
La princesse Marie Gabrielle de Savoie est la deuxième fille et troisième enfant du roi Umberto et de la reine Marie José d’Italie, née princesse de Belgique. Ses grands parents paternels étaient le roi Victor Emanuele III d’Italie et la reine Elena, née princesse de Monténégro, ses grands-parents maternels étaient Albert I, roi des Belges et la reine Elisabeth, née duchesse en Bavière.
La princesse est née le 24 février 1940 à Naples. Elle porte les prénoms suivants Marie Gabrielle, Giuseppa, Adelgonda, Adelaide, Margherita, Ludovica, Felicita, Gennara. Elle a épousé en 1969 Robert Zellinger de Balkany avec qui elle a eu une fille Elisabeth.
Considérée comme l’historienne de la famille, la princesse qui vit à Genève, s’est toujours fortement impliquée afin de sauvegarder le patrimoine familial et le mettre en valeur notamment par le biais d’ouvrages et d’expositions. C’est suite à une exposition qui a eu lieu à la Fondation Mona Bismarck de Paris où étaient exposées des tenues ayant appartenu à la reine Marie José, mère de la princesse Marie Gabrielle que notre amie du site la journaliste italienne Marina Minelli a souhaité prendre contact avec la princesse.
La princesse a aimablement répondu à la lettre de Marina qui s’est alors déplacée jusqu’à Genève pour réaliser un entretien dont je vous propose les grandes lignes. L’interview complète en italien et les photos se trouvent sur le site ami de Marina, cliquez ici.
Marina Minelli décrit la princesse Marie Gabrielle de Savoie comme une personne très distinguée, courtoise, d’une élégance et raffinement naturels. La princesse fait visiter les archives de la Fondation Roi Umberto et reine Marie José à Marina. Parmi toutes les pièces qui s’y trouvent archivées et précieusement conservées : une mèche de cheveux du roi Albert I, de nombreuses et somptueuses tenues de la reine Marie José, son uniforme d’infirmière au sein de la Croix-Rouge, le pince-nez du roi Albert,…
La Fondation a été créée en 1983 après le décès du roi Umberto. Elle a pour objectif de collecter et rassembler la correspondance privée, des documents historiques, des vêtements, des photos, peintures, … de la maison royale de Savoie. La Fondation est privée et n’a pas de sponsors. La princesse y consacre la plupart de son temps afin de perpétuer le souvenir de ses parents et de sa famille.
La Fondation a également recueilli des gravures, la grande collection de timbres du roi Umberto,… des particuliers envoient aussi parfois des objets en relation avec la famille royale.
La princesse semble avoir hérité la passion de sa mère la reine Marie José (auteur d’un très bel ouvrage sur ses parents le roi et la reine des Belges) pour l’Histoire, les archives, la recherche. La Fondation accueille un très beau centre de documentations où viennent travailler des chercheurs. C’est incontestablement un lourd travail et de longue haleine mais la princesse s’y investit totalement.
La princesse est à la base de deux très belles expositions qui ont lieu à la Venaria Reale et à la Fondation Mona Bismarck à Paris où les tenues de Cour de la reine Marie José ont été mise en valeur.
La princesse Marie Gabrielle n’approuve pas la médiatisation de son neveu le prince Emanuele Filiberto, préférant pour sa part le travail de l’ombre et la discrétion.
La princesse a été très touchée d’être choisie comme marraine du prince Umberto, fils du prince Aimone et de la princesse Olga de Savoie. Elle se sent proche de son cousin le prince Amedée qui assume la continuité dynastique à ses yeux. La princesse rappelle aussi la douleur qu’a représenté l’exil pour son père, décédé sans revoir sa patrie.
A noter que la princesse a aussi gardé des liens avec la famille royale de Belgique. La princesse Marie Gabrielle était d’ailleurs présente lors des funérailles du prince Alexandre, ayant toujours été très proche du roi Léopold III, de la princesse Lilian et de la princesse Esmeralda de Belgique.
Parmi les nombreux projets de la princesse : transférer l’exposition des tenues montrées à la Fondation Mona Bismarck avec l’aide précieuse d’Hubert de Givenchy au musée de Topkapi d’Istanbul, une exposition sur sa grand-mère paternelle la reine Elena, née princesse de Montengro à Cetinje au Monténégro,… (Encore toutes mes félicitaions à Marina pour cette superbe interview – Copyright photo : Marina Minelli)
Colette C.
21 décembre 2009 @ 15:22
Marie-Gabrielle fait preuve d’une grand dignité dans son comportement .
Albert
21 décembre 2009 @ 15:43
@Maria Carlota: je pense que c’est bien plus simple que cela et qu’elle se rend compte que son neveu, le prince de Venise, n’a pas la carrure d’un prétendant au trône préférant la vie de la jet-set, du bling-bling et du cinéma. Elle ne doit sans doute pas apprécier son passé assez peu catholique (il a avoué s’être longtemps drogué) ni le coté « border-line » de son propre frère.
francesca
21 décembre 2009 @ 16:59
Merci à Marina pour cette très riche entrevue avec la Princesse Marie-Gabrielle. De l’élégance, du savoir-vivre et de la culture (à ne pas confondre avec les diplomes), voilà qui fait d’elle la digne héritère du Re di Maggio.
sanyaku57
21 décembre 2009 @ 17:25
Pour tous ceux qui dissertent sur le fait qu’untel ou un autre puisse regner, ne vous en fait donc pas autant, aucun de tous ceux là ne montera un jour sur le trône d’Italie. Les italiens n’ont pas du tout envie de voire revenir un roi au pouvoir !!!
Tous ces princes peuvent bien se prétendre héritier d’un trône puisque ce lui ci n’existe plus !!!
Laurent D
21 décembre 2009 @ 18:12
Personnellement, malgré ses grandes qualités, je n’aime pas cette femme.
Elle a trahi son frère en prenant part pour son cousin au lieu de le soutenir dans les épreuves qu’il a traversées.
Son ex-époux a plutôt une réputation sulfureuse et je ne comprends pas pourquoi elle a hérité de beaucoup plus de joyaux de famille que ses deux soeurs et son frère et en plus elle a vendu des pièces historiques pour « payer les droits de succession » ; je pense qu’elle aurait pu trouver un autre moyen de trouver un financement pour les régler et ainsi les conserver dans la famille.
Laurent D
21 décembre 2009 @ 18:14
Justement si elle est si attachée à l’histoire de sa famille, elle aurait du tout faire pour préserver l’héritage de la Maison de Savoie.
cisca
21 décembre 2009 @ 18:33
Ja partage l’avis de Laurent D et je deplore que les membres de la famille royale italienne se disputent entre eux de cette maniere. Je suis aussi surprise de voir les familles non regnantes exitees à ce point par des questions comme le rang et la naissance.
JAusten
21 décembre 2009 @ 19:04
Marina, si vous accepter ma très modeste contribution, je me ferais un plaisir de vous aider.
Régine
21 décembre 2009 @ 19:07
A Marina,
Je vous transmets les coordonnées de Sophie et Jausten pour la traduction
Charles
21 décembre 2009 @ 19:27
La princesse Marie-Gabrielle de Savoie a beaucoup de classe et d’allure.
Elle ressemble a ses cousines, les princesse Margherita et Marie-Christine de Savoie-Aoste.
tody
21 décembre 2009 @ 19:54
Pour ce qui concerne l’heritage de jouyaux de Maria Josè, c’est la Reine qui a voulu comme ça dans ses dernieres volonteès rendueès chez un notaire.Son fils a eu le chateu de Merlinges les filles ont eu le joyaux.
Le prince de Naples n’a pas acceptè la decision de sa mere et selon la presse italienne a cherche d’interdir sa merè, ses soeurs ont pris la defense de la Reine, toutes ses soeurs, ça j’ai lu sur la presse italienne Corriere della Sera, Repubblica, Sole 24 ore, La Stampa, dans les anneès qui sont passes après la mort de la Reine. La princesse a vendu le joyaux avec ses soeurs, pas tout seule parce que sont frere a portè cause en tribunal, la princesse n’a pas trahi son frere, on ne peut pas toujours plier la tetè
Caroline
21 décembre 2009 @ 20:40
A notre Regine [et son equipe],je suis certaine que vous allez prendre des vacances bien meritees et que votre tres beau site abondamment illustre avec des commentaires incroyablement varies sera ferme pour au moins une semaine.Donc,je vous souhaite ‘Joyeux Noel’ et’ Bonne et Heureuse annee 2010′ a tous points de vue!Votre humble et fidele Caroline.
Régine
21 décembre 2009 @ 20:43
A Caroline,
Pas de vacances entre Noël et Nouvel An, le site continuera donc à plein rendement. Le repos c’est pour après ;-)
pierre-jean
21 décembre 2009 @ 20:55
Vous m’en voyez ravi Régine, merci pour tout.
Caroline
21 décembre 2009 @ 20:55
A notre Regine,notre superwoman,oohh,je vous pousserai a etre en vacances precisement pendant cette periode,lool!!Bon,si vous preferez vous reposer apres le Nouvel an,je respecte votre volonte!Toujours votre fidele Caroline!
Laurent D
21 décembre 2009 @ 21:32
Le Prince de Naples avait racheté le Chateau de Merlinges à sa mère bien avant son décès pour en faire la résidence de son fils.
Charles
21 décembre 2009 @ 22:00
Corentine,
Marie-Jose de la Ruelle serait ni plus ni moins une mythomane.
Ces personnes derangees inventent un passe et finissent par croire que c’est la realite.
Vous comme moi conaissons malheureusement ce type de personnage…..
Je vous souhaite un beau Noel!
minou
21 décembre 2009 @ 22:58
De toute façon , on peut comprendre que Marie Gabrielle rend hommage à ses parents, elle doit bien comprendre que l’Italie actuelle n’est pas prête de revoir les descendants du roi d’Italie et rien de plus ….
D’accord avec Laurent D pour ses commentaires ….
Manel
21 décembre 2009 @ 23:38
Merci à Régine,Marina et Stefano pour ce reportage. J’espère qu’on aura d’autres reportages fruit d’échange entre des sites ami comme celui du portrait de Marie de Roumanie et celui ci .
Laurent D
22 décembre 2009 @ 09:39
Charles ,
Vous l’avez déjà rencontrée pour être si certain de sa classe innée et de sa superbe allure ?
Personnellement, je l’ai croisée en sortant de l’Hôtel Meurice et je ne suis pas tombé à la renverse en la voyant;
Elle avait fini de dîner environ au même moment que mon groupe d’amis et moi.
Nous sommes sorti à peu près en même temps du restaurant et du palace et franchement rien ne m’a fait tomber à la renverse en la voyant marcher rue de Rivoli, cherchant un taxi, c’était comme une personne quelconque sans grand raffinement.
jean-marie
22 décembre 2009 @ 10:47
sanyaku.57
Bonjour .
Nous le savons que les Italiens et les Italiennes préfèrent avoir un bouffon comme Silvio Berlusconi comme chef d’Etat qu’un roi d’Italie.
Aussi vous me permettrez de vous dire que je préfèrerai voir la monarchie restauré en Italie,pas avec Victor-Emmanuel ni non plus avec Filiberto mais avec la branche qui est au contact depuis toujours avec son pays plutôt qu’une république Italienne avec un chef de gouvernement qui est la risée de la planette.
Sophie LbM
22 décembre 2009 @ 11:04
Cher amis du site de Régine,
Fidèle lectrice, c’est la première fois que je participe à ce forum, et je suis émue comme une rosière allant à un rendez-vous galant ! Puisque je parle italien, je vous partage la traduction de l’interview de la Princesse Marie-Gabriella, que je viens de terminer.
C’est une bonne initiative de vouloir protéger, mettre en valeur et transmettre le patrimoine historique. Et dans ce domaine, je pense que toutes les initiatives sont les bienvenues, de quelques personnes qu’elles émanent, anonymes ou célèbres,professionnels de l’histoire ou non.
Je me réjouis d’entrer dans la grande famille du Forum de Noblesse et Royauté.
Amitiés à tous
TRADUCTION:
Interview de la Princesse Marie-Gabrielle de Savoie : la Fondation, les recherches, les livres
La Princesse Marie-Gabrielle de Savoie vit à Genève, dans une petite villa entourée d’un beau jardin, où chacun de ses trois petits enfants (enfants de sa fille Elisabeth, dont un en bas âge) ont leur propre portion de terre, où ils cultivent un potager, sous l’œil attentif de leur grand-mère. Dans le jardin et la maison, quatre gros chiens vont et viennent librement. Deux sont de taille imposante, le troisième, un bouvier bernois, est à la recherche constante de caresses, même de la part de visiteurs qu’il ne connaît pas. Quant au quatrième, il aime s’allonger à côté de la Princesse sur le divan. Ils suivent tous les quatre la maitresse de maison pas à pas, et n’ont pas apprécié, pendant la visite des archives de la Fondation, de devoir attendre dehors. Marie Gabrielle de Savoie fut définie à juste titre comme la plus belle des filles du Roi Umberto et de la Reine Marie-Josée. Elle ressemble à la fois à son père et à sa mère. Elle est grande, d’une élégance naturelle sans ostentation, elle est gentille, disponible et d’une courtoisie extrême. Raconter des anecdotes l’amuse et , dans les pièces dédiées à la Fondation, elle ouvre des boites, elle feuillète des livres, montre des photos et des souvenirs insolites : la première chemise de nouveau-né de son grand-père, le Roi Albert 1er de Belgique, par exemple. Dans une autre boite, se trouve une mèche de cheveux blonds du roi alpiniste, mort durant une séance d’escalade ; dans une autre, le pince-nez du Roi que l’on voit sur un grand nombre de photos d’époque. Il y a aussi les vêtements de la Reine Marie-Josée ainsi que ses fourrures, ses chapeaux style années 30, et son uniforme d’infirmière de la Croix-Rouge. Souvenirs d’un monde disparu, mais pas si lointain que ça et surtout, un morceau d’histoire italienne et européenne, dont la Princesse est le gardien passionné ;
Q : Quel est l’objectif de la fondation, que vous avez créée en 1983, juste après la mort du Roi Umberto?
R : collectionner, recueillir et cataloguer les objets, les photos, les vêtements, les peintures, les journaux, les lettres privées, l a correspondance, tous ces documents liés à l’histoire de la Famille de Savoie. La Fondation est privée, elle n’a pas de sponsor, pas de mécènes, c’est un réceptacle de mémoire. Mon plus grand souhait est que les souvenirs de mes parents, le dernier Roi et la dernière Reine d’Italie, ne se perdent pas. C’est pourquoi j’ai décidé de consacrer du temps, des ressources et de l’énergie à ce projet.
Q : Comment cela a-t-il commencé ?
R : Naturellement quand j’ai reçu l’héritage de mes parents. Mon père, pendant son long exil avait réuni une collection importante de tableaux, livres, gravures, sculptures, toutes liées à l’histoire de notre famille. Beaucoup de pièces étaient très intéressantes, comme par exemple la collection de gravures sur les différentes ostentations du Saint Suaire, qui fut propriété de la famille de 1453 jusqu’à 1983, date à laquelle il fut offert au Pape Jean-Paul II. J’ai racheté à ma sœur cadette Marie-Béatrice sa part de la bibliothèque paternelle et de la collection de gravures. Il y a aussi les objets personnels de ma mère, la Reine Marie-Josée, qu’elle avait hérités de ses parents, le Roi Albert 1er de Belgique et la Reine Elisabeth. Aujourd’hui, je ramasse tout, souvent j’achète, mais il y a aussi des gens qui m’envoient spontanément ce qu’ils trouvent, parfois par hasard.
Q : quels sont les pièces les plus intéressantes ?
R : Sans aucun doute des livres rares sur la maison de Savoie, les tableaux, et une collection de plus de 12 000 gravures, ainsi que les nombreuses photos, prises lors de manifestations publiques, ou bien en privé. Ces dernières représentent une documentation exceptionnelle et en grande partie inédite sur la vie de la famille royale italienne.
Q : des quatre filles du Roi Umberto, vous êtes la seule qui ait le désir de conservation de la mémoire, ainsi qu’une grande passion pour l’histoire de votre famille.
R : Je crois qu’il est important de réunir le tout dans un même lieu. Aujourd’hui, cette Fondation, pour laquelle j’ai engagé une partie de mon patrimoine, est à la fois une archive et un centre d’étude et de documentation qui accueille des chercheurs venus de toute l’Europe. En ce moment, nous sommes confrontés au problème de la classification du matériel. J’y travaille avec quelques collaborateurs, mais la route est encore longue. Quant à la passion de l’histoire, j’ai du l’hériter de ma mère, qui pendant des années, s’est consacrée à l’étude de l’histoire millénaire des Savoie. Ma mère était une historienne, une chercheuse, qui restait dans les archives du matin au soir.
Q : la Fondation ne se contente pas de recueillir et conserver, elle encourage aussi les initiatives liées aux personnages de la Maison de Savoie, comme par exemple l’exposition à Paris sur le trousseau de la Reine de Mai.
R: l’exposition à la Fondation Bismarck a été un événement extraordinaire et qui a rencontré un grand succès, grâce notamment à son commissaire, Hubert de Givenchy, qui a choisi en personne à la Fondation toutes les pièces exposées, dans une mise en scène incroyable, voire fabuleuse. En 2008, le palais royal de Turin a accueilli une belle exposition des habits et manteaux de Cour, qui a attiré plus de 1000 visiteurs par jour. Un record, qui démontre qu’en Italie, il y a encore de l’intérêt et de la curiosité pour la famille de Savoie.
Q : Un intérêt dont votre neveu Emanuele Filiberto a compris la portée, mais qu’il gère à sa façon
R : c’est un mode de vie que je ne comprends pas. Emanuele Filiberto profite de son nom, de notre nom. Ceci n’aurait pas plus à mon père, lui si discret et silencieux. Son comportement est embarrassant, et nuit à notre image.
Q : Et en effet, vous considérez que le dépositaire des droits dynastiques est votre cousin le Prince Amedeo, Duc d’Aoste, et son fils le Prince Aimone. Vous êtes d’ailleurs la marraine du fils de celui-ci, me petit Umberto.
R : oui, absolument. C’est pourquoi j’ai offert au petit Umberto la chevalière qui appartenait à mon père, en signe de continuité dynastique. Au Portugal, il était très aimé, de part ses nombreux actes caritatifs. Il s’est beaucoup donné pour aider les autres, mais ce qui comptait le plus pour lui, c’était la dignité et la discrétion. Mon père avait une grande nostalgie de son pays. Il a payé le prix fort, car l’exil représente la mort historique. Et pourtant, il a fait beaucoup pour l’Italie pendant les quelques mois de son règne, comme par exemple l’abolition de la peine de mort. J’avais six ans quand nous sommes partis, je n’ai que peut de souvenirs car j’étais une enfant. Mon père, par contre, qui avait 43 ans, en a terriblement souffert.
Q : en 2011, l’Italie célèbrera le 150e anniversaire de son unification, à laquelle la famille de Savoie a participé d’une manière déterminante. La Fondation a-t-elle prévu une manifestation à cette occasion ?
R : Peut-être avec la Fondation Accorsi de Turin, mais rien n’est encore décidé. Cette commémoration importante est entourée de polémiques. Je sais que a Ligue (NDT : parti raciste, qui milite pour la séparation de l’Italie en deux) proteste, mais si l’on regarde les choses au fond, l’unification a bénéficié plus au Nord qu’au Sud. Par exemple, l’élimination des frontières entre les différents états a permis de supprimer les droits de douane, ce qui a bénéficié au Nord industriel. Au Sud, qui était déjà largement unifié, le problème ne se posait pas. Mais quoi qu’il en soit, je suis toujours prête à prêter les pièces que je possède.
Q : quels sont vos projets pour le futur ?
R : l’exposition consacrée aux vêtements et manteaux de Cour de la Reine Marie-Josée pourrait aller en Espagne, et cela serait amusant de la présenter également Istanbul, dans le Palais de Topkapi. J’aimerais aussi beaucoup organiser une exposition sur la Reine Elena à Cettigne, au Monténégro..Dans son livre sorti récemment sur le Reine Elena, Isabelle Pascucci a utilisé beaucoup de matériel se trouvant à la Fondation. Ma grand-mère était une femme extraordinaire, extrêmement généreuse et dévouée aux autres. Exactement comme mon père, qui a hérité d’elle l’esprit d’abnégation.
Q : vous êtes liées par des liens d’amitié et de parenté à la plupart des familles royales. Quelle est votre impression sur la jeune génération ?
R : je connais bien le Roi d’Espagne ; Quant à Letizia, je ne l’ai vue que deux fois, trop peu pour exprimer une opinion. Je trouve que Mathilde, l’épouse de Philippe est belle et douce. C’est un beau couple, uni, qui travaille ensemble pour son pays. Aujourd’hui, la monarchie ne signifie pas pouvoir et argent, mais représentation. Il faut le faire avec style et classe. Même quand on ne règne plus. A l’inauguration de l’exposition à la Fondation Bismarck, beaucoup de têtes couronnées sont venues, ainsi que le désormais ex-gendre du Roi d’Espagne, le Duc de Lugo, qui est une personne très gentille. Je suis l’amie de l’ex-roi Fouad d’Egypte. Je connais et fréquente les Orléans, depuis l’époque où nous étions en exil au Portugal, nous vivions tous là-bas. Pour les fêtes de Noel, nous allions le 24 chez les Barcelone, la famille de Don Juan, comte de Barcelone et père du Roi Juan Carlos. LE 25 se célébrait chez les Paris, c’est-à-dire le Comte et la Comtesse de Paris, Isabelle et Henri d’Orléans, avec leurs 11 enfants. Enfin, le 6 janvier se célébrait chez nous, les Italiens.
maria carlota
22 décembre 2009 @ 12:03
pour Charles et pour Albert,
Vous me dressez là un portrait bien affligeant du prince Vittorio Emanuele et de son fils Emanuele Filiberto.
s’il en est ainsi, je comprends mieux la position de Marie gabrielle ,même si c’est un peu choquant au niveau de la fratrie.
Pour prétendre à une couronne , il faut être digne de la porter.
je vous remercie tous deux de vos témoignages.
Charlotte
22 décembre 2009 @ 12:20
Sophie LbM,
Un grand merci pour cette traduction qui nous permet ainsi d’apprécier l’entièreté de l’article de Marina relayé sur le site de Régine
Sophie
22 décembre 2009 @ 12:21
Merci beaucoup à SophieLBM et bienvenue à vous sur le site !
J’avais tenté une traduction par Google mais maintenant c’est parfait !
Et encore bravo à Marina pour cet entretien et à son époux pour les photos ;-)
Caroline
22 décembre 2009 @ 12:32
Chere Sophie LBM,
Caroline
22 décembre 2009 @ 12:35
Chere Sophie LBM,que vous avez ete d’une grande serviabilite pour nous traduire cet interwiew en francais pour nous!!Un tres grand merci de notre part!!
marie-louise
22 décembre 2009 @ 12:53
merci a Sophie LBM pour sa traduction et bienvenue sur le site!maria carlota,la princesse Mrie-Gabrielle est une femme intelligente et est tres objective face a certains elements de sa famille et c est tout a son honneur!il est tres important de savoir rester critique meme au sein de sa fraterie!
Luise
22 décembre 2009 @ 13:52
Jean – Marie msg 51
N’est pas possible faire une comparison entre le Premier Ministre et le Roi, on convient faire la comparison entre le President de la République d’Italie et le Roi. Notre Président est Giorgio Napolitano.
Et il y a une grande différence, un chef de gouvernement
peut aller en minorité et etre chasseé. Se debarasser d’un mauvais roi est plus difficile.
Laurent D
Vous savez bien l’histoire de l’Italie.
Charles
22 décembre 2009 @ 13:53
Sophie LBM
Un tres grand merci.
Je suis tres heureux d’avoir, grace a vous, lu cet article.
Felicitations a la princesse Marie-Gabrielle de Savoie pour son action en memoire de la maison d’Italie. Son elegance morale est un exemple pour le peuple italien fidele a sa famille royale et a ses valeurs.
Je suis satisfait qu’elle soit la marraine du prince heritier dynastique de la maison d’Italie. La bague du roi Umberto, si digne et si discret dans l’adversite, sera un symbole pour le prince Umberto.
La maison d’Italie connaitra encore de beaux jours grace a la branche Aoste.
Les princes qui derogent, ne meritent l’estime de personne.
Avanti Savoia!