
L’Institut Duc d’Anjou annonce la présence du prince Louis et de la princesse Marie Marguerite de Bourbon, duc et duchesse d’Anjou le dimanche 15 mai 2011 lors de la célébration du 800ème anniversaire de la cathédrale Notre-Dame de Reims. Voici ci-dessous, le programme du jour proposé par l’Institut Duc d’Anjou. (Merci à Parella)


Alexis R
28 avril 2011 @ 09:22
Merci Michaël, de nous avoir rappelé les sources de l’alfonsisme, telles que données par Hervé Pinoteau lui-même (et au moins nous pouvons être assurés que le bon Nemausus n’accusera pas le baron Pinoteau d’être à la solde des Orléans, encore que, sait-on jamais… ;-)
Je note quelques phrases très intéressantes:
» donc militer en faveur d’un infant sourd-muet qui résidait en France et dont les garçons, issus d’un mariage religieux, résidaient on ne savait trop où… »
Tiens donc, les alfonsistes auraient-ils donc prospecté les différents Bourbons pour trouver enfin un prétendant et surtout rejeter les Orléans? Ils prétendent pourtant toujours le contraire ici.
« Le prince Alphonse fut long à convaincre. Plus que prudent, notre maître était réservé, car il était manifeste qu’on lui faisait miroiter une situation spéciale en Espagne, alors que la France lui paraissait bien lointaine. » Phrase très intéressante! On se demande bien quelle était la « situation spéciale » qu' »on » lui faisait miroiter en Espagne!!
« Devenu roi de droit pour les légitimistes, le prince Alphonse eut progressivement à définir sa difficile position. A la suite d’un entretien à l’ABC que plusieurs d’entre nous jugèrent décevant, nous exigeâmes un texte clair que le nouveau chef de maison signa le 3 août 1975, sous forme de lettre à M. le duc de Beauffremont et dont j’avais établi la moindre ligne lors d’une discussion ardue. Pour les choses les plus graves, le prince Alphonse, qui arborait alors le titre nouveau de duc d’Anjou, faisait preuve d’une prudence pouvant mettre à mal une impatience qui me semblait fort… légitime ! »
Curieusement, ce n’est que dans les derniers mois de la vie du général Franco, alors que l’agonie de ce dernier est déjà prolongée, que le duc de Cadix semble se décider, et encore, à reculons!
« Ayant beaucoup souffert dans sa vie privée et publique, le feu Prince n’aimait pas faire de peine aux gens, ce qui entraînait trop souvent un manque de vigueur dans la direction des affaires, mais, il faut l’admettre, il était de plus en plus souvent exaspéré par les attitudes de certains légitimistes obséquieux et d’une grande nullité dans le service. Il souffrait aussi des leçons données par les excités du drapeau blanc et du Sacré Coeur… ce qui me valait ensuite de longues conversations pour remonter la pente en faveur de symboles obligatoires. »
Quand on lit ce que certains alfonsistes invétérés pondent ici, on comprend aisément la position du duc de Cadix, et celle de son fils après lui!
En effet, le duc de Cadix apparaît bien avoir été instrumentalisé par quelques ultras, quand on lit ces lignes. Et j’ajoute que sa mère, la princesse Emmanuelle de Dampierre, n’y est pas pour rien non plus. Mais, comme le dit le baron Pinoteau, « le feu Prince n’aimait pas faire de peine aux gens ».
Bien amicalement à vous Michaël,
Alexis R.
Nemausus
28 avril 2011 @ 09:37
Cosmo
Je ne reviendrai pas sur la nullité de ces renonciations longuement exposée ici et parfaitement défendue par de nombreux ouvrages dont la thèse du prince sixte de parme.
Vous considérez qu’un traite international est immuable alors que la réalité a tjs montre le contraire et que les principaux intéresses ont signe pour arrêter la guerre tout en sachant que ce traite serait viole a la première occasion et de la nullité de ces renonciations. Les contemporains de Louis XIV et Louis XV en étaient persuades tout comme Louis Philippe lui même et c’est peut dire sans compter les constituants!
Si je vous écoutais nous appellerions sur le trône de France la reine Elisabeth II en vertu du traite de Troyes …
Nous ne serons jamais d’accord sur l’application du droit. Si les Orléans eux même avaient été si persuades de la validité de ces renonciations alors pourquoi inventer une loi dite du vice de peregrinite et s’appuyer essentiellement sur leur thèse sur la nationalité non existante dans les lois fondamentales ? Justement a cause des propres aveux de Louis Philippe ne croyant pas a la validité des renonciations!
Et alors que penser des renonciations de Philippe égalité non seulement au trône mais aussi a son appartenance a la maison royale? Pour moi elles sont tout aussi nulles que celles de Philippe V.
Si les henrikistes étaient si sur des renonciations ils ne s’acharneraient pas a tenter de discréditer le duc d’Anjou en colportant des ragots perfides de bâtardise …
Non cosmo vous n’arriverez pas a faire croire que les français d’aujourd’hui considèreraient les renonciations de Philippe V comme valides et celles de Philippe égalité comme nulles. En vertu de quelle logique ? A part henrikiste bien sur!
Tout le problème pour les Orléans c’est cette nationalité française du duc d’Anjou reconnue par la république y compris son ainesse de chef de maison royale. Toutcela met a mal leur théorie sur la nationalité.
Les Orléans ont loupe le coche a plusieurs reprises au milieu du 20ème ou ils auraient pu faite valoir cette thèse nationaliste en vogue a cette époque en leur faveur y compris en contrevenant aux lois fondamentales. Tant pis pour eux !
Bref je resterais légitimiste et vous orléaniste quoique vous disiez le contraire votre dernier message montrant clairement qui sont vos poulains.
Envoyé de mon iPhone et pardon pour les éventuelles fautes car impossible de relire mon message sur l’iPhone.
Audouin
28 avril 2011 @ 09:52
8ème Centenaire de la Cathédrale de Reims.
En dépit des démentis que Néoclassique et moi-même lui opposons, Charles continue d’affirmer contre toute vraisemblance que « le Comte de Paris présidera les cérémonies officielles du 8ème centenaire de la Cathédrale de Reims ».
Le pass VIP que j’ai reçu à mon nom et transmis à Régine pour publication éventuelle se passe de commentaires : Henri d’Orléans ne présidera rien du tout. Sa présence n’est même pas mentionnée sur le carton d’invitation.
Le prétendant fait seulement partie, au même titre que quelques dizaines d’autres invités, de la première fournée de VIP (carton rose).
Un point, c’est tout.
Audouin
jean-marie
28 avril 2011 @ 11:48
Bonjours à tous.
Cosmo.54
Ces renonciations au trône de France du petit-fils de Louis XIV sont très claires pour tout le monde sauf pour une poignée d’intégristes de ce site.
aubert
28 avril 2011 @ 11:52
HRC 59: Si je perds mon pari qui n’est qu’une plaisanterie, tant mieux, car malgré l’intérêt de plusieurs commentaires, il faut reconnaître que cette controverse perpétuelle est détestable. Elle dessert la cause qu’elle prétend défendre.
Comme vous me le suggérez je suis retourné sur « Serbie » où j’ai pu apprécier la qualité et le réalisme des commentaires.
padraig
28 avril 2011 @ 12:45
Merci Michael (41-43) pour vous être infligé (mais c’était pour la bonne cause ;-)) la lecture des souvenirs du « légitimiste » baron Pinoteau.
C’est fort éclairant, en particulier sur le côté artificiel du montage des revendications alfonsistes, dont certains représentants du « légitimisme canal historique » sont à présent abandonnés par don Luis-Afonso lui-même !
Merci aussi à Alexis R (61) pour les commentaires éclairants que vous avez rédigés sur ces textes publiés par Michael.
Bravo à tous les deux pour ces mise au point !
padraig
28 avril 2011 @ 13:07
cosmo 54
Excellente publication ! À force de faire référence d’un côté et de l’autre à ce texte fondateur indispensable sans en avoir tous les détails sous les yeux on finit par oublier sa précision et sa richesse, ce texte valide avec encore plus d’arguments les droits de la Famille d’Orléans à représenter notre Famille royale de France en ce XXIème siècle et ceci depuis la disparition de la branche aînée.
Votre publication du texte complet du Traité d’Utrecht et documents afférents en y adjoignant le lien (canadiana.org) qui permet de tout lire, complète fort heureusement, en montrant la source même du Droit de succession français, les textes que viennent de publier sur N&R Michael et Alexis R qui ont fait un superbe travail. Vous vous êtes bien complété !
cosmo
28 avril 2011 @ 14:01
Nemausus (62)
Nous ne serons effectivement jamais d’accord. Comme je vous l’ai dit, je n’ai aucune idée préconçue sur l’un ou l’autre des « prétendants » et c’est pour me faire une opinion que j’ai lu le traité et analysé un certain nombre de faits postérieurs. Il est inutile que je développe une argumentation qui ne ferait qu’encombrer une fois de plus ces pages et ne vous servirait à rien car vos convictions sont si ancrées que je ne suis pas sûr que vous la lisiez.
Je suis quand même bluffé de voir tant de haine mutuelle sur un sujet somme toute de peu d’importance. C’est à souhaiter que jamais la Monarchie ne soit rétablie en France car à quoi assisterions nous alors.
Merci aux deux de m’avoir permis de prendre conscience que l’établissement de la République en France ne fut pas la chose que j’ai longtemps crue mauvaise. Mes seules pensées vont désormais à Louis XVI, à Marie-Antoinette et au Dauphin, victimes tant de la cruauté de leurs ennemis que de la bêtise de leurs partisans.
A vous croiser sur d’autres commentaires
cosmo
28 avril 2011 @ 16:45
Padraig (66)
Il me semblait important de remonter aux sources afin de savoir exactement ce dont on parlait. Bien sûr cela ne peut convaincre ceux pour qui la messe est dite depuis longtemps. Pour moi qui n’avais aucune idée préconçue, tout est clair. Ce texte a été signé en toute connaissance de cause des problèmes qu’il suscitait et il est de l’expression même des monarques que la renonciation y contenue, inusitée et contraire aux affirmations des Lois fondamentales du Royaume, changeait ces dernières de façon formelle. Il n’y a pas de lois, textes, règlement ou constitution qui ne puissent évoluer voire disparaître. C’est la loi de la vie. La réciprocité des renonciations vient conforter leur caractère définitif. L’expression « comme si nous n’étions pas nés » est la plus forte que l’on puisse employer. Le prince Sixte de Bourbon-Parme et autres commentateurs n’y changent rien pas plus que les vélléités de Philippe V à la mort de son grand-père, ni le texte ambigüe de la Constitution de 1791.
Quant à dire que le Traité d’Utrecht n’était plus considéré comme valide au long du XVIIIème siècle, cela est faux car il y est fait référence expresse en 1830-1833 par la France, l’Angleterre et les Deux-Siciles, lors de la crise de succession ouverte en Espagne par Ferdinand VII, l’opposition à la désignation de l’Infante Isabelle se faisant sur l’application des conditions des Renonciation de 1713 et l’établissement corolloraire de la primogéniture mâle en Espagne. Pour un Traité qui soi-disant n’avait plus de valeur et n’était plus appliqué depuis longtemps, c’est surprenant!
Il y a une chose que je ne comprends vraiment pas, l’opposition farouche à la Maison d’Orléans qui n’a démérité en rien de son lignage. Il est évident que voter la mort du roi n’a pas été le geste le plus beau acompli par un membre d’une Maison princière mais enfin Philppe-Egalité ne fut ni le premier, ni le dernier prince a envisager la mort de celui à qui il souhaitait succéder. Le comte de Provence n’a pas porté dans son coeur le deuil éternel d’un frère pour lequel il n’avait ni estime, ni considération.
L’ensemble de l’argumentation légitimiste repose sur une contestation permanente des textes, de leur application et des faits. Il est à noter que le Comte de Chambord lui-même n’a jamais remis en cause le Traité de 1713, car cela aurait ipso facto remis en cause les droits de la Maison de Bourbon en Espagne. Evoquer la nullité des renonciations est revenir au statu quo ante et remettre sur le tapis la dévolution de la Couronne espagnole qui serait ainsi sorti de la Maison de Bourbon. Tous les Bourbons seraient rentrés en France et la couronne espagnole aurait fait l’objet d’un nouveau traité. Je ne pense pas que Sa Majesté le Roi d’Espagne suive ce raisonnement. Et ce d’autant moins qu’ils sont authentiquement Roi en Espagne et hypothètiquement en France – C’est sans doute pour cela que les Carlistes, qui auraient pu prétendre à la Couronne de France, ne l’on pas fait.
Quant à la querelle faite au comte de Paris sur la place de son fils le prince François, elle est inutile et méchante car on se sert d’un prince incapable qui ne demande rien. Il est évident qu’il ne pourrait régner si le fait s’avérait et que son cadet serait roi.
Cela fait penser à l’attitude du Prince Metternich qui pour conserver le pouvoir en 1835, et ce malgré le désir exprès de l’Empereur François Ier d’Autriche, a, au nom de l’intouchable légitimité, assis sur le trône d’Autriche Ferdinand. Pendant treize ans l’Empire eut sur son trône un épileptique débile. Le tout finit en 1848 par une nouvelle révolution européenne et la débandade dudit Metternich. La descendance de Léopold II fut plus prolixe et plus brillante que celle de François Ier. En 1835, les Archiducs Joseph ou Jean, frères cadets de François Ier, étaient plus à même de régner que les archiducs Ferdinand ou François-Charles. Quand François-Joseph monta sur le trône en 1848, grâce au « Complôt des Dames », le mal hélas était fait.
Cordialement
Cosmo
Aramis
28 avril 2011 @ 19:35
Micahel, cosmo, padraig, Alexis R, avec vous, dans cette union de coeur et d’esprit dont vos derniers commentaires prouvent tant la persistance et l’actualité que le bien fondé.
padraig
28 avril 2011 @ 23:43
Merci Cosmo pour toutes vos précisions. On ne peut que constater le poids du travail intellectuel que vous avez effectué.
Vos textes, contrairement à d’autres sur ce site, marient harmonieusement le raisonnement juridique ET le réalisme historique et politique, ce qui est indispensable sur le sujet de la succession par la Famille d’Orléans, l’un sans l’autre ne menant qu’à des impasses. Dans la même veine, vous répondez bien également sur le mauvais procès que certains, par mauvaise foi et par méchanceté obsessionnelles tentent d’intenter au chef de la Famille de France, comte de Paris et au prince Jean, duc de Vendôme au sujet douloureux du prince François, comte de Clermont.
Vos importantes contributions vont au delà des sempiternelles répétitions insupportables et sont à conserver et à relire par tous ceux qui sont passionnés par notre histoire, royalistes ou pas.
Philippe Champdelys
29 avril 2011 @ 01:08
Je me suis arrêté au 8e commentaire fort drôle. Je n’ai pas lu tous les autres mais je ne vois sur l’institut de la maison de Bourbon aucune trace de cette visite. Beaucoup de bruit pour rien donc…
vérifiez sur http://www.royaute.org/page5b.html
Cordialement.
Marc-Claude de Portebane
29 avril 2011 @ 07:55
Nous devons imposer notre roy, Louis XX, dans l’esprit des françaises et des français !
Charles
29 avril 2011 @ 11:03
Michael,
Padraig,
Cosmo,
Alexis R,
Aramis,
Merci a vous pour votre contribution.
J’apprecie le bon sens, la sagesse de vos messages et votre courtoisie a l’egard de tous.
Votre politesse vous honore,
La verite historique et dynastique existe. Les alfonsistes inventent, salissent et transforment tout et n’importe quoi.
Je compte sur vous pour apporter sagesse et verite.
Bien a vous,
Charles
Michael
29 avril 2011 @ 11:12
dans nouvelles de France, voici les commentaires du secrétaire de Don Luis-Alfonso à propos du mariage britannique:« Il ne viendra pas » déclare même son secrétaire particulier, avant de préciser que le Prince n’a pas été invité. « Les relations de cousinages ont toujours été complexes et la monarchie anglaise a toujours été plus proche des Orléans que des Bourbons ». Il faut dire que la famille royale anglaise n’avait pas non plus reçu de carton d’invitation au mariage de Louis de Bourbon.
AmourFrance
29 avril 2011 @ 13:16
Il est frappant de voir à quel point le pouvoir,même si improbable d’acces,pour la branche ainée des Capétiens (espagnole),ou la branche cadette des Orleans-Egalité (héritière du tres républicain Louis Philippe,roi-citoyen ayant trahi Charles X),peut rendre méchant et aggressif.Dans un camp comme dans l’autre,l’avidité du pouvoir et la cupidité font fureur.C’est particulièrement pathétique quand de prétendus écrivains prennent part à cette mascarade.
Si c’est pour voir la France se diviser en deux et s’affronter par convoitise de la première place en deux factions,la retour de la monarchie de droit divin pour les uns,de juillet pour les autres,c’est pas demain la veille d’une nouvelle restauration et tant mieux !
d'Artagnan
29 avril 2011 @ 15:58
Pradaig 72 à propos de Cosmo 69
Comme vous dites ce n’est hélas que du raisonnement juridique à propos Jean d’Orléans 82ème successible au Trône de France.
naucratis
29 avril 2011 @ 21:19
Il est tout à fait normal que le duc d’Anjou, aîné des Capétiens et chef de la Maison de France, préside les cérémonies des 800 ans de la cathédrale de Reims.
Audouin
30 avril 2011 @ 14:09
Désolé, cher Naucratis…Pas plus que le Comte de Paris, le duc d’Anjou ne présidera les cérémonies du 8ème centenaire de la Cathédrale de Reims.
Le chef de la branche d’Orléans, comme toutes les personnalités munies d’un pass VIP, assistera à la soirée inaugurale. Le carton d’invitation mentionne les trois puissances invitantes: la maire de Reims, le préfet de Région, l’archevêque de Reims, et, plus bas, la présence du président du Conseil régional, du président du Conseil général et du président de la Société des Amis de la Cathédrale.
Le nom de Henri d’Orléans, comte de Paris n’est pas cité
Le Prince Louis de Bourbon ne viendra pas le 6 mai mais sera présent à la partie religieuse de cette commémoration le 15 mai, placée elle, sous la présidence de Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique qui a tenu tout particulièrement que le Prince soit invité.
Audouin
Nemausus
29 avril 2011 @ 21:32
publier le texte des renonciations ne servait à rien car toutes les personnes qui connaissaient bien le sujet connaissaient aussi la rédaction de ce traité.
Votre analyse juridique Cosmo est exactement celle défendue par les partisans des Orléans du 20ème et 21ème sièle prétendant que ces renonciations sont valides car issue d’un traité toujours en vigueur.
Beaucoup d’autres juristes ne partagent pas cet avis et l’ont écrit et votre logique devrait alors s’appliquer à tous les traités internationaux et pas seulement à celui d’Utrecht. En ce cas le traité de Troyes aurait encore toute sa valeur et la reine d’Angleterre la véritable titulaire du trône de France. c’est absurde.
Contrairement à ce que vous affirmez, la branche carliste a affirmé à de nombreuses reprises ses droits d’aînesse et ses droits au trône de France, y compris Alphonse XIII et les ducs d’Anjou après lui, même si leur implications a été plus ou moins hasardeuse… cela n’enlevait en rien leur droit inaliénable.
Selon vous des renonciations officielles restent valables mais alors pourquoi ne vous exprimez vous pas sur les renonciations de Philippe Egalité à appartenir à la maison royale ? pourquoi passer sous silence le fait que le chef de la maison d’Orléans à la restauration et sous la monarchie de juillet a lui même fait écrire que ces renonciations n’avaient aucune valeur ?
cette publication des renonciations n’apporte aucune argumentation nouvelle : ce n’est pas parce qu’on publie un traité qu’on démontre qu’il est toujours valable ou qu’il l’est jamais été.
vous avez prétendu ne soutenir aucun prétendant mais je savais dès le départ que vous étiez orléaniste, je voulais voir si vous aviez de nouveaux arguments… hélas…
L’utilisation arbitraire des règles de succession par les Orléans montre leur véritable nature à vouloir décider selon leur bon plaisir…mais cette façon de penser est le contraire d’un état démocratique et constitutionnel : même si l’héritier est incapable de recueillir l’héritage ce n’est certainement pas à sa famille de le décider mais à la représentation nationale en changeant les lois successorales… et à l’heure actuelle personne ne peut changer les lois de succession au trône. Ainsi en droit le prince François est l’héritier dynastique en 1er de la branche d’Orléans et ce n’est qu’en cas de restauration et d’avènement de la famille d’Orléans que se poserait la question de savoir si le prince François pourrait accéder au trône avec l’instauration d’une régence et certainement pas vous ni Charles et encore moins Henri d’Orléans…
Je trouve particulièrement méprisant pour ce prince cette tentative des henrikistes d’inventer un pseudo précédent d’handicap n’existant que dans leur fantasme pour justifier d’écarter un prince à la succession qui lui revient de droit.
A l’heure actuelle la restauration n’est pas à l’ordre du jour, qu’est ce qui empêcherait le prince François de devenir le prétendant orléaniste de droit avec une régence de son frère comme cela avait été évoqué à une époque ? rien !
Les Bourbon-Parme ont parfaitement assumé 2 chefs de dynastie handicapés en respectant ces princes. Que les Orléans aient le même courage !
cosmo
30 avril 2011 @ 13:05
Nemausus,
Que vous me pensiez orléaniste est votre problème!
Quant à publier un texte, je ne pense pas que cela soit une faute. Cela permet au moins à ceux qui ne l’ont pas lu d’en prendre connaissance.
Et comme je vous l’ai écrit dans un post précédent, nous ne nous convaincrons pas mutuellement. S’il vous plait d’annuler, pour les besoins de votre cause, trois siècles d’histoire, c’est également votre problème.
Si la monarchie devait être restaurée en France, je pense que la Maison d’Orléans serait la mieux placée, lois fondamentales ou pas, Traité d’Utrecht ou non. Le prince Louis de Bourbon, aussi charmant et sympathique qu’il soit, et malgré sa qualité d’aîné des Bourbons et sa nationalité française, n’est qu’un accessoire de la vie sociale en France où sa présence est épisodique.
Je considère même qu’à Reims il devrait avoir la première place en sa qualité d’aîné des Capétiens. Mais cela ne changerait rien à la réalité de sa situation en France qui n’est valorisée que par quelques légitimistes et non par l’expression d’un intérêt permanent pour un pays dont vous voudriez qu’il soit le chef.
Feu le comte de Paris a commis des erreurs politiques et personelles en France alors que les Bourbons d’Espagne ont en commis dans leurs pays et il leur a fallu pour prétendre à la couronne de France être éjectés de leurs droits à la Couronne d’Espagne. En quelque sorte, ils considèreraient la Couronne de France comme un lot de consolation. Drôle de vision!
Quant au handicap du Prince François, il serait plus élégant de le laisser hors de ces propos, le sujet étant suffisemment douloureux pour sa famille. Si les Bourbons de Parme ont accepté des chefs de familles handicapés, cela n’a pas empêché le duc Elie de se saisir de l’essentiel de leur patrimoine, en accord avec les dispositions de leur père et au grand dam de ses deux frères cadets, Sixte et Xavier. Mais là aussi, les querelles de cette famille l’ont assez éprouvée ( Feu le duc de Parme et son frère le Prince Sixte étant aujourd’hui sans rien de l’immense fortune du duc Robert) pour ne pas s’etendre sur le sujet.
Nous échangerons donc sur d’autres sujets si vous le voulez bien. Je considère que celui-ci est clos entre nous.
Cordialement
Cosmo
Dominique
30 avril 2011 @ 07:39
Il est dommage que des Français se complaisent à enseigner le mensonge avec des accents juridiques qui insultent la loi de succession au trône de France. Ne soyez pas dupes des Orléans, famille d’usurpateurs et de régicide par excellence !
Sans avoir le talent littéraire de Cosmos, je vous dirai ce que j’ai appris en fac de Droit (Histoire des Institutions publiques), et que toutes les facs de droit enseignent :
La renonciation au trône de France, qui a été faite par Philippe V à la Paix d’Utrecht, est NULLE EN DROIT, et ce, pour deux raisons : elle est contraire à la loi fondamentale du Royaume de l’indisponibilité de la Couronne. De surcroît, elle a été faite sous la pression des Anglais.
En 1933, le grand-père de Louis XX a renoncé au trône d’Espagne, et la branche aînée des Bourbons est revenue de droit à la France.
Quant au titre de duc d’Anjou qu’usurpent les Orléans, il appartient à celui qui descend de Philippe d’Anjou, petit-fils de Louis XIV et ancêtre de Louis XX. Seul l’Aîné a le droit de porter ce titre et d’attribuer des titres aux autres membres de sa famille, tels les Orléans.
Quand on regarde une généalogie des Bourbons, la branche des Orléans se situe à la 80e place derrière l’Aîné ; elle n’est même pas cadette ! Elle n’a aucun droit légitime à la Couronne de France, elle est seulement soutenue par la franc-maçonnerie à laquelle ils appartiennent tous ! Voilà la vérité sur la « légitimité » supposée des Orléans !
« La Couronne est dans notre famille, seul l’aîné la porte » (Prince de Conti)
Audouin
30 avril 2011 @ 13:47
Il n’est pas inintéressant, à ce stade de la discussion, de relire ce que François Guizot, ministre de Louis Philippe d’Orléans, roi des Français pensait du traité d’Utrecht et de la clause des renonciations.
A propos du mariage du duc de Montpensier, fils de Lois Philippe avec l’infante Marie Louise Fernande auquel l’Angleterre opposait le fameux traité le ministre écrivait ceci à Lord Palmerston:
« Aussi le gouvernement anglais invoque-t-il, comme fondement de sa protestation, le Traité d’Utrecht et les règles qu’il a instituées pour la succession à la Couronne d’Espagne, dans l’intérêt de la paix et de l’équilibre européen. Le Gouvernement du Roi pense que le Traité d’Utrecht n’autorise, en aucune façon, une prétention semblable. Après la longue et sanglante guerre de succession, et pour rétablir la paix de l’Europe, le double but, hautement proclamé et reconnu de ce Traité fut : 1° D’assurer la Couronne d’Espagne à Philippe V, et à ses descendants ; 2° D’empêcher que l’union des Couronnes de France et d’Espagne sur la même tête fût jamais possible. Il suffit de se rappeler les négociations qui ont amené le Traité d’Utrecht et d’en lire le texte même (art. IV) pour demeurer convaincu que tels en sont la pensée et le sens. Par le mariage de l’Infante avec M. le Duc de Montpensier, la Couronne d’Espagne est assurée de ne point sortir de la Maison de Bourbon et des descendants de Philippe V ; et en même temps, les empêchements établis contre toute union possible des deux Couronnes de France et d’Espagne demeurent en pleine vigueur. La double intention du Traité d’Utrecht est toujours accomplie. Il serait étrange qu’on prétendît invoquer, contre nous, celle des dispositions de ce Traité qui tendent à empêcher l’union des deux Couronnes, et qu’on écartât celles qui assurent la Couronne d’Espagne à Philippe V et à ses descendants. Tel serait cependant le résultat de l’interprétation que, dans sa dépêche du 21 septembre, Lord Palmerston voudrait donner de ce Traité. Jamais une telle interprétation n’a été, jusqu’à ce jour, je ne dirais pas admise, mais seulement conçue et présentée. Les faits la repoussent aussi hautement que les textes. Jamais le Traité d’Utrecht n’a été considéré ni invoqué comme faisant obstacle aux mariages entre les diverses branches de la Maison des Bourbons de France et les diverses branches de la Maison des Bourbons d’Espagne. »
En prolongement à cette lettre, Guizot écrivait le 11 octobre 1846 : « Une pareille protestation, présentée en vertu du Traité d’Utrecht et des Renonciations qui y sont annexées, ou plus spécialement en vertu de la Renonciation du Duc d’Orléans (1712) à ses droits éventuels au Trône d’Espagne est, à notre avis, dépourvue de tout fondement. Je vous ai dit, dans ma dépêche du 5 de ce mois, quel était le véritable caractère du Traité d’Utrecht et quel double but s’étaient proposé ses auteurs en rédigeant les clauses relatives à la succession espagnole. On voulait, d’une part, assurer le Trône aux descendants de Philippe V, de l’autre, prévenir la réunion sur une même tête des Couronnes de France et d’Espagne. Ce fut là l’objet des Renonciations demandées d’une part de Philippe V, de l’autre, aux Ducs de Berry et d’Orléans. C’est là, par conséquent, ce qui détermine le vrai sens et la portée légitime de ces Renonciations. Elles contiennent ce qui est nécessaire pour atteindre le but du Traité d’Utrecht ; mais elles ne sauraient s’étendre et ne s’étendent point, en effet, au delà de ce but ».
Et c’est un orléaniste qui parle…
Audouin
cosmo
1 mai 2011 @ 11:56
Audoin,
Comme quoi, le Traité d’Utrecht était considéré comme valide au milieu du XIXème siècle, contrairement à l’opinion de certains qui le déclarent considéré comme nul dès le début du XVIIIème siècle.
L’Angleterre, voulant empêcher le mariage Montpensier, faisait une interprétation particuière du Traité qui n’a jamais interdit l’union entre les membres des maisons de Bourbons (la preuve en fut la mariage de Madame Première avec l’Infant Philippe). La réponse de Guizot à Lord Palmerston est juste en ce qui concerne la possibilité du mariage du duc de Montpensier avec l’Infante ( le duc n’étant plus dynaste en France) et n’invalide en rien les renonciations mutuelles de 1712.
Charles
1 mai 2011 @ 10:34
Vive le roi Henri VII !
Vive le Dauphin Jean !
Vive le Petit Dauphin Gaston !
Merci a nos princes de maintenir le principe monarchique en France.
Esperance !
Actarus
1 mai 2011 @ 12:52
Les fins classiques des commentaires deviennent des commentaires elles-mêmes.
Persévérance !
Au fait Charles, pourquoi n’y a-t-il jamais aucun accent dans vos commentaires, utiliseriez-vous un clavier… étranger ? Je ne sais pas, peut-être espagnol ou portugais ? ;-)
Nemausus
1 mai 2011 @ 13:46
Vive le vrai roi Louis XX !
Vive le vrai Dauphin Louis !
Merci à nos princes de vivre dans leur temps et de ne pas faire croire des illusions utopiques aux français !
;)
naucratis
1 mai 2011 @ 19:47
Quel est le rapport avec l’article ?
Ces incantations sont hors-sujet.
Actarus
1 mai 2011 @ 21:00
Je crois que ce sont les « Acclamations Orléanistes », censées remplacer les antiques Acclamations Carolingiennes. ;-)
Audouin
1 mai 2011 @ 22:29
Charles, de temps en temps, cède à sa douce manie de l’auto-persuasion. Ce n’est pas bien méchant…
Audouin
Julien
1 mai 2011 @ 12:43
Michael, merci de nous avoir exposé la vérité. Vous avez su, au grand dam de Nemausus et ses collègues, rétablir les véritables sources du légitimisme en vous appuyant sur des textes de sources non-orléaniste.
Ainsi les habituels contestataires de se site ne pourront que vainement vous calomnier en usant de leur hypocrisie naturel.
Comme quoi les alfonsistes diraient n’importe quoi pour défendre leurs très chers Bourbons d’Espagne.
Meric également à Charles, Cosmo, Alexis R, Padraig et les autres de soutenir une cause importante et sincère comme la nôtre.
P.S : Navré de n’avoir pu vous aider ces derniers jours, n’ayant pas eu accès à Internet, je n’ai pas pu commenter ce fabuleux site.
Nemausus
1 mai 2011 @ 17:41
Il y a beaucoup de prétention à croire que les Français choisiraient automatiquement les Orléans si la monarchie était restaurée.
Personne ne sait ce que les Français choisiraient :
– pourquoi pas la restauration de l’empire avec les Bonaparte car héritiers du dernier souverain français ?
– pourquoi pas une descendance par les femmes de la branche aînée en instaurant la primogéniture absolue en suivant l’antique loi de dévolution de la couronne de Navarre ?
– pourquoi pas une nouvelle dynastie ? les De Gaulle par exemple ?
– pourquoi pas une monarchie élective à la polonaise ou à la malaise ?
les orléanistes/henrikistes voudraient ils prendre la succession de Madame Soleil ? :D
Alors il ne faut pas présumer que les Orléans sont les mieux placés ! rien ne permet d’être aussi catégorique sans mentir !
Audouin
1 mai 2011 @ 19:36
cosmo
Certes, Guizot n’invalide pas les renonciations mais il en réduit singulièrement la portée et le sens. Pour le ministre de Louis-Philippe d’Orléans, roi des Français, les choses sont claires: le traité d’Utrecht, comme tout traité entre belligérants, avait pour objet de régler un problème de dimension internationale: empêcher la création d’un puissant état hispano-français. Et non de modifier le droit interne du royaume: à savoir la loi de succession. Deux choses totalement différentes.
Il était évident pour les contemporains, mais je sais que vous tenez leur opinion pour négligeable, que Louis XV mort prématurément sans descendance, c’est Phippe V qui eût été proclamé roi de France. Et il aurait laissé la Couronne d’Espagne à l’un de ses fils pour se conformer au Traité d’Utrecht tel que Guizot l’a interprété. L’Angleterre se serait alors inclinée comme elle devait le faire pour le mariage de Montpensier…
Audouin
cosmo
2 mai 2011 @ 08:44
Audoin,
Le Roi Philippe V aurait-il pu être parjure? N’avait-il pas juré « solennellement par les Evangiles contenus en ce Missel, sur lequel je pose la main droite que j’observerai, maintiendrai et accomplirai le présent écrit et Acte de Renonciation tant pour moi que pour mes successeurs héritiers et descendants ».
Vous avez une vision de la parole d’un roi assez étrange.
Louis XIV et Philippe V auraient signé un contrat jugé par eux léonin?
Vous avez une drôle de conception de l’honneur des rois.
La qualité de successeur de Louis XIV, en l’absence de descendants du futur Louis XV est conféré par le Traité lui-même au duc d’Orléans, comme étant le plus proche, la branche Anjou/Philippe V étant considérée comme n’ayant pas existé.
Vous semblez ne tenir compte que de l’opinion française (Pairs et parlementaires) de l’époque et non de l’opinion internationale ( Angleterre en tête) partie au Traité.
Si Philippe V s’était parjuré, en aucun cas son fils aurait pu devenir roi d’Espagne, puisqu’il était convenu au Traité qu’à son défaut ou au défaut de sa descencance, la Maison de Savoie se verrait attribuer la couronne d’Espagne. En désignant son fils comme son successeur en Espagne il aurait donc également enfreint les Lois Fondamentales du Royaume en écartant volontairement un de ses fils de la succession en France.
Je le répète, car je l’ai déjà dit dans un autre post, considérer nulle la renonciation de 1712 est exclure la Maison de Bourbon d’Espagne car cela annule le principe même du Traité, qui est de créer en Espagne une dynastie nouvelle, indépendante pour toujours, de son rameau d’origine.
Vous pouvez tourner l’Histoire dans tous les sens que vous voulez, vous pouvez appeller toutes les opinions publiques, cela ne change rien à ce qui a été écrit et respecté dans les faits jusqu’à ce que la décision d’Alphonse XIII d’écarter son fils aîné du trône espagnol ouvre une dissociation entre le souverain et l’aîné de la Maison (fait déjà produit d’ailleurs avec la reconnaissance d’Isabelle II mais sans effet en France à l’époque car le Comte de Chambord primait elle et son contestateur carliste).
Les légitimistes ont donc saisi l’opportunité de cette dissociation pour se trouver un nouveau champion et contester ainsi le droit des Orléans au trône et ce au nom d’une tradition éteinte par la « mort dynastique » de la branche du duc d’Anjou, selon les termes de la renonciation « de même que si Moi et mes descendants n’eussions pas été nés, ni ne fussons pas au monde ».
On ne peut être plus clair.
HRC
2 mai 2011 @ 13:06
Non,pour les contemporains qui sortaient de 2 guerres avec l’espagne sur la dot et l’héritage de Marie-Thérèse, c’est Philippe d’Orléans, le Régent, neveu de Louis XIV, qui serait devenu roi.
raté….
cristiano
1 mai 2011 @ 19:52
Bravo et merci à Cosmo et Michael pour ces données si précises et éclairantes.
Nemausus
1 mai 2011 @ 22:32
Michael fait des gorges chaudes sur le fait que le duc d’Anjou n’a pas été invité au mariage de William et Catherine…
bizarre je n’ai vu non plus aucun de ses Orléans…
et alors ! Michael veut-il prouver quelque chose avec ce genre de commentaire ?
Julien
2 mai 2011 @ 11:18
Et voilà maitenant que Nemausus dit, je cite :
« Vive le vrai roi Louis XX!
Vive le vrai Dauphin Louis! »
Luis de Borbon et son fils le duc de Bourgogne ne sont Roi et Dauphin que pour les légitimistes.
Ils ne sont pas les « vrais » Roi et Dauphin de France, seuls les partisans des Bourbons d’Espagne pensent cela.
Maitenant les légitimistes/alfonsistes essaient de nous persuder que leur Espagnol est le « vrai » Roi de France et de Navarre! Titre qui est d’ailleurs bien fantaisiste car le Royaume de Navarre n’existe plus et ne pourra jamais être reformé.
Cela montre bien toute l’imagination débordante des légitimistes fanatiques qui espèrent couper une partie de la France et de l’Espagne pour ressusciter la Navarre!
Quels espoirs fumeux et excentriques que les leurs…
Actarus
2 mai 2011 @ 11:56
Ce commentaire hargneux prouve que Julien n’a jamais été légitimiste contrairement à ce qu’il voudrait nous faire croire.
Julien
3 mai 2011 @ 10:22
Actarus, je ne cherche à vous persuader de rien. Vous pouvez penser ce que vous voulez de moi. Cela s’appelle la liberté de penser, et je suis pour.
Bonne journée à vous.
Audouin
2 mai 2011 @ 13:24
Cosmo
Je n’ai aucune « vision de la parole (sic) » d’un roi, comme vous dites… Je n’ai pas de « drôle de conception de l’honneur ». Je me borne à faire état de ce que l’Histoire nous enseigne. Tous les mémorialistes de l’époque, les grands du royaume, les premiers ministres, duc de Bourbon et cardinal Fleury, des écrivains, duc de Saint-Simon, ami du Régent, Voltaire, le peuple enfin, étaient prêts à acclamer Philippe V comme roi de France si Louis XV n’avait point vécu. Il se serait parjurer dites-vous, en montant sur le Trône de France? C’te bonne blague! Ses renonciations étaient nulles et de nullité absolue. Tous les juristes de son temps l’ont affirmé haut et fort. Et en chrétien scrupuleux, il avait même consulté le Pape!
Sans remonter à François 1er, la grand-mère et l’arrière-grand-mère de Philippe avaient, elles aussi, juré, sur les Evangiles qu’elles renonçaient au trône d’Espagne pour elles et leur postérité. Cela n’a pas empêché Charles II de tester en faveur de Philippe qui doit son trône à ce Testament et non au Traité d’Utrecht, lequel, encore une fois, avait pour unique objet, comme l’a déclaré l’orléaniste Guizot, de confirmer la succession espagnole dans la Maison de BOurbon et d’empêcher la réunion des deux royaumes sous le même sceptre. Et non de priver un dynaste des droits qu’il tient de sa naissance.
Le duc d’Orléans, selon vous, serait devenu successeur, immédiatement après que Philippe V a déclaré qu’il n’était « pas né »? Qui pourrait accepter qu’un quidam proclame qu’il n’a pas d’existence? Qu’il n’a pas de filiation, ni père, ni mère, ni ancêtre? L’absurdité inouïe d’une telle formule, jamais encore rencontrée et tellement contraire au simple bon sens, a sauté aux yeux de tous les contemporains de Louis XIV. A elle seule, elle ne pouvait qu’entraîner la nullité d’un serment prêté dans de telles conditions…
Il n’appartenait pas à Louis XIV, comme le lui ont fait observer ses juristes, de modifier la loi de succession pas plus qu’il n’avait le droit de faire de ses bâtards des dynastes. S’il a consenti à ce traité d’Utrecht, la mort dans l’âme, c’est parce qu’il y a été contraint et forcé, par les canons anglais. On ne change pas le droit interne sous la menace de l’ennemi. Que valait, mutatis mutandis, l’armistice imploré en juin 1940 par le Maréchal Pétain pour protéger ses compatriotes de malheurs plus grands que ceux qu’ils venaient d’endurer? On connaît la suite…
Audouin.
cosmo
2 mai 2011 @ 19:11
Audoin,
Désolé pour la « vision de la parole », « idée de la parole » eût été plus convenable.
Vous acceptez bien facilement qu’un prince prononce un faux serment ou se rétracte selon ses besoins. Pourquoi avoir accepté la couronne d’Espagne avec l’idée d’avoir à y renoncer un jour? Nul n’obligeait le duc d’Anjou à devenir Roi d’Espagne. Pourquoi ne pas être resté en France à attendre que le chétif Dauphin trépasse? Sa Majesté Franco-Espagnole désirait-elle le beurre et l’argent du beurre?
Nul n’obligeait la France à signer le Traité d’Utrecht en la forme. Il suffisait aux Bourbons de rentrer en France en renonçant à toute prétention espagnole devant l’opposition des puissances étrangères et laisser la place à une autre dynastie en Espagne.
Si les légitimistes pour les besoins de leurs causes acceptent comme justification faux serments et parjures et les considèrent comme naturels, faisant des rois de France des monarques sans foi ni loi ni respect de la parole donnée, il faut vraiment que la haine des Orléans soit plus forte que la raison, doublée probablement par la haine de l’Angleterre.
Je remarque toutefois que vous ne répondez pas sur le devenir de la Couronne Espagnole en cas d’accession de Philippe V au trône de France. Le Traité d’Utrecht nul, les Bourbons n’auraient pas eu d’autre choix pour maintenir leurs prétentions à l’Espagne que de faire une nouvelle guerre, bien improbable dans un pays épuisé. Le plus simple aurait été sans doute de ne plus se mêler de l’affaire, laissant les puissances décider d’une autre dynastie.
Je serais surpris que les Bourbons d’Espagne, de Sicile ou de Parme vous aient suivi dans ce raisonnement. Ils préféraient sans doute leurs royaumes, moins glorieux certes que celui de France, à la cage dorée de Versailles, où tout Prince du Sang que chacun ait pu être, il n’était qu’une marionnette de cour. Mieux vaut être le premier dans son village qu’à Paris, surtout si le village est Madrid ou Naples.
Mais enfin, s’il vous convient d’avoir comme prétendant en France un prince jugé incapable en Espagne, son fils ayant fait une alliance rien moins que glorieuse ou son petit-fils passant plus de temps à Caracas ou à Madrid qu’à Paris, c’est bien votre affaire.
Quant au Maréchal Pétain, laissez le reposer en paix! Il n’y a pas eu que je sache de français nommé gauleiter d’un pays du Reich en 1940. Invoquer un des moments les plus tragiques de l’Histoire de France pour défendre une cause sans véritable intérêt ne me semble pas d’une grande rigueur intellectuelle pour ne pas dire autre chose.
Je vous laisse avec votre vision de l’Histoire.
Nemausus
3 mai 2011 @ 07:52
c’est le testament de Charles II d’Espagne qui a donné les droits à la couronne d’Espagne et l’ascendance maternelle par Marie Thérèse et Anne d’Espagne (et malgré leurs renonciations au trône d’Espagne) et certainement pas le traité d’Utrecht qui n’était que la conclusion d’une guerre voulant empêcher les dernières volontés du roi Habsbourg d’Espagne et surtout éviter l’union des 2 royaumes.
Prétendre que le traité d’Utrecht a été signé par la France de son plein gré est une imposture historique! il suffit de lire les protestations à l’époque!
Cosmo, qui montre par ses derniers messages sa vrai appartenance à l’orléanisme, exige des réponses à sa question sur le devenir de la couronne d’Espagne si Philippe V avait accédé au trône de France (alors qu’une réponse a déjà été donnée à savoir que vers 1725, époque de la maladie de Louis XV, Philippe V avait suffisamment de fils pour abdiquer en faveur d’un cadet) alors que lui même tonne contre le parjure mais ne s’étonne pas du propre parjure de ses princes qui reviennent allègrement sur les renonciations de Philippe Egalité à son appartenance à la famille royale !
c’est assez cocasse ! d’autant plus quand il reprend à son compte la thèse du prince vivant à l’étranger indigne de servir la France ! certains princes d’Orléans devraient s’inquiéter !
la pirouette sur Pétain pour éviter de justifier les turpitudes de feu Henri duc d’Orléans est habile mais ne cache rien des agissements peu honorables de ce prince !
chassez le naturel il revient très vite au galop ! Cosmo a montré son vrai visage…mais cela ne m’étonne absolument pas, sa pseudo neutralité n’étant affichée que pour tenter vainement d’endormir les légitimistes ….
cosmo
3 mai 2011 @ 12:42
Nemausus,
Vous vous trompez. Je ne suis pas orléaniste et si vous avez lu mes posts d’il y a quelques mois sur le duc de Vendôme, vous en seriez peut-être convaincu. Mais cela n’a pas d’importance.
Je ne cherche pas à excuser le Comte de Paris en parlant de Pétain. Je ne m’intéresse pas, et je ne suis jamais intéressé, aux faits et gestes du Comte de Paris. Il a ses partisans pour s’en occuper. Bien qu’étant d’une famille de gaullistes et de résistants reconnus, je n’aime pas voir utiliser l’image d’un homme et une période si malheureuse.
Je ne dis pas non plus que les princes vivant à l’étranger sont indignes de servir la France. Je dis simplement que les droits des princes en question ne sont pas justifiés à mes yeux.
Je ne dis pas que la France a signé le Traité d’Utrecht de son pleine gré. Elle a eu l’obligation de le signer, comme c’est le cas de la plupart des Traités après une guerre et a dû en accepter les conséquences.
Donc, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit! Je ne tiens en aucun cas à endormir les légitimistes car il leur plaît de rêver éveillés.
Vos interventions sont plus des imprécations que des démonstrations. Vous vous appuyez, comme Audoin, sur des évidences restées sans effet en leur temps comme aujourd’hui. Sans effets, les remontrances contre Louis XIV, sans effets les intentions prêtées à Philippe V, sans effets la soi-disant nullité du Traité d’Utrecht tout au long du XVIIIème! Ledit Traité a lui produit des effets, ne vous en déplaise, au long des siècles qui l’ont suivi. Je vous suggère de convoquer une conférence internationale afin d’en annuller définitivement les effets et revenir au statu quo ante 1712. Ce serait du plus grand intérêt et permettrait enfin à votre prétendant d’avoir ses droits justement reconnus. Cela ne changerait rien pour les Bourbons des toutes les branches, exclus aujourd’hui de leurs trônes, à l’exception du Roi d’Espagne qui, lui, devrait rendre sa couronne.
Michael
4 mai 2011 @ 07:23
a l’exception aussi du grand-duc de Luxembourg…
Audouin
3 mai 2011 @ 09:05
Avec vos pourquoi Philippe V a-t-il fait ceci plutôt que cela? Pourquoi n’a-t-il pas fait cela ou autre chose? Avec ces multiples questions, vous versez une fois de plus dans l’Histoire-fiction… Car Philippe V n’est plus là pour répondre à vos multiples questions.
Je me demande pas ce que Philippe aurait on n’aurait pas fait. Je ne prends en compte que ce qui s’est passé: à trois reprises, en 1724, en 1725 et en 1728, il organisa son retour en France, Louis XV étant aux portes de la mort.
Audouin
cosmo
3 mai 2011 @ 12:52
Mais c’est vous qui faites de l’Histoire-fiction en conférant à un prince des droits qui lui été rétirés à sa branche depuis trois siècles!
Vous êtes une machine à remonter le temps et à essayer d’arrêter les effets de l’Histoire, un peu comme dans « Les Visiteurs I&II ».
Philippe V aurait organisé son retour, très bien. Il n’est pas retourné, et le Rameau France s’est éteint en 1883, voilà la réalité des faits.
Les Dieux se seraient-ils prononcé contre les Bourbons d’Espagne en sauvant la vie de Louis XV et auraient-ils ensuite inspiré Alphonse XIII afin de permettre à l’âiné de leurs rejetons de régner sur la France?
Peut-être mais là nous sommes dans l’Illiade et l’Odyssée où il nous est montré combien est fragile la destinée humaine et soumises aux fantaisies d’En-Haut!
Michael
2 mai 2011 @ 14:14
Madame la Comtesse d’Evreux, Princesse Michel de France a répondu au journaliste espagnol à propos du « spectacle » de Don Luis-Alfonso de Borbon/Louis de Bourbon à Reims sur F2: « »Si Luis Alfonso quiere entretenerse escenificando su coronación, que se entretenga » « si Louis alfonso veut se distraire en mettant en scène son couronnement, qu’il se distraie ».
Audouin
2 mai 2011 @ 19:27
Béatice Pasquier de Franclieu, dite la comtesse d’Evreux, est mal informée ou n’a probablement pas vu le reportage de France 2, sinon elle n’aurait pas sorti pareille bourde… A moins que cette dame, mère du faux duc d’Anjou et mauvaise langue, n’ait pu réfréner un moment de dépit mêlé d’un soupçon de jalousie. Oh! la vilaine…
;-)
Audouin
Nemausus
2 mai 2011 @ 21:16
Madame Michel d’Orléans, enfin sur le papier seulement, avant de dire des inepties, devrait d’abord balayer devant sa porte avant de venir faire la leçon aux autres !
mais on peut lire à travers ces paroles d’une princesse, avant morganatique mais redevenue dynaste retrogradée (je signale que les henrikistes ne se sont toujours pas expliquer sur cette rétrogradation), cette peur de voir sans doute le vrai duc d’Anjou avoir de plus en plus de popularité et surtout obtenir de la publicité qui ferait de l’ombre à son fils duc portuguais maritale nomine ! ;)
Michael
3 mai 2011 @ 08:58
Madame la comtesse d’Evreux est tout simplement lucide. Le « spectacle » de don Luis-Alfonso était tout simplement ridicule; pendant ce temps là un Prince de france travaille pour la France pendant que les espagnols dansent…