitution faite pat l’Ordre, le Grand chevalier avait refusé et de là le bras de fer. C’est bien l’Ordre qui s’est montré rigoriste dans ce cas et le Pape un réformateur.
ambre
25 janvier 2017 @ 19:57
En dépit de ce que raconte le Vatican comme boniments, l’église catholique semble souvent du côté de la mort plutôt que de celui de la vie. Ca harcèle et complique la vie des femmes avec l’avortement, mais ça interdit le préservatif alors qu’il sauve des vies.
D’une bêtise abyssale.
Gérard
26 janvier 2017 @ 12:11
Ambre vous n’y êtes pas du tout.
stiernon
25 janvier 2017 @ 20:10
Simplifiez les choses : soyez protestants !!!
HRC
26 janvier 2017 @ 12:07
comme partout maintenant, mon cher : choisissez un pasteur correct. (expérience)
Jakob van Rijsel
25 janvier 2017 @ 21:44
Je comprends différemment les choses que la plupart des personnes qui ont mis un commentaire. C’est, me semble-t-il, le grand maître qui a destitué le chevalier Albrecht von Boeselager, « distributeur » de préservatifs. Et le Pape, qui prend parti pour ce dernier, demande au grand maître de démissionner.
Ce qui semble être une ingérence excessive. Le Pape pouvait simplement marquer officiellement son soutien à Albrecht von Boeselager
Les relations entre le Vatican et l’ordre de Malte ont rarement été simples. Sans doute ici la papauté saisit un prétexte pour affirmer sa tutelle sur cet Ordre catholique.
On (re)lira avec intérêt le roman « Chevaliers de Malte » de Roger Peyrefitte qui date, si mon souvenir est exact, de la fin des années 50 et traitait déjà de sombres luttes de pouvoir au sein de cet Ordre.
N’oublions pas tout le bien que cet ordre hospitalier fait sur les 5 continents. C’est bien là le principal.
Trianon
26 janvier 2017 @ 11:40
Vous avez bien compris ! C’est vous qui avez bien interprété les intentions du pape
Olivier d'Abington
27 janvier 2017 @ 07:33
En fait, non, il n’y a pas ingérence, puisque légalement, bien que souverain, normalement l’ordre doit obéissance au Pape qui en a donc la tutelle (comme vous dites!).
Or, le Grand Maître a argué avoir l’aval du Saint Siège dans cette histoire, ce qui n’était pas vrai! Le Saint Siège n’était en réalité même pas au courant de l’affaire.
Il est donc normal que le Pape, directement mis en cause (contre son gré) demande une enquête pour savoir s’il y a eu, ou pas, usurpation de pouvoir.
Gérard
29 janvier 2017 @ 14:07
En principe le Saint-Siège devait connaître cette histoire puisque le cardinal patron la connaissait et qu’il représente le pape dans l’ordre.
Caroline
25 janvier 2017 @ 23:19
Je suis interloquée par la publication de cet article . Bien que je sois contre les préservatifs, je partage les commentaires de Marissa, de Cosmo, de Je, et de Anna Claudia!
J’espère lire les prochains commentaires ‘ explicatifs’ dans d’autres liens!
Dorothée
26 janvier 2017 @ 14:16
Vous êtes contre les préservatifs ? c’est un choix personnel ou idéologique ?
Denis
26 janvier 2017 @ 00:22
En 2017, en être encore là ! c’est consternant …
framboiz 07
26 janvier 2017 @ 01:35
Le préservatif est peut-être un prétexte …
Julie W.
26 janvier 2017 @ 03:21
Les commentaires laissés sur le site sont justes et rassurants.
Pour ma part, je n’attends plus rien de ce pape depuis ses propos choquants lors de l’attentat contre Charlie Hebdo (« Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision » s’emballait-il : en gros, il était Charlie MAIS… validait le recours à la violence, etc. ne comprenant même pas qu’offense n’est pas préjudice).
Ici, le vrai scandale, c’est que Matthew Festing tout comme Albrecht Freiherr von Boeselager se sont tous deux opposés à cette distribution de préservatifs, destinés à protéger des femmes esclaves sexuelles en Birmanie. Ces deux hommes couards, à coté de la plaque et cruels (car il y a une cruauté certaine à condamner en toute conscience ces femmes à la mort) me font sortir de mes gonds ! En tant que catho et bénévole à l’Ordre de Malte, j’ai franchement honte…
Julie W.
26 janvier 2017 @ 03:33
Malgré ce qui est écrit par Noblesse & Royautés, le chevalier destitué en décembre – Albrecht Freiherr von Boeselager – s’est opposé fermement à la distribution de ces préservatifs (par des bénévoles) dès qu’il en a été informé. Il ne vaut donc pas mieux que les deux autres.
Gérard
26 janvier 2017 @ 12:20
On a dit en effet qu’il avait demandé l’arrêt de cette distribution mais l’affaire n’est pas claire et c’est bien pourquoi le Saint-Siège avait désigné une commission.
L’Ordre de Malte ne peut pas en tout cas officiellement passer outre les réticences de l’Église.
Cependant il est constant que le baron représente une tendance répandue en Allemagne de Chrétiens ouverts aux réalités du monde actuel.
Azilis
26 janvier 2017 @ 13:14
1) il y a un manque de clarté concernant cette distribution de préservatifs… il semblerait que deux écoles s’opposent: celle qui prétend que la distribution a été organisée avec l’aval d’Albrecht Freiherr von Boeselager et la deuxième qui prétend que la distribution a été stoppée quand il a eu connaissance de cette distribution qu’il réprouvait.
2) De plus, il n’est pas clair qu’il n’y ait eu que distribution de préservatifs (pour éviter le Sida). Il semblerait que d’autres moyens de contraceptions aient été distribués.
D’après ce que j’avais compris, la commission envoyée par le Vatican était chargée de clarifier les deux points.
Le Grand Maître « a été démissionné » car il refusait la commission du Vatican.
Azilis
Julie W.
27 janvier 2017 @ 02:54
@Azilis : Albrecht von Boeselager affirme qu’il est mis à l’écart parce que « trop libéral ». Mais, paradoxalement, il nie être à l’origine de la distribution des préservatifs de la discorde. Ce que je crois tout à fait, pour connaître son opinion sur ce moyen de contraception ! Cela fait 40 ans qu’il bosse à l’Ordre de Malte : on sait ce qu’il en pense – en langage clair, il est CONTRE le préservatif. C’est un conservateur, quoi qu’on en dise.
Il fallait donc éliminer le chevalier, coûte que coûte. La question qui se pose est donc la suivante : à qui profite le crime ?
J’ai ma petite idée – même si je suis consciente qu’il me manque des données et que tout cela est très complexe.
Un bruit courrait au sein de l’Ordre, selon lequel le Grand maître cherchait, depuis quelques temps, à remplacer le Conseil actuel (c’est-à-dire les membres qui gouvernent l’Ordre de Malte) par un autre Conseil – plus à son goût et davantage coopératif. L’éviction du chevalier pourrait s’expliquer ainsi. MAIS – manque de bol ! – le chevalier se rebelle, et refuse son renvoi. Le Vatican nomme donc une commission, et découvre l’abus de pouvoir du Grand maître. Ce qui entraîne la démission de celui-ci – qui, évidemment, ne pipe mot, tant pour se protéger que pour protéger l’Ordre de Malte.
Bien amicalement !
marielouise
26 janvier 2017 @ 06:24
Ces vies que l’ont croit sacrées…cette prétention à ne pas laisser chacun faire ses choix…voilà comment on mène et malmène le troupeau !
ml
racyma
26 janvier 2017 @ 07:40
jusqu a maintenant ,je restais en retrait quand il etait question du pape , je n en pensais pas moins , mais cette affaire me conforte dans l opinion que je me faisais de lui , pas encore celui qu il fallait pour remplir les eglises , dommage nous les catholiques avions besoin d etre forts pour contrer ceux qui vont devenir si cela continue la premiere religion de mon cher pays
Olivier d'Abington
27 janvier 2017 @ 07:42
Racyma,
Il va falloir arrêter avec le fantasme du « grand remplacement »…
La religion musulmane représente 8% de la population française…
Si vous voulez avoir peur, alors ayez plutôt peur du bouddhisme, puisque la population majeure dans le monde est asiatique, à forte dominante bouddhiste (Chine incluse, même si les pratiquants se cachent du pouvoir politique).
Gérard
27 janvier 2017 @ 21:43
Il y a et il y a eu des violences bouddhistes de par le monde mais elles sont quand même plus limitées que les violences islamistes que nous pouvons constater aujourd’hui un peu partout même s’il ne faut pas faire d’amalgame entre l’ensemble de l’Islam et cet islamisme.
neoclassique
26 janvier 2017 @ 08:30
l autoritarisme du pape François se montre à nouveau. Ce pape qui a voulu abandonner tous les symboles du souverain pontife pour mettre soit disant en avant la collégialité des évêques, dirige en fait l’église d’une main de fer et écarte de sa route tous ceux qui s’opposent à sa vision des choses.
J’avoue que je trouve cela scandaleux
Olivier Kell
26 janvier 2017 @ 10:19
La pseudo « ouverture » de ce pape ……en fait ce n’est que de la com ….
Haut-Landaise
26 janvier 2017 @ 10:58
En voilà un qui va rejoindre Benoît XVI, manque plus que deux pour une belote. Bonne journée à tous. HL
Oscar
26 janvier 2017 @ 11:01
Visiblement, le grand maître a exigé la démission d’un membre pour avoir autorisé l’usage du préservatif… Exiger une démission pour cela c’est tout de méme très abusif. Du coup le Pape a fait enquêter sur cette affaire qui a abouti à la démission du grand maître. Faut-il comprendre que le Pape s’est déclaré dans cette affaire en faveur de l’usage préconisé du préservatif ? Si c’est le cas, c’est une avancée !
Leonor
26 janvier 2017 @ 11:02
Il y a pas mal de choses à rectifier dans tout ce que je lis ici : beaucoup de confusion (s) ; et puis, bien sûr, d’aucuns croient avoir trouvé une bonne occasion pour tirer à vue sur le pape François, qui serait un autocrate, un sale réac anti-capote ( ben oui, je parle français) etc etc.
Raté. C’est pas ça du tout.
Il est vrai que les termes de l’article de Gérard Saint-Louis peuvent prêter à confusion. Que Gérard veuille bien m’excuser de les préciser.
Azilis a d’ailleurs déjà très bien commencé à le faire.
Je me réfère à l’article paru dans le journal La Croix du jeudi 19 janvier, intitulé » L’Ordre de malte dans la tourmente »; sous la plume de Nicolas Senèze,du pôle politique du journal et correspondant permanent à Rome .
Si quelqu’un en France a pu obtenir une information correcte sur le sujet, c’est bien La Croix. Suivi général de l’affaire ici sur le net :
http://www.la-croix.com/Religion/Monde/Ordre-de-Malte
D’abord, pour faire clair et clouer quelques becs abusivement médisants :
Ce n’est pas le pape qui a démis le chevalier distributeur de préservatifs. C’est le Grand Maître de l’Ordre. Okayyyyy?
Et le pape n’est pas d’accord du tout du tout avec cette mise à pied . Okayyyyy ? Et l’a fait savoir au Grand Maître qui avait fichu le chevalier distributeur à la porte .
Comme le Grrrrand Maîîître, imbu de ses prérogatives , a alors envoyé promener le pape, Francesco, tout gentil qu’il est, n’a pas apprécié du tout qu’on lui marche sur la mule papale , et, pour des tas d’autres excellentes raisons en plus, a fini par faire plier le bras au-dit Grand Maître, à plat raplapla sur la table du bras de fer .
Petite précision : l’Ordre est certes » souverain », » sujet de droit international public » », càd. avec statut d’Etat, certes sans territoire. Mais c’est également et surtout un ordre religieux – fondé au XIe siècle – , dont la Constitution précise clairement qu’il est » au service de la foi et du Saint Père ».
Les personnages dont il est ici question sont :
– dans le rôle du Grand Maître , à l’heure qu’il est devenu ex-Grand Maître : Matthew Festing ( ici sur la photo );
– dans le rôle du chevalier distributeur : le Grand Chancelier Albrecht von Boeselager. » Grand Chancelier » signifie Ministre de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Von Boeselager avait fait distribuer les caoutchoucs incriminés en 2005 en Birmanie, alors qu’il était Grand Hospitalier, càd chargé de l’action humanitaire .
Dans les rôles secondaires :
– le cardinal Raymond Burke, représentant du pape auprès de l’ordre, mais opposant notoire au pape sur les questions de morale. Cherchez l’erreur.
– à l’opposé : un autre von Boeselager, frère d’Albrecht von Boeselager ( le distributeur etc), dont la nomination est répvue dans els tout prochains jours au conseil d ‘administration de l’IOR, autrement dit la Banque du Vatican, » pour remplacer des membres que le pape jugeait trop liés au monde de la spéculation. »
Last but not least :
Je cite » Le pape se souvient aussi que, en 2008, des chevaliers de Malte avaient trempé dans un sombre complot liant les milieux les plus conservateurs de l’Eglise argentine au gouvernement Kirchner pour l’écarter de l’archevêché de Buenos Aires. »
Et encore , sachant ceci sur les années argentines, et en revenant à l’affaire présente :
» Soupçonnant une tentative de déstabilisation du pape, le Saint-Siège met en place une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur l’affaire. »
Commission dont le Grand Maître rejette la compétence , allant » jusqu’à mettre en cause l’intégrité de certains membres de la commission papale ».
ALORS ? C’est toujours le pape qui est un sale intégriste , un sale fasco, etc etc ?
Je ne suis pas spécialement papiste – en Alsace, on est tous frottés de protestantisme –
Mais ce pape-là, ça vaudrait plutôt la peine qu’on le soutienne, plutôt que de lui faire des crasses.
Naturellement, je peux vous écrire tout ça en langage administratif-juridique-diplomatique-chiadé etc.
Mais je crois que c’est plus clair comme ça.
M’enfin……
–
Robespierre
26 janvier 2017 @ 11:16
Merci. Maintenant j’ai encore mieux compris.
Cosmo
26 janvier 2017 @ 11:28
Chère Leonor,
Merci pour cette mise au point qui rend hommage à l’ouverture d’esprit du pape et montre du doigt le conservatisme du grand-maître.
Autant pour moi dans mon commentaire ci-dessus qui semble être tout faux !
Amicalement
Cosmo
Trianon
26 janvier 2017 @ 11:42
Leonor, vous avez compris, et pris le temps de comprendre avant de condamner
Marnie
26 janvier 2017 @ 14:33
Merci Leonor (excellent votre texte ;)), Trianon et Gibbs d’avoir apporté des explications à une publication qui, dès le départ, portait à confusion. Moi-même je me suis toute de suite demandé qui avait fait quoi et contre qui le pape était véritablement, mais évidemment, il y a toujours des gens qui réagissent épidermiquement sans avoir toutes les infos à disposition….
Trianon
26 janvier 2017 @ 17:10
En fait je suis allée sur Google pour vraiment comprendre de quoi il s’agissait, et c’est là que j’ai compris cette histoire assez compliquée , il fait le reconnaitre
HRC
26 janvier 2017 @ 12:16
merci aussi, Léonor.
Gérard
26 janvier 2017 @ 12:25
Merci Léonor pour cette mise au point nécessaire et humoristique où à défaut de marcher sur les mules du pape vous voulez bien mettre les pieds dans le plat.
aubert
27 janvier 2017 @ 11:49
…mais l’actuel Saint-Père ne préfère-t-il pas les croquenots aux mules.
Muscate-Valeska de Lisabé
27 janvier 2017 @ 21:35
Aubert ne garderait jamais ses coups de pieds 5ans,comme la brave mule de Daudet…;-))
(Était-ce bien 5?Ou 7?Ou 9?)^^
Pascal
13 novembre 2021 @ 10:52
7
Ca a toujours été mon histoire préférée parmi les contes de mon moulin.
aubert
26 janvier 2017 @ 12:49
Léonor votre mise au point est intéressante.
On peut toutefois lui reprocher son style dépourvu de toute charité.
En le lisant on croirait entendre les propos du pape aux membres de la Curie.
Certes ceux-ci ont peut-être beaucoup à se reprocher mais qu’un souverain pontife puisse le dire violemment et publiquement ne correspond guère à l’idée que j’ai de la charité chrétienne. Avouez que pour un pape c’est un comble.
emy
26 janvier 2017 @ 14:01
Relisez les propos « violents » du Christ envers les Pharisiens de son époque, il a dit BIEN PIRE que le pape actuel. Ce n’est pas « un style dépourvu de toute charité », mais quand on s’adresse à des requins, on n’a guère le choix des mots. Relire les Evangiles, encore une fois…
Je remercie Gérard, Lénor et toutes les personnes qui ont fait en sorte de remettre les responsabilités là où elles étaient, et de dire la vérité des faits. François est un très grand pape, le plus courageux de tous ceux que j’ai connus.
aubert
27 janvier 2017 @ 11:43
Merci de vos conseils mais je préfère malgré eux le Christ des Béatitudes à celui chassant les marchands du Temple.
Quant aux requins cette appellation ne concerne que vous. Si elle est avérée le Saint-Père a tous pouvoirs pour les remplacer plutôt que de créer des petits cénacles de cardinaux à sa main.
Gérard
27 janvier 2017 @ 21:48
Le Christ pouvait se permettre certaines choses que ses lieutenants ne peuvent pas se permettre mais je ne porte pas de jugement négatif sur notre pape pour lequel j’ai eu naturellement le plus grand respect.
Les papes n’ont pas d’autres choix que de nous
conduire à la perfection et la voie de la perfection n’est pas si facile.
Baia
26 janvier 2017 @ 15:03
Merci Leonor pour explications. J’espère que tous ceux qui ont pu critiquer le Pape François auront mieux compris ses paroles et/ou décisions.
Leonor
28 janvier 2017 @ 14:45
Je vous en prie, les amis. Merci d’avoir bien voulu me lire.
Je n’ai d’autre mérite que d’être allée aux infos, et de les avoir transcrites.
Mais comme dit dans mon tout dernier message, plus bas, cette affaire Malte va encore beaucoup plus loin que ce qu’on pouvait penser au début.
Je ne suis pas une adepte des théories du complot, ni parano , mais force est de constater que l’affaire Malte n’est que l’écume d’une vaste action internationale menée contre le pape :
contre son action réformiste de la Curie ;
contre son action d’assainissement de la Banque du Vatican;
contre son encyclique qui porte sur le capitalisme sauvage;
contre son encyclique qui porte sur le devenir de la planète en termes écologiques et humains.
Et Trump et ses acolytes sont de la partie.
Le pape joue une rude partie, mais a l’air confiant.
Chapeau bas.
Et tout mon modeste appui, à moi qui n’ai jamais auparavant été » papiste », Dieu le sait !
vec
26 janvier 2017 @ 11:31
Personnellement,j’ai du mal avec le pape François.
Gérard
26 janvier 2017 @ 12:26
Seriez-vous Vec le grand-maître démissionnaire ?
aubert
27 janvier 2017 @ 11:45
Beaucoup, sans être grand-maître de quoi que ce soit, ne se sont pas gênés pour critiquer les prédécesseurs immédiats du pape François.
Gérard
27 janvier 2017 @ 21:50
Oui les papes sont très exposés.
Antoine
26 janvier 2017 @ 14:56
Croyez-moi, Vec, vous n’êtes pas le (la) seul(e)… S’il ne manque pas de gogos pour se laisser prendre à sa fausse bonhommie, lorsqu’on regarde les actes et les procédés il y a du souci à se faire !
Pierre-Yves
26 janvier 2017 @ 17:56
Quel genre de souci devrait-on se faire, Antoine ? (je vous pose cette question parce que je ne suis pas super-soucieux, mais c’est peut-être par inconscience …)
Laure-Marie
26 janvier 2017 @ 19:03
Merci Leonor.
Je n’ai pas eu votre courage de reprendre l’affaire à son origine,ni de développer parce qu’on a parfos l’impression d’écrire pour rien.
Ceux qui n’aiment pas ce Pape se cramponnent à leur antipathie ( « attention ! ne pas se fier à sa fausse bonhommie »)
Ceux qui n’ont pas lu sérieusement les articles sur le sujet n’hésitent pas à exprimer des opinions subjectives les plus variées, sans aucune prudence.
Pour conserver un peu de lucidité , il faut accepter de vous lire jusqu’au bout.
Et seulement après , faire ou non le procès du Pape.
C’est grave de mettre en cause son l’intégrité morale .
Julie W.
27 janvier 2017 @ 03:09
@Antoine : Je fais miens vos propos. Je ne comprends pas l’aveuglement des gens. Quand je songe que Benoît XVI, qui était d’un niveau au-dessus, était mal aimé… A quoi cela tient-il ? A sa jovialité ? A son côté « tactile » ? A ses bonnes joues ? Je doute que François ait la probité d’un Benoît XVI, qui s’est sacrifié (sa grosse fatigue ? du bluff !) et a démissionné, dans le seul but de provoquer la dissolution de son Conseil, qu’il savait corrompu et abusif.
Leonor
28 janvier 2017 @ 14:35
Vous plaisantez ?
L’aveuglement de qui ? Le vôtre ?
Vous doutez de la probité … du pape ? On aura tout lu.
Oui, Benoît XVI avait tenté d’engager des réformes , mais cet universitaire n’avait pas la gnac nécessaire pour affronter ses opposants, une véritable hydre.
François, lui, a saisi le témoin – au sens sportif du terme – , et remis l’ouvrage sur le métier.
Avec le savoir-penser-discerner d’un jésuite, le savoir-faire managérial d’un archevêque de mégalopole, le savoir-faire anti-mafieux d’un descendant d’Italiens, le savoir-être miséricordieux de l’ancien archevêque de Buenos Aires, et la fibre d’amour pour les hommes et la Terre de celui qui a choisi pour nom François.
Julie W.
29 janvier 2017 @ 02:23
@Leonor : Pourquoi, à chaque fois, tant d’agressivité ? Oui, je doute de la probité, de l’ouverture d’esprit et de l’humanisme du Pape – je ne demande qu’à me tromper. Je ne parlerai que du sujet de l’homosexualité, pour faire court – je pourrais tout aussi bien évoquer les femmes.
En 2010, alors archevêque, il qualifie le mariage gay de « manœuvre du diable » ; il appelle à ce sujet à « mener une guerre de Dieu ». Les termes sont apocalyptiques, terribles ; j’imagine combien ils me feraient souffrir si j’étais homosexuelle ; ils auraient suffi à me détourner de l’Eglise et peut-être de Dieu. En 2013, retournant sa chasuble, François déclare : « Si une personne est gay, cherche le Seigneur et est de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? ». De qui se moque-t-il ? Il recommande la « miséricorde » pour les homosexuels ? Si je prends mon dictionnaire, je lis que la miséricorde est une « forme de compassion pour la misère d’autrui » qui, par extension, peut définir une « générosité entraînant le pardon, l’indulgence pour un coupable ». J’aimerais savoir en quoi les homos sont coupables, misérables.
Où est la révolution, l’avancée réelle ? Avec François, on est dans le changement de « forme », pas de « substance ». Permettez-moi d’attendre davantage d’un homme au-dessus de qui il n’y a personne – si ce n’est Dieu.
Leonor
29 janvier 2017 @ 20:29
Julie W., nous ne sommes pas d’accord à propos du côté sur lequel se situe l’agressivité.
Et votre post finit par se mordre la queue ( … désolée pour le champ lexical apparu) : au début du problème -Malte, il y a la défense, PAR le pape, de von Boeselager, mis en cause par Fra Matthew Festing, sous prétexte d’une histoire …… de préservatifs.
Désolée, mais vous raisonnez à l’envers.
Julie W.
30 janvier 2017 @ 16:37
@Leonor : Nous ne nous comprenons décidément pas. Je suis agressive, j’échoue dans mon raisonnement, je pense à l’envers, je ne comprends pas le problème Malte (alors que j’y bosse depuis 10 ans – vous devriez lire mon post du 27/01/2017 à 02:54) – bref je suis stupide ! Si vous le dites… Bien à vous.
aubert
27 janvier 2017 @ 11:46
oui
nozzari
26 janvier 2017 @ 19:35
Un peu étonné par le nombre de personnes qui n’ont rien compris au message de départ.
vec
26 janvier 2017 @ 21:39
Il y a eu une mauvaise manipulation,il faut lire Beji à la place de Vec.Je regrette le pape
émérite Benoît XVI moins médiatique que le pape François mais qui a été un grand pape.
Julie W.
30 janvier 2017 @ 16:37
@Vec : Idem !
beji
26 janvier 2017 @ 21:41
Rectification message ,le pseudo est beji
aubert
27 janvier 2017 @ 11:55
Si certains aspects de l’Ordre dont le recrutement des chevaliers peut paraître aujourd’hui archaïque et éventuellement critiquable il n’en reste pas moins que son rôle international est remarquable. Il ne faudrait pas que les querelles vaticanes laissent croire le contraire à certains sur ce blog
Leonor
28 janvier 2017 @ 14:27
Je souscris tout à fait à votre message, Aubert.
Les salariés et les bénévoles de l’Ordre de Malte ne sont en rien en cause dans ces menées. Eux continuent à oeuvrer pour le bien des démunis et des malades.
Vous avez eu mille fois raison de le souligner, permettez que je m’y associe.
HRC
27 janvier 2017 @ 14:05
Pour certains il s’agit de défendre l’autorité du Pape François, pour d’autres l’indépendance de l’Ordre de Malte, pour d’autres encore (dans les 2 camps cités) de refuser l’usage des préservatifs même en zone de sida, et pendant ce temps l’écrasante majorité des femmes usent de la contraception, et heureusement.
Baboula
27 janvier 2017 @ 14:36
Merci à tous ceux dont le cerveau a bouillonné pour démêler cette embrouille.
Je crois avoir compris.
Gérard St-Louis
27 janvier 2017 @ 17:24
Comme le dirait Peppone dans les films de Don Camillo, les « forces de la Réaction » sont à l’oeuvre et ne veulent pas perdre leurs prérogatives.
Ghislaine
27 janvier 2017 @ 19:41
Je ne vois pas ou est le problème , démission du Grand Maître de l’Ordre de Malte qui n’accepte pas que le Pape François soutienne un chevalier qui a opté pour le préservatif à des fins humanitaires.
C’est clair .
Le Pape François a fait entendre une voix qui , il me semble, a valeur de référence .
Courage , lucidité , que j’apprécie tout autant que l’Homme et le Saint Père .
Esquiline
27 janvier 2017 @ 20:52
Luttes d’influence à l’intérieur de l’ordre, luttes d’influence à l’intérieur du Vatican, luttes d’influence entre l’ordre et le Vatican, rien de bien nouveau chez les dirigeants de cette église-état, il y a des siècles que ça dure.
Les préservatifs ne sont qu’un prétexte, pouvoir et finance voilà les véritables enjeux.
Leonor
28 janvier 2017 @ 14:24
Non, ce ne sont pas là les enjeux. Du moins pas pour le Saint-Siège.
Pour les ultra-conservateurs de tous poils, qu’ils nichent au Vatican, à Malte, ou maintenant à Washington, alors là, oui . Il s ‘agit de faire trembler la sédia papale, et de décrédibiliser le pape, pour laisser la voie libre aux faiseurs de fric en tous genres.
Voir dans le message que j’ai posté hier, et qui n’est qu’un résumé.
Leonor
27 janvier 2017 @ 22:49
… Vendredi 27, 22h33 : je vous ai tous lus, et ai lu aussi les dernières informations .
L’affaire est encore plus compliquée que ce que j’en ai déjà dit, plus haut, en reprenant entre autres les infos parues dans le journal La Croix de la semaine dernière.
Hier jeudi 26.1. l’affaire était cette fois à la une de La Croix, et l’article accumulait d’autres données encore, effarantes.
Si le déclencheur en est cette affaire avec l’Ordre de Malte, il s’agit en fait d’une lutte rude entre le pape et les ultra-conservateurs, avec lesquels l’Ordre a de fortes accointances.
Parmi ceux-ci, les cardinaux américains ( USA), et des politiques au plus proche de Trump.
Pourquoi ?
– Les cardinaux américains parce qu’ils s’opposent aux positions papales dans le domaine qu’on dit maintenant » sociétal » . Ils ont pour l’essentiel soutenu Trump, essentiellement parce que celui-ci est anti-avortement, sans regarder à autre chose.
– Les politiciens proches , 1. parce qu’ils s’opposent à la critique du capitalisme sauvage dénoncé par le pape François; 2. parce qu’ils s’opposent à sa vision écologique et veulent continuer à sur-exploiter la planète .
Le pape est un opposant à ces menées, et , à tous ces vautours, il leur faut l’abattre.
Effarant.
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Antoine, je ne vous comprends pas.
Je ne vous suis plus.
Non.
Vous faites fausse route.
Baboula
28 janvier 2017 @ 10:21
Leonor,Il eut été étonnant que D.T. laisse le pape François à l’abri de sa vindicte.
De la part d’un homme qui gouverne par tweets les surprises ne seront que mauvaises .
Lorenz
28 janvier 2017 @ 17:06
Leonor, avez-vous lu les articles (très convaincants pour moi) qui expliquent qu’il s’agit de question de sous (l’héritage d’un certain Jehan du Tour)? Et de lutte de pouvoir entre le parti allemand et le parti franco-italo-britannique?
Gérard
7 février 2017 @ 16:43
Un coureur cycliste ?
Gérard
28 janvier 2017 @ 11:00
Le grand maître démissionnaire Fra Robert Matthew Festing est le dernier des quatre fils du feld-maréchal Sir Francis Festing, chef de l’état-major impérial, chevalier de Malte après s’être converti au catholicisme, et de Mary Cecilia Riddell, fille aînée de Cuthbert David Giffard Riddell de Swinburne Castle, Northumberland. Son père était le petit-fils du colonel Francis Worgan Festing.
La famille de sa mère était une famille réfractaire (recusant), c’est-à-dire une famille catholique qui malgré la loi, entre environ 1570 et 1791, refusait d’assister aux offices anglicans. Elle descendait des baronnets Throckmorton et du bienheureux Sir Adrian Fortescue, martyrisé en 1539. Fortescue était, rappelons-le, un membre de la cour d’Henri VIII, cousin d’Anne Boleyn, il était chevalier du Bain, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean et tertiaire dominicain. Il fut décapité en 1539 à la tour de Londres pour trahison.
Les trois frères du grand-maître sont John Festing, ancien haut shérif du Northumberland, le major Michael Festing et Andrew Festing, ancien président de la Société royale des portraitistes.
Son arrière-grand-père était donc le colonel Sir Francis Worgan Festing, chevalier grand-croix de Saint-Michel et Saint-Georges, compagnon du Bain, aide de camp (1833–1886), deuxième fils du capitaine Benjamin Morton Festing, de la Royal Navy, chevalier de l’Ordre des Guelphes.
Les armoiries de Fra Matthew sont écartelées aux premier et quatrième de gueules à la croix d’argent (Ordre de Malte), aux deuxième et troisième d’azur à l’aigle d’herminais armée et languée de gueules entre trois tours d’argent ouvertes du troisième.
Gérard
29 janvier 2017 @ 04:57
Sur le site Aleteia Jean Muller écrit que le problème n’est vraisemblablement pas celui que l’on croit c’est-à-dire une lutte entre progressistes et conservateurs.
S’agit-il bien en effet d’une querelle entre anciens et modernes comme le dit le prince Erich von Lobkowicz, président de l’Association allemande des chevaliers de Malte ?
Le 6 décembre 2016 Fra’ Matthew Festing demande la démission d’Albrecht von Boeselager. L’affaire dont il est question remonte à 2005 et à des préservatifs reçus en cadeau distribués à des réfugiés dans des camps en Birmanie et en Afrique où des femmes étaient victimes de viols. Le refus de démissionner du grand chancelier entraîne sa démission décidée par le grand maître avec l’accord du cardinal patron Raymond Burke et ceci entraîne donc l’enquête du pape que refuse, pour des questions de souveraineté, le grand maître. Cependant l’enquête a lieu car beaucoup de chevaliers ont répondu aux enquêteurs. Et un rapport est donc déposé à la mi-janvier sans doute entre les mains du pape qui dans la foulée demande la démission du grand maître qu’il convoque en secret le 24 janvier. Il lui demande donc de rédiger sa lettre de démission.
Le pape croit-on savoir aurait dit à Festing qu’il serait plus facile d’enquêter à nouveau s’il démissionnait. Selon le National Catholic Register le pape lui aurait demandé d’écrire dans sa lettre de démission qu’il avait agi « sous l’influence » du cardinal Burke.
Tout ceci a-t-il un rapport avec les dubia c’est-à-dire les doutes émis par quatre cardinaux dont Raymond Burke après l’exhortation apostolique Amoris Laetitia en particulier sur le mariage chrétien ?
Ce n’est pas certain en fait car pour le journaliste dès 2014 l’élection du souverain Conseil se passe dans la douleur. Matthew Festing avait composé une liste de collaborateurs qu’il souhaitait voir élus au souverain Conseil par le chapitre général c’est-à-dire les chevaliers électeurs.
Le chapitre général refuse tous les candidats du grand maître et dès lors celui-ci va se constituer une sorte de cabinet parallèle pour court-circuiter le souverain Conseil, ce qui sera parfois qualifié de coup d’État. Et c’est dans la suite de ces événements que l’on veut forcer Albrecht von Boeselager à démissionner avant de le démettre. Plusieurs chevaliers en colère collaborent avec les enquêteurs du Saint-Siège qui étaient :
Monseigneur Silvano Tomasi, archevêque titulaire d’Acelum, ancien nonce apostolique, délégué du dicastère pour le développement humain intégral, membre du Conseil Justice et Paix, le jésuite Gianfranco Ghirlando, canoniste, le comte Jacques de Liedekerke, bailli de l’Ordre, avocat, ancien grand chancelier, Marc Odendall, Français, membre du Conseil de surveillance de l’Autorité d’information financière du Saint-Siège, Marwan Sehnaoui, président de l’Association libanaise de l’Ordre de Malte.
En effet ces chevaliers qui répondent aux questions sont inquiets et certains parlent même semble-t-il d’un risque que l’Ordre ne devienne une « République bananière ».
Le cardinal Burke voulut-il que von Boeselager soit destitué alors qu’il avait dirigé Malteser International il y a 11 ans ?
S’agit-il d’une vengeance de Burke contre le pape considéré comme trop conciliant ?
Selon l’américain National Catholic Register sous la plume du vaticaniste Edward Pentin, le pape troublé par ces manquements anciens aurait demandé à Burke en le recevant le 10 novembre de nettoyer l’Ordre de « la présence de francs-maçons ».
Une lettre du 1er décembre 2016 du pape François au cardinal, qui n’a pas été publiée, qui lui demanderait de « supprimer toute affiliation de l’Ordre à des groupes ou des pratiques qui vont à l’opposé de la loi morale ».
Cependant Fra’ Albrecht est blanchi par l’enquête et le pape annule tous les actes du grand maître et du souverain Conseil postérieurs au 6 décembre 2016. Ce qui réintègre dans sa fonction le grand chancelier en annulant l’élection de son successeur par ledit Conseil.
Mais le pape évoque rarement, me semble-t-il, la franc-maçonnerie qui n’a pas l’air d’être son principal sujet d’inquiétude même si effectivement le noyautage, ou ses tentatives, de certains organes de l’Église par des sociétés secrètes est certainement un problème.
Le journaliste observe en outre que Burke n’a qu’une influence limitée et pas de pouvoir dans l’Ordre.
Le cardinal ne semble pas en outre avoir réagi aux prétendus abus de gouvernement de pouvoir du grand maître.
Il semble au journaliste que la question des préservatifs et de contraceptifs oraux n’ait été qu’un prétexte car von Boeselager en a fait arrêter la distribution dès qu’il en a été avisé.
Cette distribution conditionnait de plus apparemment la coopération avec d’autres ONG.
Par ailleurs le grand chancelier avait de bonnes relations avec le grand maître. L’idée du commentateur est donc que celui-ci a dû en profiter pour accroître son emprise.
Enfin ceci arrive concomitamment avec la prise de fonctions à la banque du Vatican, après les scandales intervenus, du frère d’Albrecht qui est un expert reconnu.
Dans la lettre que le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin a adressée aux membres du Conseil souverain de l’Ordre il précise que le pape qui a désigné le grand maître ad interim entend le remplacer prochainement par un délégué personnel dont les pouvoirs seront précisés dans l’acte de nomination.
Des questions sont posées d’autant qu’on le sait le pape a des ennemis en tout cas des critiques. Rome ne manque pas de secrets ou de prétendus secrets et d’observateurs.
La démission du grand maître a-t-elle été acquise sous la pression ? Le pape a-t-il encouragé le cardinal Burke à agir dans l’affaire von Boeselager pour lui jeter une peau de banane ?
Pourquoi précisément le pape a-t-il nommé Burke son représentant auprès de l’Ordre alors qu’il voulait surtout l’évincer du Tribunal de la Signature apostolique pour favoriser une certaine mansuétude dans l’appréciation des causes de nullité canonique de mariage ?
Le souverain Conseil devait se réunir ce samedi 28 janvier 2017.
http://fr.aleteia.org/2017/01/26/pourquoi-le-pape-a-t-il-demissionne-le-grand-maitre-de-lordre-de-malte/
Lorenz
29 janvier 2017 @ 11:42
Gérard, je crois que, en dehors des questions sur le rôle du cardinal Burke, le pape doit avoir considéré le Grand Maître responsable de quelque chose, sinon il aurait été incorrect de le démissionner seulement parce que victime d’une tromperie de la part d’un prince de l’Eglise.
Les différences entre le Grand Maître et Boeselager concerne la gestion d’un héritage. Le donneur (un certain Jehan du Tour) avait prévu un trust offshore, 50% des revenus irait à l’association française de l’ordre de Malte. Le Grand Maître (si je comprends bien) aurait souhaité maintenir ces dispositions, alors que Boeselager (avec le Saint-Siège il semblerait) avait œuvré pour éliminer le trust et pouvoir utiliser immédiatement la totalité du capital. Le Saint-Père a immédiatement pris la part de Boeselager, on le comprend par le fait que dans la commission d’enquête nommée en décembre il y avait ceux qui avaient collaboré avec Boeselager au dossier.
Gérard
29 janvier 2017 @ 13:40
Merci Lorenz je ne savais pas.
Gérard
29 janvier 2017 @ 13:41
Il est constant que les organismes caritatifs ont parfois des difficultés à respecter les dispositions testamentaire et à tout vouloir centraliser.
Esquiline
29 janvier 2017 @ 19:37
C’est exactement à ça que je faisais allusion en disant que cette guerre fratricide était plutôt de nature financière qu’idéologique ou morale sur l’utilisation des préservatifs.
J’ai lu les livres enquête de Fittipaldi et de Nunzi, parfois ardus quand il s’agit de finance, mais bien documentés.
Le Vatican leur avait intenté un procès non pas sur leurs révélations, irréfutables, mais sur la manière dont ils se sont procuré leurs sources.
Ces deux citoyens italiens se sont rendus aux audiences et se sont dit prêts à purger leurs peines dans les geôles vaticanes en cas de condamnation.
Inutile de dire que tout c’est terminé en queue de poisson, l’état italien ayant pu le cas échéant, s’opposer à leur extradition!
Absolution, l’affaire aurait fait trop de bruit.
Gérard
29 janvier 2017 @ 13:38
Le lieutenant intérimaire avec le Souverain Conseil convoquera le Conseil complet d’État conformément aux statuts pour l’élection du nouveau grand maître.
Le Souverain Conseil précise après sa réunion au palais magistral que toutes les décisions prises par le pape et l’Ordre ont pour objet de renforcer la souveraineté de l’Ordre.
Le Conseil complet d’État se réunira selon les dispositions de l’article 23 de la Charte constitutionnelle qui régit l’élection du grand maître ou du lieutenant de grand maître. La majorité est requise plus une voix. Les votants sont le lieutenant de grand maître ou le lieutenant par intérim, les membres du Souverain Conseil, le prélat, les prieurs, les baillis profès, deux chevaliers profès délégués par chaque prieuré et 15 représentants des associations nationales.
Pour mémoire il y a un français au Souverain Conseil, le grand hospitalier, le comte Dominique de La Rochefoucauld, prince de La Rochefoucauld-Montbel.
Antoine
29 janvier 2017 @ 17:15
Merci, Gérard, pour votre exposé clair, informé et honnête. Il démontre parfaitement ce que j’essayais en vain de faire comprendre : personne n’est tout blanc dans cette affaire, y compris celui dont c’est la couleur !
Leonor
31 janvier 2017 @ 19:35
Je ne vois pas comment vous parvenez, Antoine, à tirer une telle conclusion de l’exposé parfaitement factuel de Gérard.
Il semble que votre a priori anti-pape François vous aveugle.
On va ajouter à l’exposé de Gérard ceci, paru dans La Croix sous le titre
» L’Ordre de Malte sur la voie d’un » renouveau spirituel et moral » :
» Dans une lettre au Conseil souverain [ de l’Ordre ], le pape François confirme avoir décidé de » nommer un délégué spécial » auprès de l’Ordre de Malte qui aura la charge » spécifiquement du renouveau spirituel et moral de l’Ordre. » Fin de citation.
La Croix, lundi 30 janvier .
On le souhaite aux Johannites.
J’aime bien quand un pape fait le ménage, surtout dans ce sens-là, bien sûr.
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Antoine, sur ce sujet ( Pape vs Gd Maître Ordre de Malte), vous et moi sommes en désaccord. En désaccord profond même. Mais bon, croyons qu’il y a place pour tout le monde dans la maison de Dieu. Amitiés à vous.
Gérard
31 janvier 2017 @ 16:54
La Croix précise par son correspondant romain Nicolas Senèze que le pape a exigé la réintégration du grand chancelier par une lettre au cardinal secrétaire d’État ainsi que par une lettre qu’il a adressée lui-même au souverain Conseil.
Zenit ajoute à cet égard : Albrecht von Boeselager est donc à nouveau « membre du souverain Conseil » et « il doit être invité à toutes les réunions du Conseil ; dans le cas contraire, la réunion serait nulle », prévient le pape François.
C’est dans cette dernière lettre que le pape François confirme avoir décidé « de nommer un délégué spécial » qui aura la charge de veiller au « renouveau spirituel et moral de l’Ordre et, en particulier, de ses membres qui ont professé le vœu d’obéissance, chasteté et pauvreté ». Rappelons en effet que les chevaliers profès parmi lesquels est choisi le grand maître ont fait profession religieuse et se sont donc engagés à vie par les trois vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance.
Le délégué pontifical ne supplantera pas le lieutenant par intérim mais travaillera à ses côtés, pour préserver le caractère souverain de l’institution.
Le pape précise encore : « le délégué spécial aura la charge d’être mon porte-parole exclusif durant la période de son mandat pour tout ce qui regarde les relations de l’Ordre avec le Saint-Siège », ce qui de facto retire toute compétence au cardinal Burke dont les fonctions étaient précisément d’assurer les relations du pape et de l’Ordre. Le mandat du délégué durera seulement jusqu’à l’élection du nouveau grand maître.
Le pape entend recentrer Malte sur son charisme fondateur : l’accompagnement des malades et « la charité envers les pauvres et les personnes les plus vulnérables de la société », Tuitio fidei et obsequium pauperum » (défense de la foi et service des pauvres).
Le commentateur ajoute que selon de nombreux membres de l’Ordre celui-ci aurait eu tendance à s’éloigner ces dernières années de cet objectif au profit d’un fonctionnement plus mondain alors que la plus grande partie des membres et des bénévoles ont renforcé de manière significative l’action caritative et humanitaire.
Si l’on en croit le Suisse Romain le pape aurait eu à sa manière des mots assez durs en privé à ce sujet sur : « ceux qui mangent du caviar et donnent à manger des boîtes de conserve aux pauvres ».
Pour ce qui est officiel notons que l’Ordre de Malte a remercié le Saint-Père.
Il nous est un peu difficile en France de nous rendre compte de ces questions-là car les chevaliers de Malte que nous connaissons sont exemplaires et d’un dévouement exceptionnel. D’une manière générale d’ailleurs le pape a également rendu hommage aux membres de l’Ordre et aux bénévoles pour le travail qu’ils accomplissent.
Les chevaliers profès sont peu nombreux sur les quelques 13 000 chevaliers et dames. En 2011, en France il n’y avait que quatre chevaliers profès (qui ont donc prononcé les trois vœux évangéliques) et 2 chevaliers à vœux simples sur 542 chevaliers laïcs dont 23 chevaliers en obédience (qui ont donc prononcé une promesse d’obédience).
nozzari
2 février 2017 @ 20:44
Erreur de ma part.
A l’origine de l’affaire, le pape était hostile à la distribution de préservatifs.
Quel naïf je fais !!!